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Black Tiger,
distribué aux Etats-Unis par Romstar.
Cliquez sur une image pour une version plus gande (merci au site Arcade Flyer Archive !) |
1985 – 1987 : l’explosion Capcom.
Époque faste pour Capcom. À peine
lancée sur un marché en pleine croissance, cette société nippone accumule les hits à une
vitesse impressionnante - la faute principalement à ses deux uniques designers, Tokuro Fujiwara et Yoshiki Okamoto :
deux talents exceptionnels dont l’extraordinaire potentiel créatif permit à la compagnie d’éditer
quelques unes des plus grandes réussites du monde de l’arcade.
À peine licencié de chez Konami
où il avait développé dans la quasi-clandestinité le génial Time
Pilot, puis le fabuleux Gyruss, Okamoto profita de son arrivée chez Capcom pour s’imposer
comme le numéro un d’une équipe cherchant encore ses marques. 1942, puis 1943,
Final Fight et même le hit interplanétaire Street
Fighter II font partie des quelques grandes réussites de ce génie du jeu vidéo.
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1942 et 1943. |

Final Fight et Street Fighter 2.
L’esprit de rivalité qui s’installa
très vite entre Fujiwara et Okamoto permit à ce premier de puiser efficacement dans ses ressources et de répondre
aux superbes réussites de son compère en créant les non moins superbes Commando et Ghosts’n
Goblins.
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Commando
et Ghost'n'Goblins. |
L’incroyable jouabilité de tous ces
titres ne fait aucun doute. Mais c’est surtout leur formidable réalisation technique qui à l’époque
séduisit des myriades de joueurs avides de sensations nouvelles. Finis les énormes pixels et les couleurs criardes
: c’étaient désormais de gros pixels aux couleurs vives qui illuminaient les écrans. La nuance
est d’importance.
Après la sobriété graphique
d’un Exed Exes ou d’un Vulgus, sortis en 1984, et avant le gigantesque bond
technologique que représenta en 1988 le système CPS-1 et sa flopée de titres cultes tels que Ghouls’n’Ghosts
ou Strider, parurent toute une série de hits considérés
par beaucoup comme étant la quintessence du jeu d’arcade à l’ancienne.
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Exed
Exes et Vulgus. |
Ghouls'n'Ghosts et Strider
Tous ces hits ne furent pas le fruit de la réflexion
d’Okamoto et de Fujiwara. Le succès aidant, Capcom vit son équipe de recherche s’élargir,
donnant ainsi l’occasion à quelques petits nouveaux de s’imposer au plus haut niveau. C’est ainsi
que naquirent des titres aussi inoubliables que Tiger Road, Trojan,
Gunsmoke… et Black Tiger, dont voici la présentation détaillée.
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Tiger
Road et Gunsmoke. |
Mettez un Tigre Noir dans votre moteur.
Pour autant, pas la moindre trace d’un tigre,
fût-il noir, dans ce jeu. Il serait d’ailleurs intéressant de comprendre pourquoi Capcom, en exportant
sa borne en occident, décida de ne pas conserver le titre de celle-ci, Black Dragon, autrement plus
cohérent. Mais jugez plutôt.
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Écran
titre. |
Un
prologue fort ambitieux. |
« Il y a de cela bien longtemps, trois dragons
descendirent des cieux dans un grand fracas, détruisant tout un royaume et le plongeant dans l’obscurité.
De cette lente agonie surgit un courageux guerrier ».
L’écran d’introduction de Black Tiger a au moins le mérite de mettre les choses
au clair : ce n’est pas pour son originalité scénaristique qu’on s’y intéressera. La
motivation devra venir d’ailleurs. Et autant vous rassurer tout de suite : cette motivation ne tardera pas à
naître dès les premières secondes de jeu.
La représentation de l’aire de jeu
est on ne peut plus classique : de profil, le héros ainsi que les ennemis se détachent parfaitement d’un
décor de grottes entièrement constitué de plates-formes et de colonnes faisant office, une fois n’est
pas coutume, d’échelles. L’ensemble se meut dans une fluidité parfaite : votre guerrier dispose
d’un nombre confortable d’étapes d’animation, donnant vie au moindre de ses mouvements. L’ennemi
n’est pas en reste : squelettes, orques, diablotins, plantes carnivores… Tous ont bénéficié
d’un soin tout particulier dans leur conception artistique.
