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Le
flyer (cliquez sur l'image pour une version plus grande).
Merci au site Arcade Flyer Archive !
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La
première fois que je l'ai vue, elle trônait dans
l'arrière-salle d'un pub londonien. Quatre jeunes fous
s'escrimaient autour, tapant à qui mieux mieux sur sa
pauvre carcasse qui émettait parfois entre les sons stridents
du fracas des épées et des flèches, des
conseils avisés aux intrépides et précoces
aventuriers...
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Une
borne mythique, je vous dis ! |
"Elf
is about to die..." clamait-elle tandis qu'une tension palpable
envahissait les joueurs, chacun s'efforçant d'être
le premier à atteindre la potion convoitée ou la porte
de sortie en direction du prochain niveau, promesse de gloire, de
points d'expérience et de pièces d'or patiemment accumulés
au fil des rencontres avec les étranges habitants de ce donjon
sans fin... Enfin, l'un d'entre eux jeta le gant, abandonna sa place
et je pus me joindre à leur quête... Dans la peau d'un
Elfe, je m'apprêtais à relever le gant de ce défi
mythique que représentait l'univers de Gauntlet !
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Intriguant,
non ? |
Une
"DreamTeam" pour un jeu révolutionnaire.
L'arrivée
de Gauntlet fut une réelle percée
dans le monde des jeux vidéos, tant d'arcade que sur
micros et console... Avant d'aborder son univers, son gameplay
et une foule de détails sur son histoire, prêtons
hommage à la "DreamTeam" d'Atari qui a réalisé
un véritable saut quantique dans la qualité d'un
jeu d'arcade. Nous devons ce petit bijou, entre autres, à
Ed Logg (Asteroids,
Centipede, Xybots),
Bob Flanagan (Marble Madness, Xybots),
Sam Comstock (Xybots,
Road Runner), Susan G. McBride (Return
of the Jedi) et Earl Vickers (Star
Wars, Discs
of Tron, Indiana
Jones & the Temple of Doom).
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La
DreamTeam Gauntlet. |
Gauntlet
innova sur bien des aspects : ce fut le premier jeu d'arcade à
4 joueurs, la première borne d'arcade non-standard (nécessaire
pour permettre le jeu à 4 en même temps), le premier
jeu à pousser à l'extrême le racket du joueur
par la perte de points de vie au fil de l'eau, 5 brevets d'innovations
techniques, notamment celui permettant de dépasser les limites
du hardware en matière d'animation (limitée à
l'époque à 58 sprites en même temps)... bref un
précurseur dans bien des domaines.
Gauntlet,
la genèse.
Au
milieu des années 80, les jeux de rôles type "Dungeons
& Dragons" furent une source d'inspiration pour
de nombreux développeurs. Citons par exemple Wizardry
ou Ultima
II sur Apple, et Dandy
sur Atari 800. Quel
lien entre Dandy et Gauntlet
me direz vous ? Eh bien le premier fut tout simplement le précurseur
du second. Son auteur, Jack Palevich, étudiant au MIT,
adapta sa thèse "Thesis of Terror" en jeu vidéo
; et c'est ainsi que naquit Dandy, commercialisé
à l'époque via Atari Program Exchange (APX). Jack
Palevich intenta un début d'action en justice pour plagiat,
Gauntlet présentant des caractéristiques
bien trop similaires (vision 2D vue du dessus, concept de labyrinthes
peuplés de monstres...)
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La
boîte du jeu porté sur ZX, et un aperçu
de Dandy... Troublant, non ? |
Ed
Logg, d'ailleurs, ne s'est jamais caché de cette inspiration.
Dandy comprenait 26 niveaux ainsi qu'un éditeur
de niveaux afin de personnaliser son univers. Ed le transformera
en un jeu multi-joueurs disposant d'une centaine de niveaux
pour épuiser les candidats... mais ceci n'était
pas du goût d'Atari, qui souhaitait sécuriser le
lancement du jeu, et résolut ce conflit en puissance
en achetant le silence de Jack Palevich. Celui-ci vendit son
âme à Atari au prix d'une borne Gauntlet
pour son usage personnel. C'est dire le statut mythique que
le jeu acquit dès son lancement. En
parlant du lancement, on raconte qu'en période de pré-test
auprès d'une cible de joueurs, la direction de la salle
d'arcade dut afficher un panneau limitant le montant autorisé
par joueur afin de permettre à ceux présents dans
la file d'attente de pouvoir tester Gauntlet.
