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Operation Wolf

Année : 1987
Systèmes : arcade, puis conversions C64, CPC, NES,
TurboGraphx-16, Amiga, ST, PC
Développeur : Taito
Éditeur : Taito

 

 

Le flyer : cliquez sur une image pour une version plus grande (merci au site Arcade Flyer Archive !)

Qui a fréquenté les salles d’arcades dans les années 90 a forcément rencontré ce jeu, avec la plupart du temps un attroupement de curieux impatients de prendre votre place...
Ah, la joie en 1987 de jouer enfin dans une salle d’arcade au soldat et summum de la classe avec une vraie mitraillette !!!
Le succès d’Operation Wolf s’est surtout construit là-dessus (en plus d’être l’un des précurseurs de ce type de jeu).

 

En service actif...

Comme à l’accoutumée, le scénario de ce jeu sera facilement retenu par un cerveau de 2ème classe : des soldats ont été pris en otage en Amérique du Sud par un dictateur local, et c’est vous qu’on à envoyé au feu... seul... en bref on aurait voulu se débarrasser de vous qu’on ne se s’y serait pas pris autrement.

Mais vu que vous êtes une tête brûlée doublée d’une tête de mule, vous allez faire mentir l’état-major et revenir entier (du moins vous allez essayer).

Les instructions de jeu.
Les objets récupérables.

Les commandes de jeu sont simples : une mitraillette pour viser, une gâchette pour tirer et un bouton à l’avant de votre Uzi pour lancer des grenades. Maintenant que vous avez fait vos classes et avez une idée de ce qui vous attend, passons à l’action.

 

Feuille de route

Vous avez  6 objectifs à atteindre pour réussir votre mission (et donc 6 environnements de jeu) :

  • La base de communication  ennemie : rompre les communications ennemies et donc éviter l’arrivée de renforts ;
  • La Jungle : pour découvrir l’emplacement du lieu de captivité des otages ;
  • Le village : escale sur votre route pour vous refaire une santé ;
  • Le dépôt de munitions : pour  refaire le plein d’armes (nous y reviendrons plus tard) ;
  • Le camp de prisonniers : libérer les otages, vous vous rappelez ?
  • L’aéroport : finies les vacances, on rentre au bercail.

Ces six zones n’ayant pour but que de satisfaire votre soif de violence en arrosant sous un feu nourri une pléiade d’ennemis plus belliqueux les uns que les autres.

 

Beware, it’s a Jungle out there !!!
(panneau routier à la sortie de Las Vegas)
C'est parti !
Attaques sur plusieurs plans.

Votre mission ne sera en aucun cas une promenade de santé, loin de là, car vous aurez à subir les assauts incessants des vagues de soldats peu enclins à se laisser descendre et à accepter leur destin de chair à canon pour joueur de salle d’arcade (bandes d’ingrats, vous pourriez au moins me faire profiter un peu plus de mes 10 francs !)

Vos adversaires arrivent de plus sur plusieurs plans (j’en ai compté sept mais je peux me tromper) et au risque de me répéter, vous n’aurez même pas le temps de vous gratter le nez pendant l’action (je fais une parenthèse mais avez-vous remarqué que c’était toujours au moment crucial de la partie, et ce quel que soit le jeu, que ce satané appendice nasal se mettait à vous démanger ruinant, en quelques secondes, la précieuse concentration nécessaire à la chasse au high-score que vous aviez engagé avec le numéro 1 de la liste !!!)

Comme dans tout bon jeu de tir qui se respecte, vous aurez à faire face à de nombreux soldats, mais pas seulement car les véhicules sont aussi de la partie (chars, hélicoptères...). Vous serez attaqué soit de manière "standard" (tir classique) ou par le jet d’objets divers et variés comme la grenade, le couteau de combat, le mortier... à shooter en vol comme récemment dans The House of the Dead 2.

Au fil de votre aventure, vous rencontrerez de nombreux type de personages, dont un qui ressemble à Schwarzy - mais je ne vous en dis pas plus de peur de tout dévoiler...

 

À la guerre comme à la guerre

Le petit plus pour un jeu qui est déjà très difficile, c'est la gestion de votre stock de munitions  (je vous avais dit que j’y reviendrais)  car vos balles sont comptées : il est donc hors de question de jouer à Joe-la-Mitraille au risque de se retrouver avec une chambre vide au moment crucial et entendre ce “clic !” caractéristique annonciateur de gros problèmes (Game Over...)

