 |
 |
La
boîte du jeu. Merci au site MobyGames !
Cliquez sur une image pour une version plus grande.
|
Bon,
alors là, apprêtez-vous, les enfants, on s'attaque
à un mythe.
 |
 |
L'écran
titre, mythique ! |
Le
fusil à double canon scié, pour un jeu tout
en finesse. |
Enfin,
tout du moins à sa suite. Ce soir, Tonton Ben va vous
raconter la belle et merveilleuse histoire de Doom II.
Oh oui Tonton ! Alors approchez-vous, les enfants, et écoutez-moi...
Oui, plus près... Encore... Non pas autant, pasque là,
collé à l'écran, c'est ridicule. Enfin.
Bon, Doom II, ça commence là
où s'était arrêté Doom,
c'est-à-dire sur une histoire de lapins. Voui, comme
dans les Disney, sauf que je n'ai plus le souvenir de celui
où on avait pu voir le gentil petit animal empalé
sur fond de ville en flammes... Bah oui, ça valait bien
le coup d'aller tout vandaliser en enfer si les armées
démoniaques débarquaient pendant ce temps-là
sur Terre. D'où le sous-titre. Ils ont pensé à
tout, vraiment.
 |
 |
Le
challenge est très relevé. |
Et
on repart en enfer... |
Home
sweet home
C'est
donc avec une certaine ambiance de désespoir et d'apocalypse
que va se jouer toute la trame de Doom II,
et c'est ce qui fait sa principale force : si Doom
nous plongeait dans un univers futuriste basculant progressivement
dans le chaos, Doom II joue dans un environnement
visuel urbain plus dérangeant. Bon, on se calme, c'est
pas Shenmue
pour la modélisation des villes, mais avec un peu d'imagination,
et en se mettant dans un contexte industriel sur-développé,
on arrive à imaginer qu'on se trouve bien sur Terre.
Les textures sont composées de briques, pierres, fenêtres...
qui tirent sur des tons sombres, mélangées avec
les éléments sataniques dus à la
corruption de l'environnement par l'ennemi. L'ensemble est assez
hétérogène, mais couplé à
des mélodies aux tendances suicidaires (à part
cette espèce de mambo !?), le résultat est
: l'ambiance est bien pourrie à souhait.
 |
 |
Un
homme dans la ville... |
Les
rues sont infestées de monstres en tout genre. |
Chérie,
les invités sont arrivés !!
Alors,
Doom II, c'est juste un add-on commercial ?
Est-ce l'équivalent de Spear
of Destiny pour Wolfenstein
3D ? Hé ben non ! En plus des textures
et des musiques, y'a du bô monde ! Des pitits nouveaux
se sont invités à la fête, et rehaussent
pleinement la difficulté du soft. Des petites présentations
s'imposent : les zombies marines voient l'arrivée
d'un officier armé à la gatling ; les cacodémons
ont ramené leur grand frère, qui lâche des
âmes perdues ; des squelettes géants armés
de lance-roquettes (rien que ça !) couplés
à des tas de graisses lanceurs de boules de feu gardent
les points stratégiques des niveaux ; la spider-demon
de Doom
a fait des petits, équipées de fusil à
plasma (ben voyons !) ; et pis surtout, ya le chef,
l'e$*@deur de service, l'arch-vile. Lui, il est vraiment pénible.
Non content de vous balancer les flammes de l'enfer sur la tronche
(et elles font très mal !), il a la sale habitude
de ressusciter ses pitits copains à terre. Très
 |
 |
Un
nid à spider, maman à droite, et les rejetons
à gauche. |
L'arch-vile,
dans toute sa splendeur. |
Et
qu'est-ce qu'on leur sert à tous ces gens ?
Ben
des pruneaux, pas ceux d'Agen, mais du gros calibre si possible,
et par deux, avec un double canon scié. Voilà
la bonne surprise de Doom 2, le double effet
Kiss-Cool qui rafraîchit l'haleine en même temps :
le bon vieux fusil à pompe, qui avait acquis ses lettres
de noblesse (c'est à cause de lui que je suis une quiche
à Counter-Strike) dans Doom,
va quelque peu se mettre en retrait au profit du fusil de chasse,
l'arme des poètes, la classe américaine. Parce
qu'elle est super classe, cette arme : elle a la plus cool
des animations de recharge, elle dégomme presque autant
qu'une roquette (2 coups de près pour abattre un cacodémon),
et elle ne pompe que deux cartouches de fusil, c'est à
dire les munitions les plus répandues au cours du jeu.
C'est la star du jeu, celle pour quoi on l'a acheté,
et qui a gravé son titre de meilleure arme au panthéon
des fps (non môssieur, l'AK-47 et l'artic ne comptent
pas).
 |
 |
Des
passages retors... |
...voire
vicieux. |
Quelqu'un
reprendra-t-il un bout de dessert ?
Que
dire de plus ? Hé bien que le level-design est une fois
de plus excellent, les ptits gars de chez ID s'étant
plus attelés sur cette épisode à créer
des parcours assez tordus, et à jouer avec les éléments
à leur disposition (voir les niveaux Tricks & Traps
et Barrels O' Fun). Une tentative de gestion de sauts est présente,
enfin il s'agit plus de passage d'un plan à un autre
en courant comme un fou, mais l'idée est là. Pour
les accros du passage secret, sachez qu'il existe deux niveaux
secrets (31 et 32), tirés de Wolfenstein
3D (!!), ce qui a créé une polémique
au moins aussi forte que l'affaire de la croix gammée
cachée sur la map E1M5 de Doom.
Un éminent magazine de jeux vidéo français
avait même taxé ID Software de nazis et de faire
l'apologie de crimes de guerre à cause de la fin du niveau
32, où l'on rencontre une vieille connaissance... Messieurs,
vous aviez loupé une occasion de vous taire. Surtout
ît pas ses classiques.
 |
 |
Et
on pensait s'en être débarrassés pour
de bon... |
Alors,
c'est qui ? Mmmmh ? |
Enfin,
n'empèche, joyeux anniversaire Doom II,
hé voui, ça fait dix ans cette année ! J'me
sens vieux d'un coup...
Tonton
Ben, de mèche avec Papy Brossard.