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Souvenirs de Grospixeliens
Ce dossier est le récapitulatif d'un concours lancé début 2005 sur le forum de Grospixels. Il s'agissait pour les participants de raconter leur vie de joueurs dans un essai d'environ 4 pages. Cher lecteur, ne manque surtout pas de lire ces textes qui sont tous passionnants, vivants et la plupart du temps plein d'humour.

Les souvenirs de... MTF

Aussi loin que je puisse me souvenir, j'ai toujours eu devant les yeux un cran, que ce soit celui d'une tlvision, d'un ordinateur ou autre rjouissance du genre. Sans doute suis-je un des plus purs produits de cette socit de consommation que je dnigre aujourd'hui, arborant firement mes 18 ans et rvant de donner quelques coups de pieds dans le miasme ambiant du monde.

Je suis entr dans ce dixime art, dans le monde des jeux vidos et de la programmation par la petite porte, je dois dire, et rien n'aurait pu se faire, je le reconnais, sans mon frre, de dix ans mon an, qui tait, son adolescence, un vrai passion de la manette... cela lui aura pass aujourd'hui, puisque les tracas de la vie l'ont rattrap, hlas. Alors bien sr, il sera difficile de remonter la gnse, et de pointer du doigt avec prcision le premier souvenir, celui qui a fait que j'ai touch pour la premire fois un jeu vido ou son approchant. Mais puisque c'est ici le sujet dont il faut parler, alors tentons une approche franche de la chose. Si je devais dterminer mes premiers pas en ce domaine, c'est sans hsiter que je citerais les Game & Watch de mon frre.

Je ne sais plus vraiment comment j'ai mis la patte dessus. Sans doute par une de mes expditions dans sa chambre, alors qu'il avait du s'absenter pour conter fleurette l'une ou l'autre de ses conqutes boutonneuses ou arborant un masque ferreux et nanmoins dentaire, ou encore un jour j'aurai fait un gros caprice, immonde, celui qui fait trembler les murs et regretter mes parents d'avoir pris il y a de cela trois ou quatre ans un peu de bon temps. Quoi qu'il en soit, je me rappelle encore que ma mre mettait avec fbrilit ces petites piles rondes, bien plates, refermait ce clapet de couleur rouge vif, et me voil, pianotant avec fbrilit sur deux touches pour conduire un individu qui doit livrer des pizzas ou autre, en faisant des petits "bips"... vrai dire, et je m'en rends compte, je n'ai jamais compris ce qu'il fallait faire pour gagner ce jeu. Mais a m'amusait. Et j'tais content.

Je pousse un peu, (j'avais du sortir par temps de pluie), et je me rappelle alors, avec la larme l'oeil, de ce grand et bel cran vert... je revois, mon frre, encore, pianoter avec tact et prcision sur ce clavier qui faisait un bruit... un bruit formidable. Je l'ai retrouv l'autre jour, ce clavier d'Amstrad. J'ai ferm les yeux, et j'ai retap, doucement, j'ai effleur les touches. J'ai ador a. Mes doigts ont gliss sur la droite du clavier... il y a l un encart pour mettre des cassettes, comme des cassettes audios... je me souviens alors d'un jeu de Bobsleigh, j'y jouais avec un beau joystick, au gros bouton rouge. Un jeu de moto, aussi, en couleur, celui-l. Et un autre, o il fallait trouver des espions dans un manoir, je crois... je n'en ai pas de souvenirs, cela me faisait trop peur. Je me rappelle aussi ces lourds classeurs bleus, emplis de fiches, avec de longues lignes de codes. Aprs une dizaine de minutes d'entres, dont je ne perdais pas une miette, je voyais s'afficher en trente secondes des arabesques sublimes pour moi. C'tait beau, c'tait beau!

