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Quackshot
Année : 1991
Système : Megadrive
Développeur : Sega
Éditeur : Sega
Genre : Plate-forme
Par Bruno (14 juillet 2002)
La jaquette de la version européenne. Merci au site Mobygames !

La bibliothèque de l'oncle Piscou recèle bien des merveilles. Donald y trouve un bouquin racontant l'histoire du fameux trésor de Garuzia. Une carte est même fournie décrivant les lieux susceptibles d'abriter ce trésor. N'écoutant que sa soif d'aventure, Donald part à la conquête de ce magot monstrueux, ce qui ne plait pas trop à Daisy d'ailleurs. Les neveux du canard déchaîné assurent le pilotage d'un avion rouge cerise, moyen de transport indispensable pour parcourir les quatre coins du globe. Mais Donald fait des envieux et un ennemi bien connu du palmipède fera tout pour lui barrer la route. Résultat des courses ? Un jeu extraordinaire de plus pour maître Sega.

Quelques écrans de l'introduction.

Comment font-ils ?

C'est une question que les joueurs sont en droit de se poser. Comment Sega fait-il pour nous pondre autant de chefs-d'œuvres ? La Megadrive reste vraiment une superbe vitrine du talent de Sega en matière de softs. Tels Castle of Illusion ou World of Illusion, Quackshot est soigné à l'extrême. Peaufiné dans les moindres détails et ce à tous les stades de la réalisation.

Écran titre.
La carte, l'amie de l'aventurier.

Le principe est le suivant : Donald doit passer au peigne fin la carte pour trouver le fameux trésor. Chaque niveau est divisé en deux parties, et en général il vous faudra un item particulier pour accéder à la seconde zone. L'objet en question se trouve dans un autre niveau qu'il vous faudra explorer. À la fin de chaque première partie d'un stage, Donald plante un drapeau qui sert de point de chute pour l'avion des neveux. Cet appareil permet de vous balader à votre guise sur la carte et l'aspect aventure est bel et bien présent. Voilà à peu près comment se déroule le jeu.

La ville de Duckburg (avec de méchantes chenilles).
Le boss du château de Transylvanie.

Le pouvoir des ventouses.

Sous ses airs de râleur, Donald est finalement bien plus pacifique que Mickey. En tout cas sur Megadrive. En effet, le canard se sert de ventouses pour neutraliser ses ennemis : grande originalité signée Sega une fois de plus. Au début, Donald possède les ventouses de base (les jaunes) qui ne servent qu'à immobiliser un méchant durant quelques menues secondes. Mais par la suite, d'autres ventouses bien plus efficaces seront à sa disposition : les rouges qui, une fois collées contre un mur vertical, servent de plates-formes ; ou encore les vertes qui, une fois fixées sur un oiseau par exemple, servent de moyen de transport. Ajoutez à cela un pistolet à pop-corn et un autre à bulles (leurs particularités étant primordiales également) et vous obtenez un gameplay des plus passionnants tant les actions sont variées et inédites. Notez que bon nombre de stars Disney aideront notre héros dans sa quête.

C'est bô l'amitié !

Une ambiance enchanteresse.

Le game design est tout bonnement fabuleux et la 16-bits de Sega est bien exploitée. Les décors vous impressionneront par leur finesse. Je ne peux en citer un pour exemple car ils sont tous grandioses. La variété des thèmes fait plaisir à voir (Duckburg, la Transylvanie, le Mexique, le palais oriental, etc.) et il me paraît impossible de rester indifférent face à tel parcours.

La variété des situations est un des points forts du jeu.

Même constat pour les musiques, toutes plus belles les unes que les autres. Les mélodies sont superbes et les échantillons bien sélectionnés. Les bruitages ont été soigneusement choisis et ils participent à cette osmose sonore. Comme je le répète bien souvent, la Megadrive est capable de merveilles au niveau sonore mais encore faut-il s'en donner les moyens.

Quel courage pour un canard ! Vous ne trouvez pas ?

Pour regagner un peu d'énergie, des glaces et du poulet sont à chiper sur les ennemis. Parfois vous trouverez des piments bien rouges, et si Donald en ingurgite une certaine dose, il s'énerve et fonce comme un dératé en détruisant tout sur son passage.

Voici le résultat d'un trop plein de piments ! Mais le Maharaja va nous calmer le sauvageon.

En l'absence de système de sauvegarde, le jeu est finalement assez long et la difficulté bien dosée. La jouabilité est parfaite et Donald se manie avec plaisir. Ce joyeux périple palmé se révèle donc captivant à tout les niveaux. Un tableau idyllique car j'ai beau chercher, je ne vois aucun défaut à ce jeu. Un titre majeur une fois de plus sur une Megadrive qui aura décidément bien marqué l'histoire du jeu vidéo.

Bruno
(14 juillet 2002)
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