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Deux
beaux écrans titres pour un deuxième épisode
: c’est Prehistorik 2 ! |
Deux
ans après un premier épisode réussi, Titus
Software remet le couvert avec un deuxième opus des aventures
de l’homme de cro-magnon le plus affamé de l’histoire
des jeux vidéo : Prehistorik 2.
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Gaffe
à l’interrupteur, il éteint la lumière
! |
Efficace,
le maillet… |
Alors,
comme ça, vous voulez un semblant de scénario,
histoire de se motiver ? Oki. Prehistorik 2,
c’est tout simplement l’illustration de la dure
loi de la jungle : manger ou être mangé. Une fois
de plus, afin d’assouvir une fringale démesurée,
notre vaillant et sympathique héros, à l’œil
vif masqué par une coupe de cheveux très rock
‘n roll, repart en chasse et débusque tout ce qui
bouge, histoire de calmer ses crampes d’estomac. Mais
il n’est pas dit que la faune locale, ainsi que les autochtones
guère plus évolués que notre guerrier affamé,
se laisseront faire…
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Le
briquet est parfois très bien planqué. |
Classique,
mais efficace, un piège où on laisse souvent
de nombreuses vies. |
Dès
la prise en main de la bête, l’évolution
(si l’on peut utiliser ce terme pour caractériser
un univers comme celui de Prehistorik) depuis le premier épisode
saute rapidement aux yeux. Car Prehistorik 2
s’affirme comme un jeu de plates-formes dans la lignée
des autres productions de Titus, telles que The
Blues Brothers, Moktar,
ou Super Cauldron.
Finis les écrans fixes et la jauge de nourriture à
remplir, le schéma de progression se veut ici classique
: dix niveaux qui reprennent les thèmes développés
dans le premier volet, c’est à dire les montagnes,
la jungle et la forêt, les glaciers, et enfin une forteresse,
avec pour unique objectif une sortie de niveau à trouver,
sous la forme d’un feu tricolore, et qui s’active
une fois le briquet ramassé pour allumer la bouteille
de butagaz de camping, afin de chauffer la marmite.
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Les
niveaux bonus sont terribles ! |
Les
mots de passe sont aussi bien planqués que dans
Moktar. |
Alors
que ses premières aventures n’avaient pas vraiment
mis en valeur ses capacités athlétiques, l’ami
à la grosse dalle se meut dans Prehistorik 2
avec une aisance fort agréable. Il court avec une grande
vélocité, saute de plate-forme en promontoire,
et frappe avec son gourdin dans plusieurs directions, voire
même avec un maillet gros calibre, ou des espèces
de tomahawks s’il en trouve. Mais il peut également
marcher en prenant la posture du gars-qu’a-vraiment-vraiment-faim,
et rebondir sur le crâne de ses ennemis, et ce afin d’atteindre
des endroits plus élevés, ou bien pour augmenter
un multiplicateur de points s’il abat la bestiole qui
lui sert de trampoline. Il a l’œil si perçant
qu’il peut aussi améliorer son champ de vision
(très pratique pour voir venir les dangers), et surtout,
il pratique toujours le deltaplane, introduit dans le premier
épisode. Ce dernier est présent dans la plupart
des niveaux, souvent bien planqué, et avec un peu d’élan,
il permet de découvrir de nombreux lieux inaccessibles
autrement.
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Le
frigo bonus, qui apparaît avec les cinq lettres
! |
Mais
qu’est-ce que je vois… une glace géante
! |
Car
le gros intérêt de Prehistorik 2
se situe dans l’exploration des niveaux ! De mémoire
de joueur, j’ai rarement connu un jeu de plates-formes
regorgeant d’autant d’objets planqués, de
raccourcis, et de passages invisibles. Les fans de Super
Mario World seront comblés, puisqu’un
pourcentage indique à la fin de chaque niveau le taux
d’exploration. Cette valeur comprend tous les bonus à
ramasser, ou à découvrir dans le décor
à coups de gourdin (gâteaux, bibelots, cartes à
jouer, Gameboy…), les vies supplémentaires et les
grosses récompenses (grappes de raisin géantes,
jambonneaux…) souvent en hauteur, et accessibles par des
plates-formes cachés à débusquer, et en
général toutes les grottes à visiter, les
entrées et raccourcis cachés, les faux précipices…
et les mondes bonus. En effet, certains niveaux proposent une
sortie alternative, qui débouche sur un stage bonus au
design rappelant les rêves d’Obélix dans
"Astérix et Cléopâtre"
("quand l’appétit va, tout va…").
