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| Alcahest
: un démon qui essaie juste de faire son boulot. |
Le
héros : ce type n'a pas le sens de la fête
! |
1000
ans ont passé et de sombres événements
se préparent. Celui qui s'est auto-proclamé Empereur
attaque sans relâche tous les royaumes pacifistes, avec
ses légions de chevaliers en armure brandissant épées
et boucliers. Partout la guerre et la haine ravagent les contrées.
Et dans le ciel, une étoile de mauvaise augure brille
et annonce le retour du terrible démon ...
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Un
Empereur ambitieux concourt pour le prix du meilleur second-rôle
maléfique. |
Contrairement
à ce que nous fait croire Mario, une étoile
n'annonce pas que des bonnes choses. |
HALKEN
BON JEU !
Alcahest
sur Super Famicom est le fruit du travail d'un développeur
bien connu : HAL Laboratory, également appelé
Halken (abréviation de son nom japonais : HAL Kenkyuujo).
Si cette équipe d'orfèvres du jeu vidéo fait
désormais partie de Nintendo, il faut se rappeler qu'ils
ont aussi jusqu'au début des années 90 produit des jeux
distribués par eux-même ou par d'autres éditeurs,
comme ici les spécialistes du J-RPG : Square Soft.
Alcahest
est d'ailleurs l'une de leurs toutes dernières productions,
peut-être même LA dernière, qui ne soit pas
pour le compte de Nintendo. Il s'agit d'un jeu d'action empruntant
quelques éléments aux jeux de rôle. Ces
éléments suffisent à beaucoup pour qualifier
le titre de "action-RPG" mais on est clairement plus
proche d'un "Gauntlet-like"
que d'un Zelda.
Peu connu, inédit en dehors du Japon, et n'ayant jamais connu
les joies d'une réédition quelconque ni d'une suite,
Alcahest est pourtant un soft très distrayant
que les fans d'action et d'Heroic-Fantasy se doivent d'essayer.
Il faut noter d'emblée que les textes du jeu, en dehors
du menu principal, sont intégralement en japonais. Mais
que cela ne vous décourage pas car d'une part on peut
terminer le jeu sans lire ces textes, et d'autre part, un patch
de traduction est disponible et permet de pratiquer toute l'aventure
en langue anglaise à l'aide d'un émulateur. Sans
ce dernier, seul le système de sauvegarde, à base
de mots de passe en caractères japonais, peut éventuellement
poser problème.
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Un
écran titre sobre et efficace. |
4
niveaux de difficulté sont présents :
easy, normal, hard et pro. |
Après
la sympathique introduction, les options du jeu nous permettent d'accéder
au sound-test, de redéfinir l'attribution des boutons
du pad et de régler le niveau de difficulté.
Ce dernier définit le nombre de vies et de "continue"
dont dispose le joueur mais influe également sur le nombre
et la férocité des ennemis rencontrés en cours
de jeu, mais nous y reviendrons.
Une
fois ces quelques réglages effectués, l'aventure commence
et le joueur se retrouve dans la peau pixelisée de Alen,
un guerrier solitaire qui voyage dans les montagnes. Alors qu'il ne
demande rien à quiconque, des hommes-lézards à
la solde de Babilom s'attaquent à lui.
Babilom est un sorcier issu de "l'Underworld",
le monde des démons. Très discipliné, il
garde toujours un œil sur le calendrier et y a consciencieusement
inscrit une croix au millième jour suivant la défaite
du grand démon Alcahest. Il sait donc que le moment est
venu. Et il sait aussi qu'un trouble fête va se manifester
pour ruiner ces festivités. Ce casseur d'ambiance, c'est
Alen, il en est sûr, et comme il vaut mieux prévenir
que guérir, il décide de s'en débarrasser
avant que les Gardiens ayant déjà
causé la perte des démons ne s'allient à
lui.
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Babilom
et ses hommes-lézards traquent Alen. |
Babilom
n'est pas bel homme. |
Pas
de chance pour Babilom, le Gardien du Feu s'est déjà
réveillé et il téléporte Alen hors
de danger. Il invite également notre héros à
se mettre en quête de lui-même et des trois autres
Gardiens afin de stopper Babilom et Alcahest.
