Par Mickmils
(août 2003)
Je
ne sais pas ce que vous pensez des téléphones portables, mais
personnellement je les ai en horreur. Je suis moi-même
obligé d'en avoir un pour mes études au cas ou il m'arriverait
un truc genre kidnapping, mais c'est à peu près la
seule utilité que j'en ai. Ah si, il y a une chose que
j'aime bien faire : c'est jouer avec le truc qui fait les
sonneries. Désormais mon téléphone fait « TAATAAA TI LA
LA TAAAHHH... ». Vous aurez tous reconnu là le
désormais célèbre thème musical de l'Île aux Singes.
Les
consoles ont leurs Mario,
Sonic, Crash Bandicoot
et autres, mais nous aussi, utilisateurs micro, avons nos héros
cultes : l'un d'entre eux s'appelle Guybrush Threepwood, héros
de la saga de l'Île aux Singes. Pourquoi ce dossier ?
Tout d'abord, parce que c'est en plein dans l'actualité, coco
! Walt Disney prépare en ce moment-même une adaptation
cinématographique, non pas de Monkey Island,
mais de Pirates of the Carribean, une de leurs attractions
dans Disneyworld... Quel rapport ? Monkey Island
n'est rien d'autre qu'une adaptation plutôt libre de cette
attraction ! Alors oui d'accord, il y aura Johnny Depp (Jo le
Taxi, dans l'intimité). Oui, il y aura Orlando « Une ombre
grandit dans mon esprit » Legolas-Bloom, mais les véritables
stars ce ne seront pas eux. Les véritables stars ce seront les
hordes de pirates fantômes et autres squelettes qui pulluleront
dans le film tout comme dans la série de jeux. Certaines
de ces créatures à moitié mortes seront, clin d'œil magnifique,
ées comme le sont celles de Monkey Island
(un dessin de travail montre deux squelettes en tout point identiques
à Monkey Island).
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Les
deux squelettes ci-dessus apparaîtront dans Pirates
of the Caribbean... Walt Disney les a repris de Monkey
Island 3. |
Allez,
franchement, si vous avez joué a Monkey Island,
ça vous remet pas dans l'ambiance ? Mais il y a d'autres
raisons à l'existence de cet article :
1.
Il n'y a pas de dossier Monkey Island sur Grospixels,
et ça, c'est vraiment une honte (NdL : Mais oui, il
y en a un, cherche bien).
2.
Il y a même des gens qui ne CONNAISSENT PAS Monkey
Island (vous en connaissez, j'en suis sûr).
Et enfin 3ème et plus importante raison, une idée communément
répandue parmi ceux qui jouent à Monkey Island
est que le dernier épisode de la série est le 4ème, Escape
From Monkey Island (ce qui n'est qu'à moitié
vrai comme nous le verrons plus tard), et surtout que le fameux
secret de l'Île aux Singes n'a jamais été révélé, et qu'il
est un mystère inélucidé (et hop, un mot inventé,
un)... D'ailleurs il n'existerait même pas ! Voilà
qui est faux. Le secret existe. C'est tout simplement le secret
le mieux gardé de l'histoire du jeu vidéo... Et il a été à
moitié percé par des joueurs fous-furieux. Alors le voilà,
le but de cet article : vous montrer COMMENT LucasArts a réussi
à mettre au point une série fantastique... En grande
partie grace à Monkey Island 2, certainement
l'un des meilleurs jeux d'aventure de tous les temps (si ce
n'est LE meilleur), et grâce à la fin de ce même
jeu, absolument mythique, inoubliable... et aussi la plus énigmatique
de l'histoire du jeu vidéo. Si vous n'avez pas joué à
Monkey Island et que vous avez l'intention
de le faire, je vous prierai de zapper tous les passages spécifiés
spoilers, vu que ça vous gâchera
écessaires à mon argumentation.
Allez,
ça commence maintenant.
The
Secret Of Monkey Island (PC / Amiga / SegaCD - 1990) |
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La
jaquette Amiga. Cliquez sur une image pour une version
plus grande (merci au site Hall of Light !) |
1990 : LucasArts s'est déja lancé dans le jeu d'aventures.
Son système SCUMM fait un tabac et innove par rapport à
celui des jeux Sierra qui oblige encore les joueurs a taper
leurs commandes au clavier. Mais les coyotes de LucasArts
sont des malins : on clique sur le verbe, on clique sur l'objet,
zou. Zak MacKracken et Maniac
Mansion ont déja eu l'honneur de profiter de
ce système.