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Un
affrontement pour le moins enflammé. |
Les
squelettes surgissent du sol. |
L’accroche visuelle, marque de fabrique
de tout soft Capcom, est donc là, et bien là. D’un point de vue sonore, sobriété et efficacité
sont les maîtres mots servant à qualifier une bande-son qui ne restera, certes, pas dans les anales, mais qui
a au moins le mérite de sonner très arcade des eighties. Nostalgie, quand tu nous tiens.
Reste donc à évaluer l’essentiel,
à savoir l’intérêt intrinsèque d’un énième jeu de plate-forme dont l’originalité
ne semble, hélas, pas être le point fort.
Règle numéro un : ne pas se fier
aux apparences
Tout d’abord, il faut bien admettre que,
malgré son apparent classicisme, Black Tiger dispose d’arguments à même de séduire
un plus grand nombre. En premier lieu, son univers Heroic-Fantasy a peu de chance de déplaire. Le bestiaire rencontré
tout au long des 7 niveaux de ce jeu s’avère en effet suffisamment varié et pensé pour que chaque
rencontre avec l’ennemi impose une tactique d’affrontement différente. Il est ainsi hors de question de
foncer tête baissée sur un orque, alors que pourchasser une chauve-souris à peine apparue sur l’écran
sera une nécessité de tout premier ordre si l’on veut ne pas se faire prendre à revers. La progression
dans les niveaux, qui mettent essentiellement en scène de sombres catacombes ainsi que de gigantesques châteaux,
sera rendue de plus en plus difficile par l’apparition de monstres disposant d’une intelligence de déplacement
de plus en plus marquée. Ainsi, les diablotins volants, qui ne sont pas sans rappeler l’un des monstres les plus
pénibles de l’histoire du jeu vidéo, j’ai nommé la célèbre gargouille de la
série des Ghosts’n Goblins, vous forceront à
bondir en tous sens tandis que des magiciens apparaîtront, le temps d’un instant, pour lancer un sort de feu couvrant
plusieurs mètres.
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La
gargouille peut s’avérer coriace. |
Tiens,
je suis mort. |
Un tel déséquilibre dans les forces
en présence serait excessif si, de temps à autres, de vieux sages ne vous proposaient divers cadeaux en échange
de leur libération. Argent, temps supplémentaire… les (bonnes) surprises sont nombreuses. Certains de
ces vieillards iront même jusqu’à ouvrir leur boutique afin que vous puissiez y dépenser les Zenny
(l’unité monétaire traditionnelle récurrente chez Capcom) que vous aurez accumulés jusqu’alors.
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Remercie
ton sauveur, vieillard ! |
Les
vieillards sont plein de ressources. |
Dans la série des excellentes surprises,
notons également ces pots d’argile qui, une fois cassés, révèlent un contenu souvent appréciable.
Idem pour ces coffres dont l’ouverture à l’aide de clés laissent apparaître de nombreuses
richesses. Hélas, s’approcher de tels trésors entraîne souvent de funestes conséquences.
Ainsi, il n’est pas rare de déclencher un piège aux effets redoutables : gerbes de flammes provenant
du sol ou des murs, gaz empoisonnés… Tous les poncifs du genre y passent, pour le plus grand plaisir de l’amateur
du genre médiéval-fantastique. Malgré le rythme effréné du combat qui fait rage, l’on
se surprend alors à avancer avec la plus grande prudence dès lors qu’un coffre se trouve à proximité
: les déplacements deviennent plus stratégiques, l’agilité prend alors toute son importance.
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Les
coffres abondent… |
…
les pièges aussi ! |
Règle numéro deux : qui
dit jeu maniable dit jeu jouable
À l’instar de bon nombre de blockbusters
made in Capcom, Black Tiger s’avère être d’une maniabilité exemplaire. Le
héros répond au doigt et à l’œil, et les sauts, élément essentiel de tout jeu
de plates-formes qui se respecte, peuvent se faire au millimètre. Contrairement à bon nombre de titres du genre,
il est impossible de régler la hauteur de son saut en fonction de la durée d’appui du bouton, ni même
de repartir dans l’autre sens en plein vol en braquant soudainement la manette dans la direction opposée. En
d’autres termes, une fois le bouton saut pressé, il n’y a plus qu’à espérer retomber
au bon endroit. Pas facile au début – l’erreur n’est tout simplement pas permise - mais essentiel
afin de profiter pleinement de l’arsenal offensif du héros.
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Des sauts d’une grande précision. |
Et c’est précisément
ici que réside toute l’originalité de ce Black Tiger. En attribuant au joueur pas une
arme, mais deux, suffisamment différentes et complémentaires pour être utilisées simultanément,
Capcom a fait le pari osé d’un rapprochement entre l’un des styles de jeu les plus classiques de tous les
temps, la plate-forme, et un genre totalement étranger à cet univers : le shoot them up.
