Par
Bruno (01/2002)
Review du film Final Fantasy - The spirits par Laurent
Review de la série Final Fantasy Unlimited par Phenec
L'origine du mythe
Hironobu Sakaguchi
En 1986, une
modeste société japonaise du nom de Squaresoft voit ses comptes
dans le rouge. À cette époque, le premier RPG console, Dragon Quest édité par Enix (rival historique de Square), fait des
ravage dans tout le pays. Le président de Square, Hironobu Sakaguchi,
tente le coup de la dernière chance sur un nouveau projet et un an plus
tard sort de ses studios un jeu nommé Final Fantasy, un pur RPG
lui aussi sur la même machine que Dragon Quest, la Famicom (Nintendo 8 bits).
C'est un succès, 1,5 millions d'exemplaires vendus ! Il faut dire que pour
le staff de son bébé, Sakaguchi a su réunir des talents hors-pair.
Tout d'abord Yoshitaka Amano pour le design, Kenji Terada, spécialiste
des adaptations de mangas en série TV (Cobra, Orange Road, etc.) qui
restera jusqu'au troisième volet (il a su se faire un nom dans le domaine
de l'animation et travaillera sur d'autre jeux comme Animastar ou Eternal Eyes par exemple). Et enfin, Nobuo Uematsu jeune musicien qui n'a pas fait une
forte impression jusque là (dans la pub et les jeux vidéo) mais
dont tout le talent va se développer sur les Final Fantasy. Square
se sent mieux mais savait-il que c'est avec ce titre que son futur allait se construire
?
Final Fantasy, mode
d'emploi
Tous les épisodes
de la saga suivent un certain nombre de règles. En voici quelques unes
:
- L'univers,
le scénario et les protagonistes changent à chaque épisode.
- Pour le gameplay, Square met un point
d'honneur à le modifier à chaque fois tout en gardant certaines
bases de celui-ci.
- Dans chaque volet, un personnage porte
le nom de Cid (tout comme dans le film). Même topo pour les noms
Biggs et Wedge (clin d'œil aux pilotes de l'escadron de Luke dans le film
Star Wars) qui reviennent constamment.

Moggles
- Les Moggles,
Moguri en japonais (contraction de Mogura et Koumori, respectivement « taupe » et
« chauve-souris ») sont de petites créatures toutes mimis qui apparaîtront
pour la première fois dans FF3. Leur rôle varie au fil des épisodes.
Dans FF6, le Moggle sera un membre à part entière de votre équipe.
C'est dans FF7 que son rôle sera quasi inexistant et dans FF8 ils ont carrément
disparu.
- Les Chocobos, de gros oiseaux
qui servent de montures, sont apparus quand à eux dans FF2. Ils ne manqueront
aucun épisode par la suite et seront déclinés en plusieurs
couleurs selon leurs capacités. Dans FF7 il vous sera même possible
de les élever.
Un Moggle et un Chocobo
- Les invocations
font leurs débuts dans FF3 et établiront une autre tradition de
la saga. Ce sont des créatures surpuissantes qui vous prêtent main
forte lors des combats, que ce soit offensivement ou défensivement. Elles
changent souvent de nom selon le volet (Espers dans FF6, G-Force dans FF8).
- Le nom des magies, des armes et
des items se repète souvent dans la série.
- Les références mythologiques sont nombreuses dans tous les aspects du jeu.
- Certaines races de monstres se
retrouvent dans toute la saga (Goblins et Bombs par exemple).
- L'interface, malgré
les changements de gameplay, est toujours
sensiblement la même.
- Certains thèmes musicaux
reviennent régulièrement flatter l'ouïe du fan, comme « fanfare »
qui célèbre votre victoire après un combat, « prélude »
(thème des cristaux) et le « prologue ».
- L'univers est heroic-fantasy dans les
trois premiers opus, FF4 et FF5 mettent un zeste de S-F. Mais le style ultime de
la série (selon moi) se trouve dans FF6 et FF7 avec de la fantasy matinée
de cyberpunk. FF8 opte pour un design totalement futuriste et FF9 revient aux
sources de l'heroic-fantasy. FF10 présente un peu de futurisme et pas mal
de fantasy.
LA SAGA
Final Fantasy
(1987 - NES)
Naissance de la légende