SYSTEME
DE JEU ET PREMIER NIVEAU
Alen
est vu de dessus et légèrement de trois-quarts,
tout comme le monde qui l'entoure et les nombreux ennemis qui
vont inlassablement lui tomber dessus pour tenter de l'empêcher
d'atteindre son but. Le joueur le dirige librement selon un
scrolling multi-directionnel. Il est possible d'explorer à
loisir les alentours et de revenir en arrière mais attention
car les ennemis réapparaissent sans cesse. Ces importuns
rapportent cependant des points d'expérience au héros
lorsqu'il les pourfend de son épée, ce qui sert
à gagner des niveaux et donc à devenir plus fort.
Au
début de son aventure, Alen est seul, mais pas démuni.
Son bouclier arrête de nombreuses attaques ennemies, que
ce soit au contact ou à distance, du moment qu'on reste
parfaitement immobile lors de l'impact. Son épée
frappe dans les huit directions avec le bouton Y, et si on maintient
ce dernier, Alen effectue une attaque tourbillon, de très
courte portée hélas, en tournant sur lui même.
Sa jauge de vie enfin lui permet d'encaisser quelques coups
avant de rendre l'âme. Des coffres disposés un
peu partout renferment divers objets comme des bonus de vie,
ou une magie permettant de lancer des cercles de feu pendant
quelques secondes.
Le
héros peut également courir si on appuie 2 fois
rapidement dans une direction, ce qui est loin d'être
évident pour les diagonales. Certaines "cases"
spéciales présentes au sol lui permettent également
de se projeter rapidement dans une direction épée
en avant, pour infliger de gros dégâts, ou de s'envoler
un court instant dans les airs pour passer à une autre
partie du niveau.
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La
case bleue permet à Alen de s'élancer
vivement en brandissant son épée. |
La
case verte a permis à Alen de traverser ce gouffre. |
Les
ennemis sont tout d'abord des loups et des blobs bleus
: rien de bien méchant, jusqu'à une rencontre
avec les hommes-lézard du début qui peut s'avérer
un peu plus délicate selon le niveau de difficulté
choisi.
C'est
après cette première difficulté que Alen va rencontrer
son premier compagnon, le jeune apprenti magicien nommé Garstein.
Celui-ci fait d'ailleurs une entrée remarquée en carbonisant
une meute de loups venus lui grignoter les guiboles.
Garstein, comme tous les autres compagnons qu'on rencontrera
plus tard, suit le héros comme son ombre et attaque en
même temps que lui en envoyant des boules d'énergie
à distance. On peut également invoquer à
tout moment, avec le bouton X, son attaque spéciale qui
déclenche un déluge de feu sur tout l'écran
mais qui consomme des "SP" (spell-points),
indiqués en bas de l'écran sous la jauge de vie
d'Alen.
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Garstein
fait le ménage grâce à son pouvoir
spécial. |
Et
modeste avec ça ! |
Pour
progresser vers le fameux premier Gardien, il faudra s'introduire
dans une caverne. Garstein décide d'y accompagner Alen car
il veut absolument voir ce fameux Gardien dont parle la légende,
certainement afin de s'en vanter ensuite dans la cour de récréation
de son école de magie !
Cependant cette caverne est remplie d'un gaz toxique, abrite des couloirs
plongés dans l'obscurité totale, et est envahie de coulées
de lave sur laquelle on ne peut marcher. Mais à chaque problème
sa solution et si Alen se procure dans l'ordre un masque respiratoire
(!), une torche et des bottes de glace, il pourra sans problème
aller explorer la caverne, tout en bataillant joyeusement contre les
chauves-souris, plantes cracheuses de feu et autres insectes géants
qui y ont élu domicile.
Tous les niveaux d'Alcahest fonctionnent de cette manière
: il faut explorer tous les endroits accessibles afin de trouver
des objets permettant d'accéder à de nouveaux
endroits, jusqu'à arriver au boss. Le boss en question,
à l'issue de ce premier niveau, est le premier Gardien,
qui représente l'élément du feu. Il oblige
nos héros à le combattre afin de tester leur détermination,
puis remet à Alen une nouvelle épée avant
de se joindre à lui.
