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HAL Laboratory
Les jeux les plus connus de HAL Laboratory sont certainement les Kirby. Mais l'histoire de cette société est bien plus vaste, et commence dès 1980 sur ordinateurs 8-bit...
Par Sebinjapan (06 juin 2011)

HAL LABORATORY : DE COMMODORE A NINTENDO
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Que vous évoque le nom de HAL ?
Pour les cinéphiles, il s'agit immanquablement du nom de l'ordinateur HAL 9000 présent dans le chef d'œuvre de Stanley Kubrick: 2001 l'Odyssée de l'Espace.
Mais pour de nombreux adeptes de jeux-vidéo, HAL est le nom de la société japonaise qui a développé la série Kirby ainsi que de nombreux autres hits sur les consoles Nintendo. Saviez-vous cependant que, bien avant de connaître une reconnaissance internationale avec son héros tout rond et tout rose, HAL Laboratory créait dès le tout début des années 80 des jeux et des accessoires dédiés aux micro-ordinateurs de l'époque ? Voyons tout cela de plus près ...

L'origine de HAL Laboratory

Le grand-magasin Seibu de Ikebukuro.

Kabushikigaisha HAL Kenkyuujo, plus connu universellement sous le nom de HAL Laboratory Inc et également appelé HALKEN (contraction de son nom japonais), est fondé en tant qu'entreprise dont l'activité est dédiée aux jeux vidéo en 1980. A l'origine, la société n'est constituée que d'une poignée de passionnés ayant pris l'habitude de se retrouver au rayon informatique du grand magasin SEIBU du quartier d'Ikebukuro à Tokyo. Ce grand magasin est historiquement le premier du Japon à proposer une section dédiée aux micro-ordinateurs et attire ainsi les "geeks" de tous poils, programmeurs en herbe ou bidouilleurs de génie. Le responsable du rayon en question fait d'ailleurs partie de l'aventure et on trouve à ses cotés de très jeunes enthousiastes, parfois encore étudiants, tels que Satoru Iwata et Masahito Tanimura.

Le nom du second ne vous dit peut-être pas grand chose, il sera plus impliqué dans les produits "hardware" de la société, moins connus, et occupera le poste de président à partir de 1999. Le premier en revanche connaîtra une vrai reconnaissance internationale en accédant au poste de président, lui aussi, mais président d'une autre société parmi les plus connues au monde ...

Mais ne brûlons pas les étapes et revenons à cette année 1980 où les pionniers de HAL Laboratory s'enferment dans un appartement jusque très tard dans la nuit pour concevoir des programmes de jeu ou des périphériques, tous dédiés aux micro-ordinateurs en vogue à l'époque au Japon.
Et vous serez peut-être étonnés en sachant que le tout premier de ces micro-ordinateurs est le VIC-20 de Commodore !

HALKEN et Commodore

Le VIC-1001, version japonaise du VIC-20

Alors il serait exagéré de déclarer que Commodore a cartonné au pays de NEC et de Sony, mais ce successeur du PET, commercialisé au Japon en Juin 1980 sous le nom VIC-1001, soit plusieurs mois avant sa sortie mondiale début 1981 en tant que VIC-20, a tout de même connu un certain succès grâce à un prix très attractif face à la concurrence. Et HAL Laboratory va miser sur la machine de Commodore et devenir non seulement l'un des tout premiers développeurs, mais également l'un des plus talentueux.

Mais comment HAL s'est-il retrouvé à développer sur le VIC ? Rien n'est sûr à ce sujet, mais il faut savoir que la machine a tout d'abord été vendue en exclusivité au magasin Seibu de Ikebukuro, et ce au même moment ou les habitués du magasin créent leur société de développement de jeux. On peut donc imaginer qu'il y a un lien direct entre ces deux événements, et qu'ils auraient conduit Commodore Japon à confier à HAL le développement de certains des tout premiers jeux VIC. Et pas n'importe lesquels puisqu'ils décrochent, grâce à Commodore Japon, les droits d'adaptation de certains grands hits de l'arcade signés Namco ou Taito.

