L'Amiga le plus célèbre, l'Amiga 500.
I. Préambule
Avant de commencer, il faut savoir que l’Amiga
est une machine que Phyl et moi avons en commun. C’est même en partie grâce à elle
(aux yeux de certain de ses possesseurs, l’Amiga est un ordinateur femelle) que nous somme devenus amis,
et c’est après avoir essayé le mien (un Amiga 500+) qu’il s’est précipité
pour en acheter un. C’est dire si cet ordinateur nous tient à cœur, et si nous sommes heureux de
constater que des années après sa mort commerciale, des millions de fans à travers
le monde se battent pour le maintenir en vie en développant de nouvelles applications visant à
le mettre au niveau des PC et Macs actuels (connexion Internet, jeux, applications pros, systèmes
d’exploitation), tout en perpétuant grâce aux émulateurs son héritage ludique
fabuleux auprès de ceux qui n’en ont plus un sous la main. L’Amiga est peut-être plus vivant
maintenant que jamais, et cela doit bien faire rire son inventeur Jay Miner, là-haut, au paradis
des pionniers de la micro-informatique. A l'heure où ces lignes sont écrites, Phyl et moi
avons toujours un Amiga 500+ (Phyl doit en avoir plusieurs, d'ailleurs) en état de marche, prêt
à être utilisé à tout instant.
II. 1982
Voir également l'article
sur Jay Miner
Trois médecins originaires de Floride mettent en commun 7 millions de dollars dans le but de les
investir dans la création d'une entreprise. Ils se décident pour une société
d’informatique, marché alors en pleine expension. Jay Miner, électronicien de génie
qui a travaillé dans le passé pour Atari sur le développement de la VCS et des micros
Atari 8-bits, et Dave Morse, directeur des ventes chez Tonka (jouets d’origine Japonaise), sont contactés
par Larry Kaplan - ancien développeur de jeux chez Atari puis co-fondateur d'Activision - pour
se joindre à l’aventure, ainsi que Carl Sassenrath et RJ Mical, ingénieurs. Ils se lancent
dans la création d’un micro-ordinateur, et commencent par s’interroger sur le nom de baptême
à donner à leur bébé, ainsi qu'à la société naissante
qui le produira. Il s’agit de trouver un nom sympathique, attirant, pour que le client potentiel soit
mis à l’aise tout de suite.
Jay Miner
Le nom Hi-Toro est d'abord choisi, mais il sera
abandonné au profit d'Amiga, jugé plus audacieux. L’Amiga est un oiseau au plumage très
coloré qui vit dans la forêt amazonienne, idée de base intéressante pour créer
un logo, et le mot signifie aussi "copine" en espagnol, ce qui est inattendu, agréable
dans un univers très masculin. Les 7 millions de dollars dont dispose la société
sont insuffisants pour financer le projet, aussi se lancent-ils dans le rachat des droits de produits
déjà commercialisés afin de répandre le nom Amiga et attirer d’autres investisseurs.
Les premiers produits ainsi vendus sont principalement des Joyboards.

Le Joyboard est une sorte de joystick destiné à être utilisé avec les pieds,
en montant dessus. Certains jeux d’arcade ont été développés pour l’utiliser,
notamment une simulation de ski, ainsi qu’un jeu très original nommé Zen Meditation, qui
a fait une très courte carrière en salles d’arcade. Le but était de rester immobile
sur le siège, le Joyboard détectant le moindre mouvement. Peu de gens ont joué à
ce jeu, mais les employés de la société Amiga le connaissent bien pour l'avoir pratiqué
pendant les heures difficiles de la société, histoire de se détendre un peu, ce qui
a fait du Joyboard un objet-culte pour les fans. Le développement du premier ordinateur Amiga commence
peu après ces expérimentations commerciales, et le choix du microprocesseur s’arrête
sur le Motorola 68000.
III. 1983
En 1983, les capitaux de l’entreprise commencent
à augmenter avec le prix du hardware commercialisé. Les dirigeants d’Amiga veulent que leur
ordinateur soit une machine de jeu à succès. Initialement, le prix de vente est estimé
à 400$, mais plus la sortie avance, plus ce chiffre devient improbable, 600$ étant plus
réaliste. Le public des seuls joueurs ne suffira donc pas, l’Amiga devra se défendre dans
d’autres domaines pour être un succès. Le hardware de l’ordinateur est revu à la hausse,
afin de l’ouvrir vers des applications professionnelles. L’équipe de développement travaille
d’arrache-pied sur le design des différents composants du système et les périphériques.
