CASTLEVANIA
: Un
voyage au pays des chasseurs de vampires...
- Annexes
/ 1ère partie : Le petit monde étrange de Castlevania
-
Bravo !
Vous êtes presque arrivé à la fin de ce
dossier ! Il est temps de faire une pause... Allez vous
faire un sandwich, décapsulez une bonne bière,
soufflez un instant....
...Allez,
on reprend tout de suite, c'est reparti !
SECTION 1 : LES PARODIES
Avec
autant d'épisodes, de versions, de supports impactés,
et de longévité, pouvait-on échapper au
phénomène des apparitions et des parodies ?
La réponse se trouve dans Kid Dracula,
deux jeux de plates-formes mettant en scène... Alucard,
version Super Deformed.
Demon
Castle Dracula Special : I'm Kid Dracula (Akumajou Dracula Special
: Boku Dracula-kun) : Famicom (1991)
Enfin,
même s'il n'est pas nommément appelé Alucard,
son identité fait aujourd'hui peu de doutes. En l'occurrence,
l'ami vampire a été défié par le
dinosaure Galamoth (que l'on retrouve dans Symphony
of the Night). À l'aide de la cape de son
père, celui-ci part à la rencontre du fieffé
coquin, afin de lui montrer qui est patron. Non mais sans blague.
On
a donc affaire à un sympathique jeu de plates-formes
coloré aux graphismes mignons, où l'aventure démarre
dans le château, pour se poursuivre dans les nuages, en
Égypte, dans l'espace... Malheureusement, le jeu n'a
jamais été traduit ni exporté... Et comme
la plupart des jeux Konami sur Famicom, il s'avère
extrêmement difficile.
Kid
Dracula (Akumajou Dracula Special: Boku Dracula-kun) : Gameboy
(1993)
Kid
Dracula
sur Gameboy n'est pas une suite, mais plutôt
une adaptation, enfin développée pour le public
occidental ; c'est gentil d'avoir pensé à
nous. Les textes s'affichent donc dans la langue de Shakespeare,
mais ont perdu les belles couleurs de la version Famicom.
On ne peut décidément pas tout avoir. Certains
niveaux ont été refaits, même si dans l'ensemble,
on retrouve les éléments du premier Kid Dracula,
avec un challenge légèrement plus raisonnable.
Puisque
Konami insère régulièrement quelques références
à Gradius
dans Castlevania (les statues Moai de l'île
de Pâques comme bonus, les étoiles tournoyantes
qui servent de bouclier...), l'univers gothique a lui aussi
été transposé hors de son contexte.
Konami
Wai Wai World : Famicom (1988)
Mettant
en scène Konami boy et Konami girl qui partent à
la rescousse des héros Konami kidnappés, Wai
Wai World regroupe dans un jeu de plates-formes atypiques
les différents protagonistes de la firme (Goemon,
Getsufuu,...) et dans le cas qui nous intéresse, Simon
Belmont. À chaque niveau correspond un personnage à
délivrer, ce dernier permettant, grâce à
ses aptitudes propres, de passer d'autres niveaux impossibles
sans lui, en changeant de personnage à volonté.
De fait, le parcours finit par être linéaire, mais
le problème ne se situe pas là : c'est un
jeu NES ; c'est un jeu Konami ; c'est un
jeu impossible à finir.
Konami
Wai Wai World 2 : SOS ! Parsley Castle (Wai Wai World 2
: SOS ! Paseri Jou) : Famicom (1991)
On
prend les mêmes et on recommence : dans une aventure
improbable et hautement dangereuse, un garçon nommé
Rick emmène nos héros Konami dans des niveaux
de plates-formes à nouveau tirés du catalogue
de l'éditeur. Cet épisode se veut plus jouable
et plus abordable que le précédent, avec des faux
airs de Megaman.
Konami
Krazy Racers (Wai Wai Racing) : Gameboy Advance (2001)
Changement
radical de style pour celui qu'on pourrait appeler Wai
Wai World 3, puisqu'en l'occurrence, il s'agit cette
fois-ci, comme son nom l'indique, d'un jeu de course largement
repompé sur le Mario Kart de Nintendo.
À ceci près que tous les héros de Konami
sont encore une fois de la fête, avec une petite variante :
ce n'est plus un Belmont qui représente la série
Castlevania, mais carrément l'ami Dracula !
Avec deux circuits particulièrement durs dans le décor
de la série, et le remix de Vampire
Killer en fond musical, cela va de soi. Le jeu
est vraiment très fun, même s'il n'innove pas vraiment
dans le domaine. Mention spéciale à la musique
d'intro, excellente à mon goût.
Sexy
Parodius : Arcade (1996)
Vous
connaissez sûrement Parodius, l'excellente
anti-série qui a eu le don de tourner en ridicule Gradius,
le shoot'em up phare de Konami. Figurez-vous que Sexy
Parodius, le troisième volet arcade, propose
un niveau entièrement consacré à Castlevania !
Dans cet épisode, le joueur doit dans chaque stage ramasser
un certain nombre d'objets requis pour passer au stage suivant.
Au second niveau, si l'objectif n'est pas atteint, le niveau
suivant (en l'occurrence le 3-B) mettra en scène le château
maudit, avec en guise de boss final, la Gorgone Méduse !
Et en prime un remix du thème... Vampire
Killer. La discothèque de Castlevania
est pourtant variée, mais qu'importe, on sent bien que
chez Konami, on aime beaucoup cette mélodie.
Gokujyou
Parodius : Super Famicom (1994)
En parlant de la série Parodius, le
volet précédent, Gokujyou Parodius,
contient aussi un caméo de la série de Castlevania
avec la présence de Kid Dracula ! En effet, le charmant
gamin fait partie des "vaisseaux sélectionnables',
et l'on peut même entendre le thème récurrent
Vampire Killer
au début de chaque stage.