Et les adaptations développées par HAL sont très correctes techniquement, surtout si on les compare aux premiers jeux sur cette machine édités par d'autres sociétés, comme nous allons le voir un peu plus loin. La jeune entreprise se forge donc immédiatement une réputation de développeurs de talent.

Notons que des liens commerciaux très forts semblent s'être développés entre HAL et Commodore puisque Yash Terakura, un employé de Commodore Japon ayant été très impliqué dans la conception du VIC et du C64, deviendra plus tard président de la filiale américaine de HAL Laboratory, HAL America.

Max Machine : le C64 du pauvre !

Lorsque Commodore introduit en 1982 le successeur du VIC, le mythique Commodore 64, HAL est toujours de la partie, mais la situation au Japon n'est plus aussi favorable à l'entreprise américaine. Il faut se souvenir qu'au début des années 80, le marché des micro-ordinateurs était une vraie jungle avec de nouveaux modèles sortant toutes les semaines et une guerre des prix qui faisait des ravages. Malgré ses qualités, le C64 peinera à s'imposer au pays du soleil levant à cause d'un prix plus élevé que la concurrence locale. HAL sera donc moins productif sur cette machine et les logiciels développés seront pour la plupart des conversions de jeux VIC à peine améliorés.

Au même moment, pour mieux pénétrer le marché nippon, Commodore va produire une bécane lui étant spécifiquement dédiée (même si elle sera vendue de façon marginale sur quelques autres marchés) : la Max Machine (également appelée Ultra Machine). Il s'agit en fait d'un C64 du pauvre (!) avec très peu de mémoire, quasiment aucun port d'extension, et un clavier à membrane de très mauvaise qualité. Mais les capacités sonores et graphiques du C64 sont bien là... sans pourtant pouvoir jouir d'une compatibilité avec les jeux de ce dernier ni avec les jeux VIC. Bien que vendue à bas prix, la machine n'est absolument pas populaire. Les fans japonais de Commodore préfèrent s'acheter un VIC (pour le même prix) qui dispose d'un vrai clavier et de possibilités d'extension, ou bien économiser pour un C64. Les autres fans de micro-informatique du pays, eux, regardent déjà ailleurs... Résultat, très peu de cartouches de jeu seront commercialisées pour la Max Machine, mais quasiment TOUTES sont des jeux développés par HALKEN. N'espérez cependant pas y trouver quelque merveille inédite, il s'agit à chaque fois de versions 64 (déjà adaptées de versions VIC) portées sur Max Machine à l'identique.

Voyons maintenant de plus près certains des jeux produits par HAL sur les machines de Commodore :

JELLY MONSTERS / PACMAN
VIC (1981)

Le Pacman de HAL Laboratory, et celui d'Atarisoft avec son petit labyrinthe.

Adaptation officielle du hit planétaire de Namco au Japon, le jeu devra cependant changer de nom pour son exportation en occident puisque c'est Atari qui en détient les droits. Malheureusement, ce ne sera pas suffisant et Atari fera interdire la commercialisation de Jelly Monsters hors du Japon, tout juste après sa sortie. Il faut dire que l'adaptation développée par HAL fait clairement de l'ombre à celle que se prépare à vendre Atarisoft (filiale d'Atari). Cette dernière était mal réalisée, très mal animée, et victime d'une maniabilité exécrable la rendant quasi-injouable.
En comparaison, la version de Hal est jolie, bouge très bien, et dispose des sons de l'arcade. Il y a également des détails appréciables comme les yeux des fantômes qui retournent à leur "QG" après s'être faits manger ou le sprite de Pacman qui se désintègre après avoir été touché : des animations présentes en arcade mais pas dans la conversion VIC d'Atari. Et la maniabilité est très bonne.
Malheureusement, la difficulté est infernale à cause de fantômes disposant d'une intelligence artificielle trop élevée et qui sont toujours à la poursuite de Pacman, dès les premières secondes de jeu (un problème également présent dans la version d'Atari).