Le monde va
mal et court à sa perte, le peuple attend « les guerriers de la lumière »
pour le sauver de son triste sort. Quatre
personnages sont à votre disposition, il faudra leur donner une classe
(mage, guerrier, voleur...) et c'est parti pour l'aventure. Après quelques
missions, l'origine du mal que subit la planète est révélée.
Quatre entités maléfiques en sont la cause : Lich, Kary,
Kraken et Tiamat, respectivement entité de la terre, du feu,
de l'eau et de l'air, mais le vrai « vilain pas beau » du jeu a pour nom Chaos.
Chevalier déchu et démon de son état, il est le véritable
investigateur de ce mal.
Lancé au Japon en 1987, FF apporta
déjà des innovations à l'époque, comme le système
de combat. On donnait les actions à effectuer et les perso les effectuaient
chacun leur tour. Le « job system », quant à lui, permet avec le gain de points d'expérience
de faire évoluer sa classe et d'acquérir de nouvelles capacités. FF est sorti au États-Unis par la
suite.
Final Fantasy
2 (1988 - NES)
Innovation sur innovation...

L'empire
Paramekian a soif de pouvoir et se sert de monstres pour parvenir à
ses fins. Énormément d'innocents perdent la vie, dont les parents
de Frionel, Maria, Guy et Lionheart (le nom de Squall dans FF8)
qui veulent à tout prix les venger et sauver le monde par la même
occasion. À noter l'apparition de Cid : par la suite il y aura toujours
un personnage portant ce nom dans la série.
Beaucoup de
nouveautés apparaissent dans cet épisode que certains trouveront
trop difficile. Les persos n'ont pas de niveau, mais ce sont les armes qui augmentent
en gagnant de l'expérience. En attaquant avec votre arme, vous augmenterez
votre force et si vous usez de vos magies l'intelligence et la sagesse grandiront.
Le HP et le MP augmentent à chaque combat et non en passant au niveau supérieur.
Très important, l'apparition des premiers Chocobos, ces gros oiseaux
tout jaune qui servent de monture à nos héros.
Final Fantasy
3 (1990 - NES)
Retour aux sources

Le système de ce troisième
opus reprend un certain nombre de caractéristiques du premier, dans les
combats notamment, et dans le scénario avec le retour de quatre guerriers
de la lumière qui feront face au terrible Dark Cloud. Cet épisode
exploite au maximum les capacités de la NES que ce soit au niveau des graphismes
ou des musiques. Le système
de « job » est de retour, mais beaucoup plus développé que dans FF1.
Une vingtaine de jobs seront disponibles avec pour chacun des spécificités
uniques. Grande première, les invocations de créatures font leur
apparition ainsi que les Moggles, mascotte des FF au même titre que
les Chocobos. C'est le meilleur épisode de la trilogie sur NES.
FF1 et 2 ont
été convertis sur Wonderswan Color avec des graphismes totalement
nouveaux et un système de jeu remis à jour. Ces versions sont magnifiques,
et FF3 devrait suivre.
FF sur Wonderswan Color.
Final Fantasy
4 (1990 - Super Nintendo)
Une nouvelle ère pour la série
(note : lire aussi cet
article)

Sorti aux US
sous le nom de Final Fantasy 2 (une version aseptisée plus facile), FF4 marque un tournant important dans la saga. Je dirais qu'il inaugure l'ère
moderne de Final Fantasy. Vous incarnez Cecil, chevalier sous les ordres
du roi de Baron. Ce dernier lui demandera de récupérer un
cristal magique qui se trouve à Mysidia, et ce par tous les moyens. Cecil
se rebellera contre le roi, jugeant qu'il va trop loin, et sera relevé
de ses fonctions.
C'est à
cet instant que votre quête commence. Le scénario est très
moderne pour l'époque, et les dialogues entre les personnages sont
nombreux, bref, le déroulement est identique aux FF les plus récents.
L'ATB (Action Time Battle) fait son apparition durant les combats.


Les graphismes
sont assez simples pour un jeu sur SuperNES, mais ils font preuve d'un esthétisme
attendrissant. La musique prend toute son ampleur grâce aux capacité
sonore extraordinaires de la 16 bits de Nintendo. Nobuo Uematsu (compositeur
attitré de la série) s'en donne à cœur joie avec de somptueuses
mélodies, très celtiques pour la plupart. FF4 est grandiose
et incontournable ! Il connaîtra une adaptation sur Playstation (la version
d'origine en US se trouve dans la compil' Final Fantasy Chronicles avec
le mythique Chrono Trigger).