Le temps passe... l, je m'en rappellerai toujours. J'avais pas loin de quatre, cinq ans, c'tait donc au dbut des annes 1990. C'tait en Juin. Je sens encore la chaleur du soleil sur ma peau. On se dirige vers le grand super-march de la ville travers le parking de bitume et de lignes blanches. Et aprs avoir pass les portes automatiques, tenant fermement la main de ma mre... mon frre marche, press, devant. Il va sur la droite, revient, et se dirige sur la gauche de l'entre. Il y a une pile de botes en carton noires et grises. Il saisit la premire, va plus loin dans le magasin et revient avec deux botes plus petites. L'une bleue, l'autre verte. Sur la bote, juste, trois mots, jamais dans mon coeur: "Nintendo Entertainment System".

La tlvision du salon n'avait qu'une prise pritel, et elle tait dj occupe par le magntoscope. De fait, on branchait la console sur la tlvision de la cuisine. Ah, cette table blanche, et cette odeur, encore, dans l'air.

Cela parat idiot, mais dans tous mes souvenirs, le jeu est associ quelque chose de particulier... un son, une odeur, un mot. Le fait de revivre ce morceau de vie me transporte dans mes souvenirs. Je m'aperois alors quel point les jeux me sont indissociables... je m'gare.

Les jeux, il y en avait trois, au dbut. La console tait livre avec "Super Mario Bros". Ah! Epoque bnie ou la console tait livre avec un jeu... et donc j'ai jou, la console, seul, pour la premire fois, "Super Mario Bros". Quand j'y repense, je m'aperois que j'ai fait mes classes, en quelque sorte, sur l'un des jeux les plus clbres au monde. Le seul digne d'intrt, et jamais. Mais surtout, il marque une grande frustation, pour moi. Je n'ai jamais pu aller au-del du monde 1-4. Cette musique, affreuse, me terrifiait. Je tremblais de peur. J'utilisais nanmoins la warp-zone du monde 1-2... mais je n'arrivais pas progresser. Et pourtant! Je faisais et refaisais le niveau 1-1! Je le terminais, faisais un "reset" et poursuivais. Je passais mes aprs-midi faire a, devant les yeux dsols mais amuss de ma mre.

Dommage que l'espace imparti pour cette rtrospective soit si bref... je terminerais cette petite introduction en nonant un jeu Nes qui m'a vraiment marqu, encore une fois pour sa musique qui m'effrayait, il s'agissait de "Solstice". Quand j'y repense, aussi, quel bon jeu! Mais mon frre, encore, lui se languit de la Nes... aprs avoir fini "Super Mario Bros" et "Super Mario Bros 3" (qu'on avait command la Redoute, mais qui tait encore trop dur pour moi), "Bubble Bobble" emprunt la mre d'une amie de primaire, il recherche de nouveaux terrains de jeu. Et un jour, je me rappelle encore, ma mre avait fait un pot-au-feu (impressionnant, n'est-ce pas, ces facults de cognition), il revient avec une bote de couleur rouge. Une Super Nintendo. Et je dois dire que l, a a t pour moi la rvlation.

Tandis que mon an de frre, obnubil alors par ses tudes dlaissait peu peu la console, moi, encore en primaire et bientt au collge, disposant de certaines facilits pour faire mes devoirs (en dix minutes, les problmes sont rsolus et les posies apprises), je tombe sous le charme de deux jeux qui, coup sur coup, vont me faire basculer jamais.

Le premier est bien sr "Super Mario World", livr avec la console. Alors, en quoi ce jeu est une rvlation pour moi? Comme je l'ai dit, il fut un temps o je ne me lassais pas de refaire cinquante fois de suite un mme niveau. Mais avec Super Mario World, je veux savoir. Je veux le finir de bout en bout, tout avoir, tout de suite. Je prends du plaisir jouer. Alors qu'autrefois, je m'merveillais de voir bouger sur mon cran ces petits bons hommes de pixels, maintenant, je rve de progresser. Je ne joue plus, je suis. Cela fait plusieurs heures que je joue. Le regard, vitreux mais non moins concentr sur Mario, bondissant comme une carpe sur du lino froid et sec. La main devient lourde... non, elle ne fait plus qu'un avec la manette. Maintenant, quand je veux aller sur la gauche, je ne plie pas le pouce... je suis la manette. Aprs tout, est-ce que vous pensez "bouge le bras" quand vous voulez le lever? Non. Moi, avec la manette, c'est ainsi. Ce n'est plus une interface. C'est une prolongation ncessaire, ou plutt contingente (puisque je peux vivre sans) de mon corps. Aujourd'hui encore, j'ai la mme sensation quand je joue. Mais Super Mario World a t le premier a produire chez moi cet effet. On peut dire qu'il a t une rvlation...

