Le 1er site 100% français, consacré à l'histoire des jeux vidéo
Grospixels  
mascottes    
mail favoris
 
news
articles
dossiers
systemes
bonus
forum
liens
lexique
redaction
grosquiz

Atari Jaguar
(1994 - 1996)

 


La Jaguar est une console maudite, le vilain petit canard de la guerre des 32/64 bits. Un échec à la hauteur des espoirs que le projet avait suscités. Son histoire marque un virage dans l’industrie des consoles, la fin d’une époque et de certaines méthodes commerciales. On peut même dire qu’Atari est (semi) mort de n’avoir pas senti cette évolution. Le lancement de la Jaguar, mal préparé, essentiellement basé sur l’esbroufe et l’effet d’annonce plutôt que sur le concret, en est la meilleure preuve.


La Jaguar et sa petite famille.

Tout commence en 1989. Des rumeurs prétendent qu’une console 16/32-bits nommée Panther est à l’étude chez Atari. Elle doit être équipée d’un processeur Motorola MC68000 cadencé à 16 Mhz, que l’on trouve déjà sur les micros Atari Mega ST (et sur la Sega Megadrive, dans moult bornes d'arcade, les premiers Mac et les premiers Amiga, à des fréquences diverses), d’un co-processeur spécialement développé pour l’occasion nommé Panther, ainsi que d’un processeur sonore Ensoniq de type Otis, utilisant 32 canaux stéréo. La Panther est supposée afficher 8192 couleurs simultanément sur une palette de 262144 couleurs, et peut animer 65535 sprites de toutes tailles en même temps (a l’époque c’est en ces termes que se définit dans l’esprit du public la puissance d’une console, la 3d n’étant pas encore d’actualité). Jeff Minter, légendaire game designer, se montre très intéressé par le projet et annonce qu’il y participera.

  
Un prototype de Panther.

Comme c’est parfois le cas durant les prémices de l’apparition d’une nouvelle console, on raconte qu’un projet concurrent est également à l’étude chez Atari, mais à un stade beaucoup moins avancé. Il s’agit de la Jaguar, supposée donner à Atari une longueur d’avance technologique sur ses concurrents. La Jaguar est née sur les cendres du projet de console Konix Multisystem (voir cet article) : la société Flare, qui avait conçu cette dernière, s'est lancée dans un nouveau projet de hardware nommé Flare Two, qu'Atari a financé en vue d'en acquérir les droits pour en faire une console 64-bits. Atari va, deux ans durant, démentir ces rumeurs et prétendre que la Panther est sa priorité. A partir de 1991, cependant, les rumeurs s’amplifient et la Jaguar va s’avérer être beaucoup plus qu’un vague projet.

En 1993, la nouvelle est officielle : Atari abandonne le projet Panther est se concentre sur la Jaguar. Au mois d’Août, au CES de Chicago, le félin est dévoilé et fait forte impression, au grand dam de Trip Hawkins dont le système 3DO est, sur le papier, moins alléchant. De nombreux développeurs se montrent intéressés par cette nouvelle console, et chez Atari on renoue avec l’optimisme.

Une fois son hardware finalisé par les gens de Flare (sous la direction de Martin Brennan et Jon Matheson), la Jaguar est fabriquée en série chez IBM, qui s’est associé pour l’occasion à Atari moyennant un contrat de  500 millions de $, et s’occupe aussi bien de la fabrication des consoles que du packaging et de la distribution. C’est pour le géant américain la première tentative d’introduction du marché des consoles de jeux via un produit d’une autre entreprise. Les unités sont produites dans l’usine new-yorkaise d’IBM, et à partir de l’été 94 à Colorado Springs par la société Comptronix.