Final Fantasy
5 (1992 - Super Nintendo)
Un épisode attachant

FF5 possède
une histoire assez poignante et les héros sont très attachants.
Vous êtes Butz, un aventurier qui parcourt le monde sur le dos de
son Chocobo, Boko. Un jour, alors qu'il se repose tranquillement à
l'ombre d'arbres touffus, notre ami entend un bruit d'impact assez assourdissant.
Une météorite vient de s'écraser à quelques lieues
de là. En se rendant sur sur place, il sauvera une jeune fille du nom de
Lenna, capturée par des Goblins et fera connaissance avec Galuf,
un homme complètement amnésique. Le scénario, très
bien construit, vous transportera très loin. De plus les rebondissements
sont nombreux.
Pour le gameplay,
on retrouve le système de job mais là, c'est carrément le
pied ! Une vingtaine de jobs différents qui sont interchangeables à
tout moment. Quand vous changez de job, vous conservez les capacités
acquises avec le précédent. Et pour le reste c'est comme d'hab.



Notez qu'il ne fut jamais traduit, et ce
n'est que bien plus tard qu'il connaîtra une adaptation sur Playstation (Final Fantasy Antologie, compil' avec FF6). Un grand Final, apparemment
dur à dépasser à l'époque et pourtant...
Final Fantasy
6 (1994 - Super Nintendo)
le RPG culte par excellence, une saga
à lui tout seul !

FF6, considéré pour beaucoup
comme le meilleur RPG de tout les temps (par moi aussi avec Skies of
Arcadia et Valkyrie Profile), marque plus qu'un tournant pour la saga.
Il sera le repère, celui avec lequel tout les autres épisodes de
la série seront comparés. Il faut dire que tout y est. Le système
de « destinée » tout d'abord. Il n'y a pas de vrai héros, tous les
protagonistes (14 !) ont leur propre scénario, leurs problèmes,
leurs états d'âme. Tina, Locke, Mash, Edgard, Strago, Relm, Shadow,
Celes, Cayenne, Gau, Setzer, Mog, Umaro et Gogo sont tous touchants et ultra charismatiques. Libre à vous d'incarner ceux qui vous conviennent.


Le scénario
tourne quand même beaucoup autour d'un personnage, l'émouvante Tina,
contrôlée par l'Empire, qui utilise ses pouvoirs magiques
dans un monde ou toute magie n'existe plus. Elle sera sauvé par Locke,
un chasseur de trésor qui collabore avec des résistants refusant
la domination de l'Empire. Je n'en dis pas plus ! Les scènes anthologiques
sont légions (l'opéra par exemple) et l'ambiance mélancolique,
qui donne toute la saveur au jeu, émouvra le plus rustre d'entre vous.
Le monde, héroic fantasy et high-tech à la fois, est splendide.
Je le trouve toujours aussi beau et je tiens à mettre l'accent sur les
sprites, également. À l'époque, jamais les joueurs n'avaient vu
des personnages aussi expressifs, ils sont trognons et possèdent tout un
tas de mimiques. Tout est parfait dans FF6, il n'y a rien à rajouter
ou à enlever. La liberté qu'il offre est hallucinante, comme
toutes les destinés des persos qui se croisent intelligemment et l'ambiance
enivrante. La bande son est à l'image du jeu lui-même, émouvante
et bouleversante, on n'en revient pas indemne. Jamais une OST de jeu n'avait suscité
autant d'engouement. Elle est considérée comme la meilleure entendue
dans un RPG (je suis de cet avis aussi même si pas mal de morceaux de Valkyrie sont aussi forts pour moi). Nobuo Uematsu signe là ses meilleures
compositions ! Son niveau ne fera que baisser par la suite pour les autres épisodes
de la série.


Pour le gameplay
tout est au top : les Espers (les incantations de cet opus) serviront également
à l'apprentissage des magies. Chaque personnage appartient à une
classe déterminée et ses capacités lui son propre. Les « critical
attack » font leur apparition, c'est important de le souligner. Les menus sont
ergonomiques à souhait. Autre idée géniale, un Moggle
est jouable et intègre votre équipe ! Je tiens à souligner
aussi que l'intro est supra émouvante. FF6 fut pour beaucoup de
joueurs le début d'une folle passion pour le RPG. Avec sa traduction en
anglais, les gamers du monde entier découvrirent le chef d'œuvre qui connaîtra
un succès inédit en import. La durée de vie est immense et
je ne sais plus quoi dire, il faut y jouer pour comprendre. Une version
Playstation sortira bien plus tard (Final Fantasy Antologie, compil' avec
FF5).