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Dans
son bureau, un gros bonhomme qui s'appele Ron Gilbert (qui finira
par travailler sur des jeux d'aventure pour enfants) écrit un
petit synopsis. L'histoire d'un type qui veut devenir pirate.
Il la montre a ses bosses. « T'es sympa Ron, mais c'est
pas terrible ». Ils ne lui ont pas dit ça, mais ça
revient à peu près au même. Alors Ron réecrit son
histoire, il y met un méchant et une fille à sauver.
« T'es lourd, Ron » lui répond-on. Au bout de 4 ou 5
tentatives, Ron revient a la charge, bien décidé. Cette fois,
son histoire s'inspire de Pirates of the Caribbean, une
attraction de Disneyworld qu'il adorait étant gosse... et il
y a mis des pirates fantômes ! « Woohoo ! C'est cool
! » lui font ses bosses... Et l'équipe de travailler sur
Monkey Island.
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Tatan...
! |
Le
papa du jeu. |
Quelques
semaines plus tard, un type sur le projet sauve une animation
sur Deluxe Paint, un brush comme on dit dans
le métier. Un type qui marche. Il ne sait pas comment appeler
le type. Finalement il l'appelle « guy » (mec), et sauve
le fichier sous le nom "GuyBrush". Le graphiste est
content : il vient de donner naissance a une légende du jeu
d'aventure. Notre équipe travaille d'arrache-pied, et en ressort
un jeu d'aventure bourré d'humour. Histoire : Guybrush Threepwood
(âge indeterminé, c'est important, on y reviendra après)
débarque sur l'Île de Mêlée. Son trip à
lui, c'est de devenir pirate. Il va voir les pirates du coin
et apprend qu'il lui faudra pour cela remplir trois épreuves
à la noix. Guybrush le fait, et tombe en chemin amoureux
d'Elaine Marley, gouverneur de l'Île de Mêlée.
Manque de chance, son petit lapin est capturé par un
pirate fantôme, LeChuck, très très vilain. LeChuck est le seul
à connaître un terrible secret, celui de l'Île
aux Singes, dont tout le monde ignore l'emplacement. Il emmène
la belle sur L'Île aux Singes... et laisse à Guybrush
élivrer ! Le goujat !
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Comment
décrire cette première aventure ? En fait, mis à
part sa dose d'humour, c'est un jeu qui, à nos yeux blasés,
est carrément classique, même si les graphismes (de magnifiques
dessins qui furent scannées et retravaillés) ne sont pas mauvais
du tout, si la musique est magnifique - Michael Z. Land a encore
fait un remarquable boulot avec des musiques Reggae parfaitement
adaptées à l'ambiance du jeu, qui fut d'ailleurs réédité
sur CD-Rom (Monkey Island 1 est mon premier
jeu CD, mais vous vous en moquez), avec le gain à l'audio
qu'on lui connaît -, il n'y a malgré tout qu'un scénario
rudimentaire (et relativement classique)... Mais tout ça, c'est
avec nos yeux de 2003 qui en ont déja vu des point'n'click,
pfoula oui... En fait, à l'époque de sa sortie, Monkey
Island place la barre très haut, surtout pour ses concurrents.
Il représente aussi le point de départ d'une longue série
de jeux d'aventures humoristiques (et là, j'ai l'image en tête
de ces cannibales qui surveillent leur régime et leur cholestérol).
Les
énigmes sont très très bien trouvées, les dialogues très drôles
(sans être à mourir de rire non plus)... En repensant
à Monkey Island, on le verra donc tout
simplement comme un jeu novateur et sans défaut, le véritable
(même si il y en avait eu d'autres avant) départ de cette
longue série de jeux qui nous ont tant fait rire.
Résumons
l'histoire, et ne vous avisez pas de lire ça si vous
avez l'intention de découvrir la série en y jouant !
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NE
LISEZ PAS, vous dis-je.
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Bon.
Guybrush
se lance à la poursuite de LeChuck, trouve l'Île
aux Singes, trouve un moyen de tuer LeChuck, revient sur L'Île
de Mêlée, tue LeChuck, et sauve Elaine. Je
vous l'avais dit, c'est pas super original. Mais encore une
fois, ça ne rend pas compte de la qualité du jeu (vous
croyez que c'est devenu mythique pour rien, vous, Monkey
Island ?), et cette qualité-là, on n'en profite
réellement qu'en y jouant. On notera quand même
un passage inattendu : celui des combats à l'épée, où
il faut à chaque fois déstabiliser son adversaire par
une insulte bien placée. De combat en combat on en apprend de
nouvelles. C'est sympathique, mais lassant une fois qu'on connait
toutes les insultes. Oh, et on ne peut pas mourir dans Monkey
Island. Ça aussi c'est nouveau. Enfin si, on
peut mourir à UN endroit, mais il faut VRAIMENT VRAIMENT
le faire exprès ou être un idiot comme c'est pas permis.