La sortie de la Jaguar est annoncée pour Octobre 93, et les pré-commandes affluent. Toutefois, Atari envisage de ne sortir la console que sur San Francisco et New York, dans un premier temps, avec une fabrication limitée à 50.000 exemplaires. Durant les mois qui suivent, les pré-commandes s’avèrent si massives qu’Atari va finalement repousser la sortie d’un mois, le temps de fabriquer toutes les machines commandées. Le 15 novembre, la console sort officiellement aux USA, mais, selon certaines rumeurs, seulement 20.000 exemplaires ont été manufacturés, et certains acheteurs vont devoir attendre de longs mois leur machine. La Jaguar est vendue 250$, livrée avec un joypad et le jeu Cybermorph.


Cybermorph.

Il est évident qu’Atari, après des années de vaches maigres ponctuées par les échecs successifs de la VCS 5200, de la VCS 7800, de l’Atari XGES et, dans une moindre mesure, de la Lynx, n’est pas préparé à faire face à une demande massive pour un de ces produits.
Les errements qui vont ponctuer la sortie de la Jaguar, aussi bien dans la production du hardware que dans le développements des premiers jeux, vont sceller son destin.

Un coup d’œil sur les spécifications techniques de la Jaguar nous montre qu’en réalité ce n’est pas vraiment une 64-bits. Elle est basée sur 5 processeurs et 3 chips, les deux premiers étant baptisés Tom et Jerry (fabriqués par Toshiba), et le troisième révélant un classique Motorola 68000 cadencé à 13,295 Mhz.
- La partie "Tom" contient le processeur graphique, l’object processor (qui gère entre autres les sprites), et le blitter (processeur d’accélération de l’affichage).
- La partie "Jerry" contient le processeur sonore (son digital qualité CD, nombre de voies quasi-illimité).

Si les chips Tom et Jerry sont effectivement des 32/64-bits, le 16/32 bits MC 68000 fait pour le moins tâche en 1994, mais selon certains sa présence ne se justifie que par le portage des jeux développés à l'origine pour la Panther. Les résolutions vidéo affichables dépendent du système vidéo du téléviseur sur lequel est branché la console (PAL, SECAM ou NTSC), mais peuvent avoisiner les 640x480, en couleurs 24-bits. La RAM est de 2 Mo et la console est équipée d’origine d’un port cartouche pour les jeux, bien qu’un lecteur de CD-ROM soit prévu pour plus tard. Deux contrôleurs peuvent être branchés (1 seul fourni en série), il s’agit de joypads à 3 boutons de tirs, munis d’un pavé de 12 boutons de fonctions.

A sa sortie, la Jaguar ne dispose que de 3 jeux : Cybermorph, Raiden (rien à voir avec le shoot'em up vertical bien connu) et Humans (ou Dino Dudes). Il s’agit en fait de titres Panther qui ont été portés sur Jaguar. Il faudra attendre Juin 94 pour voir apparaître enfin un titre fort : Tempest 2000, nouvelle version développée par Jeff Minter d'un hit d'Atari sorti en salles d’arcade en 1981. Le jeu fait l’objet d’excellentes critiques et redonne de l’espoir aux possesseurs de Jaguar, ainsi qu’à Atari. Dans la foulée sortiront Alien vs. Predator, un FPS génial dont la version Jaguar est considérée comme la meilleure, et une bonne conversion de Doom.

   
Dino Dudes et Tempest 2000.

Fin 94, Atari signe un contrat avec Sega dans le but de s’échanger des licences de jeux. Le contrat représente une injection de 90 millions de $ dans les caisses d’Atari, mais sur le long terme, on sait aujourd’hui que les profits de l’opération n’ont pas été ceux espérés. En 1995, l’extension CD-ROM Jaguar CD sort, après une longue attente de la part des fans. En entrant dans l’ère du CD-ROM, la Jaguar assoit son avance technologique et trouve une seconde jeunesse. Atari passe des contrats de distribution avec de prestigieux revendeurs, comme Toys'R'Us ou Wal Mart. Noël 95 s’annonce bien, d’autant qu’un des jeux les plus vendus du moment, Myst, arrive sur Jaguar.