Mais en ce cas, "A Link to the Past" a t la rvolution. Beau. Grand. Dantesque. Formidable. Epoustouflant. Fabuleux. Aujourd'hui encore, plus de dix ans aprs ma premire partie, je n'en reviens toujours pas. A jamais dans ma tte, et dans mon coeur. Je dois dire que pour toujours, cela restera l'exprience, mon exprience de jeu la plus intense. A partir de l, j'ai vraiment commenc parler des jeux comme un Art. Cela parat maintenant banal, mais l'poque! Nous sommes en deux avant Playstation... toute la France dnigre les jeux. Toute? Non! Car deux clans s'affrontent en vain! Le clan de la Super Nintendo, et celui de la Megadrive! Fermons la parenthse.

Le temps passe encore sur les mmoires, je dois dire. Mais j'ai encore souvenir que peu aprs la Super Nes, j'ai acquis une Game Boy, la belle, la grosse grise, lourde, moche... je n'ai jamais, vrai dire tait fan des consoles portables. Non pas que je ne me suis jamais amus grce elle, loin de l, mais je prfre le contact franc d'un cran de tlvision. C'est ainsi... ne me demandez pas pourquoi, je ne connais ni la raison, ni le but de cette dmarche. Mais j'ai besoin de sentir la manette comme un tout part... sans doute pour honorer cette contingence fidle nonce un peu plus haut. Mais poursuivons un peu cette introspection. J'aimerai arriver assez vite nos jours pour pouvoir tirer quelques conclusions sur ce parcours.

Nous sommes alors en 1995, 96. La Playstation est sorti depuis quelque temps, occasionnant un vrai raz-de-mare dans les esprits. Quand j'y repense, je considre que l'volution tait ncessaire. Il fallait bien un moyen populaire de dire au monde que les jeux sont un Art part entire. Si Goscinny avait jadis jou en faveur du neuvime art, on peut considrer que Sony a eu la mme action. Mais je regrette alors que tout ceci soit devenu si mercantile. Quoi qu'il en soit, je me revois, pestant sur un magazine de jeu annonant que l'Ultra Nintendo 64 est repouss pour la nime fois... je commence dsesprer et finit par craquer. Je passe chez l'ennemi, et prend cette console grise CD et cartes mmoires.

L'ennemi... c'est ainsi que je considrais les choses, il est vrai. J'tais devenu un tratre. Fidle Nintendo depuis toujours, comment pouvais-je jouer autre chose? Mais je me suis rattrap... Mars 1997, j'achte la console N64 (en import, la bote est anglaise) et "Super Mario 64" (idem, mais les textes sont franais). Maintenant, je le dis sans frayeur. La N64 est sans doute la console a laquelle j'ai le plus jou. Pourquoi? Pourquoi? Cela me rappelle alors une rponse de Goomba, le rdacteur en chef de feu Ultra Player, qui crivait, pour se justifier de ce lecteur qui avait dit que le magazine "surnotait" les jeux Nintendo: "mais ce n'est pas notre faute si Nintendo fait les meilleurs jeux du monde!". Super Mario 64. Banjo-Kazooie. Goldeneye 007. The Legend of Zelda: Ocarina of Time, et d'autres, que j'oublie. J'ai pass sur la console des heures innombrables. Et j'tais heureux de jouer. Le jeu que je menais n'avait d'autres buts que lui-mme. Je ne jouais ni pour la gloire, ni pour tout prix finir ce jeu en particulier, mais pour me dtendre, rver, enfin.