Donc en tant qu’agent au combat, il vous revient de tirer avec parcimonie et de calculer avant de lancer une grenade sur l’hélico qui vous arrose d’un feu nourri. Je vous rassure, vous trouverez des chargeurs sur votre route, mais bien qu’ils soient nombreux ce ne sera pas toujours suffisant si vous ne faites pas attention. Une autre raison d’éviter de jouer à l’arroseur public : il y a des civils sur les zones (infirmiers, enfants...) et en descendre un annexerait en partie vos chances de réussites, car vous avez aussi une barre de vie qui n’est pas énorme et décroît plutôt vite sous les attaques que vous subissez.

Pour finir un niveau, vous ne devrez non pas arriver au bout de celui-ci (géographiquement parlant) mais détruire le nombre d’adversaires indiqué sur le plan de mission (vous savez, le screen un peu plus haut) ce qui la première fois est très surprenant car on a l’impression d’avoir fait un Game Over... (crise de rage : quoi, salo...ie de machine ! c’est même pas vrai que j’ai perdu !).

 

Pour conclure

Il existe plusieurs versions émulées de ce jeu, dont une nommée Operation Bear sortie en Corée et ensuite dans le reste du monde. J’en parle car cette version a une caractéristique notable que je vais vous laisser chercher en jouant sur le forum... Je sais c’est vache mais pour vous récompenser, votre réponse apparaîtra à la fin de cet article - et comme dit Kitano :  "à vous l’honneur, la gloire, les femmes et la coke".
Mission accomplie !
Mort au combat.

Il existe deux suites à ce jeu  : Operation Thunderbolt (jouable à deux) et Operation Wolf 3 dont je n’ai réussi à avoir aucun screen donc je ne sais même pas à quoi il ressemble (NdJPB : depuis le jeu est plus connu, j'en ai ajouté une image.)
Operation Thunderbolt.
Operation Wolf 3.

Un petit mot des versions autres plates-formes : ce jeu tire la majeure partie de son intérêt de son meuble (donc de sa mitraillette) et il est difficile de retrouver les même sensations qu’en arcade. Pour le maximum de plaisir je vous conseille d’utiliser les versions MAME de ce jeu qui l’émulent parfaitement. Les versions ordinateurs et console sont similaires à l’arcade, hormis les graphismes qui ne pouvaient pas suivre à l’époque.

Voilà, je vous laisse à vos pulsions militaires et vous donne rendez vous pour le débriefing sur le forum.

 

Résultat du jeu : C'est Kitano qui a trouvé la bonne réponse sur le forum, le 9/11/2001.

La réponse est :

 

Maze007

Votre avis nous intéresse

09/11/2001 - François Houste (de pac-news)

Opération Wolf a vu le jour sur bien des machines, aussi bien consoles de micros. L'Amstrad CPC, grand support de jeux s'il en est, n'a pas échappé à cette vague. Mais sur cette plate-forme, Opération Wolf était disponible en deux versions. L'une classique, jouable au clavier ou à la manette (Speedking de préférence pour moi), l'autre jouable avec un pistolet optique. 
Cette seconde version est sorti avec le pack Light Phaser, édité par Amstrad lui-même en 1989 pour concurrencer le West Phaser de Loriciel. Ce pack comprenait 6 jeux, 5 d'entre eux sont anecodtiques (quoi que Bulls Eyes mérite une mention), le 6e est Opération Wolf, redéveloppé pour l'occasion. Il s'agissait donc d'un clone presque parfait de la version arcade du jeu. Les tirs de mitraillettes étaient générés par le Phaser, les grenades étaient lancées à l'aide de la barre Espace du clavier. Pas très pratique mais on s'y faisait. 
Amstrad a toujours promis de nouveaux jeux pour son Light Phaser (comme Loriciel pour son West Phaser). Aucun des deux ne respectera ses promesses. Les pistolets optiques de l'Amstrad sont restés en tête des magazins le temps d'un Noël (1989) et le temps que j'en choppe un pour mon ordi. Dommage, l'idée était bonne même si elle n'avait rien de nouveau...

J'ai envie de rebrancher mon Amstrad tiens...