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| En
2426 après J.C., la Terre est menacée…
Les généraux flippent à mort… |
Les
héros ne se reposent-ils donc jamais ? Pour la troisième
fois aujourd’hui, la Terre est menacée par une
force extra-terrestre hostile, et l’humanité toute
entière n’a d’autre espoir de survie qu’en
vous et vos talents de pilote de vaisseau sur-armé pour
aller botter les fesses de ces prétentieux faquins de
l’espace ! Et ma pause déjeuner syndicale, je m’assois
dessus ?
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| En
avant pour l’opération Novastorm ! |
Psygnosis,
dans sa longue tradition de shoot’em up Amiga tels qu'Apidya
ou Agony,
remet donc le couvert avec Novastorm, un jeu
de tir légèrement différent de ses prédécesseurs
dans sa réalisation, puisqu’il s’agit ici
d’un shoot en vue arrière, un peu façon
Space Harrier ou
Panzer Dragoon.
Après une introduction en FMV plutôt jolie où
le Général-en-chef-des-armées-de-la-coalition-internationale-terrestre-qu'a-trop-les-boules-de-prendre-sa-raclée-par-des-robots-pourtant-sympathiques-si-l’on-prend-le-temps-de-mieux-les-connaître vous supplie
d’accepter de mettre votre vie en jeu pour sauver vos
compatriotes, vous voilà parti pour cinq niveaux de nettoyage
intégral de tout ce qui bouge et tire dans votre direction.
Seulement cinq ? C’est un peu court, certes, mais encore
faut-il les boucler.
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Alors, voilà, on contrôle le vaisseau au
milieu, là… |
…et on doit détruire les autres, autour. |
Le
joueur contrôle donc un vaisseau rapide et sur-armé,
face à des vagues d’ennemis volants dans des niveaux
précalculés qui se concluent par le sempiternel
boss de fin. Premier constat : les décors sont très
bien réalisés. S’ils ne peuvent évidemment
rivaliser avec les productions Treasure (Ikagura,
Radiant Silvergun),
Tecnosoft (la série des Thunderforce),
ou encore Konami (Gradius V),
qui se caractérisent par des décors de fond à
tomber, un gros effort a été fourni afin de donner
un rendu de perspective réussi, tout en volume. Car au-delà
des fieffés coquins à blaster, il faudra gérer
le terrain : il est possible de s’éclater contre
les bords, occasionnant de jolis effets d’étincelles,
et certains passages vont jouer avec la caméra pour faire
tourner le décor, simulant une rotation du vaisseau.
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| Ça
blaste, ça tire… |
Mes
satellites viennent en renfort ! |
Les
ennemis bénéficient du même soin, dans un
style très acier/métal/brut de fonderie, arborant
des formes étranges et mal définies, mais toujours
prêts à empêcher le joueur d’atteindre
leur patron. Et quels patrons, parlons-en ! Rien que le premier
rencontré en jette : il s’agit d’une espèce
de complexe volant crachant des flammes, pratiquant des aller-retours
du fond de l’écran vers le joueur, tout en tournant
sur lui-même. Et on sent bien que Psygnosis a tout misé
sur le graphisme, car le jeu est truffé de séquences
cinématiques très réussies, même
si elles sont légèrement compressées, et
qui apparaissent aux instants-clés : découverte
du boss, transition entre les niveaux, perte d’une vie…
Et aussi pendant les niveaux, pour signaler un changement de
chemin.
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| Et
voilà le premier boss, tout en force. |
Il
se rapproche dangereusement, pour le plaisir des yeux
! |
Pour
se défendre, le joueur peut compter sur des bonus de
valeurs différentes (bronze, argent et or) qui lui permettent
de faire progresser une barre d’options. Il ne suffit
plus alors que de valider le gain voulu pour gagner en puissance
; un système repompé sur celui de Gradius,
mais en plus complet, puisque l’on comptabilise ici une
dizaine d’options, du tir multiple à la vie supplémentaire,
en passant par les satellites, ou les bombes à énergie,
pratiques pour tout nettoyer. Contrairement à la plupart
des shoot’em up, Novastorm, à
l’instar d’un autre shoot sorti également
sur Pécé, Raptor, quantifie
les dégâts encaissables par le vaisseau au moyen
d’une barre de vie.