Chaque pression du bouton d’attaque déclenche
en effet l’envoi brutal d’une chaîne de métal à la portée limitée, accompagnée
de trois petits couteaux à la portée infinie. Bien évidemment, la chaîne possède une force
de frappe bien plus importante que les trois couteaux réunis, mais le fait même qu’elle impose au joueur
de s’approcher dangereusement de l’ennemi la réservera aux monstres peu rapides. Les couteaux, en revanche,
permettent de tenir l’ennemi à distance et d’anéantir efficacement les monstres les plus rapides
et, souvent, les plus faibles.
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Une chaîne… |
… + un tir
triple |
… = un mélange
détonnant ! |
Très vite, on apprend alors à user de ces deux
modes d’attaques avec intelligence. Très vite aussi, on comprend à quel point l’option du saut «
non modifiable » est la meilleure : elle autorise en effet le joueur à faire volte face dans les airs et d’asséner
de multiples coups à l’ennemi tout en s’éloignant de celui-ci. Un saut plus important étant
déclenchable à tout moment (sans bouger, une pression du bouton saut suivie immédiatement d’une
poussée de la manette vers la droite ou vers la gauche), toutes les actions, ou presque, sont réalisables.
En un rien de temps, l’écran se trouve empli de projectiles tandis que le héros bondit, tel un tigre (…
d’où le titre), de corniches en corniches à la recherche de la sortie du niveau.
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Après l’effort,
le réconfort : fin d’un niveau. |
Depuis Black Tiger, de nombreux jeux de plates-formes
ont repris le principe du shoot intégré. Contra, de Konami, sortit la même année ;
de même que Psycho-Nics Oscar de Data East, qui mit en scène un robot armé jusqu’aux
dents ; jeu qui, à son tour, permit à un certain Manfred Trenz, deux ans plus tard à la table de la pizzeria
Turricano’s, d’imaginer son propre jeu de plate-forme à la sauce shoot, et d’éviter de justesse
le dépôt de bilan de son équipe, Factor 5.
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Contra
: l’une des plus belles réussites du genre. |
Psycho-Nics
Oscar : vous avez dit Turrican ? |
Règle numéro trois : une bonne idée
se doit d’être exploitée jusqu’au bout
Et pour ceux d’entre vous qui se demanderaient
ce que serait devenu Black Tiger sans l’ajout des couteaux, ne cherchez pas plus loin : vous avez la
réponse devant les yeux.
Mettant un point d’honneur à exploiter leur idée jusqu’au bout, les concepteurs de ce jeu pensèrent
à intégrer dans les niveaux des monstres dont le simple contact empoisonne le joueur –au sens propre comme
au sens figuré. Sous l’effet du poison, le héros se retrouve alors dans l’impossibilité de
lancer ses couteaux, ne lui laissant plus d’autre choix que de se servir de sa chaîne du mieux possible.
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Empoisonné, le héros
devient mauve. Du jamais vu. |
Le résultat est sans appel : Black
Tiger en devient quasi-injouable. Le parfait équilibre qui subsistait entre plate-forme et shoot them up s’effondre
littéralement sous les yeux du joueur : affronter le moindre ennemi devient un véritable calvaire. Seule solution
: trouver au plus vite un marchand qui, contre menue monnaie, vous remettra un antidote vous rendant l’usage de vos
couteaux. Les plus prévoyants d’entre vous auront fait des réserves – il est en effet possible d’accumuler
nombre de ces antidotes dans votre équipement. Certains auront peut-être préféré augmenter
la résistance de leur armure ou auront acheté des élixirs de vie à même d’augmenter
leurs chances de survie une fois leur armure détruite. D’autres, enfin, auront choisi de mettre le prix fort
en boostant sensiblement la puissance de frappe de leur arme principale – un choix crucial au vu de la robustesse de
certains ennemis à venir, et du temps limité dont dispose le joueur pour atteindre la sortie d’un niveau.