IV. 1984
Début
1984, le Consumer Electronic Show (C.E.S) à lieu à Chicago. C'est l’un des plus grand salons
d’informatique au monde à l’époque, et beaucoup de compagnies s’y rendent pour faire le
démonstration des performances de leurs machines. Cette année là, Commodore présente
son Commodore Plus 4, et l’équipe d’Amiga expose un premier prototype de leur ordinateur, à
la recherche d’investisseurs éventuels. Ils n’ont qu’un tout petit stand, et la machine n’est pas
montrée au public, seulement à des invités sélectionnés. Il faut savoir
que quelques heures avant l’ouverture du salon le prototype, baptisé Lorraine, ne fonctionne pas,
malgré le travail acharné de l’équipe les précédents jours. C’est grâce
à la pugnacité et au génie de Jay Miner, qui par la suite restera dans les mémoires
comme le "père de l'Amiga", que le miracle se produit et que le prototype, qui n’est
encore qu’un enchevêtrement de circuits imprimés et de fils, accepte de bien vouloir fonctionner
le jour J. Et de quelle manière ; la démonstration est éclatante et fait forte impression,
avec notamment la fameuse démo que RJ Mical a programmée, baptisée "Boing",
qui affiche à l’écran une sphère quadrillée en rouge et blanc rebondissant
sur les coins de l'écran en tournant sur elle-même, animée à la perfection
avec des effets d’ombres projetées. Du jamais vu à l’époque sur un système
grand public. Les privilégiés qui assistent au spectacle avoueront plus tard avoir cherché
sous la table où était posé le prototype un autre ordinateur plus volumineux.
Le prototype Lorraine
Jack Tramiel, président et fondateur
de Commodore, est à l’époque en plein conflit avec l’actionnaire principal de la société,
Irving Gould. Gould vient de le faire mettre à la porte par le conseil d’administration après
qu’il a dirigé sa société pendant plus de 25 ans, pour le remplacer par un certain
Marshal Smith. Smith n’a aucune connaissance en informatique, ni dans la direction d’une entreprise semble-t-il,
et Commodore ne connaîtra plus jamais la même gloire que pendant les années Tramiel
ou la compagnie représentait 32% du marché. Quoi qu’il en soit, Tramiel dirigera Atari après
son départ de Commodore avec le succès que l’on sait, mais plus tard, conscient que l’Amiga
se présente comme un ordinateur plus puissant que le ST que développe Atari, s’arrangera
pour jouer sur les deux tableaux en faisant un prêt de 500.000$ à la société
Amiga, en déroute après que les trois docteurs qui avaient initié le projet ont retiré
leurs billes, lassés d’attendre des dividendes qui n’arrivent pas. Commodore, de son côté,
s’intéresse aussi à Amiga, et se positionne pour racheter la société au bord
de la faillite. Plus offrant qu’Atari, ils finissent pas arriver à un accord avec Dave Morse, et
l’équipe de développement de l’Amiga commence à travailler sur leur projet sur les
stations de travail Sun de Commodore.
V. 1985
Le 23 Juillet 1985, Commodore et Amiga présentent
au Lincoln Center de New York le premier ordinateur Amiga, l’Amiga 1000.
L’Amiga 1000
En Septembre, l’Amiga 1000 est mis en vente.
Le système d’exploitation de l’Amiga 1000, l’Amiga OS, est l’œuvre d’une société
britannique, Metacomco. Metacomco a déjà à son actif la création de langages
de programation pour Atari ST et Sinclair QL, et Commodore leur demande de développer en l’espace
de quelques semaines l’Amiga OS, ce qui est rendu possible par leur bonne expérience du Motorola
68000.
VI. 1986
En 1986, un nouveau modèle d’Amiga est
mis en chantier, développé en parallèle sur deux chantiers, l’un situé à
Los Gatos (USA) et l’autre à Braunshweig (Allemagne). Le centre de recherche de Braunshweig est
toujours en activité aujourd’hui. Commodore veut que ce nouvel Amiga puisse écrire des disquettes
au format PC, ce qui entraîne le développement d’un système d’émulation qui
complique la tâche des développeurs.