Récemment
une version pal est apparue chez nous ! Sacré événement tout
de même, huit ans après sa sortie japonaise. Les textes sont en anglais,
Square ayant juste adapté la version contenue dans la compil' Anthologie.
Un collector pour les fans ! Notez que le jeu contient une demo du dixième
épisode sur PS2.
Final Fantasy
7 (1997 - Playstation)
La reconnaissance mondiale

Prévu
initialement pour la N64, FF7 sortit, à la surprise générale,
sur Playstation. Ce fut la fin du « mariage » Square/Nintendo. À
ce propos, le président de Nintendo ne pardonnera jamais cette trahison.
Bon, revenons à ce joyau de FF7, c'est mon deuxième FF préféré
(après le 6, vous l'aurez compris). Admirable en tout point, il
vous captivera à coup sûr. Le scénario nous compte l'histoire
de Cloud, ancien membre du Soldat, rejoignant le groupe de résistants « Avalanche » qui accumule les actions afin de contrer la Shinra,
société imposant petit à petit sa dictature sur le monde.
L'histoire est magnifique, traitant d'esprits (comme le film FF, dont la
fin ressemble à celle de FF7) et d'écologie, tout comme le casting,
vraiment renversant. Mention spéciale pour Cloud, Tifa, Aérith,
Barret, Cid, Vincent et le mythique Sepiroth. Contrairement aux six précédents
volets, ce n'est pas Yoshitaka Amano qui s'occupa du chara-design mais Testsuya Nomura, son assistant dans les anciens FF.


Le jeu se déroule
dans un univers néo-rétro, comme le 6 mais en bien plus poussé,
le coté high-tech étant encore plus présent. La bande
son flatte le sens auditif, même si Uematsu semble s'essouffler sur
certain morceaux. L'intro du jeu est bluffante de dynamisme et je la remate souvent
juste pour le plaisir. Ce fut le premier FF à être traduit en Europe,
ce qui donna le virus du RPG à énormément de joueurs qui
ne connaissaient même pas l'existence de ce style de jeu.


Le gameplay
est un modèle du genre, ergonomique a souhait. Bonne trouvaille, les
materias qui s'achètent ou se trouvent comme des objets et qui vous
apprennent les magies. C'est un pur bonheur de naviguer dans les menus pour s'en
occuper. N'oublions pas les « limites », des attaques surpuissantes se déclenchant
lorsque le perso s'en est trop pris dans la tronche. C'est aussi l'apparition
des scènes cinématique en image de synthèse qui parsèment
le jeu. Square deviendra le numéro un dans le domaine.
FF7 est un opus magnifique, très
maîtrisé, qui a la pèche. Une adaptation sur PC à été
réalisée mais la conversion fut bâclée, c'est sur
Playstation qu'il faut y jouer et nulle part ailleurs ! Vous savez ce qu'il
vous reste à faire ?


Final Fantasy
8 (1999 - Playstation)
L'incompris...


Ce huitième
volet fut très critiqué par les fans lors de sa sortie. Le scénario
et le gameplay déroutant sont souvent mis en cause. Vous incarnez Squall Lionheart,
un mercenaire de la BGU (Balamb Garden University), qui va voir sa vie
basculer lors d'une mission pour une tâche d'une importance planétaire.
Le script est assez intéressant dans l'ensemble, avec certains passages
vraiment captivants malgré quelques faiblesses et temps morts par moment.
L'univers change radicalement des précédents volets, puisque
le monde est ultra futuriste, mais c'est vraiment réussi dans l'ensemble.
Les décors sont affublés de nombreux effets de lumières et
autres animations en tout genre assez appréciables. Les cinématiques
sont encore plus belles qu'auparavant et elles s'intègrent parfaitement
dans le jeu. Le joueur peut même contrôler son sprite dans certaine
d'entres elles, la grande classe. Les personnages ne sont plus en SD (Super Deformed)
comme les précédents opus mais de taille « réaliste » et plus
humaine. De plus leurs animations sont particulièrement soignées
(les mimiques sont criantes de réalisme). La bande son déçoit
quelque peu, le très bon (musique des combats magnifique) côtoie
le « pas terrible » (ville d'Eshtar) et mister Uematsu s'enfonce encore
un peu plus. Les personnages font preuve d'un charisme assez imposant à
mon goût (leur look ainsi que leur psychologie furent assez critiqués),
je pense particulièrement à Squall, Zell, Quistis, Linoa et Laguna
(pas la voiture, hein ?!). Merci monsieur Nomura.