Comme si tout ceci ne suffisait pas, il est possible de faire
apparaître un réfrigérateur géant
en collectant les cinq lettres du mot bonus, disséminées
ça et là. Et si vous tombez sur un couteau, une
fourchette et une cuillère, tous les ennemis se transforment
en saucisses, fraises et autres mets délicats…
À déconseiller à celles et ceux qui tentent
désespérément de suivre un régime.
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Gaffe
à la guêpe ! Mais comment attraper le hamburger
? |
Un
boss moins dur qu’il n’y parait. |
Le
bestiaire reste également familier aux possesseurs du
premier épisode, puisqu’on retrouve les sempiternels
ours, araignées, tortues, aigles, dragons verts, pingouins,
tribus adverses… et des pitits nouveaux, tels que les
écureuils volants, guêpes géantes, et des
nouveaux boss, venant conclure une thématique de niveaux
: entre le gorille gangsta’ rappeur qui barre le chemin,
la souche d’arbre agressive, et le minotaure qui garde
des trésors alimentaires, la quête de nourriture
ne se résumera pas en une simple balade apéritive.
Car notre héros n’est pas bien résistant,
il ne possède que trois cœurs de vie, qu’il
perd à chaque mauvais contact. Originalité fort
intéressante, en cas d’agression de la part d’un
ennemi, il est possible, en se vengeant rapidement sur sa personne,
de reconstituer le cœur de vie perdu en ramassant les six
os qu’il lâchera juste après avoir reçu
un bon coup de massue sur le cassis. Heureusement, la maniabilité
tient la route, le personnage présente une bonne inertie,
réagit rapidement, même s’il ne peut pas
trop enchaîner les coups.
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Il faut se servir des guêpes pour franchir le précipice. |
Trouver
les bonus… c’est épuisant. |
Si,
à la surprise générale, le jeu est sorti
en exclusivité sur Pécé, le support
VGA 256 couleurs donne à Prehistorik 2
une palette graphique chatoyante, grâce à des dessins
réussis des sprites jusqu’aux décors. Un
joli scrolling différentiel, si rare sur Pécé,
donne un volume agréable aux niveaux. Bon, ne vous attendez
pas à du multi-parallaxe, il s’agit simplement
d’une image de fond fixe, de très bonne qualité,
sur laquelle défile le plan principal, mais l’effet
atteint son objectif. Côté animations, celles des
sprites sont excellentes, avec une mention spéciale pour
le héros aux attitudes grotesques et aux mimiques drôles,
ainsi que pour les tronches que tirent les ennemis qui volent
dans le décor lorsqu’ils ont pris leur claque.
L’ambiance cartoon marche du tonnerre, à mi-chemin
entre la famille Pierrafeu et le flim RRRrrrr !!! Malheureusement,
Titus n’arrive toujours pas à nous proposer un
scrolling de qualité sur Pécé,
et celui-ci ne déroge pas à la règle qui
a régi leurs titres précédents sur cette
machine. L’écran scrolle d’un coup lorsqu’on
s’approche du tiers du champ de vision, ce qui sclérose
un peu la jouabilité, tant le risque de foncer tête
baissée dans un piège est grand. On est obligé
de progresser par étapes, sans aller trop vite, sinon
c’est la sanction.
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Ne
faites pas attention au bug de couleur, le gorille est
vraiment dangereux. |
Le
niveau final, vraiment trop difficile. |
Car
ce jeu, même s’il est mieux dosé qu’un
Ricard, pardon, qu’un Moktar,
ne fait pas dans la facilité. Il est conseillé
de faire le plein de vies dans les premiers niveaux, parce qu’arrivé
dans les niveaux glaciaires, la difficulté monte d’un
sérieux cran. Il n’y a pas de continues, juste
des checkpoints en cours de niveau, et si des mots de passe
sont délivrés, tout comme Moktar,
afin de pouvoir reprendre la partie ultérieurement sans
tout recommencer (mais avec trois vies, bonne chance), ils sont
quasiment toujours bien planqués, et le chemin principal
ne permet pas de les découvrir. Faire une carte détaillée
de ce jeu relève de l’impossible, tant les secrets
foisonnent. Pour donner une idée, je n’ai jamais
réussi à atteindre les 100% du premier stage,
et pourtant j’y ai découvert au moins cinq passages
planqués, et autant de caches à bonus : tout ceci
me vaut un piètre 51%…
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Le
boss final, dans toute sa splendeur. |
Un
écran que l’on voit un peu trop souvent. |
Titus
dévoile dans ce titre tout son savoir-faire, et parvient,
une fois de plus, à créer un challenge qui se
démarque de ses autres productions. Plus classique que
les autres jeux de plates-formes estampillés Titus, Prehistorik
2 déborde néanmoins de fun, et s’est
facilement imposé comme une référence du
genre sur Pécé, connu pour être, entre autres,
le parent pauvre de ce type de jeu.
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