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Alien Storm
Année : 1990
Système : Arcade, Megadrive
Développeur : Sega
Éditeur : Sega
Genre : Beat'em all
Par Jika (08 juin 2009)

Sega et le beat them all, c'est une histoire d'amour qui dure depuis plus de vingt ans. C'est en effet l'histoire d'une relation passionnée entre un éditeur roi du jeu d'arcade et un type de soft très populaire auprès des amateurs de jeux de café. Depuis plus de vingt ans, Sega a mêlé son histoire à celle de ce genre si prisé durant les années 80 et 90, en proposant bon nombre de titres marquants, couvrant beaucoup d'univers et de contextes différents, et ce sur des plates-formes très variées. Pour bien apercevoir l'impact de Sega sur le genre tout entier du beat them all, un coup d'œil rapide sur un listing (forcément) non exhaustif s'impose. On citera alors Black Belt (Sega, 1986), Altered Beast (Sega, 1988), les trois Golden Axe de la Megadrive (Sega, 1989, 1991 et 1993), les trois Streets of Rage (Sega/Ancient, 1991, 1992, 1994), Comix Zone (Sega of America, 1995), Die Hard Arcade (Sega AM1, 1997), Zombie Revenge (Sega, 2000), ou même plus récemment la série des Yakuza (Amusement Vision, 2005, 2006, 2008 et 2009), Viking: Battle for Asgard (The Creative Assembly, 2008) ou MadWorld (Platinum Games, 2009). Enormément de jeux mythiques, considérés aujourd'hui encore comme des références. Alors à quoi bon parler d'un autre beat them all de Sega aujourd'hui sur Grospixels ? Les lecteurs érudits que vous êtes connaissent forcément la quasi-majorité de la liste que je viens de coucher sur le papier... Bien sûr, mais d'autres beat them all de cette grande lignée valent également le coup d'œil, même si leur aura n'égale en aucun point celle des monstres cités plus haut. Madmarc avait ouvert le bal voilà quelques mois en proposant un article pour le site sur Spikeout Battle Street (Amusement Vision, 2005), alors aujourd'hui, nous allons poursuivre avec un autre beat them all Sega un peu méconnu : Alien Storm.

Alien Storm, pur produit de la grande tradition du beat them all Sega.

Alien Storm arrive dans les bacs en France en fin d'année 1991. Sa sortie est d'ailleurs assez suivie par les joueurs de l'époque car le précédent jeu de l'équipe derrière ce soft fut un hit dans les salles d'arcade ainsi que sur Megadrive. Ce hit, c'était Golden Axe, sorti en 1989 sur la 16-bits de Sega. Les joueurs surveillèrent donc de près l'arrivée d'Alien Storm car derrière ce jeu se trouvait l'équipe de Makoto Uchida (le programmeur star de cette équipe interne de Sega) et que ces gens avaient également développé le légendaire Altered Beast peu de temps auparavant... Mais avant de sévir sur consoles de salon, Alien Storm, tout comme les deux jeux cités plus haut, fit ses armes dans les salles obscures et enfumées. Alien Storm sortit donc en 1990 sur System 18, un système d'arcade que Sega utilisera très peu, mais qui sera néanmoins le support de quelques grands classiques de l'époque, comme Shadow Dancer (Sega, 1989) ou Michael Jackson's Moonwalker (Sega, 1990). La version Megadrive et la version arcade d'Alien Storm étant tout de même assez différentes, nous nous attarderons aujourd'hui uniquement sur celle que nous pouvions avoir dans nos salons fin 91.

Alien Storm dans sa version ‘borne d'arcade'. Les versions Megadrive et System 18 ne sont pas tout à fait pareilles au niveau des levels traversés, mais la plus grosse différence entre les deux jeux se situe néanmoins dans le fait que la version en jeu de café proposait le jeu à trois simultanément, alors que la version Megadrive se limitait à deux utilisateurs. Merci à klov.com pour les photos (très rares) de la borne.
Makoto Uchida, figure emblématique de Sega durant les années90. Il est considéré comme le père d'Altered Beast, d'Alien Storm et de la série Golden Axe. On l'a d'ailleurs vu récemment dans certains trailers pour Golden Axe Beast Rider (Secret Level, 2008),le dernier volet de la saga sorti sur Playstation 3 et Xbox 360. Makoto Uchida est actuellement le président de Sega of China.

