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Quand
on a un p’tit creux… Il est temps de partir
à la chasse ! |
En
1991, fort de son succès croissant avec des titres comme
The Blues Brothers,
Fire &
Forget ou Crazy
Cars, Titus Software s’attaque à l’un
des plus gros problèmes qu’ont connu nos ancêtres
de cro-magnon : le nœud à l’estomac. Aiguisez
les silex, attachez vos peaux de bêtes, on part pour un
retour en arrière à une époque totalement
déjantée avec Prehistorik !
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Il
faut se dépêcher de ramasser les ennemis
assommés. |
Le
pingouin, à la broche, c’est également
délicieux… |
Pour
un jeu aussi fin, rien ne vaut une introduction tout en poésie
:
Le
Grawagars n'ayant pas baffré pendant de longues
journées,
se trouva fort dépourvu quand la dalle fut venue...
par le moindre morceau de Barbak grillée,
d'Aran Saur ou de Maxidocus.
Ca
zonait dur dans la tribu,
les Grawanénettes déprimaient,
les Grawagosses se frappaient dessus.
Mais v'là que le Grawagars fut par une puissance
divine illuminé !
Son
être tout entier avait vu la lumière,
Son cerveau atrophié avait soudain trouvé
la clé de tous les mystères.
Converti à l'intelligence, il partit en quête
de chair.
Moralité:
qui veut bouffer doit chasser ! |
Impressionnant,
c’est-ce pas ? Cela va vous surprendre, ce n’est,
pour une fois, pas de moi, mais tiré du manuel officiel
de Prehistorik. Merci Titus !
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La
synchro avec les poissons est obligatoire. |
À
l’époque, en boxe, les catégories
de poids n’étaient pas encore instaurées. |
Le
concept de ce jeu se veut on ne peut plus simple : afin de nourrir
sa famille, l’ami Grawagars part en chasse à travers
quatre grandes contrées hostiles, mais riches en ravitaillement
: les montagnes, la banquise, la jungle, et les cavernes. Armé
d’un simple gourdin, mais qu’il pourra troquer contre
un boomerang s’il en trouve, Grawagars doit assommer tout
ce qui bouge, et ramasser tout ce qui se mange, afin de remplir
une jauge de nourriture, condition sine qua none pour terminer
chaque stage. Ceux-ci se parcourent de façon linéaire,
de gauche à droite, sur plusieurs plans de hauteur.
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Les
grottes sont pleines de pièges, mais se révèlent
payantes. |
Y’a
vraiment de tout dans cette forêt ! |
Toutes
les espèces vivantes sont désormais menacées
par l’appétit sans bornes de notre sympathique
héros : ours, araignées, tortues, aigles, dragons
verts, pingouins, boules de poil jaunes, petits singes, et même
les tribus adverses… À chaque fois, il est nécessaire
d’asséner le nombre de coups suffisant pour calmer
la bestiole ; une fois étourdie, il est possible de la
ramasser afin d’incrémenter la jauge de nourriture.
Attention, néanmoins, les ennemis reprennent leurs esprits
rapidement, il ne faut pas traîner dans la manœuvre.
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On
va attendre qu’ils se calment un peu. |
Un
ange passe… |
Fruits
et légumes sont également dispersés un
peu partout, et spécialement dans les grottes, à
visiter nécessairement. Mais celles-ci sont souvent habitées,
principalement par des araignées, et semées d’obstacles,
généralement des feux de camp qu’il faudra
enjamber. Malheureusement, notre homme préhistorique
ne pratique pas assidûment le cent mètres haies,
et n’est pas vraiment capable de bondir correctement.
Les sauts doivent donc être calculés et synchronisés,
sinon c’est la sanction : perte d’énergie
pour de simples obstacles, mais perte d’une vie en cas
de chute dans le vide ou la mer.
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Le
bouclier d’invincibilité se révèle
souvent pratique. |
La
tête que fait le héros sur ce tricératops
est exceptionnelle ! |
Homme
de loisir malgré tout, Grawagars est adepte de la balade
en ballons de baudruche, et manie le prehisto-deltaplane comme
personne ! Dans chaque stage, un passage dans les airs va demander
au joueur quelques réflexes d’esquive et d’évitement,
où l’erreur n’est pas tolérée.
Si, néanmoins, un bonus d’invincibilité
a été trouvé juste avant, l’épreuve
sera bien moins pénible. Ces précieux artefacts
apparaissent de temps en temps, mais peuvent être délivrés
par le sage, une espèce de vieux barbu en lévitation
qui débarque sans prévenir, et qui repart de la
même façon. Si notre héros arrive à
l’atteindre, il lâche alors un bonus.
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Attaquer
dans le dos, ach, ce n’est pas très fair-play…
Ce n’est pas choli choli… |
Dans
ce genre de situation, on comprend que l’on est
bien peu de choses. |
Les
niveaux sont plutôt longs, et devant la quantité
de nourriture à amasser, mieux vaut ne pas traîner,
surtout qu’une limite de temps, assez drastique est présente,
et rajoute encore un peu plus de difficulté à
un jeu qui en contenait déjà assez. Car entre
chaque niveau, sauf bizarrement pour le dernier, un boss doit
être battu. Tout ceci se passe (presque) à la loyale,
au milieu d’un ring, avec du public ; on peut être
à l’aube de l’évolution et présenter
quelques signes de sociabilité, cela n’est pas
incompatible. Seul inconvénient : il y a une petite différence
de gabarit à la pesée, et l’adversaire présente
souvent une différence de taille avec notre héros.
Autant le dire sans détour, ces affrontements sont ardus,
et même si une stratégie d’attaque se dégage
rapidement, une fois de plus, synchronisation et précision
sont de rigueur.
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À
l’époque, pour chasser le dinosaure, on
lui éclatait les orteils. |
Attaque
surprise !! |
Sauf
peut-être sur Amiga, et plus tard sur SNES,
les scrollings n’ont jamais été le point
fort des titres de Titus ; les possesseurs de Pécé
savent de quoi je parle. Sur ce coup-là, le problème
est réglé, puisque Prehistorik
se joue à travers des écrans fixes. Tout le travail
a été concentré sur les graphismes, colorés
à souhait, avec un bon coup de patte sur les sprites,
très cartoon. Les sons se veulent minimalistes, un peu
dommage, mais qu’importe. Par contre, le soft, au challenge
relevé, aurait pu être desservi par une meilleure
maniabilité : entre les sauts ridiculement petits, et
sources principale de dommages, et le déclenchement des
coups un peu tardif, le joueur perd trop souvent à cause
de la prise en main.
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Bon,
ben s’il faut continuer par là… |
Argh,
je vais louper louper le truc, là, l’indien,
le bonze… |
Malgré
tout, Prehistorik s’est imposé
comme une référence, grâce entre autres
à ses nombreuses adaptations de qualité sur Amiga,
ST, Pécé, CPC et même
CDTV.
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