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La
boîte du jeu. Merci au site MobyGames !
Cliquez sur une image pour une version plus grande. |
Hexen:
Beyond Heretic
est la suite directe d'Heretic,
précédente création de Raven Software,
à qui l'on doit entre autres Black
Crypt, ShadowCaster,
et plus tard Soldier
of Fortune, Jedi Knight II: Jedi
Outcast et Jedi Academy. Hexen
est sorti en 1996, en pleine période de création
Heroic Fantasy de Raven, puisque l'équipe s'était
fait jusqu'ici surtout connaître avec Black
Crypt, la référence sur Amiga
des jeux de rôle, en tant que digne successeur de Dungeon
Master (et ce n'est pas rien !).
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Le
très bel écran d'accueil. |
La
sélection du héros. |
L'histoire
repart là où Heretic
l'avait laissée : D'Sparil, le premier Chevaucheur
de Serpents, a été terrassé, et c'est au
tour de son frère Korax d'y passer, avec tant qu'à
faire l'ensemble de son personnel. Pour
la troisième fois, Raven reprend le moteur révolutionnaire
de Doom
pour l'adapter à la sauce Heroic Fantasy, mais en y ajoutant
quelques nouveautés...
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Le
fighter ne prend pas de gants, il va droit au but. |
Des
salles qui respirent la joie de vivre. |
Poussez
pas, y'en aura pour tout le monde !
Voilà
la première des bonnes idées qui va donner à
Hexen ses lettres de noblesses : le choix
du héros parmi 3 classes de personnages. Chacun d'entre
eux possède ses caractéristiques uniques (une
répartition entre la force, la magie, la vitesse et la
défense), son propre armement avec 4 armes chacun (la
dernière est en trois morceaux à rassembler),
soit 12 armes au total, et même une utilisation différente
des fléchettes (voir plus bas l'inventaire). Originalité
du système : seuls deux types de munitions sont nécessaires,
les manas bleues et vertes.
Ainsi,
le fighter entraîne le joueur sur une approche musclée
de l'art délicat du massacre, en misant tout sur la force,
et des armes de corps à corps (il commence avec ses petits
poings cloutés !) ; le cleric, quant à
lui, va servir d'équilibre entre la frappe de près
avec ses deux premières armes (une masse et un bâton
serpent qui draine la vie au corps à corps), et l'étalage
de lion avec les deux dernières ; le mage, lui,
recherchera l'esquive voire le snipe avec ses armes uniquement
axées sur le tir. Franchement, entre nous, le cleric est le plus déséquilibré des trois :
il a les meilleures armes, et ses caractéristiques sont
supérieures aux deux autres. De plus, si quatre armes
sont franchement limites comparé à l'arsenal de
Doom,
Hexen a hérité d'une qualité
Heretic : l'inventaire.
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Le
mage en bien mauvaise posture. |
Le
comité d'accueil n'a pas très bonne mine. |
Mieux
qu'à la brocante
Ah,
l'inventaire... C'est fou ce qu'on ramasse comme bibelots dans
ce jeu. Contrairement à Doom,
où l'on récupérait principalement des munitions
et des kits de vie, Hexen propose lui un arsenal
d'artefacts plutôt variés à dénicher
pour faciliter la progression. Citons en vrac les potions de
vie, le Tome of Power (pour booster les armes, comme dans Heretic),
le Krater of Might (pour remplir les jauges de mana), l'Icon
of Defender qui rend invincible ou encore le Porkalator, qui
tranforme les adversaires en adorables porcelet ! Et surtout,
dans Hexen, il y a les fléchettes :
ce sont des petites potions vertes qui agissent différemment
selon le personnage : grenades pour le fighter, gaz empoisonné
pour le cleric ou bombe pour le mage (encore une fois, le cleric
est TRÈS avantagé). On recensera aussi les Wings
of Wrath pour voler, un élément très grisant
apparu dans Heretic.
Dans le même registre, on notera aussi le retour des vues
hauts et bas amenées dans le précédent
volet (le personnage peut se pencher), mais surtout, grande
nouveauté, le saut ! On en rêvait dans Doom
et Heretic, le voici.
Pour
en revenir à l'inventaire, celui-ci stockera aussi tous
les objet des puzzles de ce jeu, et il y en a des tonnes !
C'est la deuxième grande innovation depuis Heretic :
finis les interrupteurs de fin de niveau.
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La
fléchette chez le cleric est très efficace. |
Des
décors vastes, et souvent très peuplés. |
Un
vrai boxon, c'est pas croyable
Hexen
est organisé en 5 mondes, regroupant environ 7 niveaux
chacun. À chaque fois, il s'agira de compléter
un puzzle afin d'ouvrir le portail de fin de monde, et de se
gaver le vilain pas beau qui squatte devant. Et éééééévidemment,
les pitites pièces de puzzle se trouvent un peu partout
dans les niveaux, en général à l'intérieur
de pièces verrouillées par des clés qui
se trouvent à l'opposé... parce que dans Hexen,
on revient dans un niveau quand on veut ! Il suffit de
trouver le portail correspondant, et les cerveaux tout tuméfiés
de chez Raven vont vous forcer à trouver le parcours
bien gavé de pièges pour ouvrir ce $@%* de portail
de fin de monde. Tout un programme, vraiment. Ces gars sont
vicieux.
Pour
agrémenter tout ça, il y a du monstre au tournant,
des vilains pas beaux comme des ogres à deux têtes,
des diablotins de lave, des centaures armés, des hommes-poissons,
des dragons-serpents, et des mages volants et... et c'est tout
(sans les boss, qui sont des surprises !). Oui, voilà
le gros point faible de ce jeu : le manque de variété
de la viande qu'on vous balance par kilos dans les niveaux.
Deux fois moins que dans Doom
2, pour comparaison. Ça donne un côté
répétitif qui créé par moment un
petit effet de lassitude. Puisque j'en suis dans la section
critique, j'en profite pour citer le choix des textures de décors,
qui auraient pu être un peu meilleures. Ça tire
un peu trop souvent dans le brun pierre / terre. Heretic
proposait des textures plus raffinées dans certains passages
(décors aquatiques dans le 3ème épisode).
Je vous rassure, il y a tout de même un level design excellent
(peut-être même l'un des meilleurs faits pour un
jeu utilisant le moteur de Doom).
Question
son, rien à dire, les bruitages sont stressants comme
il faut et les musiques collent à l'ambiance. La difficulté
est bien progressive, le réflexe de sauvegarde augmentant
avec les niveaux. Pour finir, un add-on existe, Deathkings
of the Dark Citadel, qui propose 3 hubs supplémentaires.
Mais alors attention, la difficulté est surdosée,
bonne chance pour le finir. Ça m'a rappelé American
Revolt, l'add-on de Syndicate,
!
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Ça
ne se voit pas, mais le pont est animé, un effet
saisissant ! |
On
applaudit bien fort le cochon, messieurs-dames ! |
(P.S. :
allez faire un tour sur www.doomsdayhq.com,
vous y trouverez le Doomsday Launcher, qui permet de tout lancer
de Doom
à Hexen avec le moteur de Quake
2. Époustouflant !).
Tonton
Ben, tout fébrile d'avoir accouché
de son premier Grostest.