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Gare
aux flammes ! |
Un
dragon extrêmement retors. |
À l’évidence, Black
Tiger ne se contente pas de l’estampille jeu de plates-formes. En ajoutant à ses ingrédients
une bonne dose d’action frénétique et un soupçon de stratégie, il réussit le mix
parfait entre deux genres jusqu’alors profondément dissociés, mais cohabitant de longue date dans les
salles d’arcade de l’époque : la plate-forme et le shoot them up. Quand Castlevania
rencontre R-Type…
Black Tiger + PC-Engine = Son Son II
Bien que le nombre quasi-inexistant de conversions
nippones de ce méga-hit puisse surprendre, il faut surtout y voir l’aveu d’impuissance de nombreux éditeurs
qui, face à l’indéniable avance technologique des bornes d’arcade Capcom, préférèrent
ne pas tenter le pari risqué d’une conversion réussie. Les Nippons, qui l’avaient fort bien compris,
patientèrent un an jusqu’à la sortie des consoles 16-bits pour se lancer dans de telles conversions –
Ghouls’n Ghosts sur Megadrive reste l’un des exemples les plus mémorables dans
ce domaine.
Alors certes, la NES bénéficia,
en Nipponie, d’une adaptation de ce hit, mais, étrangement, la cartouche, développée en interne
chez Capcom, ne fut jamais commercialisée. Sans doute doit-on y voir là la déception de la firme confrontée
à une adaptation en-deça de ses critères de qualité.
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La nipponie en 1987. |
En Europe, seul l’éditeur US Gold,
qui avait racheté les licences Capcom, se lança dans l’aventure. Évidemment, aucune des conversions
8-bits ne fut convaincante : du ZX-Spectrum au Commodore 64 en passant par l’Amstrad
CPC, les trop faibles capacités de ces machines ainsi que la présence d’un unique bouton sur leurs
joysticks rendirent ces adaptations peu maniables et franchement laides.
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La
version ZX-Spectrum. |
La
version Commodore 64. |
La
version Amstrad CPC. |
Sur Amiga et Atari ST, en revanche,
le résultat s’avéra autrement plus fidèle à l’original – à défaut
d’être, là encore, parfaitement maniable. On retrouvait enfin tous les niveaux de l’arcade, retranscrits
dans un graphisme agréable et coloré. Seule l’animation perdit en fluidité et, surtout, en rapidité
lors de son passage sur 16 bits.
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La version
Atari ST / Amiga et Son Son II, sur PC-Engine. |
En fait, c’est sur PC-Engine, console
8-16 bits faut-il le rappeler, qu’il fallait trouver la seule adaptation réellement intéressante.
D’une part parce que le terme adaptation prend ici tout son sens – plutôt que de tenter une conversion au
pixel près perdue d’avance, Capcom et NEC Avenue décidèrent de travailler sur un nouvel univers
reprenant beaucoup des principes déjà rodés dans Black Tiger deux ans auparavant ; et
d’autre part parce que cette adaptation met en avant suffisamment d’éléments nouveaux pour qu’elle
parvienne à se différencier avec brio de son illustre aîné.
Suite officielle d’un vieux titre de Capcom
sorti en arcade en 1984, Son Son II repompe en fait assez allègrement une quantité astronomique
de hits de l’époque, dont l’extraordinaire Wonderboy in
Monster Land de Sega - ennemis dans le plus pur style « kawaii », niveaux de plus en plus
vastes et réclamant de gros efforts de recherche, clés menant aux niveaux suivants, discussions avec divers
autochtones, inventaire représenté en cases, portes reliant de nombreux sous-niveaux entre eux… Les emprunts
sont légion.
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Wonderboy
in Monster Land… et Son Son II. |
De Black Tiger, Son Son
II aura conservé le déplacement du héros (les deux techniques de saut décrites plus haut
ont été retenues), le système d’échelles suspendues, de nombreux monstres (dont les fameux
‘jellys’ et les pièces tournoyantes indestructibles), le système de jarres renfermant moult trésors,
les secrets dans les murs, les Zennys… Bref, tout ce qui fait de ce titre un réel clone du Tigre Noir.
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Black
Tiger a pris des couleurs. |
Le vieillard
s’est tranformé en
très jeune vieillarde. |
Le résultat de cette compilation géante
? Un jeu ma foi fort agréable. Profitant d’une réalisation simple mais efficace, Son Son II
reprend avec succès tous les ingrédients des classiques du genre. La difficulté, bien dosée, la
longueur des niveaux ainsi que la pléiade de secrets qu'ils recèlent promettent aux plus courageux d’entre
vous de longues heures de jeu.
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Une
plante carnivore ? Comme c’est original ! |
Le
premier boss d’une longue série |
Il reste toutefois évident que sans la
dualité des armes si plaisante de Black Tiger, ce Son Son II ne partage au final
que peu de points communs avec celui-là. Plus axé sur la recherche, il perd toute la fougue qui fit de Black
Tiger le grand hit d’arcade qu’il fut, mais gagne dans un domaine où Wonderboy
régnait jusqu’alors en maître incontesté.
David