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Il
faut trouver des objets pour progresser. |
Le
premier Gardien fait office de premier boss. |
A
partir de ce moment, il est possible de changer d'épée
avec les touches L et R (ce qui change également la couleur
des habits du héros) et d'invoquer le Gardien correspondant
avec B. Chaque épée propose une attaque spéciale
différente en maintenant Y et chaque Gardien dispose
d'un pouvoir, soit offensif, soit défensif, qui consomme
des MP (magic points).
Alen
se met alors en route pour le royaume de Panakeia où doit se
trouver le second Gardien tandis que Garstein part de son côté
étudier de mystérieuses ruines ...
LE
SECOND NIVEAU
L'Empereur
reçoit la visite du sorcier-démon Babilom qui
lui propose son assistance dans ses conquêtes et lui délivre
l'astuce du jour : la princesse du royaume de Panakeia, qui
résiste toujours à l'empereur grâce à
la bravoure de son capitaine de la garde, se trouve dans un
petit temple mal gardé, c'est l'occasion ou jamais de
l'enlever afin de gagner un otage très utile, et l'Empereur
y envoie imédiatement Gordon, son chef
des armées.
Or, Alen arrive justement dans la ville qui abrite le temple
en question. En interrogeant les habitants, il apprend que la
princesse doit conduire une cérémonie afin de
renouveler un sort qui garde un terrible monstre prisonnier.
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Cette
partie du jeu vous permet d'explorer une (toute petite)
ville. |
Gordon
et ses troupes en route vers le temple ... |
Cette
séquence par laquelle débute le deuxième niveau
du jeu fait penser aux traditionnels passages toujours présents
dans les J-RPG où le héros et ses amis recueillent des
informations dans les villes et villages en discutant avec divers
personnages tout en faisant quelques emplettes. Étrangement,
c'est la seule séquence de ce type présente pendant
toute l'aventure. Est-ce que le staff de Halken avait l'intention
de développer un jeu plus grand, plus tourné vers l'aventure,
puis serait parti dans une autre direction en gardant simplement ces
scènes comme témoignage de ce qu'aurait pu être
Alcahest ?
Toujours
est-il qu'après cet intermède interactif sans
combat, le seul du jeu donc, les forces de l'Empereur dirigées
par Gordon, attaquent la ville et s'introduisent dans le temple,
suivis par Babilom et ses sorciers. Alen se lance à leur
poursuite.
Le
deuxième niveau se déroule à la fois dans le
temple lui-même et dans les égouts de la ville qui devront
être explorés pour découvrir les objets indispensables
à la progression.
Les ennemis à combattre sont les soldats de Gordon, des
statues qui prennent vie, et quelques créatures gluantes
et puantes dans les égouts. Attention car certains monstres
sont uniquement sensibles aux attaques du Gardien. Il faudra
de plus actionner quelques interrupteurs pour faire varier le
niveau des eaux afin de débloquer certains passages.
Les "puzzles" restent très simples et l'accent
est toujours mis sur l'action.
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Alen
combat ces statues, aidé par le Gardien du feu. |
Attaque
triplée dans les égouts grâce au
pouvoir de l'épée du Gardien de feu. |
Finalement,
Alen parviendra le premier jusqu'à la princesse Elikshil.
Habituellement, les princesses de jeu vidéo se contentent de
dire merci quand on vient à leur secours, ou bien de faire
savoir qu'elles sont en fait retenues prisonnières dans un
autre château ... Mais Elikshil est faite d'un bois différent
: comprenant que le destin de son royaume est lié à
la réussite d'Alen, elle choisit d'accompagner ce dernier.
Elle prend donc la relève de Garstein et suit notre héros
tout en lançant des couteaux sur les ennemis éloignés.
Ses projectiles font peu de dégâts mais se révèlent
tout de même utiles. Mais pas aussi utiles que son pouvoir spécial
qui redonne des points de vie ET des points de magie !
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| Rencontre
avec la princesse ...
qui prête ensuite main forte pour combattre les
sorciers de Babilom ... |
C'est
avec son aide qu'Alen va tout d'abord affronter Gordon. Rapidement
blessé, le chef des armées de l'empereur préfèrera
s'enfuir. Qu'on se rassure : on croisera encore la route de ce guerrier
fourbe et ambitieux qui sert sa propre cause ... (et il faut voir
comme il sert, Gordon … hum …).
