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Mickey Mouse - Castle of Illusion
Année : 1990
Système : Megadrive
Développeur : Sega
Éditeur : Sega
Genre : Plate-forme
Par Bruno (10 avril 2002)

Vous savez quoi ? Eh bien au niveau des jeux de plates-formes, la Megadrive est une reine ! Au même titre que la SNES.

Sur la 16-bits de Nintendo, il y a bien entendu la référence absolue du genre, inégalée à ce jour, l'exceptionnel Super Mario World. La compilation Super Mario All Star, Yoshi's Island et quelques autres (je suis pas très fan des Donkey Kong Country) assurent le bonheur des amateurs du genre mais chez Sega, certaines cartouches sont carrément indispensables pour l'adorateur du genre. Sonic, les jeux Konami tel Tiny Toons et autres titres de cet acabit assurent la spectacle. Mais les jeux mettant en scènes les personnages de Walt Disney et réalisés par Sega himself y sont pour beaucoup également.

Revenons au sujet principal de cet article. Mickey Castle of Illusion est difficilement descriptible par des mots tant le magie qui s'en dégage touche au sublime, au divin. Une œuvre d'art pixellisée intemporelle qui fut brillamment adaptée sur Master System et Game Gear, mais c'est sur la version Megadrive que se concentre cet article. Bien avant l'arrivée de mon pote Sonic, Mickey fit l'effet d'une bombe et ce n'est pas un hasard si après lui, Sega enchaîna avec d'autres titres tout aussi prestigieux comme la suite de ce Mickey, World of Illusion ou QuackShot avec Donald Duck. Ces jeux seront traités dans GrosPixels, parole de scout.

Magique !

Un petit briefing et c'est parti !
Le fabuleux passage de la forêt.

Mickey doit délivrer sa belle, pas la Princesse Peach (vous suivez ?) mais Minnie, l'éternelle copine de notre héros à qui il aime conter fleurette les soir d'été au Flunch le plus proche. OK, je m'emporte, continuons. Avant de sauver la demoiselle des griffes de Mizrabel la sorcière, Mickey doit traverser une multitude de niveaux accessibles par les portes du château de l'illusion. Chaque porte le transportera dans un monde bien spécifique.

Différents niveaux.
Le premier boss.

Entre une forêt enchantée mais résolument hostile, un monde de jouets agressifs, une plaine infestée de grottes aquatiques, une bibliothèque grandeur nature et le château maudit de la sorcière, vous allez voir du pays ! Pour se débarrasser de tout ces méchants qui viennent lui barrer la route, Mickey a plusieurs solutions. Soit il leur saute dessus en les explosant d'un coup de fesses magistral (Van Damme, méfie-toi !) ou il lance des billes (des pommes dans le premier stage, forêt oblige) sur leur face de vilains. La jouabilité est parfaite (comme dans un jeu de Miyamoto en somme) et la difficulté pas trop élevée, un dosage parfait quoi !

Pour nous, les joueurs.

Tout, je dis bien tout, a été pensé pour que le joueur prenne son pied. Le design est un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir sur un jeu vidéo, enchanteur, sublime, les mots ne suffisent pas à rendre justice à l'émerveillement que procure ce titre. De plus les niveaux sont passionnants à explorer, leurs plans étant finement étudiés. Les scènes culte pullulent, comme le passage dans la tasse de thé ou le monde des friandises par exemple. La bande son tape dans le haut de gamme, mignonne ou épique, elle est tout simplement inoubliable. Les thèmes vous resteront en tête, vous verrez (ceux qui connaissent le jeu savent de quoi je parle).

Le fameux passage des toiles d'araignées.
La bibliothèque avec ses tonnes de surprises.

Une nouvelle ère.

Je tiens à vous faire part d'une anecdote assez significative de l'époque ou Castle of Illusion est sorti. Je n'avais pas de Megadrive en ce temps-là, et ma fierté du moment s'appelait Toki sur Amiga. L'adaptation du célèbre jeu d'arcade était parfaitement réalisée sur le 16-bits de Commodore, un exploit tant la conversion se rapprochait de l'original en arcade. Je me rends chez un ami, possédant un Amiga lui aussi pour lui montrer la merveille. Avant cela, il devait terminer une partie sur Castle of Illusion (en import) sur sa Megadrive japonaise. Je le vis jouer à ce joyau durant de longues minutes et mon cher Toki avait tout d'un coup perdu la moitié de son aura dans mon esprit. Une fois la partie de mon collègue terminée, je lui présente mon Toki avec une motivation retombée à zéro et une énorme envie de découvrir le titre de Sega. Toki étant un hit, c'est dire le pouvoir de séduction que provoque Castle sur un joueur et la nouvelle génération de titres qu'il inaugurait.

Bref, Castle of Illusion est un titre indispensable regorgeant de bonnes trouvailles (je ne les dévoile pas toutes pour laisser la surprise à ceux ne connaissent pas le jeu), il est d'ailleurs très regrettable que Disney se charge de ses adaptations vidéoludiques depuis un bon bout de temps maintenant. Imaginez un jeu Sega avec en vedette les persos de Monsters & Cie ! Pour se consoler, rejouons à cette légende qu'est Castle of Illusion, un pur moment de bonheur vidéoludique.

Un affrontement dantesque contre la sorcière et le bonheur propre à la victoire.
Bruno
(10 avril 2002)
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