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Oui,
c’est bien lui, pas de doutes (à gauche). |
L’écran titre. D’autres volumes étaient
prévus ? |
Phénomène
bien connu dans les jeux vidéo, le participation d’une
marque dans un soft comme Chupa-Chups avec Zool,
ou 7up pour Cool Spot a permis dans l’ensemble
des créations de bonne facture. La transposition d’un
flim en jeu, par contre, n’a pas toujours été
une expérience heureuse, que le flim ait été
une réussite (T2) ou non (Cool World),
certains développeurs s’étant malheureusement
spécialisés dans cet exercice (qui a dit Ocean
?). Que doit-on penser alors, d’un jeu de plates-formes
mettant en scène un présentateur de jeux télé
français, ancien GO du Club Med, et qui s’inspire
du personnage tiré de son plus gros succès musical
? Oui, c’est bien Vincent Lagaf' qui se cachait derrière
cette phrase compliquée. Bon, on se dit comme ça,
bah c’est pas très grave, vu le nombre de sorties
de jeu à l’époque ça ne fera qu’une
daube de plus.
Et bien même pas, c’est ça le pire. J’aime
Moktar, je l’avoue sans vergogne. Tant
pis pour les conséquences.
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Le
début du jeu, à Paname. |
Un
beau passage secret ! |
Il
est bô, le lavabô.
Là,
évidemment, les arguments pro-vidéoludiques se
fondant sur le développement de l’intellect chez
les adolescents viennent d’en prendre un sacré
coup dans les gencives. Mais qu’est-ce qui a pris à
Titus Software de vouloir adapter la Zoubida à la sauce
Blues Brothers
(licence ô combien plus prestigieuse) ? Si les mauvaises
langues répondront ‘la thune offerte avec’,
il n’empêche qu’ils l’ont fait, alors
n’ergotons pas plus longtemps sur le sujet.
Moktar met en scène le personnage du
même nom, cherchant désespérément
à rallier Marrakech. Voilà pour le scénario.
Comment ça c’est court ? Vous ne vous attendiez
quand même pas à un story board de 15 pages ! L’intérêt
se situe évidemment dans le parcours de notre sympathique
héros partant de Paris.
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Quand Moktar se fait toucher, il traverse l’écran. |
Le métro de Paris... |
Il
est làid, le bidàit.
Ce périple digne d’un Ulysse des temps modernes
se déroule sur 16 niveaux, principalement dans la capitale
française, car c’est bien connu, le vendredi soir
à 17h00, quand on a passé le périph’,
ça roule tout de suite mieux. Et quand le Boulevard des
Maréchaux est bloqué, mieux vaut passer par les
toits, le métro, les catacombes voir même les égouts,
il y a moins de monde. Enfin ça, c’est vite dit,
car les locaux que Moktar va croiser sont aussi hargneux que
leur réputation l’affirme : clodos, concierges
mal lunés, supporters du P.S.G et loubards chargés
à la bière, toute la ville se jette sur lui. Et
comme Moktar est un douillet, non seulement il perd pas mal
d’énergie à chaque mauvais contact, mais
il est de plus projeté assez loin (les Blues
Brothers, eux, restaient assommés sur place),
ce qui est souvent fatal dans les situations périlleuses
ou d’équilibre.
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Des
catacombes... |
...aux
pyramides égyptiennes. |
Il
est naze, ce refrain.
Pour se défendre, Moktar peut ramasser et balancer tout
ce qu’il trouve, bouteilles, poubelles, caddies... Directement
à la face des ennemis, ou s’il est en hauteur il
peut lâcher l’objet ; de cette manière, ce
dernier n’est pas perdu et peut resservir. Moktar peut
également grimper sur la plupart, et les empiler (avec
un peu d’habitude), de façon à atteindre
certaines hauteurs inaccessibles. De même, la baballe
bleue ou le ressort permettent de sauter bien plus haut. Quant
aux skateboards et autres tapis volants, ils permettent une
facilité de déplacement que l'on maîtrisera
assez vite. Il est absolument vital d’être le plus
économe possible avec l’ensemble des éléments
trouvés, car il s’agit du seul moyen d’occire
les brutes qui vous agressent. Et surtout, grâce à
leur empilage, ils donnent accès à des passages
secrets extrêmenent nombreux. Sans atteindre le nombre
ahurissant de passages planqués dans Prehistorik
2, on en dénombre un bon paquet, et des vicieux.
Pensez aussi aux portes secrètes, aux murs creux... Il
y a même dans un certain niveau, une sortie spéciale
qui donne le mot de passe du stage (ils l’ont planqué
les chacals !) et qui permet d’esquiver quelques niveaux
suivants !
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Moktar
approche du but ! |
Un tapis volant, c’est quand même bien pratique. |
Et
pourquoi pas un jeu avec le groupe Licence IV ?
Puisque
l’on aborde la question, le système de mot de passe
donne la possibilité de reprendre le jeu là où
on l’avait arrêté, petite nouveauté
chez Titus Software. Le problème, c’est qu’il
n’est pas donné au début où à
la fin de chaque stage, il est contenu dans une lampe à
génie, qui est elle-même disséminée
dans chaque niveau. Si les premières sont inratables,
ce n’est plus tout à fait le cas par la suite.
Sinon les niveaux sont bien fichus, bourrés de pièges,
et proposent souvent plusieurs itinéraires. Graphiquement,
on reste dans le même style que les Blues
Brothers, avec un peu plus de variété
et un style graphique peut-être plus bande dessinée
qui s’affirmera encore dans Prehistorik
2. Le scrolling est fluide sur Amiga et
ST, saccadé sur PC (comme le prédécesseur).
La musique est honorable et variée, sans plus. Les bruitages,
eux, sont médiocres comme trop souvent chez Titus software.
Ce qu’on retiendra surtout du jeu, c’est sa grande
difficulté : certains passages demandent une précision
diabolique, les ennemis sont rapides et il n’est pas rare
de perdre alors qu’on allait atteindre le mot de passe.
Attention, frustration garantie !
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À
noter pour les allergiques à Lagaf’, une version
identique du jeu intitulée ‘Titus the Fox’,
où le renard mascotte a remplacé Moktar. Evidemment,
le scénario ne tient plus debout. Je suppose qu’il
s’agit d’une version pour les américains,
la zoubida ne s’étant peut-être pas vendue
aussi bien (à moins qu’une version en anglais chantée
par Céline Dion existe ?). Pour la curiosité,
possesseurs de la version PC, si vous lancez le jeu
sur votre machine actuelle, un petit texte d’accueil apparaîtra
!
Tonton Ben,
futur Ministre de la Culture (ça va être bô,
tiens !)