En traversant ensuite des couloirs envahis par les sorciers de Babilom,
nos héros parviendront jusqu'à ce dernier qui non seulement
transformera la garde personnelle de la princesse en zombies, mais
libèrera aussi le monstre enfermé dans les murs du temple
: un terrible dragon ! C'est donc trois "boss-fight"
qui vont s'enchaîner assez rapidement : il y a du rythme dans
Alcahest !
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Une
fois le monstre du temple vaincu ... |
...
le Gardien de l'eau apparaît. |
Mais
rien n'arrêtera Alen et Elikshil qui en venant à
bout de tous ces dangers, feront la rencontre du second Gardien,
celui représentant l'élément de l'eau.
Mais alors que tous se réjouissent, la princesse est
victime d'un enchantement qui la transforme en statue de pierre.
Alen
parviendra-t-il à trouver un moyen de la libérer
? Surmontera-t-il les autres dangers qui l'attendent sur sa
route vers l'alliance avec les 2 autres Gardiens ? Pourra-t-il
recevoir leur aide avant qu'Alcahest n'abatte sa furie sur le
monde ?
Je ne vous le dirai pas et vous invite à vous lancer
dans le jeu pour le découvrir par vous-même. Mais
vous devez déjà vous douter un peu de la réponse
n'est-ce pas ?
D'AVENTURES
EN AVENTURES ...
Je
ne vais pas vous révéler tout ce qui se passe
dans les 6 autres niveaux que contient ce jeu. Sachez cependant
qu'Alen traversera des décors variés aux thèmes
parfois surprenants, affrontera de nombreux ennemis parmi lesquels
les 4 généraux de l'Empereur ou des monstres invoqués
par Babilom, et rencontrera de nouveaux compagnons qui viendront
lui prêter main forte. En plus de Garstein qu'on retrouvera
avec plaisir, 3 autres héros feront leur apparition :
Sirius
est le capitaine de la garde de Panakeia. Il mène une offensive
sur le palais de l'Empereur afin de trouver un moyen de sauver la
princesse Elikshil. Il frappe avec une masse d'arme disposant d'une
longue portée et faisant énormément de dégâts.
Son pouvoir le fait tourner sur lui-même en usant d'une sorte
de "mitrailleuse médiévale" pour tirer sur
les ennemis qui l'entourent.
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Sirius
et Alen devront s'échapper des cachots de l'empire. |
Magna
est un cyborg créé par une ancienne civilisation
très avancée. Il est découvert à
l'intérieur d'une forteresse volante dont l'Empereur
et Babilom s'emparent pour provoquer toujours plus de mort et
de destruction. On apprend qu'il a participé à
la dernière guerre contre Alcahest il y a mille ans de
ça. Il attaque en lançant une puissante boule
d'énergie qui rebondit sur les murs.
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Magna
sort de son sommeil millénaire ... |
Enfin
Nevis est un dieu-dragon qui peut prendre l'apparence
d'une jeune fille. Les dieux dragons combattent les démons
depuis la nuit des temps et Nevis offrira son aide à
Alen après l'avoir défié. Bien que Nevis
soit moins puissante que Sirius ou Magna, elle dispose de projectiles
partant dans 3 directions, effectue une attaque tournoyante
bien pratique au contact et peut se transformer en dragon pour
attaquer ses ennemis.
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Nevis
sous sa véritable forme. |
Et
si la princesse survit à son enchantement, il se pourrait
qu'elle vienne également prêter main-forte ...
Grâce
à tout ce petit monde, Alen va affronter sans cesse de nouveaux
dangers. Il gravira une montagne sur laquelle les éléments
se sont déchaînés, explorera des ruines hantées
et s'introduira dans des contrées très étranges.
Le level-design apportera toujours de la variété
avec de nombreux pièges comme des pics sortant du sol
ou des murs, des énigmes à résoudre, ou
toujours des labyrinthes, jamais trop compliqués en soit,
mais qui se révèlent retords quand on les explore
en étant continuellement soumis au feu de l'ennemi.
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| Il
aurait dû prendre son pull à laine. |
Attention
à ne pas s'enfoncer un pic jusqu'à l'aine. |
Forcément,
les forces de Babilom, de l'Empereur, ou encore la faune locale,
monteront en puissance eux aussi. Il y aura des soldats d'élite
capables d'esquiver vos coups d'épée pour vous
lancer ensuite des projectiles, des ogres dont le souffle glacial
peut vous tuer en quelques secondes, et bien d'autres bestioles
belliqueuses.