Je comparais souvent l'poque (je n'utiliserai plus cette image aujourd'hui), pour ma mre, encore incrdule devant mon engouement pour ces polygones, les jeux ces livres "dont vous tes le hros". Sauf que je dcide chaque moment la voie suivre. C'est je pense ce sentiment de toute puissance qui a favoris mon engouement pour les jeux, maintenant que j'y regarde, avec un peu de recul. Quand on est un enfant et adolescent complex par son physique plutt gras, je dois dire, et une tendance la solitude prononce, le fait d'avoir un pouvoir certain, d'tre matre de son destin est on ne peut plus sduisant. La suite est assez banale, je dois dire. J'ai d'ores et dj explor ici bas les meilleurs monceaux de ma vie de joueur (enfin, "vie", faon de dire... quelques annes, plus ou moins). Aprs la N64, j'ai naturellement attendu la sortie de la Game Cube avec une impatience certaine, je dois dire, et je n'ai acquis une PS2 qu' ce Nol-ci... histoire de me donner bonne conscience.

Je concde qu'ici, je me suis surtout tendu sur mes premiers pas et la rvolution qui s'est pass dans mon esprit. Le reste n'a que peu d'importance, car le schma se reproduit encore et encore. En tout, toutes plates-formes confondues, je dois avoir plus d'une centaine de jeux. J'ai du tous les finir, ou presque. Et ceux que j'ai rat, par manque d'argent ou autre, je les ai fait depuis sous mulation. Mais l'histoire se rpte encore et encore. J'aimerai ds lors, profiter des dernires lignes qui me sont alloues pour tirer quelques conclusions de tout cela.

Dans la brume du petit matin o je tape ce texte fumeux, je ne pense qu' une chose. Je commence tre las de tout a. Oui, las. Non pas que je ne veuille plus jouer, au contraire, j'attends certains jeux, dont Viewtiful Joe 2, le prochain Zelda sur Game Cube, et autres avec impatience. Non, je suis blas d'autre chose. Et j'ai mis longtemps avant de le comprendre, et l, je peux enfin le dire.

J'ai toujours considr qu'une vie humaine tait rythme par ce que l'humanit avait produit de plus beau... l'Art, d'une manire gnrale. Musique, danse, architecture, littrature, thtre, sculpture, cinma, gravure, dessin, mais aussi photographie, cinma, tlvision, bande dessine et enfin jeux vidos ou programmation. Je considre aussi qu'une vie est marque alors par les rvolutions inhrentes ces arts. Ainsi, on peut se vanter d'avoir vu l'apparition de la couleur la tlvision, de la perspective en peinture ou autres subtilits. Il est rare de dire aujourd'hui qu'on vu une rvolution en un art "classique". Si on en a vu une, on a men une existence entire. Deux, cela reste de l'exploit. Mais pour le dixime art...

Une, deux, trois, quatre rvolutions, et encore plus. J'ai ainsi men selon ma pense plus de quatre existences compltes. Quatre vies entires. En vingt ans, ce domaine a grandi de manire exponentielle, et a rattrap de manire relative les arts traditionnels. En cela, je suis las. Las de voir ces rvolutions. Alors certes, je saurai encore, demain et aprs demain, apprcier sa juste valeur le beau d'un jeu. Me sentir vibrer avec lui. Mais plus que jamais, je ne serai qu'un amateur. Devenir un professionnel du jeu aujourd'hui est trop dangereux, et trop prouvant. Dangereux, car on peut aisment tomber dans des faux-sens ignobles, voire, et ce qui est plus grave encore, des contre-sens. Les valeurs de rfrences ont vari du tout au tout. De fait, mes critres de bien et de mal, de bon et de mauvais jeu sont maintenant rservs aux gens de ma gnration. Et si on veut maintenant jouer la carte de l'universalit, il faut soit rester dans le vague, soit poser des critres si rcents que je ne les connais pas. Cela revient au mme pour moi, c'est du charabia. Eprouvant, car il faut se tenir prs des nouveauts, encore et encore, et cela va vite, trop vite. Si autrefois le cycle "naturel" d'une console tait de cinq ans, on approche maintenant des trois. Et l, je ne peux plus suivre.