Une Jaguar équipée du Jaguar CD.

En Octobre Sam Tramiel est victime d’un infarctus et va se retirer des affaires d’Atari jusqu’en Août 96. Son père Jack reprend les commandes et se livre à son exercice favori : le redressement. Le budget publicitaire est ainsi presque totalement supprimé, ainsi qu’une portion non négligeable du personnel de l'entreprise. C’est dans ce changement d'orientation qu’il faut voir l’obsolescence de la politique commerciale d’Atari. Alors que la Jaguar, machine au potentiel technologique et commercial indéniable, mérite que son constructeur rassemble toutes ses forces et joue son va-tout, voilà que Tramiel revient aux méthodes des années 70 qui privilégiaient la prudence et l’attentisme... Décembre 95, alors qu’un des tout derniers jeux Jaguar, Battlemorph, vient de sortir, des rumeurs annoncent qu’Atari est sur le point de faire faillite.

  
Battle Morph et Alien Vs Predator.

La société va alors annoncer plusieurs jeux, pour faire taire les racontars. Le 19 Avril le jeu Fight for Life, au titre de circonstace, sort. Ce sera le dernier jeu produit par Atari pour Jaguar. On pourrait penser que l’histoire de la console va s’arrêter là, mais en Octobre de la même année, Telegames annonce quatre nouveaux titres encouragés par la demande constatée sur Internet. La Jaguar a de nombreux défenseurs de par le monde qui jugent qu’elle n’a pas été soutenue par ses géniteurs comme elle le méritait, et qu’elle à sa place sur le devant de la scène. Ainsi, Worms, Towers 2, Breakout 2000 et Zero 5 vont venir s’ajouter à la courte liste de jeux disponibles, et le développement d’un autre titre, Battlesphere, est en cours à l'heure où ces lignes sont écrites (Mars 2001).


Battle Sphere.

En décembre, on évoque la prochaine sortie d’Iron Soldier 2 et de World Tour Racing, toujours chez Telegames. Towers 2 et Breakout 2000 font hélas l’objet de critiques très dures dans la presse spécialisée.

  
Iron Soldier 2 et Doom.

Alors qu’Atari n’est déjà plus qu’une filiale de JTS, la Jaguar semble lui avoir survécu. Sur le net, en mars 97, est fondée l’Atari Preservation Society, un groupe de fans dévolu à soutenir la mémoire des produits Atari. L’APS reçoit un nombre gigantesque d’e-mails d’encouragement qui semble indiquer que l'entreprise jadis fondée par Nolan Bushnell bénéficie toujours d’une certaine aura.


Air Cars.

Jusqu’en 1998, année du rachat d’Atari par Hasbro interactive, d’autres titres vont sortir, en CD comme en cartouche, parmi lesquels Air Cars, Automaniacs, Defcon I ou Gorf 2000, qui vont à chaque fois montrer par leurs ventes que même si le nombre de Jaguars vendues dans le monde est loin d’en faire une console à succès, ses utilisateurs lui sont fidèles et achètent systématiquement les nouveaux titres qui sortent. Ceci dit, on peut peut-être attribuer cette fidélité à une certaine nostalgie envers Atari.


Gorf 2000.

Aujourd’hui, on compte encore de nombreux sites consacrés à la Jaguar, et certains fans se sont confectionné des kits de développement, permettant l’apparition de nouveaux jeux. Côté émulation, par contre, c’est le desert. Le débat sur l’appartenance ou non de la Jaguar à la catégorie des consoles 64-bits fait l’objet de nombreux articles, même si la comparaison avec une Nintendo 64 fait apparaître un écart en faveur de cette dernière qui ne laisse guère de doute sur la question.


Laurent

Votre avis nous intéresse

18/07/2003 - Wild_Cat

Attention, Wild_Cat le technicos débarque!