Et
bien entendu, les "boss" répondent
à l'appel. Créatures démoniaques, machines
infernales ou généraux à la volonté
implacable, ils se dressent face à nos héros.
Mais tous ont un point faible et choisir la bonne épée,
et le bon Gardien, est la clé de la victoire face à
eux.
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Les
cases fléchées permettent d'échapper
aux attaques de ce boss. |
Un
boss qui a de la gueule ! |
Je
ne vous spoilerai pas la fin du jeu en vous montrant
l'apparence du dernier boss, mais sachez que ce dernier est
magnifique tout autant que dangereux !
UNE
HISTOIRE SYMPATHIQUE ET BIEN MISE EN SCENE.
En
plus de son action efficace, ce qui rend vraiment Alcahest attachant,
c'est tout ce qu'il y a autour. Les nombreux personnages interagissent
entre eux lors de cut-scenes et rythment la progression du
joueur au fil de divers dialogues et rebondissements scénaristiques,
certes pas franchement originaux, mais bien amenés. De plus
le character-design, typique de l'Heroic-Fantasy à la
japonaise, est réussi, et s'exprime au travers de portraits
des personnages apparaissant lors des dialogues.
On
pense ainsi à Guardian
Heroes de Treasure sur Saturn qui, avec un casting
de personnages charismatiques, ajoutait également une
touche "J-RPG" efficace à un jeu d'action,
un beat-them-all en l'occurrence.
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Gordon
révèle ses ambitions à Sirius. |
Meurtres
et vengeance sont également au menu. |
Techniquement,
difficile de trouver des défauts à Alcahest. L'animation
est efficace, la jouabilité quasi-parfaite, et quelques effets
spéciaux ici et là soulignent les passages épiques.
La partie musicale quant à elle est une franche réussite,
avec des thèmes épiques qui restent dans la tête.
Les décors manquent quelque peu de détails par rapport
à d'autres titres sortis plus tard sur Super Famicom et adoptant
la même représentation graphique, comme Terranigma
ou Seiken Densetsu 3, mais ça n'enlève rien aux
qualités techniques d'Alcahest.
Parlons
rapidement de la difficulté et de la durée de
vie.
Sans être une promenade de santé, Alcahest est loin d'être
insurmontable dans son mode de difficulté par défaut.
En fait, cette dernière est assez mal répartie car on
alterne des phases où Alen est seul et des phases où
il est accompagné. Dans le premier cas, l'absence d'attaques
à distance se fait clairement sentir, alors qu'avec un renfort,
on peut se débarrasser de nombreux ennemis facilement sans
risquer sa peau.
Mais si on passe la difficulté au niveau maximum, on découvre
alors un autre jeu. Les ennemis sont plus nombreux, plus agressifs,
et plus résistants, rendant la progression beaucoup plus délicate
mais plus intéressante pour peu que vous ayez envie d'un défi
bien corsé.
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Combat
contre les hommes-lézards en mode "normal". |
Même
scène en mode "pro". |
Pour
contrebalancer ceci, les paliers pour progresser en niveaux sont bien
plus rapprochés. Ainsi, on passe Alen au niveau 2 après
7500 points d'expérience en niveau "pro" contre 120000
en niveau "normal" ! Ceci encourage à faire des aller/retours
fréquents pour tuer toujours plus de monstres et monter en
niveaux, et donc ça rallonge la durée de vie du jeu,
d'une façon certes assez artificielle mais on retrouve ça
dans de nombreux J-RPG.
CONCLUSION.
Quel
dommage que les jeux édités par Square Soft à
cette époque n'étaient pas systématiquement
exportés vers l'occident. Cela nous aurait permis de
profiter de ce Alcahest, un jeu charismatique et bourré
d'action, proposant une expérience proche d'un Zombies
ate my Neighbours ou d'un Chaos
Engine à la sauce Heroic-Fantasy, tout en
rappelant également Soulblazer.
Mais n'éprouvons pas de rancœur ni de haine envers ceux
qui nous ont privés de ce jeu, car ces sentiments négatifs
alimentent le pouvoir du démon, comme nous l'apprend la conclusion
d'Alcahest. Encore un coup à se faire taper dessus dans 1000
ans !
Sebinjapan.