L'autre point, et sans doute le dernier que je voudrais aborder, c'est une notion qui me tient coeur et qui aujourd'hui disparu, de mon me, du moins. Et si je dois regretter qu'une chose de mon exprience de joueur, et qui a disparu de manire radicale avec l'arrive de la Playstation, en fait (qui peut marquer l'anne "0" des jeux, la naissance du Christ, la nouvelle re), c'est l'appartenance une lite.

Quand j'tais en primaire et juste au collge, mme, je devais tre parmi les seuls, du moins parmi mes amis, jouer aux jeux vidos. Aucun ne possdait de Megadrive ou de Nes, mis part deux ou trois. Nous formions donc une lite. Nous nous regroupions en un coin de la rcration, et nous parlions un langage connu de nous seul. L'un annonait comment il avait trouv ce fragment de coeur dans "The Legend of Zelda", l'autre jusqu' quel palier il tait arriv dans "Bubble Bobble", moi, je stupfiais tout le monde en annonant avoir trouv l'entre vers le Monde Etoile de "Super Mario World". C'est goste, mais cela m'a aid. Aid croire que j'appartenais une caste, justement, que je valais mieux que les autres. J'tais "diffrent", mais dans le bon sens du terme. Je possdais un savoir unique, quelque chose qui m'tait propre et qui me rendait "intressant", comme si je savais rciter de la littrature russe, parler de la musique baroque ou commenter une toile de matre.

Quelque part, cela pouvait reprsenter, comment dire, une forme de puissance. Cette sensation, trs proche finalement du pouvoir que l'on a sur ces pixels, qui nous murmure, nous suggre que l'on peut avoir des adeptes, non, mieux, des disciples, que l'on peut non seulement convertir, mais aussi modeler son image. Une manire, alors que l'on n'est pas artiste, que l'on n'crit ni ne philosophe pas, de laisser une trace, une empreinte. Et dans un sens, est-ce que tout joueur, cette poque-ci du moins, n'est pas un artiste, crant et recrant un monde invent et pos, avec des rgles strictes? La sensation de perennit. Dj, il y avait chez moi cette peur que cela disparaisse. Que je retourne la poussire, que je sois dpass par la technique. On pourra dire que je m'en mfiais, que je le pressentais. Aujourd'hui, parlant de jeux vidos, je deviens affreusement banal. Du moins, si je me mets parler des jeux d'aujourd'hui. Car si je commence entrer dans des considrations plus anciennes, parler de "Mario Mario", "Luigi Mario", de "Morton 'Bowser' Koopa" et autre, de rvler ce procs entre Nintendo et Universal sur le scnario du film "King Kong" sur lequel tout, tout l'avenir des jeux s'est jou ou presque, je passe pour un rudit, et donc une lite, et a me plat.

Voil, cette petite vire de quinze, quatorze ans presque touche sa fin. Et comme jadis Goscinny (encore lui!) l'avait fait dans ses mmoires, je laisse trois messages. Tout d'abord, la Puissance suprieure, Dieu ou autre qui m'coute, cinq heures vingt-et-une du matin, je suis fatigu. Ensuite, mes contemporains, jouez encore, jusqu' trouver le but de tout cela. Enfin, message personnel, Maman, demain, sort mon pantalon noir, celui que tu trouves trop lche, je vais chez des amis.

Mme si cela ne parlera personne, que ce que j'ai crit n'offre rien au dbat escompt, ma foi, je suis apais d'avoir dit tout cela et vous remercie de votre attention.

MTF
(27 octobre 2005)