Le butin pour cette première semaine de pré-exploitation
fut de 1000$, soit 4000 quarters (pièces de 25 cents)...
la machine Gauntlet était prête
à inonder le marché.
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16ème
niveau, et on continue... |
Comment
transformer un succès en une machine à cash ?
L'accueil
que le grand public réserva à Gauntlet
fut tel qu'Atari remit plusieurs fois son ouvrage sur l'établi
pour tirer le meilleur profit de cette manne providentielle.
Gauntlet a connu pas moins d'une vingtaine
de révisions, soit dans le but de pénétrer
de nouveaux marchés (Allemagne, Japon), soit en déclinant
le concept (versions à 2 ou 6 joueurs), soit, enfin,
en introduisant de nouvelles fonctionnalités (notion
de points de vie déclinant au fil de l'eau, quelques
trucs & astuces qui seront étudiés ci-après).
Attardons-nous
un peu sur le concept pernicieux introduit par Gauntlet.
Avant, dans tout bon jeu d'arcade qui se respectait, l'introduction
d'une somme d'argent vous donnait droit à un certain
nombre de vies (avec une certaine latitude au gérant
de la salle pour déterminer le "bon" niveau
par pièce)... Charge à vous, donc, de mener à
bien le jeu, résoudre les énigmes et pourfendre
les monstres "adversaires". Dans Gauntlet, la notion
de racket est raffinée. Chaque pièce introduite
vous donne droit en moyenne à 700 points de vie - un
bon capital de départ mais, pour votre plus grand malheur,
votre simple présence dans les murs de ce donjon vous
affaiblit, au rythme régulier d'un point de vie par seconde
! Certes la nourriture et certaines potions peuvent vous revitaliser,
mais dans une bien moindre mesure...
qu'une bonne dose de crédits ! Ce principe simple est
au cœur même du succès financier de Gauntlet,
l'ambiance et la qualité du jeu se chargeant de vous
rendre accro.
 |
Une
bonne gestion des paramètres pour une rentabilité
maximum. |
Atari
avait particulièrement soigné l'aspect "retour
sur investissement" pour les gérants des salles d'arcade
en créant pas moins de 8 niveaux de difficultés paramétrables
et 32 taux de conversion "Crédit/Points de vies",
allant de 100 à 2000 points de vie par crédit... De
quoi sécher les pauvres étudiants en herbe que nous
étions ! À ceci s'ajoute l'immense sentiment de travail
inachevé lorsque notre héros meurt de faim ou sous les
assauts d'adversaires en surnombre... Un véritable crève-cœur.
Las, dépité, le joueur ayant vaillamment combattu jusqu'au
45ème niveau après avoir glissé moult piécettes
dans la borne ne peut même pas "apercevoir le bout du tunnel",
car Gauntlet est sans fin, ou presque ! L'un des traits de
génie de ce jeu réside dans l'absence de fin ou de but,
les niveaux s'enchaînant les uns aux autres, certains se répétant
dans l'organisation du labyrinthe avec quelques variantes de couleurs
ou de types de générateurs de monstres... La rumeur
prétend même qu'au bout de 999 niveaux, le Destin vous
renvoie... au niveau 8 ! Sans fin je vous dis, seul votre compte
en banque a une limite, pas l'appétit de cette borne d'arcade
!
Dernière
innovation de Gauntlet : un tableau des "High Scores"
calculés sur le score réalisé avec 1 crédit
pour chacun des 4 héros, et non plus le simple score cumulé
quel que soit le pécule introduit dans la borne... Cela incite
à un style plus subtil que l'approche brutale si l'on souhaite
voir son nom apparaître dans ce tableau d'honneur !
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L'ambition
de tout joueur: être numéro 1 ! |
Une
vaillante équipe de héros lookés à
la "Dungeons & Dragons"
-
Thor : un guerrier de type Conan le Barbare, adepte de la hache, fort
en gueule mais pas très rapide.
-
Thyra : une valkyrie échappée des contes nordiques,
charmante dans sa cotte de maille, maniant l'épée
comme personne.
-
Questor : un Elfe vif comme l'éclair, possédant
quelques talents de magie mais surtout très doué
pour le tir à l'arc.