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Voilà,
ça c'est pour la petite histoire. Interloqués, les joueurs
parvenant à la fin du jeu se demandent : « Fichtre,
c'est quoi le secret de l'Île aux Singes ? » Ron Gilbert
apporte alors un élément de réponse dans une interview. Tout
d'abord, beaucoup de choses qui devaient se retrouver dans Monkey
Island n'y sont pas, par manque de temps de développement
et de place (on avait des disquettes à l'époque, mais
si, souvenez-vous, les trucs qui ressemblent à des biscottes).
Les anachronismes, notamment (on trouve un distributeur de soda
sur l'Île de Mêlée) passaient pour des blagues...
alors qu'ils avaient un lien avec le mystérieux secret... Mais
quel est-il ce secret ? Ron nous dit : « C'est pour la suite
»
 |
Elaine
et Guybrush à la toute fin du jeu. Moment extrêmement
romantique...
Jusqu'à la réplique culte de Guybrush...
Qui ne sait pas trop ce qu'il a voulu dire d'ailleurs. |
OK,
Ron...
Monkey
Island 2 : LeChuck's Revenge (PC / Amiga - 1991) |
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La
jaquette Amiga. Cliquez sur une image pour une version
plus grande (merci au site Hall of Light !) |
À
peine un an après Monkey Island, voici Monkey
Island 2, le retour... Les coyotes de chez LucasArts
se sont mis au boulot dès la fin du développement du premier
épisode, Ron ayant déja une histoire en place, et l'équipe
disposant d'élements non utilisés. Le développement se déroule
presque sans problemes... Seuls deux petits pépins : les combats
d'insultes ont été zappés par manque de temps, et l'équipe se
dispute à un moment sur la fin du jeu. En effet, nos
petits gars ne la comprennent pas. Ron Gilbert a eu l'idée GÉNIALE
de ne l'expliquer à personne... Il parvient tout de même
à l'imposer. Pourquoi cette idée est-elle géniale ? Parce
que 12 ans après la sortie de Monkey Island 2,
les fans en parlent encore, de cette fin, et se lancent dans
des discussions interminables pour essayer d'en tirer un sens.
Aujourd'hui encore, en 2003, seul Ron Gilbert est le seul à
la comprendre vraiment, et malgré la pression des fans il ne
parle pas. Cependant... Nous le verrons, en grattant bien...
On trouve pas mal d'éléments de réponses...
Le
premier choc quand on joue à Monkey Island 2,
est technique : les graphismes d'abord, atteignent un nombre
de couleurs mirobolant : 256 ! ... Bon sang, 256 !
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 |
Deux
des dessins, euh, dessinés puis scannés dans le jeu. |
Ensuite
la musique : si c'est toujours du MIDI, si c'est toujours un
Michael Z. Land en super forme avec le même style musical,
le système iMuse est très astucieux.
Par exemple dans la ville de départ, Woodtick, toutes les musiques
de tous les bâtiments et de toutes les scènes sont
chargées mais jouées « en silence ». Lorsque l'on passe
d'une zone à l'autre, la musique est remplacée progressivement...
Quoi qu'on fasse, donc, la transition d'une musique à
l'autre par vos actions ne vous agresse pas les oreilles ! C'est
ête, mais il fallait y penser.
Autres
changement majeurs :
- le jeu propose deux niveaux de difficulté : Monkey Island
2 (« Je veux tout ! Toutes les énigmes ! Tout
le travail ! ») et Monkey Island 2 Doux (« Je
n'ai jamais joué a un jeu d'aventure avant. J'ai peur.» [sic]). Vous vivrez dans les deux cas la même histoire,
seules les énigmes changent et sont plus simples dans un mode...
Le jeu n'est, à mon goût, franchement intéressant
que dans le deuxième mode.
-
l'humour : Monkey Island 2 est bien plus drôle
que le premier, de par ses situations burlesques (il vous faudra
mettre un rat dans un ragoût, scier la jambe de bois d'un
type qui dort, vous promener en tutu, tricher à un concours
de crachats, prendre au piège un vendeur de cercueils...
Oui, vous en ferez des choses dans ce jeu !), et ses dialogues
excellents (on dirait du Audiard).
 |
Guybrush faisant de son mieux pour envoyer un crachat
le plus loin possible devant une foule ébahie. |
Cet
humour vient du fait que Monkey Island 2 est
plus centré sur le scénario que le premier. En effet, le premier
pose les bases de l'histoire, et le 2 EST l'histoire.