STAR BATTLE / GALAXIAN
VIC (1981)

Le joli Galaxian de HAL, et l'affreux d'Atarisoft !

Encore un grand classique de l'arcade signé Namco qui a du changer de nom pour son exportation hors du Japon (ce qui va être le cas pour tous les autres titres de Commodore Japon / HAL en fait). Cette fois, Atari n'a semble-t-il rien dit, et pourtant leur conversion officielle de Galaxian fait encore une fois de la peine par rapport à ce petit bijou programmé par HAL et qui dispose encore une fois de sons très fidèles à la borne et de bons graphismes, bien que moins colorés que la version d'Atari. Rapide, jouable et fun, il est cependant encore une fois plus difficile que l'arcade.

AVENGER
VIC (1981) - C64 (1983)

Avenger sur VIC et sur C64

Voici en fait le célèbre Space Invaders de Taito. Par rapport à la borne, tout y est et on retrouve donc chez soi tout le plaisir de pratiquer ce classique parmi les classiques. La version C64 qui sortira un peu plus tard propose des graphismes un peu plus fins, et restera pendant longtemps la meilleure conversion de la borne sur cette machine.

RALLY X / RADAR RAT RACE
VIC (1981) - C64 (1982)

A ma gauche, la version japonaise et ses voitures, à ma droite la version internationale et ses souris !

Cette nouvelle adaptation d'une borne d'arcade Namco, Rally X, a subi une importante transformation pour son exportation hors du Japon. Ce n'est pas seulement le nom qui change, mais également les sprites du jeu, et les voitures devant rouler vers des drapeaux sont remplacées par des souris courant vers des fromages ! Dans les deux cas, on obtient sur VIC une conversion honorable, encore une fois rapide et jouable. La version C64 en revanche est quasiment identique et déçoit un peu.

JUPITER LANDER
VIC (1981) - C64 (1982)

Jupiter Lander sur VIC : un grand classique de la machine.
Un peu plus joli sur C64 et toujours aussi bon.

Ce clone de Lunar Lander est un grand classique parmi les 1er jeux sortis sur les micro-ordinateurs Commodore. Que ce soit en version VIC ou C64 (qui modifie un peu les règles en plus d'apporter un sprite plus joli et détaillé), Jupiter Lander a fait la joie de tous les joueurs grâce au gameplay ultra précis qu'il faut maitriser pour parvenir à poser son petit vaisseau sur la surface accidentée.
Pour l'anecdote, la musique d'intro du jeu a été "empruntée" à Moon Cresta de Nichibutsu.

SKI
(C64 - 1982)

Ski sur C64 : dépouillé mais on y prend plaisir.
Slalom sur Max Machine : aucune différence.

Voici l'un des rares jeux C64 de HAL qui ne soit pas une conversion depuis le VIC et qui semble de plus être un jeu original même s'il ressemble au sympathique Skiing d'Activision sur Atari VCS. Disposant d'une excellente musique qui reste dans la tête, ce petit jeu de ski simpliste graphiquement mais plus technique qu'il n'y paraît fait également partie des premiers classiques de la machine. Ce jeu sortira sous le nom de Slalom sur Max Machine.

Ce petit tour d'horizon des jeux HAL sur Commodore n'est absolument pas exhaustif. Parmi les autres titres, citons :

  • Alien : adaptation de Heiankyo Alien de Denki Onkyo
  • Bowling : adaptation de Strike Bowling de Taito
  • Hustler : jeu de billard
  • Le Mans : course de voiture vue de dessus (utilise le paddle controller)
  • Mole Attack : un "whack a mole" se jouant avec les touches du clavier
  • Money Wars : un jeu simple et addictif à la Game and Watch
  • Pinball Spectacular : mélange de flipper et de casse-briques, adapté de Gee Bee de Namco (utilise le paddle controller)
  • Poker : jeu de cartes
  • Road Race : adaptation de Night Driver d'Atari

HALKEN et le MSX

L'un des tout premiers compatibles MSX lancés sur le marché.