The Alien Busters !

Alien Storm délaisse l'ambiance médiévale fantastique de Golden Axe ou la mythologie grecque d'Altered Beast pour proposer un univers plus moderne. Finis les lutins, les haches ou les loups-garous : place aux aliens visqueux et dégoulinants ! En effet, le jeu vous place dans un futur très proche, alors que la Terre est envahie par des extraterrestres pas franchement sympathiques. Alors oui, vous vous en doutez, vous serez amené à défendre notre bonne vieille Planète Bleue de l'envahisseur venu de l'espace. Et ca tombe plutôt bien, parce que vous êtes un Alien Buster... Les Alien Busters, c'est un commando composé de trois héros qui ont une passion commune dans la vie : massacrer tout ce qui ressemble vaguement à un extraterrestre bien baveux. Parmi les trois protagonistes d'Alien Storm, on retrouve Gordon la grosse brute avec des bras comme des poteaux télégraphiques, Karla la demoiselle qui n'a pas froid aux yeux, et enfin Slammer l'androïde avec son design à mi-chemin entre C-3PO et un robot ménager. Vous aurez donc le choix parmi ces trois personnages, et une fois que vous aurez sélectionné celui qui vous convient le mieux, vous entrerez directement dans le feu de l'action. Des armes bien massives, des explosions à tours de bras, des aliens suffisamment vilains pour que l'on ait envie de les exterminer... C'est bon, tout est en place pour que votre grand ménage puisse commencer.

De gauche à droite : Gordon, Karla et Slammer. Ou Garth, Karen et Scooter en VO.

Sans avoir pu trouver la confirmation officielle de la chose sur Internet, il est tout à fait légitime de penser qu'Alien Storm utilisait le moteur de Golden Axe. En effet, le titre qui nous intéresse aujourd'hui offre la même visualisation que son aïeul : une progression horizontale avec une gestion du déplacement de bas en haut pour donner une impression de profondeur. Dans Alien Storm, on avance dans les différents quartiers de la ville qui servent de trame de fond à l'histoire et on enchaîne les niveaux, éliminant les vagues successives d'ennemis. Pour se défendre, l'Alien Buster que vous incarnez pourra attaquer avec l'arme qu'il a en main, faire une sorte de roulade pour se sortir des mauvaises passes tout en donnant des coups en chargeant, ou encore utiliser son attaque spéciale. Cette dernière est une sorte de super bombe qui fait penser à l'appel des policiers dans Streets of Rage premier du nom afin d'éliminer tous les ennemis à l'écran.
C'est là qu'intervient une des premières originalités du jeu : la jauge d'énergie de l'arme. En effet, tout au long des niveaux, le joueur pourra récupérer de l'énergie pour son fusil (symbolisée par une pile électrique), ce qui aura comme conséquence de faire monter la jauge associée et donc d'avoir un tir un peu plus puissant (toutefois, l'effet est plutôt léger). Cependant, à chaque fois que vous utilisez une super attaque pour nettoyer l'écran, vous consommez un peu de cette barre d'énergie. Et du coup, si vous abusez de cette super bombe, vous finirez par avoir une arme complètement déchargée et vous en serez réduit, en cas de panne sèche totale, à filer directement des coups de crosse aux aliens. Et, avouons-le, ce n'est pas ce qu'il y a de plus efficace.

La super attaque de Gordon. Chaque personnage a sa propre super attaque, mais le résultat est le même. Attaque d'hélicoptère, missile ou bombe... A chacun sa méthode !