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SPOILER
: RÉVÉLATIONS SUR LE SECRET DE L'ÎLE AUX
SINGES.... OUAIS !
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Attention,
je vais résumer toute l'histoire. Vous verrez, c'est important
pour comprendre ce que peuvent être le secret et la dimension
géniale du jeu.
Une période indéterminée après Monkey Island
1, Guybrush est presque célèbre. Presque,
parce que personne ne croit à son histoire. Guybrush
est surtout très seul, puisque largué par Elaine, comme une
loque humaine qu'il est... Mais Guybrush a grandi, il a même
une petite barbe... Cette fois-ci, il se lance à la recherche
d'un trésor appelé « Big Whoop » (qu'on peut
traduire en français par un truc du genre « beaucoup de
bruit pour rien », ce qui aura son importance aussi par
la suite... c'est également un nom qui semble évoquer une attraction
dans un parc). Guybrush commence son aventure sur l'Île
de Scabb, très riche. Notons que Monkey Island 2
est peut-être le seul jeu d'aventure où l'on commence
avec autant d'argent, pfoula, vous êtes riche à
un point comme c'est pas possible... Vous êtes le Bill
Gates des Caraïbes ! Notons, également, que Monkey Island
2 est le premier jeu où l'on perd son argent aussi
vite. Dès le premier clic de souris, notre bon vieux Guybrush
se fait tabasser par un dénommé Largo LaGrande, qui en profite
pour lui piquer tout son argent. Largo terrorise toute l'Île
de Scabb, car c'est l'ancien bras droit de LeChuck, et tout
le monde lui lèche les bottes. MAIS ÇA NE VA PAS
SE PASSER COMME ÇA AVEC GUYBRUSH THREEPWOOD, LE PIRATE
QUI PEUT RETENIR SON SOUFFLE PENDANT 10 MINUTES SANS BRONCHER
!
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Guybrush
se retrouve donc coincé sur l'Île de Scabb tandis que
Largo met la pagaille. Retrouvant une de ses amies de Monkey
Island, une sorcière, Guybrush l'aide à
recueillir les ingrédients d'une poupée Vaudou, grâce
à laquelle il devrait pouvoir forcer son ennemi à
quitter l'Île de Scabb. Mais le Vaudou et Guybrush, ca
fait trois, donc il doit se retrouver très près de Largo. Guybrush
parvient PRESQUE à chasser Largo de l'Île de Scabb.
Presque, parce que ce dernier part volontairement : Guybrush
a l'idée géniale de faire son malin devant lui, affirmant qu'il
a tué LeChuck en lui montrant sa barbe comme preuve (la barbe
de LeChuck, hein, pas la sienne, prenez des notes). Largo, tout
content, la lui vole et part avec, lui disant que, youpi, avec
ça, on va pouvoir ressusciter le gros LeChuck.
Et
Guybrush de se demander s'il n'a pas fait une bêtise.
Soulignons
que LeChuck sera ici ainsi un Zombie décomposé, et non un spectre.
Le fait qu'il soit décomposé n'améliore pas beaucoup son humeur
et sa sympathie envers Guybrush. Miss Vaudou révèle alors
à Guybrush qu'il ne peut espérer s'en tirer contre LeChuck
cette fois (le coup de bol de Guybrush dans Monkey Island
lui permettant d'éliminer le pirate fantôme frise l'indécence).
Guybrush a donc tout intérêt à fuir. Mais où
? La solution serait Big Whoop. Big Whoop serait bien plus qu'un
simple trésor, ce serait une porte vers un autre monde. En trouvant
cet autre monde, Guybrush pourrait échapper à jamais
à LeChuck. Guybrush n'a pas le choix. Il va falloir le
trouver, ce trésor. Guybrush apprend très vite qu'il y a un
petit moment, quatre pirates ont trouvé Big Whoop. Il apprend
également qu'ils ont été impressionés, et que c'était si magnifique
(ou si terrible) qu'ils voulaient s'assurer que PERSONNE d'autre
ne trouverait l'endroit mystérieux. Ils ont donc pris
leur carte du trésor, et l'ont déchirée en quatre morceaux,
chacun en emportant un.
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Guybrush
apprend également que l'un de ces pirates était un certain Gouverneur
Marley, le père d'Elaine (voilà qui ne présage rien de
bon pour un Guybrush dont les talents de séduction ont déja
fait leur manque de preuve dans l'épisode précédent).
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