VII. 1987
En 1987 Commodore lance l’Amiga 2000, toujours
basé sur un processeur MC68000, qui sera à la base des futurs modèles : A1500, A2000HD,
A2500/20, A2500/30, A2000HDA/100 , A1500 plus et A2000 plus. L’Amiga 500 est introduit plus tard, en 1987.
C’est le premier ordinateur d’Amiga à intégrer le clavier et l’unité centrale dans
le même boîtier, comme les précédents modèles de Commodore, les C64 et
C128. L’Amiga 500 sera l’ordinateur Amiga le plus populaire et le plus vendu par Commodore. Tous les nouveaux
ordinateurs Amiga utilisent le même processeur graphique, le EHB (Extra Half Bright).
L’Amiga 2000 et l’Amiga 500
VIII. 1988 / 1989
Ces deux années constituent l’âge
d’or de l’Amiga 500, qui connaît un succès grandissant grâce à ses extraordinaires
performances dans le domaine des jeux. La concurrence avec Atari est sévère, d’autant plus
que les deux sociétés sont en procès à cause des 500.000$ prêtés
par Tramiel à Amiga, qui font qu'Atari estime avoir droit à des dividendes sur les ventes
de ses produits.
IX. 1990
Commodore achève le développement
de son premier ordinateur 32-bit, l’Amiga 3000 équipé du processeur Motorola MC68030. L’Amiga
3000 propose aussi un nouveau bios, le Kickstart 2.0, et un nouveau processeur graphique, l’ECS, qui remplace
l’EHB. Commodore introduit aussi une version à boîtier tour, l’Amiga 3000T, et une autre
qui tourne sous UNIX, l’Amiga 3000UX destiné au marché professionnel. L’Amiga 3000 accepte
les moniteurs VGA des IBM PC au moyen d’un adaptateur. Plus tard dans l’année, l’Amiga 500+ est
lancé. Il s’agit d’une version de l’Amiga 500 destinée au marché Européen,
équipée de l’ECS, de plus de mémoire, et d’un nouveau système d’exploitation.
L’Amiga 3000
X. 1991
Commodore lance le premier système informatique
équipé en série d’un lecteur de CD-ROM, le CDTV conçu par Carl Sassenrath.
Il n’obtiendra pas le succès voulu pour plusieurs raisons : bien que Commodore y ait implémenté
la dernière version de l’Amiga OS comme système d’exploitation, le logo Amiga ne figure
pas sur le boîtier de la machine. Les utilisateurs d’Amiga ne le reconnaissent pas comme faisant
partie de leur gamme d’ordinateurs préférée. Par ailleurs, le CDTV souffre à
sa sortie d’un gros manque de logiciels. Les versions CD des jeux, spécialement adaptées,
n’offrent rien de plus sur disquette, et il n’y a qu’un ou deux jeux
disponibles qui exploitent les possibilités du support. Ajoutons le prix du CDTV, plus élevé
que celui de l’Amiga, et le flop est complet. Commodore finira par faire marche arrière an vendant
une extension pour CDTV qui le transforme en Amiga 500.
Le CDTV
XI. 1992
En Mars 1992, l’Amiga 600 est lancé. Il
utilise le même microprocesseur que l’Amiga 500 et un boitier de taille réduite, sans pavé
numérique, mais il est équipé d’un contrôleur IDE (préféré
au SCSI habituel des Amiga) et d’un slot PCMCIA (pour disque dur). Plus tard dans l’année, Commodore
lance l’Amiga 600HD, muni d’un disque dur.
L’Amiga 600.
En Septembre 1992, le World of Comodore Show
(W.O.C) à Pasadena, Floride, est l’occasion pour Commodore de présenter un nouveau processeur
graphique, l’AGA. L’AGA (Advanced Graphic Architecture) est capable d’afficher 16 millions de couleurs.
Lors du W.O.C, Commodore présente son premier ordinateur à utiliser ce nouveau chipset graphique,
l’Amiga 4000, équipé du processeur Motorola MC68040. L’Amiga 4000 est destiné à
se spécialiser dans le traitement d’image et la vidéo. Le nouvel AmigaDOS est aussi présenté,
dans sa version 3.0, ainsi qu’un nouveau kit de développement pour Amiga, l’AmigaVision Professional.
Pour Noël 1992, Commodore lance un ordinateur bon marché, l’Amiga 1200, qui utilise l’AGA
et possède 2 Mo de RAM.
L’Amiga 4000 et L’Amiga 1200.