C'est à partir de 1983 que HAL change son fusil d'épaule et se met à développer exclusivement sur MSX. Le standard MSX est apparu la même année et est le fruit d'un effort international mené par Microsoft Japon et ASCII pour proposer un standard de micro-ordinateurs 8-bits, fabriqués par différentes sociétés aux 4 coins du monde mais tous compatibles entre eux. Si le MSX n'a pas eu un succès phénoménal en occident, c'est parce que d'autres micros 8-bits y étaient déjà bien implantés. Au Japon en revanche, peu de machines vraiment destinées au grand public étaient soutenues par les constructeurs japonais au début des années 80, ce qui explique la percée réalisée par Commodore avec le VIC. Donc quand le MSX débarque, bénéficiant d'une campagne de publicité conséquente et soutenu par des géants tels que Sony, Mistubishi, ou Toshiba, il est immédiatement adopté par de nombreux fans de micro-informatique japonais, et ce malgré des performances techniques nettement inférieures à celles du Commodore 64.
Il est donc tout naturel pour HAL, à l'image de Konami ou Hudson, de développer ses nouveaux projets de jeu sur ce nouveau standard.
HAL prendra alors de l'importance pendant sa période MSX, et ne se contentera plus de développer pour d'autres sociétés, à l'image de ce qu'ils avaient fait pour Commodore. Ils éditeront également leurs propres jeux, ainsi que des jeux créés par d'autres compagnies, comme Alligata et son Who Dares Wins 2. De plus ils localiseront et distribueront eux-même leurs jeux hors du Japon (en Europe principalement).
La période MSX de HAL est importante puisqu'elle permet à ses auteurs d'exprimer toute leur créativité, en plus de la maîtrise technique qu'ils avaient déjà montrée chez Commodore (pour le VIC en tout cas) mais qui était surtout mise au service de portages de l'arcade. C'est ainsi sur MSX que commence leur première franchise maison, la série des Eggerland.

Mais on trouve également en plus des nombreux jeux originaux, des programmes éducatifs et même des utilitaires, comme des traitements de texte et surtout des outils de création graphique puisque HAL avait également fabriqué un périphérique pour le MSX : un trackball.

The CAT : le trackball fabriqué par HAL.
Ecrans tirés de EDDY2, un utilitaire de dessin utilisant le trackball CAT.

HAL sera moins productif sur MSX-2, la nouvelle mouture du standard sortie en 1986. Et pour cause : l'éditeur décide de consacrer l'essentiel de son attention et des ses effectifs à la Famicom de Nintendo. D'ailleurs certains jeux produits pour le MSX seront également adaptés vers la fameuse console 8-bits, avec des résultats au niveau des ventes bien plus enthousiasmants !

Voici quelques uns des plus intéressants jeux produits par HAL sur les micro-ordinateurs MSX :

SUPER SNAKE
(MSX - 1983)

Le jeu du serpent : un grand classique.
Super Snake rappelle le jeu d'arcade de 1977 Hustle.

Voici une version sympathique de Snake / Snafu, ce jeu ou on dirige un serpent qui devient de plus en plus grand au fur et à mesure qu'il mange des bonus, et il faut éviter de se mordre la queue ou de se prendre un mur ou un ennemi. Cette variante est intéressante car elle reprend le principe du jeu d'arcade de Gremlin de 1977 : Hustle. Il y a ainsi des cases bonus qui apparaissent aléatoirement pendant un tout petit laps de temps et certaines, surmontées de points d'interrogation au lieu d'une valeur chiffrée, peuvent rapporter ou ENLEVER jusqu'à 900 points ! Et si on se crashe, on ne meurt pas mais tous les bonus présents à l'écran gonflent un malus négatif qui sera déduit en fin de partie, sachant qu'on joue en temps limité. 2 vitesses de jeu sont disponibles ainsi qu'un captivant mode 2 joueurs simultanés. Simpliste, certes, mais très bon !