En plus de cette différenciation au plan des super bombes, les trois différents personnages d'Alien Storm ont des armes bien distinctes. Alors que Gordon se fait plaisir avec une sorte de gros fusil laser combiné à un bazooka, Karla préfère le lance-flammes et Slammer s'amuse comme un petit fou avec une sorte de fouet électrique. Dans les faits, ca ne change pas grand-chose, mais au moins le joueur pourra-t-il choisir comment il préfère frictionner les côtes des aliens. Bien sûr, le vrai intérêt de ces trois personnages distincts, c'est lors du jeu à deux, chaque joueur pouvant choisir l'Alien Buster qu'il préfère. Cependant, il est quand même dommage que les personnages se jouent exactement de la même manière, tout comme dans Golden Axe par ailleurs. Dans la galaxie du beat them all Sega, il faudra attendre Streets of Rage pour voir une vraie différenciation entre les différents protagonistes concernant leur palette de coups.

Gordon dans ses œuvres. Après quelques parties, Gordon et Karla s'imposent comme étant les personnages les plus agréables à jouer, car Slammer a une palette d'attaques assez moche et bon nombre de ses animations sont ridicules.
Alien Storm prend toute sa saveur à deux, comme ici où unjoueur incarne Gordon et l'autre Karla. Sur ce cliché, on peut également remarquer un signe très fort, véritable symbole de l'appartenance d'Alien Storm au début des années 90 : la culotte improbable de Karla par dessus son collant jaune. Nul doute que si le jeu sortait aujourd'hui, elle serait probablement en string. Le jeu vidéo, témoin de l'évolution de la mode dans le domaine du sous-vêtement féminin...

La répétitivité, l'ennemi juré du beat them all...

Il n'y a rien de plus soporifique qu'un beat them all qui peine à se renouveler. Des niveaux trop similaires, des ennemis trop redondants, et d'un coup votre joli Streets of Rage-like s'effondre et l'excitation des premiers niveaux laisse place à un ennui poli ou franchement appuyé. Uchida et sa troupe étaient conscients de cette tare inhérente au genre et pour essayer de briser la monotonie qui aurait pu s'installer, l'équipe eut l'idée de proposer trois types de niveaux différents au sein du même jeu. En effet, en plus des levels complètement axés « beat them all qui s'assume » à la Golden Axe, Alien Storm propose des niveaux durant lesquels les héros courent automatiquement et shootent les ennemis qui s'approchent (le jeu se rapprochant plus du feeling d'un shoot them up pendant ces séquences), ainsi que des passages en vue subjective durant lesquels vous devez blaster dans la joie et l'allégresse tous les vilains monstres bariolés qui pullulent à l'écran. Durant ces phases-là, le soft ressemble à une gigantesque séance de destruction gratuite, vu que les joueurs peuvent vider leur chargeur et tirer jusqu'à plus soif sur ces ennemis se présentant la fleur au fusil, tout en détruisant la grande majorité des décors traversés. Bien sûr, l'inspiration évidente de ces séquences n'aura pas échappé au Segalopin averti que vous êtes... Oui, il y a bien du Shinobi(Sega, 1987) dans Alien Storm, et les sensations éprouvées sont proches de celles que l'on ressentait lorsque l'on balançait du shuriken par milliers lors des stages bonus de ce mythique jeu d'arcade.

L'arme au poing, votre Alien Buster se met à courir comme un dératé tout en crachant du pruneau à tour de bras. Du beat them all au shoot them up, il n'y a qu'un pas.
Ne posez pas de questions et détruisez tout ce qui vous passe sous les yeux. Une séquence de jeu particulièrement défoulante...