XII. 1993
C’est en 1993 que Commodore sort sa dernière
machine, la console CD32, qui utilise l’AmigaOS. Le CD32 est la première console 32 bits, bien
avant la Sony Playstation, qui n’est pas vraiment plus puissante. Le CD32 utilise un lecteur de CD-ROM
double vitesse, 2 Mo de RAM, et le chipset AGA. Une option permettant d’inclure dans les jeux des séquences
en Full Motion Video (FMV) est également implémentée (compression MPEG-1), de même
que la possibilité de lire des photos gravées sur CD (procédé Photo CD de
Kodak) et des CD audio. Tout cela est très novateur, mais encore une fois Commodore n’est pas suivi
par les éditeurs de jeux. Très peu utilisent le FMV, et les jeux semblent pour la plupart
venir de l’Amiga 500 alors que la console est capable de beaucoup mieux. Le CD32 est un nouvel échec
commercial (et une console très recherchée aujourd'hui car elle peut lancer les jeux Amiga
stockés sur CD-ROM). Fin 1993, Commodore prend le chemin de la banqueroute.
La console CD32
XIII. 1994
Commodore connaît de grandes difficultés
financières, malgré la demande incessante pour l’Amiga 500, que les dirigeants de la compagnie
n’ont jamais vu, à tort, comme le produit porteur de leur gamme. Alors que l’Amiga 500 n’est plus
fabriqué, les stocks s’arrachent, mais ces entrées ne peuvent rattraper les pertes causées
par le fiasco du CD32. Commodore continuera à fabriquer des Amiga 500 jusqu’en Avril, et achèvera
le développement de son nouveau chipset graphique, l’AAA, capable d’afficher des résolutions
allant jusqu’à 1280x1024, et 16 millions de couleurs. Durant cette période, la compagnie
se sépare de nombre de ses employés, et revend toutes ses usines pour combler ses pertes.
Finalement, le 29 Avril 1994, à 16h10, Commodore International est mis en liquidation judiciaire
par la Cour Suprême des Bahamas.
XIV. 1995
L’année 1995 est riche en rumeurs concernant
un éventuel rachat de Commodore. CEI, qui est sur les rangs, signe un accord avec IBM pour que
ses dernier fabriquent des ordinateurs Commodore si CEI parvient à racheter la compagnie. Finalement,
lorsque l’offre est ouverte, le 20 Avril 1995, seules deux compagnies sont sur les rangs, Dell (USA),
et ESCOM AG (Allemagne). CEI s’est allié avec Dell dans le but que Dell récupère
les usines et CEI le droit de fabriquer des ordinateurs Amiga. ESCOM fait une offre de 5 millions de dollar
pour Commodore, plus 1,3 millions de dollars pour les droits d’utilisation de la marque déposée
Amiga. L’offre d’ESCOM est sur le point d’être acceptée lorsque Dell surenchérit à
15 millions de dollars, offre soumise à conditions. Finalement, ESCOM offre 12 millions de dollars
et obtient le rachat, ayant été les premiers à faire une offre. Commodore appartient
donc maintenant à ESCOM AG, ainsi que ses propriétés, à commencer par la ligne
Amiga. Commodore UK, qui est toujours en activité, signe des accords avec ESCOM AG pour fabriquer
et vendre des produits pour Amiga. En 1994, les ventes de la société ESCOM s’étaient
élevées à 2 milliards de dollars. En Juillet, un nouveau logo Amiga est dessiné
par FrogDesign.
XV. 1996
ESCOM AG signe un accord avec une compagnie appelée
VISCorp (Visual Information Service Corp), une compagnie spécialisée dans la fabrication
de télévisions interactives, stipulant que VISCorp est autorisé à utiliser
la technologie vidéo de l’Amiga pour ses produits. La licence inclut le système d’exploitation
de l’Amiga, ainsi que certains composants et périphériques. ESCOM AG lance un nouveau produit
Amiga, l’Amiga Surfer Pack, à savoir un Amiga 1200 simplement équipé d’un disque
dur de 260 Mo, 2 Mo de RAM et un modem 14400 Bauds, destiné uniquement à surfer sur Internet
(logiciels inclus) pour un prix modeste. Les logiciels inclus dans le pack sont :
- AmIRC
- AmFT
- AS225 Release 2
- Magic User Interface v3.2 (MUI)
- Mindwalker (navigation Internet)
- Voodoo Multimedia Mailer (Courrier éléctronique)
Au CeBit Show de 1996, le deuxième plus
grand salon informatique au monde, ESCOM AG présente également l’Amiga Walker, l’équivalent
d’un A1200, mais qui utilise le processeur Motorola MC68030 et se voit ajouté un slot PCI, un lecteur
de CD-ROM 4x, un boîtier tour au design très avant-gardiste, et l’AmigaOS 3.2. En Avril,
VISCorp fait un offre pour le rachat des droits des ordinateurs Amiga auprès d’ESCOM. La faillite
d’ESCOM, en Juillet 1996, empêche la vente de se faire.