FF8 fut souvent
accusé de privilégier la forme sur le fond et je ne suis pas d'accord.
Je pense que Square a voulu trop bien faire et mélanger trop de bonne
idées. Tout est histoire d'associations. Les incantations se
font appeler G-force et il faudra les associer à son perso pour
que celui-ci acquière des capacités (voler, magie, objet, etc.).
Les magies devront aussi lui être associées pour augmenter ses statuts
(force, magie, défense, etc.). Les menus font preuves d'une certaine
complexité et ce qui est assez énervant, c'est lorsqu'il vous faudra
enlever toute les associations d'un personnage pour en équiper un autre.
La seule mauvaise idée du jeu concerne les magies. Elles se volent
sur les ennemis (ou se trouvent) ce qui est lassant à la longue. Les « limites »
de FF7 laissent place aux « Critical Attack » qui se déclenchent lorsque
votre perso n'a plus beaucoup de HP. Adapté également sur PC, FF8
est un très bon RPG mais il faut vraiment s'investir pour l'apprécier.


Final Fantasy
9 (2000 - Playstation)
Attendrissant...


Voici le dernier
épisode de la saga sur cette bonne vieille Playstation ! Djidane est
membre des Tantalus, un groupe de voleurs qui a pour mission de kidnapper
la princesse d'Alexandrie, Grenat, qui de toute manière veut se
faire enlever pour quitter son royaume. Je n'en dis pas plus mais sachez que le
scénario deviendra plus fouillé (et malheureusement bâclé
sur la fin) qu'il n'y parait et extrêmement fun à vivre. FF9 renoue
avec l'esprit heroic fantasy des anciens volets. À vous les joies d'explorer
les forets et autres grottes maléfiques. Le style graphique général
est vraiment sublime et certains lieux deviendront inoubliables pour un joueur
normalement constitué. Les artistes de Square se sont encore surpassés
! Au niveau de la 3D , même constat, les monstres sont les plus beaux vus
sur la 32 bits de Sony, et les persos ont bénéficié d'une
modélisation extrêmement soignée. Les textures sont très
détaillées, et que dire des cinématiques tant elles sont incroyables
de beauté. Les mouvements de nos héros ont été réalisés
avec le plus grand soin (tout comme les montres et les êtres peuplant l'univers
du jeu d'ailleurs), mention spéciale pour Bibi (hallucinant !). Les
décors contiennent des animations assez impressionnantes. Pour la partie
musicale, disons que c'est mitigé. FF9 comporte des morceaux déjà
mythiques comme celui des combats (dont l'intro fait référence à
FF5 et 6), le thème de Kuja (le méchant du jeu) et
quelques autres du même acabit. Le reste oscille entre le « sympa » et le
« très moyen ». Nous dirons que l'OST fait jeu égal avec celle
du 8.
Le chara-design déconcerte quelque
peu, Djidane, Steiner, Grenat, Eiko et Freyja sont très biens.
Kuja, le méchant, est génial (même s'il ne vaut pas les grandsSephiroth et Ramirez !). Bibi est un personnage attachant au possible. Face
à eux, Salamander n'est pas terrible mais alors Kwenna !
Que fait un perso aussi moche dans un FF ? Ce qui est énervant, c'est que
certains persos secondaires vraiment géniaux (Béat et Franck)
sont laissés à l'écart. Il faut signaler également
que Yoshitaka Amano (designer des six premiers volets) ne s'est pas occupé
(ni Nomura d'ailleurs) de ce FF9, contrairement à ce que peuvent faire
penser les illustrations qu'il a réalisées sur le jeu.