En fait, la Jaguar avait non pas deux, non pas trois, non pas quatre mais bien CINQ processeurs:
- Un GPU 32 bits RISC programmable (chip graphique)
- Un CPU 64 bits RISC
- Un blitter 64 bits RISC (processeur spécialisé dans les opérations de mouvement mémoire -- la principale raison pour laquelle les scrollings sur Amiga étaient plus fluides que sur 520 ST)
- Un DSP 32 bits (chip de traitement de signal digital -- généralement utilisé dans le traitement du son)
- Un 68000 (16 bits CISC, à 13 MHz)

Au vu de ces spécifications, on a l'impression qu'Atari a utilisé pour concevoir cette console la technique dite du 'tout à l'égoût'. On y trouve tout et n'importe quoi: différentes architectures, différentes technologies, différents fabricants, du CISC et du RISC, bref un bordel monstre. Vous pensiez que la Saturn était la machine à l'architecture la plus compliquée qui existe? Revoyez votre opinion, la Jaguar est encore pire. Au-delà du fait que tout ce bric-à-brac technologique coûte cher à fabriquer, il n'y a pas besoin d'être programmeur pour comprendre que ce doit être un cauchemar de faire travailler toutes ces puces ensemble et d'en tirer le maximum.

La Jaguar a donc deux CPU (processeurs centraux), les autres puces étant dédiées à des tâches spécifiques. Pour utiliser 2 CPU en même temps, c'est toujours plus facile s'ils sont identiques. La Neo Geo (contre-exemple) avait un 68000 et un Z80, mais ces deux processeurs étaient très connus, ce qui permettait de s'en sortir sans trop de problèmes. Dans le cas de la Jaguar, on a 2 processeurs totalement différents (un RISC et un CISC) à utiliser, du coup on va instinctivement se focaliser sur celui qu'on connaît le mieux, en l'occurence le seul qu'on connaît: le 68000. L'autre, on l'utilisera quand on aura eu le temps d'apprendre à s'en servir. Et voilà: la majorité des jeux Jaguar utilisaient le 68000 en primaire, la console était donc utilisée comme une 16-bit glorifiée. Le 68000 était censé être un gros avantage pour la console, ce fut aussi son plus gros défaut: sa présence, en plus de tout ça, rendait assez simples les portages directs de jeux Megadrive, ST ou Amiga. Du coup on ne voyait pas trop la différence avec la génération précédente.

La leçon du jour, donc (Nintendo l'a apprise un peu plus tard avec la N64, et Sega y a eu droit avec le Mega CD, la 32X et la Saturn -- z'apprennent pas vite chez Sega): quand vous concevez le hardware d'une console, faites une architecture efficace mais simple et élégante. Arrêtez de faire n'importe quoi: n'oubliez pas que ce sont des vrais gens qui vont l'utiliser, votre machine.
Oh, et n'oubliez pas d'y mettre de la RAM, aussi, surtout si vous voulez des jeux en 3D dessus. Sinon ça donne la N64 ou la GBA.

18/17/2003 - Pocket M

Un défenseur de la jaguar et des causes perdues ? Me voici ! Oui, la Jaguar est un ratage total au niveau commercial surtout. Atari a fait ce qu'il y avait de pire en la matière, et raté toutes les opportunités imaginables (par exemple l'exclusivité de Worms). Ensuite, je contstate (mais pas seulement ici, c'est généralisé) que la quasi totalité des gens qui critiquent la Jaguar n'a joué qu'à une poignée de ses jeux (3, 4, 5, rarement plus...)... C'est un peu juste pour se faire une opinion sur une console

Pour en venir aux jeux justement, les incontournables :