Comme nous avons pu le voir, Alien Storm assure plus que le minimum en ce qui concerne les différents niveaux traversés. Mais quid du bestiaire ? De quelle qualité est le bétail que vous allez décimer ? D'un point de vue purement technique et au niveau de la qualité du design des monstres, on peut parler sans hésitation de réussite. Les monstres sont dégoulinants à souhait et leur design bien hideux incite à vouloir les défoncer, le sourire aux lèvres. De plus, le design de ces ennemis, véritable hommage aux monstres baveux aux couleurs flashy qui peuplèrent bon nombre de dessin-animés de cette époque-là (rappelez-vous de Krang, l'un des ennemis intimes des Tortues Ninja...), prête immédiatement à sourire et tout l'univers d'Alien Storm est délicieusement connoté rétro. A cette époque-là, les aliens de l'espace et les mutants dégénérés étaient à la mode et bon nombre de titres du début des années 90, Mutation Nation (SNK, 1992) ou Two Crude Dudes (Data East, 1991) par exemple, étaient fondés sur ces univers très typés. Alien Storm bénéficie du coup d'une atmosphère très sympa, aux forts relents de BD ou de dessins-animés de la fin du siècle dernier. Malheureusement, les monstres, aussi inspirés soient-ils, ont tendance à beaucoup se répéter tout au long de l'aventure et on passe le plus clair de son temps à savater les mêmes ennemis. Ce qui pourrait être acceptable pour les ennemis lambda l'est déjà beaucoup moins pour les boss du jeu, vu que le nombre de gardiens de fin de niveau se compte sur les doigts de la main. Dommage, d'autant que ces derniers sont eux aussi très inspirés au plan de leur design graphique.

Quelques exemples de monstruosités que vous éradiquerez de la surface de la Terre. Mention spéciale aux escargots de l'espace qui se cachent dans les boites aux lettres ou dans les poubelles. Le summum de l'horreur...
Quelques boss du jeu... Les mauvaises langues diraient « la quasi-intégralité des boss du jeu ». Mais nous ne sommes pas de ces gens-là...

Signalons enfin qu'Alien Storm propose également deux modes de jeu supplémentaires. A savoir d'une part le mode « 1P VS 2P », jouable à deux joueurs et qui fait s'affronter deux Alien Busters dans un jeu de baston en un contre un assez peu inspiré, et d'autre part le mode « Duel » dans lequel le joueur doit enchaîner des vagues de monstres dans un format proche du mode Survival d'un jeu de combat (le joueur ne regagne pas les points de vie perdus entre deux vagues successives). Même si l'intention est louable et que la démarche entrait toujours dans cette logique de fournir coûte que coûte du contenu et de l'originalité pour lutter contre la redondance du beat them all, il faut reconnaître que ces deux modes de jeu sont assez médiocres et du coup, bon nombre de joueurs les occulteront sans sourciller... A dire vrai, Alien Storm en multi, avec ses deux joueurs en coopération, c'est déjà bien suffisant pour se distraire pendant les 45 minutes que dure environ l'aventure. Et quiconque connaît le fun procuré par le beat them all en coop comprendra le plaisir que l'on peut ressentir en lançant cet Alien Storm avec un bon ami poète qui aime, lui aussi, défourailler du monstre vilain comme un pou dans une gerbe de cartilage et de bidoche.

Le mode « 1P VS 2P », ou le mode multijoueurs en confrontation. Streets of Rage II proposait lui aussi cette option et ce n'était pas franchement l'ajout le plus réussi du titre. Là aussi, ce mode de jeu n'a que très peu d'intérêt.
Le mode « Duel », ou le mode Survival. Déjà un peu plus intéressant que l'autre mode de jeu bonus, ce mode « Duel »permet d'insérer des mécaniques de jeu à tableau dans un beat them all (nettoyer un tableau, passer au level suivant,essayer d'aller le plus loin possible sans avoir à progresser dans un niveau, etc...). Sympathique, mais loin d'être inoubliable.

JH cherche JH ou JF plutôt attentionné(e), pour liens fusionnels avec A. Et + si affinités.