Le système
de gestion retrouve des couleurs. Toutes les compétences de vos persos
sont apprises par les équipements. Chaque nouvel objet alloué à
l'un d'eux lui donnera une « habilité », une magie, etc. Dès que
le nombre suffisant d'AP (distribué à la fin de chaque combat) est
gagné, la compétence en question sera définitivement vôtre,
sans l'aide de l'objet correspondant. Trouvez de nouveaux équipement est
un véritable plaisir. Les G-Forces se nomment désormais « Chimères » (leurs
attaques sont plus rapides qu'auparavant, ce qui n'est pas un mal) et seules les
magiciennes pourront faire appel à leurs services (Grenat et Eiko). Notons
également le grand retour (émouvant) des Moggles (pas encore
jouable, snif...) dont le rôle est primordiale. N'oublions pas le principe
des « transes », sortes de limites à la FF7 mais complètement
ratées. Un bon FF, assez attachant mais à la durée de vie
trop courte malheureusement.


Final Fantasy
10 (2001 - Playstation 2)
Un conte merveilleux...

Tidus
est un champion de Blitzball (mélange de Handball et de football futuriste
se jouant dans une sphère d'eau). Lors d'un match, son destin va basculer.
Sin (monstre qui revient hanter les mortels tout les 1000 ans) attaque
la ville et notre ami sera directement concerné par le retour de cette
créature. Je ne m'étendrai pas plus sur l'histoire, je préfère
de loin vous laisser la surprise car autant vous le dire : le script est fabuleux
et la psychologie des personnages profonde et passionnante. On retrouve de grandes
sensations comme le 6 ou le 7 en donnent. Émouvant au plus haut point.
Je précise que c'est la team de
FF8 (trois ans de développement) qui a réalisé cet épisode
et cela se voit, surtout dans le design ou Tetsuya Nomura (de retour) perpétue
le style du huitième volet. Les premiers pas de la série sur PS2 se font avec quelques innovations, vous vous en doutez bien. Le gros changement
réside dans le passage à une 3D intégrale. Les décors
font preuve d'un esthétisme certain. Le visuel FF10 ne peut se comparer
à celui d'un autre épisode. L'héroic fantasy est bien là
mais c'est une ambiance très religieuse et « tribale » matinée
de culture asiatique qui nous est servi sur un plateau. Les divers protagonistes
sont fabuleux. Leurs modélisations donnent le tournis tant c'est bien fait
et les expressions faciales sont criantes de vérité. Autre nouveauté,
la présence de voix digits ! En effet, nos héros parlent
et c'est une première pour la saga.



Pour la bande
sonore (magnifique), Nobuo Uematsu collabore (ça aussi c'est nouveau)
avec deux autres compositeurs talentueux de Square, Masashi Hamauzu (Saga
Frontier 2) et Junya Nakano (Dew Prism). Le tiers de l'OST relève
de Nobuo, ses acolytes se chargeant du reste. Les morceaux sont bien structurés
et dans l'ensemble, et la qualité se voit grandement rehaussée part
rapport à FF8 et FF9. Le thème « fight » (mon favori dans
ce jeu) m'a littéralement scotché. Quelle bonne idée de mettre
du hard rock dans un RPG, une « recréation » bien pensée.
Certaines mélodies font plus office de musique d'ambiance mais c'est pour
mieux laisser la part belle aux dialogues, assez nombreux dans l'ensemble



Disons le
carrément, FF10 peut se targuer d'avoir le meilleur système de
combat et de gestion (via le sphèrier), et ce tout RPG confondus !
L'ATB a disparu pour un aspect plus tactique, le joueur peut switcher entre
les personnage indéfiniment et quand il veut ! Le dynamisme se voit
ainsi complètement boosté et le joueur considère les affrontements
sous un angle stratégique. Les incantations deviennent des personnages
à part entière qui participent aux affrontements. Ce que certains
reprochent à FF10, c'est son manque de liberté. Il se joue un peu
comme on lit un bon bouquin, le joueur suivant un parcours presque défini
(plus de carte principale), mais il faut voir ici une figure de style et dans
ce sens c'est totalement réussi. Une remontée en fanfare pour Square
qui avec FF10 a retrouvé la grandeur des FF pré-FF8. Un pur bijou.
Les autres jeux estampillés
Final Fantasy