BUTAMARU PANTS / PIG MOCK
(MSX - 1983)

Il faut sauter par dessus les obstacles et éviter de se prendre un œuf pourri sur la tête.

Un petit cochon rigolo attrape des œufs lancés par des diablotins pour les mettre dans une machine qui fabrique des poussins... oui c'est bien un jeu japonais ! Si on considère qu'il s'agit encore d'un des tout premiers jeux de HAL dédiés au support MSX, on peut considérer Butamaru Pants comme un bon petit jeu sympa. Un cochon placé en bas de l'écran doit attraper des œufs dans son panier et les déposer dans un tuyau sur un côté de l'écran tout en sautant par dessus des ennemis et des obstacles. Le graphisme est mignon, la jouabilité excellente, et même si le gameplay se résume à du "game and watch" amélioré, on y prend beaucoup de plaisir, comme d'ailleurs dans Money Wars que HAL avait réalisé sur VIC.

ROLLERBALL
(MSX - 1984)

Des "slots" se trouvent sur cet écran.
La musique est plus stressante lorsqu'on joue sur l'écran du bas.

Cette simulation de flipper à 3 étages (plus un 4ème accessible sous certaines conditions) est considérée comme le premier hit de HAL sur MSX et comme l'un des meilleurs jeux du genre. Il faut bien entendu envoyer sa balle sur des cibles, des bumpers ou à travers des portes pour gagner des points et ouvrir un passage vers l'étage supérieur du flipper. Un écran comprend même un bandit manchot qu'on active en envoyant la balle sur certaines cibles. Rollerball est un grand classique des jeux de flipper et c'est certainement grâce à la qualité de ce titre que HAL a obtenu sa première collaboration avec Nintendo sur Pinball. D'ailleurs, Rollerball bénéficie également d'une excellente version NES comme nous le verrons un peu plus loin.

BALANCE / CALCUL
(MSX - 1984)

Sauter, esquiver, attraper et calculer : on ne s'ennuie pas !

Un des jeux éducatifs de HAL. On contrôle un petit personnage rondouillard qui doit sauter par dessus des ennemis et attraper des chiffres à placer en haut de l'écran pour compléter des résultats ou des opérations mathématiques. Ceci permet d'équilibrer une balance qui en retour permet à un petit train d'avancer. Sorti en France sous le nom de "Calcul", cet éducatif n'oublie pas d'être amusant avec une partie action bien conçue et proposant un vrai challenge. On aurait aimé trouver des éducatifs aussi astucieux et réussis sur nos MO5 à la grande époque du plan IPT !

BULL TO MIGHTY NO KIKIIPPATSU / INSPECTEUR Z
(MSX - 1986)

Inspecteur Z est un des meilleurs jeux du MSX.
Le plan de l'immeuble à droite permet de se repérer.

Un des grands jeux du MSX. Le joueur incarne un policier à l'intérieur d'un grand immeuble. Il doit ramasser des bombes et les déposer à certains endroits tout en évitant ou en tirant sur de nombreux ennemis sortant des portes posées un peu partout. Avec un bouton pour sauter (tout en délivrant un joli coup de pied), un bouton pour tirer, des échelles, des pièges mortels, des bonus et un temps limité, Inspecteur Z (c'est son nom en France) est jouable et addictif. Assez difficile et bien réalisé, avec ses personnages qui sont tous des animaux anthropomorphiques amusants, ce titre est un régal dans la veine de Elevator Action en arcade.

EGGERLAND MYSTERY & EGGERLAND MYSTERY 2
(MSX - 1985) & (MSX / MSX2 - 1986)

Eggerland Mystery : Lolo dans sa première aventure.
Eggerland Mystery 2 : un peu plus joli, mais surtout plus complexe.