- Alien VS Predator, un jeu *culte*. A jouer dans le noir total, sur enceintes, je n'ai plus vu de jeu depuis avec une ambiance aussi démentielle, à vous faire pisser dans le froc.
- Doom : la seconde grosse claque de la Jaguar. Il fallait à l'époque avoir un PC vraiment costaud pour obtenir le même résultat, et les version SNES et 32X ne sont même pas comparables ^__^;
Commentaire de Carmack qqs mois après sa sortie : "la meilleure version jamais réalisée, toutes plates formes confondues"
- Tempest 2000 : mon jeu sur Jaguar, je n'ai jamais retrouvé un jeu aussi tripant et prenant. De l'arcade à fond, des musiques diaboliques (un exploit, sur cartouche), un fun à toute épreuve... Le jeu a recu une nuée de récompenses aux US, a été adulé par des mags comme Edge, etc.
- BattleSphere Gold : considéré comme le meilleur jeu Jaguar et comme une vraie bombe... je ne me prononce pas car je n'ai pas encore eu vraiment l'occasion d'y jouer vu sa rareté ^^ Un shoot spatial en 3D, jouable jusqu'à 32 en réseau (!).
- Atari Karts : un clone de Mario kart , bien qu'un ton en dessous de ce dernier, car pas assez complet à mon sens. Très beau et très maniable par contre.
- Missile Command 3D & Defender 2000 : des jeux indispensables pour tous ceux qui ont aimé les originaux (surtout qu'à chaque fois ils sont inclus dans la cartouche)
- Highlander (CD) : un bon compromis entre Alone in the Dark & Resident Evil (sorti bien avant ce dernier d'ailleurs), malgré des controles un peu limites.
- Iron Soldier : il ne faut pas se fier aux graphs et à la 3D simple, le jeu était un très bon jeu de mechas à l'époque, il avait eu d'ailleurs de bonnes notes un peu partout. (euh qd tu le compares Laurent à de l'Amiga, je trouve ça carrément exagéré, je vois mal un Amiga gérer ne serait-ce que les explosions)
- Iron Soldier 2 : la meme chose en mieux, plus de missions, d'armes, graphs améliorés (textures...), laissait présager ce que serait ISIII sur Psx & Nuon.
- Power drive Rally : un excellent joue qu'on a vite oublié, la meilleure version qui existe et de loin.
- Rayman : un jeu qui aurait du sortir bien avant la version Psx puisque dvpé sur Jaguar à l'origine, mais les gros $$$ de Sony sont entrés en jeu... Pour se console des graphs en 65000 couleurs contre 32k pour la version 32 bits, et une maniabilité vraiment excellente (les musiques qualité CD en moins par contre)
- Super Burn Out : un très bon jeu de motos, à l'ancienne, axé 100% arcade, ultra rapide (60 im/sec)
- Ultra Vortek : excellent clone de Mortal Kombat, qui fait tt de suite oublier le décevant Kasumi Ninja.
- Zero 5 : un shoot 3D très prenant, d'une rapidité absolument hallucinante dans certains niveaux, mais trop dur du coup :/

Ensuite on a bien sur la nuée de jeux 16 bits très sympas à jouer (Pitfall, cannon Fodder, NBA Jam (meilleure conversion arcade), Flashback, Theme park, Syndicate, val d'Isère (excellent, plus rien à voir avec la version SNES), Pitfall etc. ainsi que d'autres conversions comme Myst, Primal Rage etc. Et evidement toutes les déceptions et daubes monumentales, Aircars, Crescent Galaxy, Super Cross 3D (une bouse comme on en fait plus), Fight For Life (n'aura pas été le killer de VF2, plutot un intermédiaire entre VF1 et VF2, malgré le fait qu'il ait été dvpé par un ex de l'AM2, Atari ne lui aura pas laissé assez de temps ni de moyens).

Bon maintenant que ceux qui ont déjà joué à, ne serait ce que la moitié des jeux que j'ai cité lèvent la main.


18/07/2009 - edo

Pour répondre à Pocket M :

J'ai joué à tous les jeux dont tu parles et pourtant tu n'as pas reussi à me convaincre ! Je le répète je suis un fana de la marque Atari, j'ai le ST depuis 1989 et je continue à faire des démos et des jeux pour cette bécane plus de 14 après !