D'un point de vue technique, Alien Storm ressemble très fortement aux productions sorties lors des premières années de la vie commerciale de la Megadrive. On sent clairement que la machine est encore très peu exploitée et on est plutôt loin des superbes softs qui fleurirent sur la console vers 1994 ou 1995. Les décors sont un peu vides et les couleurs un peu ternes, mais c'était assez symptomatique des productions Megadrive de l'époque. Néanmoins le jeu tourne plutôt bien et ne souffre d'aucune tare technique flagrante au niveau de son animation, même si on pourra pester contre la relative lenteur des attaques qui plombe un peu les combats... Cependant, comme nous le disions auparavant, le jeu jouit d'un design graphique de qualité et d'un univers très typé, ce qui amoindrit quelque peu les faiblesses du côté technique. Tout cela reste néanmoins tout à fait acceptable et le jeu est plutôt agréable à l'œil... Même constat au niveau du son où le jeu se contente de faire correctement son office : les bruitages sont corrects et les musiques plutôt anecdotiques mais tout passe sans trop de soucis. A dire vrai, Alien Storm n'a jamais été une vitrine technologique de la Megadrive, et même lors de sa sortie, bon nombre de productions sur la machine le surpassaient techniquement. Par exemple, le soft sortit le même mois en France que le magnifique Thunder Force III (Tecno Soft, 1991) et il est clair que la comparaison entre les deux titres ne jouait pas en sa faveur... Ne boudons pas néanmoins Alien Storm pour autant, sa réalisation suffisant amplement pour jouer dans de bonnes conditions. Et puis bon, de toute façon, comme tout le monde le sait, l'intérêt d'un bon vieux beat them all est ailleurs... L'intérêt d'Alien Storm, c'est avant tout son mode ‘deux joueurs' !

La réalisation d'Alien Storm est vraiment typique du début de la machine. On peut lui trouver des points communs auniveau de sa réalisation avec des jeux comme Dick Tracy (Sega, 1991) ou Spider-Man (Techno Pop, 1991), toujours sur la16-bits de Sega.
De petites saynètes ouvrent les niveaux. Souvent bien amusantes, elles plongent particulièrement bien le joueur dans l'action. Surtout celle où un malheureux se fait gober tout cru par un alien particulièrement vorace...

Tout comme Golden Axe et Altered Beast, les deux autres grands jeux de l'équipe de Makoto Uchida, Alien Storm se révèle complètement lorsque l'on s'y essaie à deux. En solo, le jeu s'avère assez vite lassant, du fait de la palette réduite de coups, mais lorsque l'on y joue avec un ami, la magie opère et on se retrouve à passer un très bon moment, grâce à ce que le beat them all a à offrir de meilleur. Le beat them all à deux fait partie des meilleures expériences multijoueurs que le jeu vidéo de cette époque pouvait offrir. D'ailleurs, dans ces années-là, tous les jeux de ce genre (ou presque) proposaient de faire l'aventure à deux, et c'est bel et bien dans cette configuration-là que l'on passait ses plus beaux moments. Alien Storm ne déroge pas à la règle. Il est d'ailleurs un peu triste de constater que lorsque le beat them all s'est encanaillé avec la troisième dimension, cette option a été sacrifiée dans beaucoup de productions, étant donné le casse-tête que représente la gestion d'une caméra 3D lorsqu'il y a plusieurs joueurs en même temps. Est-ce d'ailleurs le prochain grand défi du genre du beat them all tout entier ? Maintenant que la coopération est à la mode, portée par son succès dans les First Person Shooters ou les Third Person Shooters, peut-on espérer voir arriver un beat them all moderne en 3D réussir à proposer le jeu à deux qui fit la gloire du genre en 2D ? Et puis bon, avouez que Madworld ou Viking Battle of Asgard en coop, cela pourrait être assez délicieux...

Malgré la ressemblance sur la vignette de Gordon, ce dernier n'est pas encore considéré comme un sosie officiel d'Elvis Presley.
Lorsque le Game Over fatidique apparaît, le jeu vous donne une note en fonction de votre performance. On remarquera également au fond de l'écran le fameux 'Genesis does', slogan de la Megadrive à l'époque.

