 |
 |
|
Treeeeemblez,
voici Wonder Dog ! |
Dès le début, méfiez-vous des rencontres. |
Jusqu’ici,
on avait eu droit à la super grenouille, au hérisson
épileptique… Alors, les p’tits gars de Core
Design, enfin surtout ceux de Victor Company, n’ont rien
trouvé de mieux que de nous faire le coup du super chien
extra-terrestre. Comment ça, Madame, les jeux vidéo
rendent idiots ?
 |
 |
| La
campagne, moi, ça me rend zen. |
Le boxer, je m’en vais le… boxer. |
Le
meilleur super ami de l’homme.
Accrochez-vous,
c’est parti pour une intrigue aux 11 oscars : Wonder Dog
n’est pas un simple chien, mais un canidé extra-terrestre
de la planète K-9. Chiot, il a été envoyé
sur Terre afin d’échapper à l’invasion
de sa planète d’origine par l’armée
Pitbull… Maintenant qu’il a grandi, à l’aide
de ses superpouvoirs, il se lance à l’assaut de
la dictature des pitbulls en volant vers K-9 ! Et dire que l’on
se moquait des flims d’Ed Wood…
 |
 |
| Ouh
! La grosse bébête. |
Je m’en vais le réveiller en sursaut… |
Et
dans le rôle du chien…
C’est
avec les scénarii les plus nazes, que l’on crée
les meilleurs jeux, c’est bien connu. Pour celles et ceux
qui auraient encore des doutes à ce sujet, je les invite
à réinstaller au plus vite un bon jeu Lucasarts,
genre Monkey Island
ou Day of the Tentacle.
Mais revenons aux tribulations de Super-Clébard. Dans
son périple jusqu’à K-9 (prononcez «
ka-naïne », c'est-à-dire la planète
canine en ingliche), il va devoir quitter sa prairie d’adoption,
survivre à la jungle urbaine, décoller avec son
vaisseau spatial du terrain vague jusqu’à la lune,
se perdre dans des mondes étranges pour enfin renverser
le diktat dont souffre son peuple. Ouf ! Et tout ça en
six mondes, de deux à trois niveaux chacun !
 |
 |
|
Voilà ce qui arrive lorsque l’on cherche
le chat de la voisine… |
…
son mari n’est pas mal non plus ! |
Il
marche à la pile…
Forcément,
le régime totalitaire des Pitbull ne l’entend pas
de cette oreille, et lance à la poursuite de Super-Toutou
des hordes de bestioles de tout poil : gangs de chats, souris
bikers, lapins féroces… Sans compter les boss de
milieu et de fin de niveau, particulièrement farfelus,
un régal. Mais Super-Chienchien, faut pas le prendre
pour un chihuahua ! Pour se faire respecter, il balance ses
super-étoiles ! Attention, ce ne sont pas des étoiles
de ninja, façon Shinobi
ou Shadow Dancer
(ou même Shinobi 3) : ici, il s’agit
d’étoiles galactiques étourdissantes. Et
comme Super-Cabot est super-agile, il peut mesurer sa force
de lancer : une charge maximum sur le bouton de tir, et hop,
la méga-étoile sort, plus forte, plus résistante.
De même, une direction ajoutée à la manœuvre,
et le tir sera plus ou moins long, un vrai plaisir de maniabilité.
 |
 |
| Au
secours ! Je vais finir coincé ! |
Attention
à la chute ! |
Avec
un bon bol de super-croquettes, il garde toute sa vitalité.
Parlons-en,
des commandes : elles répondent au doigt et à
l’œil (donne la pa-patte, cou-couche panier). Super-Pitou
saute, court trèèèès vite, plane
en remuant ses oreilles, glisse dans des passages étroits…
Attention à la vélocité, le jeu est vraiment
rapide, autant qu’un Zool
ou qu’un Superfrog
(mais pas autant qu’un Sonic,
tout de même). De plus, le personnage réagit aux
lois de l’inertie, et ne saute pas très haut tout
de même ; les courses nécessitent d’être
maîtrisées, et les sauts doivent être bien
calculés. L’ensemble du jeu reste néanmoins
plus qu’abordable, de nombreux bonus de vie sont distribués
çà et là, les zones bonus cachées
sont légion, et mis à part certains passages dans
les derniers niveaux, la difficulté générale
est assez faible. Même les boss, généralement
corsés dans le genre, sont plutôt faciles, encore
une fois à une ou deux exceptions près. Enfin,
un système classique de mot de passe générique
permet de sauvegarder sa progression entre chaque monde, garantissant
toujours trois vies de départ.
 |
 |
| Attaque
de petits verts !
|
Wonder Dog peut même creuser des trous… |
Il
a le poil luisant, l’œil vif.
Même
si Wonder Dog est développé par
Victor Company, il n’empêche que celui-ci trône
fièrement parmi les autres productions à succès
de Core Design telles que Premiere,
Chuck Rock ou Bubba'n'Stix,
et en hérite toutes les qualités. Le graphisme
est très réussi, dans un délire cartoonesque
; les animations sont fluides et variées, sujettes à
diverses bouffonneries visuelles. Côté son, une
fois de plus chez nos amis de Core Design, c’est fromage
ou dessert : si l’on choisit l’option musique, une
mélodie savamment réussie viendra nous chatouiller
les oreilles ; si l’on préfère l’option
bruitages, ces derniers caractériseront parfaitement
l’action du jeu. Une version Mega CD a vu le
jour : elle propose quelques variations graphiques comme le
plein écran, les indicateurs de jeu venant s’incruster
directement à l’écran, un peu comme le passage
de The Chaos
Engine de l’Amiga vers la Super
Nintendo ; les os ramassés sont par ailleurs comptabilisés,
je suppose pour accumuler des vies supplémentaires. D’autre
part, une intro a fait son apparition.
 |
 |
| La
tornade rend invincible. |
La
lune est faite de gruyère…dans lequel on
peut creuser ! |
Super-Sac-à-puces
est une réussite à tous points de vue, un succès
qui a contribué à propulser l’Amiga
et Core Design au panthéon du monde vidéo-ludique.
Tonton
Ben, le meilleur ami du chien.