Une
aventure «heroic-fantasy » signée SEGA :
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Les
flyers japonais et américain. Cliquez sur une image
pour une version plus grande
(merci au site Arcade Flyer Archive !) |
De
nombreux éditeurs de jeux ont créé des œuvres se situant dans
le domaine de l’heroic-fantasy. Si elles sont trop nombreuses
pour être citées ici, je me permets de toutefois de vous signaler
les plus marquantes pour moi (choix subjectif évidemment, et
100% arcade) : Rastan,
Black Tiger,
Nastar, Magic Sword, etc.
Et bien sûr la petite pépite de SEGA,
qui est pour moi la plus réussie : Golden Axe.
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Une
page de titre classique qui nous indique la date de ce
hit : 1989. |
L’écran
de choix du perso : quel soin dans le détail ! |
Golden
Axe fut un hit mémorable en salle d’arcade… Je pense
que peu de ceux dont l’âge aujourd’hui oscille entre 25 et 45
ans et qui ont un peu manié des joysticks y ont échappé. Les
plus jeunes le connaissent également par les nombreuses adaptations
qui en ont fait l’objet, toutes plus sales les unes que les
autres. Mon credo est ainsi fait : adaptation, piège à con.
Je m’en excuse mais c’est ainsi, pour moi c’est l’arcade qui
prime sur le reste.
Le
jeu
Golden
Axe est à ranger dans la catégorie des beat-them-all, jeux
où le héros doit se frayer un chemin de boss en boss à la seule force
du poing, parfois étendu d’une batte, d’une « pipe » (merci, Capcom)
ou, comme ici, d’une épée bien pointue.
Quant
au principe, il est mince, mais toujours aussi efficace : trois
héros ayant à se venger d’une brute sanguinaire prennent le
maquis afin de lui faire avaler son bulletin de naissance… Le
prétexte, ici, c’est la capture du roi et de la reine par ladite
brute… L’action se situe au Moyen-Âge, vraisemblablement
en France (et oui !! c’est une première, on verra cela tout
à l’heure).
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Ah,
ça ira, ça ira ! (air connu). |
Voyons
un peu maintenant les personnages qui animent le jeu : les trois
héros, d’abord, puis le vilain méchant.
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Ax,
le barbare. Sa maman fut tuée par le Death-Adder. Fort,
résistant, c’est un personnage moyen, pour joueur moyen.
Même sa magie est moyenne de puissance. Mais il est quand
même sympa ! |
Gilius,
le Nain. Très fort, très lent (un nain, quoi), peu de
magie, très résistant : à réserver aux débutants. |
Et maintenant retenez votre souffle :
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Tyris,
l’Amazone… Je la mets en tête des SCAG (Sexyest Character of
All Games). Véritable précurseur de Lara Croft (au plan plastique),
Tyris est assez peu puissante, mais compense par sa rapidité
et un niveau de magie très élevé. Bien évidemment c’est mon
personnage préféré et c’est avec lui que nous allons poursuivre
le test de ce jeu. |
Ouh
qu’il est vilain ! Voici le méchant du jeu, Death-Adder,
armé de sa fameuse hache d’or (Golden Axe, en anglais,
vous suivez ?). |
Comme
vous pouvez le constater à la vue de ces images, ce titre semble
très soigné… Ce sera confirmé plus loin.
L’aventure
Elle
se déroule en cinq parties, un voyage qui va vous mener du Village
de la tortue à l’Ile-prison où réside Death-Adder.
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Le
début du jeu.
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Niveau
1 :
Niveau
2 :
Niveau
3 :
Niveau
4 :
Niveau
5 :
La
fin ?
Comme
dans le film "L'Évêque des batailles",
les personnages du jeu prennent vie et sortent de la borne,
devant des joueurs estomaqués qui prennent la fuite.
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Très
curieuse séquence de fin, où le score apparaît enfin.
Après des centaines de parties, je ne sais toujours pas
comment il donne le maximum de points (utilisation ou
non de la magie, tuer les ennemis avec le minimum de coups,
etc).
Mon record est 295. Si quelqu’un sait, qu’il me fasse
signe… |
Pour
conclure
Je
pourrais encore vous montrer la magie, le bestiaire, ou l’éventail
des coups qui sont très nombreux (avec la possibilité de courir
en appuyant deux fois dans une direction, très vite), ou avec
des combos, mais Golden Axe étant un jeu facile,
l’apprentissage se fera surtout en y jouant. Pas la peine de
développer davantage non plus sur la jouabilité, excellente
comme toujours chez Sega. Mouvements fluides, commandes instinctives,
monstres raisonnables dans la puissance de leurs assauts, il
n’y a pas de fausse note. Les décors sont somptueux, variés,
avec un point particulier sur la ville médiévale, que ne renierait
pas Viollet-le-Duc (auteur, pour ceux qui l’ignorent, de l’Architecture
Médiévale).
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La
magie au minimum et au maximum. On voit nettement l'évolution
! |
Mais
un autre point fort du jeu, c’est la musique, particulièrement
envoûtante et qui colle parfaitement à l’action. Le premier
thème du jeu (stage I), nommé Wilderness devrait être
cité partout comme exemple.
Bref,
du très très gros boulot pour un Sega à cette époque conquérant,
omniprésent en arcade et qui n’allait pas tarder à se faire
sacrer Roi des consoles grâce à la Genesis…
Vincent
P.S
: j’ai joué une fois à l’opus II de Golden Axe. Il est joli,
mais trop facile (1 crédit à la fin du premier coup !) et je
ne le cite que pour mémoire…