-
Merlin : fameux magicien versé dans les arcanes blanches
et noires ; frêle, académique mais bien motivé
comme ses compagnons, il préfère les jets de boules
de feu au corps à corps.
 |
Le
quarté dans l'ordre : Thor, Thyra, Questor &
Merlin. |
Au-delà
de ces différences en terme de caractéristiques (on
retrouve toute l'influence des univers des jeux de rôle), ces
4 personnages ont tout de même quelques traits communs... À
commencer par un immense appétit de gloire et de richesses,
car c'est bien là leur seule motivation. Ils n'ont pas choisi
de sauver le monde d'un désastre imminent, ils ont juste une
soif infinie d'en découdre avec de pauvres monstres qui ne
demandaient rien à quiconque, dans le simple but de mettre
la main sur leurs trésors et talismans magiques... Un rien
vénal ? Non, à peine !
 |
En
avant compagnons, par Saint-Or et Saint-Diamant ! |
Ajoutons
à ceci la révolution introduite par Gauntlet
dans le gameplay : la première opportunité de coopération/compétition
entre les joueurs. Auparavant, un jeu à deux consistait...
à être deux pour affronter les adversaires, sans pour
autant se tirer dans les pattes, point-barre. Grâce
à Gauntlet, les joueurs ont l'opportunité non
seulement de coopérer pour quitter chaque niveau (il faut qu'ils
avancent in-fine dans la même direction...) mais aussi de s'affronter
dans le partage du butin (et c'est dans ces moments-là que
la bonne humeur s'estompe au profit de joutes verbales et virtuelles
dans une folle course à la maigre nourriture). Une
véritable révolution dans le traitement du gameplay
qui influencera des générations de jeux futurs (ex:
Operation Wolf, Xybots,
Golden Axe...)
 |
Merlin,
le corps à corps, c'est pas son truc ! |
Un
vrai foutoir ce donjon !
Étudions
de plus près l'univers de Gauntlet.
Celui-ci est composé d'un nombre fini de types de créatures
et de bonus...
 |
Gauntlet
: le casting au grand complet ! |
...mais
aussi d'un nombre infini d'adversaires. Explication : hormis
les personnages "Death" et "Thief" qui apparaissent
de manière ponctuelle, les adversaires sont déversés
par des générateurs de monstres, véritables
cornes d'abondance maléfiques. Ces générateurs
se présentent tous sous la même forme mais peuvent
engendrer des ennemis de puissances différentes (le distinguo
se fait sur les yeux rouges) - un générateur ne
pouvant créer qu'un seul type de monstre.
 |
Plus
les yeux virent au rouge, plus les monstres sont coriaces. |
Les
Demons (sorte de dragons chinois), les Grunts (véritables
brutes néandertaliennes mâtinées d'Orc)
et les Ghosts (fantômes suceurs de vie disparaissant au
premier contact) ne posent pas véritablement de problèmes.
 |
Les
plus rustres : Demons, Grunts & Ghosts. |
En
revanche dans la catégorie des "pénibles"
comme dirait Audiard, nous trouvons les Lobbers (petits lutins
qui jettent des pierres par-dessus les murs), les Sorcerers
(Merlin en herbe abusant de leur invisibilité), le Thief
(voleur de bas-étage un peu Robin de Bois dans l'âme,
car il ne s'attaque qu'au joueur le plus riche !) et enfin Death
(la grande faucheuse, qui vous siphonne allègrement vos
points de vie et n'est accessoirement sensible qu'à la
magie - il vaut mieux garder une potion en réserve au
cas où..)
 |
Les
plus pénibles : Lobbers, Sorcerers, Thief &
Death. |
Si
vous laissez Gauntlet tranquille sans l'alimenter en crédits
en début de partie, vous aurez droit à un tutorial décrivant
par le menu vos futurs adversaires et des instructions sur les diverses
façons de s'en défaire.
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La
fiche d'identité des Ghosts... |
...
et celle des Sorcerers. |
Les
différentes potions vous permettent d'améliorer temporairement
vos caractéristiques (et donc vos chances de survie). Les clefs
vous serviront à ouvrir les portes ; les potions bleues et
marrons à annihiler sans coup férir vos adversaires
(mieux vaut laisser Questor et Merlin s'en occuper, l'efficacité
des potions sera décuplée). Une boîte à
outils restreinte, mais efficace.