* Alien vs Predator : non merci le framerate est indigne d'une console 64 bits et puis je n'ai pas accroché... une question de gout peut etre mais bon la plupart des supporters de ce jeu sont souvent les gros fanatiques qui trouvent encore un intérêt à la 2600 ...
* Doom sorti sur PC était largement mieux sur un 486DX2 de l'époque.
* Tempest 2000 : mouais mais bon j'attends mieux d'une 64 bits ... faut être fan ...
* Battlesphere : connais pas mais j'ai vraiment peur de voir des snapshots
* Atari Karts : tu le dis toi meme : en deça de super mario kart sur une snes (16 bits)
* Missile Command : encore un remake d'un jeu ultra simpliste digne d'une VCS 2600 ... meme si il y a 16000 couleurs ben c'est Missile Command hein ?
* Iron Soldier (et ses suites) sont des bouses infames ... une honte de programmer comme ça en 3D flat sur une 64 bits ... tu l'as vraiment vu tourner ce jeu ? Quelle déception !
* Power Drive Rally : la snes fait pareil
* Rayman : là tu as raison : une bombe et vraiment un des rares jeux Jag à m'avoir accroché.
* Zero 5 : rahhhh ... quelle daube celui là .... encore une fois indigne d'une 64 bits.
* Super Burn Out : les sprites zoomés c'est un peu vieux non ?

Bref, tu remarqueras que je ne suis pas d'accord avec toi mais sache que j'ai joué aux différents jeux dont tu parles (même ceux que je n'ai pas cité) et mon constat reste le même :

dépenser son argent quand on est étudiant pour une console 64 bits et se retrouver avec de la 3D flat ou des remakes de jeux style Missile Command ou des conversions 16 bits, là non... Je ne dis pas que cette console est une daube, techniquement elle reste très correcte bien qu'on puisse douter de l'intelligence des ingénieurs quant au 68000 implanté dedans et qui ralenti tout ... 64 bits c'est bien mais avec des vrais jeux qui exploitent ton hardwre c'est bien mieux.

La jag est un superbe objet pour collectionneur mais pour jouer vous passerez votre chemin ... C'est pour ça qu'à l'époque j'ai gardé ma SNES et j'ai enchainé sur le PS1 qui bien qu'elle soit 32 bits a eu des jeux de qualité dès le début et qui faisaient vraiment nouvelle génération (3D texturée). J'adore les jeux 2D et je m'éclate toujours autant avec l'Amiga mais en se remettant dans le contexte de l'époque, le gars qui se payait une Jaguar passait vraiment pour un nanard.

19/07/2003 - nova

Pour la jaguar on peut avant tout féliciter son support technique nul de chez nul... A désespérer, surtout quand on voit les jeux qui s'annonçaient (à ce propos je me rappelle d'un shoot assez impressionnant de chez Shen (les gens de burnout), avec 3d et tout).
Quant aux jeux, seuls sortaient du lot doom (un de seuls code hors pc de carmack d'ailleurs), tempest 2000, alien vs predator et iron soldier (à ce propos, le jeu est quand même plutôt bien codé je trouve). Certains points techniques de la console étaient vraiment très bien fait, comme son processeur objet qui permettaient, entre autres, d'afficher autant de sprites que voulus et ce quelque soit leur taille, sans parler des modes vidéos totalemnt reconfigurables. Le hardware était somme tout plutôt bien fait, le gros point noir étant le support inexistant. Mais bon, avec un devkit buggé à mort et un support inexistant c'était perdu d'avance...
Sinon pour relever un petit point soulevé par wild_cat, la n64 est quand même infiniment plus agréable à exploiter pour un programmeur que ses rivales de l'époque (comme la playstation où tout est vraiment TRES bas niveau). Ah, pour finir, une interview intéressante : http://toxicmag.planet-d.net/real/articles/mathieson.php