Difficile d'exister sur une console sur laquelle le beat them all est déjà fort bien représenté... En effet, comme vous avez pu le voir, l'ombre de Streets of Rage et de Golden Axe a plané au dessus de nos têtes tout au long de cet article. Cependant, ces jeux-là, on les connait à présent par cœur ! Du coup, s'essayer à un autre soft peut être rafraîchissant. Voilà pourquoi s'attarder aujourd'hui sur Alien Storm peut sembler être une bonne idée. Bénéficiant d'un univers très original et particulièrement rigolo, ce beat them all un peu moins connu que les cadors du genre jouit également d'un rythme plutôt soutenu, condition sine qua none pour réussir un jeu de ce genre. De plus, il s'appuie sur sa grande originalité au niveau des phases de jeu, en variant assez fortement les niveaux, piochant allègrement dans le shoot them up ou les jeux de tirs à la Operation Wolf (Taito, 1987). Les Alien Busters courageux et intrépides qui tenteront l'aventure suite à cet article arriveront peut-être au dernier niveau du jeu, complètement labyrinthique et lui aussi plutôt original. Bref, Alien Storm, ce n'est peut-être pas le meilleur beat them all de la machine, mais il est suffisamment réussi pour mériter le coup d'œil. Vous seriez bien inspiré de vous le tenter un soir prochain, armé d'une bonne bière et d'un ami lui aussi prêt à en découdre... Laissez donc Axel ou Tyris Flare de côté quelques instants, et vous verrez que massacrer de l'extraterrestre peut être aussi fun que de bastonner un punk ou de filer des coups de pied à un lutin...

Annexes

• Alien Storm a également été porté sur bon nombre de machines de l'époque, comme la Master System bien sûr, mais également sur Atari ST, Amiga, Commodore 64, ZX Spectrum et Amstrad CPC.

De gauche à droite et de haut en bas : la version Amiga, la version Master System, la version ZX Spectrum et enfin celle sur C64.Ces portages sont plus ou moins réussis... Merci à Gameblog pour les photos.
Pour le plaisir, la jaquette de la version Commodore 64,distribuée par US Gold comme la plupart des portages dejeux Sega sur micros de l'époque.

• Alien Storm est également disponible sur la Virtual Console de la Wii depuis le 11 Janvier 2008.

• Enfin, Alien Storm est également inclus dans l'excellente compilation Sega Megadrive Ultimate Collection sur Xbox 360 et Playstation 3. Alien Storm en HD, ça ne se refuse pas !

Alien Storm dans la Sega Megadrive Ultimate Collection sur Xbox 360. Un Succès est d'ailleurs associé au jeu : pour 25Gamer Points, on vous demande d'arriver au début de la mission 3 sans perdre de vie.

• Sur le très bon site Objectif-Sega, la publicité anglaise du jeu est disponible.

• Pour les plus fainéants qui souhaiteraient découvrir le jeu sans rallumer leur Megadrive ou chercher la rom d'Alien Storm sur Internet, voici un walkthrough complet du jeu, plutôt bien fait. Et en plus, le gars qui est filmé aime la difficulté et joue avec Slammer...

• Alien Storm fut testé dans le Player One N°13, daté de Octobre 1991, par Olivier Scamps (Iggy). Il reçut la note de 92 %.
« Ok, Alien Storm c'est pas vraiment original, c'est pas intellectuel du tout et ca ne plaît pas à tout le monde mais alors, pour les fans de baston, quel pied ! Jouer à cette cartouche, c'est un peu comme voir Terminator 2. On n'en sort pas plus développé du cerveau mais qu'est-ce qu'on a pris dans les dents ! De la personnalité, des effets spéciaux d'enfer et un rythme trépidant, Alien Storm est digne d'une superproduction hollywoodienne. Les différents niveaux de difficulté garantissent du fun pour chacun, la variété des scènes évite de se lasser et, ce qui ne gâche rien, la réalisation est excellente. 100 % défoulement garanti ! »

Jika
(08 juin 2009)
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