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 |
La
Mort, fidèle à son image. |
Comment
ça marche, à quoi cela sert ? |
Pour
agrémenter l'univers de Gauntlet, outre le dessin tortueux
de chaque niveau, vous pourrez être confrontés à
plusieurs gadgets : zone de téléportation, murs amovibles
voire destructibles... Leur utilisation à bon escient permet
de rejoindre plus ou moins vite la sortie vers le prochain niveau.
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 |
Soit
il existe un raccourci, soit on en crée un à
coup de hache !
|
Enfin,
régulièrement au cours de votre épopée,
vous pourrez mettre en mode "pause" vos réflexes
de baston en appréciant une bonne vieille chasse au trésor
en temps limité. Que des coffres remplis d'or sur un niveau
complet ! Une aubaine pour nos aventuriers avides de gains faciles.
Laissons libre cours à l'avarice pendant ces quelques 20 prochaines
secondes.
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Monsignor
! Il est l'or ! |
Un
" Maître du Jeu " impartial et omniprésent.
Pour
vous assister dans votre quête, une voix-off caverneuse,
digne des plus grands narrateurs de contes ou de bandes-annonces
de cinéma type "blockbuster américain",
distille au fil de l'eau de précieux conseils ou quelques
rappels sournois. En effet, pour pimenter les parties à
plusieurs, cette voix-off effectuera régulièrement
quelques bilans propices à créer un climat de
tension croissante chez les joueurs. Lorsque retentissent conjointement
les deux messages sonores "Warrior is about to die"
et "Elf has eaten all the food lately", cela risque
de mettre le feu aux poudres entre les participants ! Au
total, Gauntlet compte 212 bruits et voix différents
qui agrémentent les courses-poursuites dans le dédale
des différents niveaux. La qualité des sons et
des voix de Gauntlet a largement contribué
à son succès, en particulier les délations
faites par la machine sur le comportement des joueurs...
Petit
guide de survie dans l'univers Gauntlet.
Maintenant
que le décor est planté, que vous être prêt
à en découdre avec les ténébreux
personnages de cet univers, voici quelques suggestions pour
augmenter votre taux de survie en milieu hostile. Parlons tout
d'abord stratégie de jeu. Le vrai plaisir réside
dans un jeu à plusieurs - c'est là que l'on peut
tester son niveau de compassion et d'amitié pour ses
partenaires de jeu. De plus ceci permet de composer une équipe
équilibrée. Il faut savoir que le niveau de difficulté
(fixé dans le cadre des settings) influe grandement sur
les aspects du jeu, notamment en terme de quantité de
nourriture disponible sur chaque niveau. De plus, le critère
discriminant est votre score, le critère mineur étant
le nombre de crédits que vous avez injectés. En
effet, plus votre score est élevé, plus les générateurs
cracheront de monstres rapidement et moins il y aura de nourriture
disponible dans les différents niveaux. Il vaut mieux
donc parfois se laisser vampiriser par Death et perdre quelques
points de vie plutôt que d'activer toutes les potions
dont on dispose et d'augmenter trop rapidement son score...
au risque de devoir traverser plusieurs niveaux sans aucun apport
de nouriture.
Pour
terminer, voici quelques secrets d'arcanes vous permettant de
vous tirer des plus mauvais pas :
1/
Les cornes maléfiques en premier tu élimineras.
Les
générateurs ont une réserve inépuisable
de monstres à déverser sur vous... Ceux-ci sont
activés dès qu'ils entrent dans votre champ de
vision (la portion visible du niveau à l'écran).
Il est fortement conseillé d'aller au cœur du combat
pour éliminer ou affaiblir en premier les générateurs
avant de nettoyer la zone.
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La
lenteur peut entraîner le syndrome de "Fort
Alamo". |
2/
Si tu ne disposes pas de clef, l'effet Sésame sagement
tu attendras.
Il
arrive parfois que dans le rush et la précipitation d'un niveau
à l'autre, vous ne puissiez récupérer les précieuses
clefs... Si, par malheur, vous étiez coincés face à
une porte sans clef dans votre escarcelle, patientez environ 30 secondes
et Sésame s'ouvrira !
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Et
voilà, sans les mains ! |
3/
En dernier recours, de patience tu t'armeras.