Avant Kirby, LA série emblématique de HAL était Eggerland qui débuta sur MSX avec ces deux épisodes. Il s'agit de puzzle-games dans lesquels on doit résoudre des énigmes en dirigeant une petite boule qui peut pousser des blocs et, après avoir ramassé un bonus, tirer sur les ennemis pour les transformer en œufs et les pousser eux-aussi. Il faudra dans chaque niveau ramasser tous les bonus puis atteindre la sortie, ce qui demandera beaucoup de réflexion, surtout dans le second jeu, largement plus difficile. Les ennemis ont tous des comportements différents, certains poursuivent le héros, d'autres tirent un projectile mortel dès qu'on passe à leur portée... Les Eggerland sont d'excellents puzzle-games et constituent d'excellents représentants du genre.
Notons que le 1er jeu dispose d'un éditeur de niveaux et que le second propose un affichage plus coloré lorsqu'il est lancé sur un MSX2.
Bien entendu, cette série sera adaptée sur Famicom sous la forme de deux épisodes encore plus complexes. Puis, Eggerland évoluera en une nouvelle série appelée "Adventures of Lolo".

HOLE IN ONE & HOLE IN ONE SPECIAL
(MSX - 1984) & (MSX2 - 1987)

Hole in One : 1er épisode.
Hole in One Special profite du MSX2 pour afficher des graphismes plus fins.

Moins connue que Eggerland, cette autre grande série de HAL voit également le jour sur MSX. Les Hole in One sont des jeux de golf fun et abordables représentés en vue de dessus avec une animation du joueur qui apparaît dans la barre de statut à gauche lors de la frappe. La prise en main est exemplaire, avec un viseur à déplacer pour la direction de la frappe, une jauge de puissance et un curseur à positionner sur la balle. Les graphismes sont très réussis, surtout dans la version "Special" pour MSX2 qui doit bien être le meilleur jeu de golf de la machine. La série se poursuivra sur les consoles Nintendo.

TASHIRO MASASHI NO PRINCESS GA IPPAI
(MSX2 - 1989)

Exploration, plate-forme et action au programme.
Les graphismes sont plutôt réussis.

L'un des tout derniers jeux MSX de HAL, il s'agit d'un jeu de plate-forme / aventure mettant en vedette une célébrité assez controversée de la télévision japonaise. Peut-être en réponse au tristement célèbre jeu Takeshi Kitano sur Famicom ? Les niveaux sont vastes et nombreux et la réalisation correcte mais le héros est victime de trop d'inertie, peu maniable dans ses sauts et le game design est plus approximatif qu'autre chose. Même si le jeu est loin d'être mauvais, il est en retrait face aux ténors du genre signés Konami sur la même machine. En 1989, HAL a les yeux ailleurs, et ça se voit ! D'ailleurs ce jeu sera publié sur Famicom la même année sans obtenir de réel succès non plus. C'est toutefois une curiosité à découvrir.

Bien sûr il ne s'agit que d'un échantillon des nombreux jeux réalisés par HAL sur MSX. Citons également (en vrac) :

  • Dunk Shot : un jeu de basket réussi avec gestion / édition des joueurs
  • Gall Force : un shmup vertical tiré d'un anime et inspiré de Starforce
  • Mobile Planet Suthirus : un bon jeu d'action vu de dessus dans un monde de SF ressemblant à Alien Syndrome
  • Mr Chin : un sympathique jeu d'arcade avec un Chinois qui doit faire tourner des assiettes en haut de plusieurs bâtons en évitant des pièges
  • Ninja Kun : joli jeu d'action sur MSX2, adapté de la borne d'arcade UPL
  • Picture Puzzle : un taquin
  • Super Billards : une adaptation du jeu de billard sorti sur C64
  • Zukkoke Yajikita Onmitsudoutyuu : un J-RPG

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