L’Amiga Walker.
XVI. 1997
Le 27 Mars 1997, l’Amiga trouve un repreneur, Gateway 2000. Leur but est de vendre les stocks d’ordinateurs
Amiga restants. Pendant ce temps, deux éditeurs de jeux, Clickboom et Vulcan, vendent des centaines
de milliers de copies des versions Amiga de Myst et Quake, qui prouvent que l’Amiga est toujours présent
dans les foyers. Gateway 2000 ouvre une branche de recherche et développement appelée Amiga
Inc., dirigée par Jim Collas. De nouvelles sociétés obtiennent des licences pour
vendre des Amiga, comme DCE Gmbh, Intrinsic Computers et Index Info. La société Cloanto
commercialise le CD intitulé Amiga Forever qui comprend WinUae, le meilleur émulateur Amiga
pour PC, et les images roms du Kickstart nécessaires pour le faire fonctionner, sous une licence
obtenue le 10 Octobre. Le 21 décembre, Amiga Inc. annonce de grosses commandes d’Amiga 1200 venues
d’Inde.
XVII. 1998
Le 15 Mai, au World of Amiga Show, l’AmigaOS
4 est présenté. Il est prévu pour fonctionner avec des processeurs Intel. En Juillet
au Amiwest Show, un nouveaux modèle d’Amiga est annoncé, L’Amiga II ou Amiga NG. Ses caractéristiques
sont prometteuses. Carte graphique accélérée 3d, processeur sonore Dolby AC3, décodage
MPEG en hardware, Internet, processeurs à vocation multimédia de diverses puissances, sortie
HDTV, accélération OpenGL supportée, Java supporté, port USB et même
possibilité de gérer une connexion Internet via ligne ADSL. Le 11 Novembre, Amiga Inc annonce
que QNX Software Systems va développer l’OS des AmigaNG à partir du leur système
d’exploitation QNX Realtime.
L’Amiga NG en version Box (comme l’iMac), ou Case (desktop).
XVIII. 1999
Le 16 Juillet, Amiga Inc. Publie les spécifications complètes des nouveaux modèles
Amiga. Le document décrit l’interface utilisateur graphique appelée Amiga Operating Environment,
qui tourne sous Linux, et non pas sur QNX comme annoncé précédemment. Ils annoncent
également un nouvel ordinateur appelé Amiga Multimédia Convergence Computer (MCC),
basé sur un processeur à haute performance encore inconnu, et équipé des dernière
innovations en matière de multimédia, comme le DVD. Le 1er Septembre, Jim Collas
démissionne, en raison de différences de point de vue stratégique avec Gateway 2000.
Il est remplacé par Tom Scmidt. Le 15 Septembre, Tom Schmidt annonce que les nouveaux projets d’Amiga
se borneront à développer un système d’exploitation pour les modèles existants.
Le MCC est abandonné, ainsi que tout projet de nouvel Amiga.
XIX. fin 2000
On ne sait plus trop où on en est dans les tergiversations de Gateway 2000 au sujet d’un éventuel
Amiga surpuissant, compatible Mac ou pas, utilisant un processeur PowerPC ou pas. Gateway 2000 ne semble
pas avoir les reins assez solides pour se ranger au côté d’Apple dans la catégorie
"think different", alternative au PC et à Windows. Pour la plupart des millions de fans
d’Amiga à travers le monde, ce n’est pas trop un problème, car pour eux, l’Amiga se résume
à la série des Amiga 500, 500+, 600, et 1200, et leur bibliothèque de jeux. Le projet
initial des fondateurs de la société Amiga était de fabriquer un ordinateur adapté
aux jeux, et en ce sens ils ont magnifiquement réussi. Aujourd’hui, par le biais des émulateurs
(notamment WinUAE qui est arrivé à maturité), il est possible de "transformer"
son Mac ou son PC en Amiga sans problème.
Laurent