Final Fantasy Tactics
Moult titres
portant la licence FF ont été mis sur le marché. Sur SNES, Final Fantasy Mystic Quest (Mystic Quest tout court en France) dont la
création se destinait spécialement aux États-Unis, est un
RPG assez anodin même si les musiques sont très sympas. Il est ressorti
au Japon sous le titre de Final Fantasy USA. La série FF legend
sur GameBoy n'est autre la série SaGa. Sur la même machine,
FF Adventure (encore Mystic Quest par chez nous) est en fait le premier épisode
d'une autre saga prestigieuse : Seiken Densetsu (le numéro 2 se
trouve sur SNES et fut traduit en France sous le titre de Secret of Mana,
ça vous dit quelque chose, non ?). Tout ces jeux sur la portable de Nintendo
sont cependant excellents même s'ils profitent du nom FF pour se faire convoiter.
Et bien sur, le formidable Final Fantasy Tactics, un Tactic/RPG fabuleux
et inoubliable sur Playstation (jap. ou US), doté de musiques épiques
d'une qualité rarement entendue ici bas et d'un scénario hyper travaillé.
Un autre incontournable. Tout cela sans parler du film !
Le film : Final Fantasy
- The Spirits Whithin
On dira ce
qu’on voudra, mais le jeu vidéo n’est pas encore un divertissement universel,
et les leaders de ce marché ne peuvent pas se permettre n’importe quoi.
Pour en avoir jugé autrement, SquareSoft vit, à l’heure où
ces lignes sont écrites, des heures difficiles, les plus pénibles
que la compagnie ait traversées depuis 1987. Le choix du massivement on-line pour Final Fantasy XI fait par exemple craindre à certains que ce jeu ne
vienne s’ajouter aux grands gouffres financiers de l’histoire des jeux vidéo.
De même, le passage de la série
Final Fantasy au grand écran s’est soldé par un échec commercial
cinglant qui n’est certainement pas imputable à la qualité du film.

La progression
constante en qualité des séquences cinématiques dans les
épisodes de la série n’était pas due au hasard. La subdivision
de Squaresoft ne travaillant que sur cet aspect a fini par devenir Squaresoft
Cinéma, et à partir de 1999, on a commencé à évoquer
un long métrage en images de synthèses pour le cinéma sur
le thème de la série. En dehors du fait qu’il s’agit du premier
projet d’origine japonaise à venir taquiner les piliers américains
du genre que sont Pixar et Dreamworks, Final Fantasy – The Spirits Whithin
se démarque de tous les films comparables par le fait que les personnages
qu’il met en scène sont d’authentiques êtres humains, représentés
de façon photo-réaliste. Ainsi, lorsque les premières photos
apparaissent en 2000, ce ne sont pas les décors ni le design général
qui étonnent le plus (on connaît déjà le savoir-faire
de Square en la matière), mais les « acteurs », dont on serait
presque porté à se demander s’il ne s’agit pas de vraies personnes
légèrement retouchées tant ils sont crédibles, expressifs
et humains.
Le film, écrit et mis en scène par Hironobu Sakaguchi, et produit
par Chris Lee (avec un soutien financier américain), raconte, conformément
à la tradition, une histoire complètement nouvelle : en 2065, l’humanité
est sur le point de perdre une guerre interminable contre une race extra-terrestre
peuplée de spectres. Les derniers survivants sont regroupés sous
un dôme protégé par l’armée. L’heure est grave, et
militaires et scientifiques s’opposent sur la conduite à tenir. Faut-il
poursuivre dans la voie du sur-armement quitte à rendre toute vie impossible
sur Terre, ce qui n’a rien donné jusqu’ici, ou étudier cette forme
de vie inconnue derrière laquelle se cachent peut-être d'importantes
révélations ?
L’héroïne,
Aki, est le personnage créé par ordinateur le plus crédible
et séduisant qu’on ait vu. Le terme d'image de synthèse lui va à
merveille, puisqu'elle regroupe à elle seule toutes les formes de beauté
féminine. Cette fragile jeune femme est médecin, et soutient son
mentor le docteur Sid dans la recherche d’une solution pacifique. Le temps lui
est compté, car elle est atteinte d’un mal inconnu et mortel transmis par
les extra-terrestres….

Final Fantasy
– The Spirits Whithin est un film dont la double origine américaine et
japonaise se ressent tout au long des 100 minutes de métrage. L’aspect
« futuriste new age » de l’histoire et de certaines séquences renvoie directement
à la série de jeux vidéo, tandis que le rythme du scénario
(écrit par Sakaguchi puis revisité par des Américains), qui
aligne les séquences de poursuites et batailles spectaculaires, est typiquement
hollywoodien. Par moments, le souvenir de Aliens ou Starship Trooper fait même
surface d’une façon un peu gênante. Cela ne nuit en rien au plaisir
que procure ce film qui prend le risque, dans sa dernière partie, de tabler
sur une spiritualité écolo un brin naïve, mais rafraîchissante,
et se clôt sur un décor naturel renaissant qui est peut-être
est la plus belle image de synthèse jamais réalisée (même
la voix de Lara Fabian qui surgit en traître à ce moment là
ne parvient pas à sortir le spectateur d’une totale béatitude).

