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Les
flyers. Cliquez sur l'un d'eux pour une version plus grande
(merci au site Arcade Flyer Archive !)
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Space
Invaders
avait introduit à lui seul toutes les bases du shoot’em’up,
sauf une : la vitesse. En se présentant au premier abord
comme un "Space
Invaders passé en 45 tours" (pardonnez
cette image particulièrement vintage), Galaxian
pourrait passer pour l’ancêtre d’un genre qui a donné
au jeu d’arcade ses plus belles heures. Il s’agit pourtant d’un
jeu surestimé, surtout comparé à sa suite
Galaga.
Vous dirigez latéralement
un petit vaisseau chargé de défendre la galaxie
qui est la vôtre contre des envahisseurs agressifs qui
ne se contentent pas, comme ceux de Space
Invaders, de rester groupés et descendre
tous en même temps. Vous devez faire face à des
attaques kamikazes par les flancs ou de front, par des ennemis
infatigables tentant des percées seuls ou en petits groupes,
dans le plus pur style des All Blacks tels qu’ils jouaient dans
les années 70/80, époque du jeu (mais en fait
ça n'a rien à voir).
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Il y a quatre
types d’ennemis : les drones, les émissaires, les frelons
et les vaisseaux amiraux. Dans l’ordre, de plus en plus intelligents,
prudents, donc de plus en plus dangereux. Leur intelligence
artificielle est d’un niveau étonnant pour un jeu de
cette époque : lorsqu’ils se lancent à l’assaut,
le joueur doit faire preuve d’une grand capacité d’anticipation
et de bons réflexes, car ils savent éviter les
tirs et visent bien. D’ailleurs, le jeu est très difficile,
trop, ce qui le rend vite lassant. En plus, le vaisseau ne peut
tirer qu’un projectile à la fois... frustrant.
Pas question donc,
de faire l’aller-retour d’un bout à l’autre de l’écran
en balayant les ennemis de tirs. C’est là la principale
nouveauté par rapport à Space
Invaders : il faut analyser les déplacements
des ennemis, prévoir l’axe vertical de leur point de
sortie lorsqu’ils fondent sur vous, se mettre en face d’eux
et les atteindre, tout en évitant leurs projectiles et
ceux des ennemis restés en haut de l’écran. Il
s’agit aussi de ne pas se faire coincer entre un côté
de l’écran et une ligne de feu ininterrompue, ce qui
est à l’origine de la plupart des vies perdues.
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Le challenge est
d’autant plus grand qu’on est dans les années 80 et que
le score est encore une donnée importante dans l’esprit
du joueur, qui espère laisser son high-score - anonyme
puisque Asteroids
n’est pas encore passé par là - dans la machine.
En effet, le nombre de points rapporté par chaque ennemi
détruit est multiplié par deux s’il a été
touché pendant une percée. Le joueur chevronné
aura donc pour priorité de se concentrer sur les groupes
d’attaques, tandis que le débutant les laissera passer,
tout en décimant les lignes arrières (tactique
qui a hélas ses limites).
Les vaisseaux
amiraux jouent un rôle capital dans la réussite
de la mission. C’est dans la façon dont vous vous occupez
d’eux que vous ferez la différence avec les amateurs
peu éclairés, la prochaine fois que vous jouerez
à Galaxian dans une salle d’arcade (il
en existe encore où l’on trouve des bornes Galaxian,
si si, et croyez-moi, si vous vous y mettez vous attirerez les
curieux, et dans ce cas mieux vaut assurer). Il faut savoir
que ces vaisseaux n’attaquent de front qu’avec une escorte de
deux frelons placés en bouclier. Cette formation est
de loin la plus difficile à contrer, mais c’est aussi
celle qui rapporte le plus de points. Si vous parvenez à
les abattre tous les trois alors qu’ils ont déjà
quitté le peloton, c’est là que ça paye
le plus. Bien sûr, le risque est énorme. Il faut
donc laisser une réserve de frelons pour que les amiraux
puissent les utiliser, car s’ils n’ont plus d’escorte disponible,
ils s’enfuient, et reviennent au niveau suivant.
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À noter
également que la destruction d’un vaisseau amiral provoque
un choc psychologique chez la flotte ennemie, qui s’arrête
de tirer pendant environ 3 secondes. Sachez profiter de cette
brève accalmie pour rattraper votre retard sur les évènements.
Bien entendu, le fait que le vaisseau qui vous est attribué
ne puisse tirer qu’un projectile à la fois met l’exactitude
de vos tirs au premier rang des conditions à remplir
pour réussir, puisqu’un coup raté met un temps
terriblement long à atteindre le haut de l’écran.
Les ennemis, eux, peuvent tirer 3 ou 4 projectiles simultanément,
ce qui semble indiquer que cette limitation a été
voulue par les développeurs du jeu et n’est pas causée
par des limites techniques.
Le joueur a 3
vies, et en gagne une à 7000 points, score déjà
difficile à réaliser en soi. Ensuite, plus rien,
et les meilleurs joueurs ne dépassent que rarement 30.000
points. Les graphismes du jeu remplissent leur office, à
savoir qu’ils constituent un pas en avant par rapport à
ceux de Space
Invaders. Les ennemis tournent sur eux-mêmes
pendant les attaques, chaque sorte d’ennemi est colorée
d’une façon différente, et les pixels qui donnent
au fond d’écran l’allure d’un ciel cosmique étoilé
scrollent, ce qui donne une illusion de mouvement à l’ensemble.
À noter tout de même qu'il s'agit du premier jeu
d'arcade entièrement en couleurs RGB, ce qui explique
la précision de son affichage supérieure à
celle de ses contemporains.
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L’ambiance sonore est comparable à celle d’un bombardement
pendant la seconde guerre mondiale, à savoir que la musique
de fond se limite à une sorte de sirène d’alerte bien
stressante, et les attaques ennemies sont ponctuées d’un sifflement
de bombe en chute. Les tirs, marque de fabrique des shoot'em up Japonais
de cette époque, ont un bruit composé de notes de musiques,
différent de ceux des jeux Américains qui émettent
un bruit de type "explosion" ou "bruit blanc".
Tout ça sorti d’un petit haut-parleur, avec un volume surpuissant,
ale don, dans le cadre d’une salle d’arcade, de faire perdre ses moyens
au joueur occasionnel qui va donc devoir allonger la petite monnaie
s’il veut s’amuser plus d’une minute ou deux. Seul le vidéo-game
maniac saura faire abstraction de tout ça et se concentrer
sur les consignes de l’entraîneur. En général,
le jeu se joue au joystick, mais certaines bornes commercialisées
ont été équipées d'un track-ball.
Titre
emblématique des salles d'arcade du début des
années 80, Galaxian a connu un gros
succès, a été adapté sur Atari VCS
2600, puis plus tard sur MSX
par Namco himself, mais ce succès est injuste, dans la
mesure où Galaga,
qui lui succède, est passé un peu inaperçu
alors qu'il est objectivement meilleur et vieillit beaucoup
mieux. Plusieurs suite ont été réalisées,
mais toutes sous des appellations dérivées du
titre Galaga.
Laurent