Malheureusement,
Kid Dracula n'est présent que dans la version Super
Famicom ; la version arcade ne le propose pas, c'est
bien dommage.
SECTION
2 : LES ADAPTATIONS
Nous
savions déjà que quelques épisodes ne sont
ni plus ni moins que des remakes du premier épisode sur
NES, lui-même sûrement une version améliorée
de Vampire Killer
sur MSX (toujours avoir une boîte d'aspirine
sous la main lorsqu'on parle de Castlevania).
Mais le premier Castlevania n'est pas une exclusivité
de la NES : quelques adaptations obscures mais
néanmoins officielles sont à découvrir,
dont une très récente.
Castlevania
: Amiga, PC, C64 (1990)
Les
micros ont eu leur Castlevania, en l'occurrence
le premier opus ; la version Amiga vaut le détour,
par ses graphismes étonnants, et ses musiques surprenantes.
Les monstres sont certes un peu déconcertants, mais les
décors, eux, sont pas mal du tout. Reste une animation
du personnage saccadée à mort, alors que paradoxalement,
le scrolling est parfait. Et la jouabilité ? Ignoble.
Avec le saut sur la commande "haut' du joystick (merci
l'Amiga), même si les amplitudes ont été
un peu augmentées depuis l'original, atteindre les bougies
en hauteur relève de l'exploit. Sans parler du déclenchement
intempestif des sous-armes, et du fouet à la portée
incroyablement longue. C'est converti par Novotrade.
Je
passe sur la catastrophique version Pécé
en 16 couleurs. L'adaptation sur Commodore 64 ne vaut
guère mieux, en dessous de l'original.
Castlevania
Playchoice & Vs. Castlevania : Arcade (1987)
La
version Arcade Haunted Castle
a déjà été traitée plus haut
dans ce dossier, mais il ne s'agit pas de la seule qui ait vu
le jour dans les salles enfumées ! Le premier Castlevania
a été lui aussi décliné en deux
versions.
La
première a vu le jour sur les bornes Nintendo Playchoice,
ces machines éphémères qui proposaient
jusqu'à dix jeux NES, mais dont les parties
étaient comptabilisées en crédit temps
(bonjour l'arnaque). La version est identique à celle
présente sur la console.
La
seconde, plus rare, est sortie sur les bornes "Versus', où
deux joueurs peuvent s'affronter sur le premier Castlevania.
Mais le challenge n'est malheureusement pas aussi prometteur :
à la manière d'un Toki,
les joueurs s'affrontent successivement. Dommage, deux chasseurs
de vampires en simultané, cela aurait pu être un
très bon titre (hé, ho, les p'tits gars de Konami !!!
Un mode 2 joueurs si-mul-ta-né...Essayez de vous en souvenir !!!).
Ces
deux titres sont disponibles, tout comme Haunted
Castle, sous MAME.
Cellphonevania
: Téléphones mobiles (2003)
Avec
l'évolution des téléphones et de leur affichage,
les jeux en Java ont commencé à pointer le bout
de leur nez sur ces bestioles. Konami s'est intéressé
de près à ce marché, et n'a pas hésité
à sortir ses classiques sur ce support inhabituel (Beatmania,
Gradius,
Goemon...).
Et
dans ce domaine, pas moins de deux versions de Castlevania
(premier du nom, toujours) sont sorties ! Le premier n'était
déjà pas mal du tout, mais la deuxième
version, pour les appareils plus récents, est graphiquement
très réussie. Reste la jouabilité, et un
clavier de portable n'a jamais facilité dans la chasse
au vampire.
SECTION
3 : LES REFERENCES
Quelques
références plus discrètes à la série
apparaissent dans certains titres de Konami... Les exemples
ci-dessous ne sont sûrement pas exhaustifs, mais représentent
tout à fait l'esprit de franche déconnade qui
règne chez la firme japonaise, et dont les différentes
teams ne peuvent s'empêcher de coller des caméos
de Castlevania dans la plupart de leurs titres...
Metal
Gear Solid
Lors
de la confrontation avec Psycho Mantis, dans ce chef d'oeuvre
d'infiltration sur PSX, celui-ci commence par sonder l'esprit
de Solid Snake : si vous possédez une sauvegarde
d'un autre jeu de Konami, il y fera allusion. Cette astuce marche
pour Suikoden, ISS Soccer,
Silent Hill,
et pour... Symphony of the
Night.
TNMT
Tournament Fighters
Dans
ce jeu de baston sorti sur NES, SNES et Megadrive,
l'une des biographies qui tournent en boucle lors de la demo
présente un personnage, "Wing Nuts', qui déclare
comme activité favorite : "Castlevania 2095'.
Contra :
Hard Corps
Un
passage secret dans le troisième niveau de ce shoot sur
Megadrive révèle une espèce de
Cyber-Simon, qui fouette une chandelle (pour récupérer
un poisson !), avant de passer à l'attaque... sur
un remix techno hardcore de Vampire
Killer.
Ganbare
Goemon 2
Dans
le parc d'attractions (sur la deuxième île, à
la suite d'un passage secret) de cet excellent jeu d'aventures
et de plates-formes sorti sur Super Famicom, l'on rencontre
entre autres Sparkster,
et... Simon Belmont.
Voici
donc un aperçu de l'influence de la série Castlevania
sur la logithèque de Konami. Le mythe est encore aujourd'hui
incontournable, rares sont les jeux qui ont tant marqué
un éditeur. Peut-être tout simplement parce que
l'hommage permanent qu'en fait Konami s'avère proportionnel
à la taille, au succès et à la longévité
de la série.
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