La très
belle bande sonore est l'oeuvre d'Elliott Goldenthal, un compositeur américain
très compétent, mais dont le choix indique clairement que le production
a voulu s'assurer du soutien du public américain. Exit Nobuo Uematsu, donc,
ce qui n'a pas manqué de décevoir les fans du jeu.
En dépit de sa réussite,
le film, qui a coûté 147 millions de $, n’en a rapporté au
total que 79.
Ce flop s’explique par une sortie estivale
malvenue pour un produit estampillé jeu vidéo, et la concurrence
de films aussi spectaculaires mais garantis « neurones intacts »,
comme La planète de singes, par exemple.


Extraits du storyboard
À noter que
le film a suscité une polémique complètement grotesque et
indécente, comme chaque fois que le monde des jeux vidéo est considéré
par les médias de masse.
Certains acteurs ont signifié leurs
craintes de se retrouver au chômage si on continue à pousser les
recherches dans le domaine de l’image de synthèse photo-réaliste.
Des gens aussi influents à Hollywood que Tom Hanks ont tenu des propos
inquiets, comme s’ils craignaient que leurs cachets de 20 millions de $ par film
ne soit un jour jugé trop élevés, et qu’on se tourne vers
les cyber-acteurs qui en plus ne font pas de caprices et ne vieillissent pas.
L’échec
commercial de FF-TSW les a rassurés.
La série animée
: Final Fantasy Unlimited
Apres la sortie
de FFX sur PS2, Squaresoft voulut montrer au monde ce qu'il etait capable de faire
sur le petit écran et dans le monde de la jap'anime. Final Fantasy: Unlimited se presente donc comme la suite logique du film, et, comme ce dernier, il n'a
aucun rapport direct avec un episode particulier de la serie, évidement on retrouve
une ambiance tres « final fantasienne » avec chocobos et tout ce qui peut s'en suivre
mais dans une aventure inédite.




L'histoire
se deroule sur une terre futuriste et est basée sur l'apparition d'un « point
noir » liant le Japon à un autre monde. Le professeur Hayakawa et sa femme
incités par ce phénomène et l'apparition d'étranges
créatures décident alors de partir explorer ce nouveau monde, à
leur retour ils écrivent un livre puis retournent dans ce monde mais ils n'en
reviendront jamais, laissant derriere eux deux jumelles : Aï et Yû
qui découvriront le livre de leurs parents bien des années après... L'aventure
debutant réellement après la rencontre des deux petites filles partis vers
ce nouveau monde pour chercher leurs parents et de Lisa, une mystérieuse
voyageuse...
Produite par le studio Gonzo la serie est
supervisée par Maeda Mahiro (Blue 6) dessinée par Hirata Tomohiro
(Tylor the irresponsible captain) avec des mecha de Kobayashi Makoto (Giant Robo,
Venus Wars). Elle est diffusée depuis octobre 2001 sur TV Tokyo
et devrait se derouler sur 52 épisodes. Enfin elle innove graphiquement avec un
mélange entre de l'animation traditionelle, plutôt bien dessinée,
et des images de synthèses, malheuresement pas toujours bien exploités.
Conclusion : Et demain
?

Final
Fantasy 11 (qui ne devrait pas tarder au Japon sur PS2) sera un RPG totalement
on-line, ce qui a déçu les fans, moi le premier.
FF12 (PS2) devrait être l'œuvre
du staff de FF9, et je brûle d'impatience d'avoir les premières
infos le concernant. La série restera longtemps une exclusivité
Sony vu que ces derniers ont investi dans le capital de Square.
Je ne vois
pas ce que je pourrais rajouter. Final Fantasy est une série culte, sans
exagérer. Chaque nouvel opus déclenche des réactions impressionnantes
de la part des fans. J'espère avoir donné envie aux néophytes
de s'y intéresser et que ceux qui connaissent déjà auront
appris de nouvelles choses sur la saga.
Un mot pour conclure : enjoy !
Bruno,
très fantasy comme mec.
Artworks de Final
Fantasy : cliquez sur les images pour les agrandir.