Dernier
conseil, mais non des moindres. En cas de nécessité
absolue (pour ne pas gâcher le plaisir du jeu), si vous
ne pouviez quitter un niveau (manque de clefs, trop de clefs
alors qu'il faut en prendre une obligatoirement, etc.), patientez...
patientez et, pour votre plus grand étonnement, les murs
se transformeront en autant de cases de sortie !
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Patience
et longueur de temps... |
Le
début d'une saga.
Dès
sa sortie, compte tenu du succès sans faille de la version
arcade, plusieurs portages sur micro ont vu le jour. Ceux-ci, de qualité
inégale (comme toujours), étaient nécessaires
pour assouvir les passions déclenchées par les bornes
d'arcade. Gauntlet
fut donc décliné sur tout ce qui était possible
ou presque : Atari 8-bits,
Amstrad CPC,
NES, C64,
MSX, ZX-Spectrum,
PC, etc. Des add-ons renouvelant les niveaux du jeu original
furent même commercialisés. Régulièrement,
au fil de l'évolution des micros, de nouveaux portages virent
le jour, comme sur Atari
ST ou Macintosh
par exemple. L'Amiga,
oublié par l'éditeur acquéreur des droits du
jeu en occident, dut se contenter d'un clone très bien réalisé,
Garrison, édité par les Allemands de Rainbow
Arts.
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Gauntlet
sur plusieurs plates-formes : Apple IIGS... |
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...
sur Commodore 64... |
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...
la version NES avec une variante pour l'écran de
démarrage...
(et une musique additionnelle dont un Gromix
est dispo sur GrosPixels) |
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...
US Gold soigna le portage sur Atari ST...
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...
et même Macintosh eut droit à sa version.
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Garisson
sur Amiga, un clone d'une fluidité extraordinaire.
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Plus
récemment, Gauntlet a été remis au goût
du jour sur les consoles PlayStation,
PlayStation 2, Dreamcast,
Gamecube et XBOX dans le cadre d'une compilation de
Midway intitulée "Midway Arcade Treasure", compilation
rendue possible grâce au rachat d'Atari Games par Midway.
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Midway
Arcade Treasures 1 & 2 : Gauntlet et les autres sauvés
de l'oubli ! |
Enfin,
il y eut même un ovni, sous la forme d'une version LCD
"Gameboy avant l'heure" fabriquée par Tiger
Electronics, dans une version abrégée de 9 niveaux.
Ce jeu électronique ne présente que très
peu d'intérêt, sauf pour des collectionneurs aguerris.
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Pour
les inconditionnels, mais pauvre en challenge. |
Bien
entendu, Gauntlet compta de nombreuses suites
officielles en arcade, adaptées sur de multiples machines
: Gauntlet II (1986), Gauntlet Legend
(1998) et Gauntlet Dark Legacy (2000). Sur
consoles et micros, on put même s'essayer à un
exclusif, mais très étrange, Gauntlet
III (1991) en 3D isométrique, et à un
excellent Gauntlet IV (1993) sur Megadrive
reprenant toutes les recettes qui firent le succès des
deux plus illustres épisodes de la saga, Gauntlet
I et II.
Gauntlet
II constitue une version améliorée du
jeu original en terme de jouabilité et de graphisme.
Cette fois-ci, chaque joueur peut sélectionner n'importe
quel type de héros (on vit apparaître des escouades
d'Elfes ou de Guerriers !) Par ailleurs, les coffres ne sont
plus tous ouverts, charge à vous de faire sauter les
serrures à l'aide des clés pourtant indispensables
à l'ouverture des nombreuses portes... Succomberez-vous
au gaspillage ?
Mais
l'ajout le plus intéressant de cette suite réside
dans l'apparition d'une boule d'énergie nommée
"It" qui, si elle est touchée par un joueur,
procure à ce dernier l'inénarrable bonheur d'attirer
à lui l'intégralité des monstres présents
à l'écran ! Une vraie galère, dont le joueur
peut se débarasser... en touchant à son tour l'un
de ses coéquipiers ! Vous l'aurez compris : Gauntlet
II ne tarde jamais à devenir un véritable
jeu de "touche-touche", provoquant tour à tour
chez les joueurs crises de fous-rires et débordements
colèriques.
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Notre quatuor est de retour
! |
Gauntlet
Legend et Gauntlet Dark Legacy, produits
par Midway, portèrent le concept en version 3D.
Bernard