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| Et
là, c’est quand on perd, une animation
fort jolie. |
Mieux
que l’Étoile Noire ! |
Alors,
forcément, on serait tenté de se dire que Novastorm
est plutôt facile, sans compter que le niveau de difficulté
est paramétrable, tout comme le nombre de vies au démarrage.
Je l’avoue, je ne suis pas un ténor du genre, mais
tout de même, Novastorm va donner du
fil à retordre. L’angle de vue sélectionné
corse un peu la situation, il est vrai, mais la maniabilité
exemplaire couplé à un bon dosage des vagues ennemies
font que les niveaux sont abordables. Non, le problème
vient des boss : arrivé au troisième niveau, les
choses se compliquent lourdement, car le boss que l’on
affronte alors peut détruire le vaisseau en deux ou trois
coups. Or, dans Novastorm, on recommence la
partie à partir de checkpoints gérés automatiquement,
le dernier de chaque niveau se situant au boss lui-même,
en perdant la plus grosse option acquise. Les boss sont donc
à battre en une seule fois, et plus l’on recommence,
moins l’on est armé…
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| Passages
délicats dans les astéroides. |
Des
animations dynamisent les transitions inter-niveaux. |
Un
mot sur la bande son, exceptionnelle. Les thèmes musicaux
électroniques aux mélodies tantôt dynamiques,
tantôt tragiques rythment diablement bien les parties.
Et si les classiques mais indispensables bruitages de tirs et
d’explosions de shoot’em up sont présents,
on notera avec plaisir l’existence d’une voix off féminine qui commente les options disponibles et choisies,
l’état de la barre de vie et d’autres évènements
spécifiques.
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| Encore
un boss bien chaud à abattre, toujours en plein
mouvement… |
Mais
il y a pire : le dragon qui l’accompagne ! |
Le
jeu n’est malgré tout pas exempt de défauts
: si l’esthétique générale tape vraiment
à l’œil, il est dommage de ne pas avoir assisté
à plus de variété dans les décors
durant la première moitié du jeu : un canyon ressemblant
finalement toujours autant à un autre canyon, même
s’il a changé de forme et de couleur. D’autre
part, les barres de menu placées en haut et en bas de
l’écran, ainsi que le vaisseau principal et ses
tirs, sont plaqués sur l’écran de jeu, et
leurs graphismes bitmap se démarquent trop du précalculé
qui régit le reste du jeu. Enfin, la lisibilité
des tirs et des collisions, à cause de la perspective
visuelle employée, n’est pas toujours aisée.
Pour le reste, Novastorm est une excellente
surprise à découvrir ou à déterrer,
sur Pécé, PSX ou 3DO
de préférence, les versions étant d’équivalente
qualité ; seule la version Mega-CD étant
vraiment larguée graphiquement. Atypique, novateur, ce
titre possède des charmes qui ne sont pas à dénigrer.
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| Le
fameux niveau bonus, comme à la foire… |
Le
boss s’amuse même à jouer à
Pong pendant le combat ! |
La
pitite surprise pour finir : en tapant tomatoes lors du premier niveau, on atteint un stage bonus bien barré,
où l’on se bat contre des lapins de fête
foraine à coups… de tomates ! Les possesseurs d’Amiga
auront ici reconnu le clin d’œil à un autre
titre de Psygnosis qui avait sévi sur la machine de Commodore,
Bill’s Tomato Game. À la fin de
ce parcours facile où l’on se gave de bonus, on
court-circuite surtout le jeu pour se retrouver au dernier niveau
du jeu contre les vaisseaux-mères, tout en gardant les
tirs de tomate. Si l’humanité savait à quoi
elle se raccroche…
Tonton
Ben, militant pour la survie de l’espèce
(et des tomates).