 |
 |
La
boîte du jeu (merci au site Hall of Light !) |
La mascotte
de Psygnosis héroïne d'un shoot'em'up, c'est possible
? Bien sur et c'est à Art and Magic qu'on le doit !
Du neuf avec du vieux
Sur le fond,
Agony fait dans le classique. Comme dans tout
les shoots de l'époque, le joueur blaste tout ce qui
bouge et affronte courageusement un boss de fin hargneux comme
tout. On retrouve les traditionnelles options, seul petit défaut
du soft car elles sont peu nombreuses pour un habitué
du genre. Rien de bien méchant, et cela ne nuit aucunement
au plaisir que procure le jeu. Alors oui, Agony
se déroule de manière classique mais sur la forme,
les artistes de Art and Magic frappent une fois de plus un grand
coup en nous offrant une réalisation originale et hors
normes.
 |
 |
L'écran
du loading pour le premier stage et ce dernier dans toute
sa splendeur. Séquence émotion.
|
Une réalisation
dantesque
 |
| Boss
du premier niveau. |
Mazette que
c'est beau ! On reconnaît bien là les créateurs
d'Unreal.
Le hibou (ou la chouette, c'est selon) ultra charismatique,
tout droit sorti du logo de Psygnosis, vole admirablement bien.
Un soin tout particulier a visiblement été porté
à l'animation du volatile.
Les trois
plans de scrolling comportent des animations fabuleuses, et
à ce propos il faut voir l'animation de la mer au premier
niveau pour le croire, du jamais vu à l'époque.
Le design, complètement décalé, donne une
ambiance unique au titre.
Poétique
et grandiose, voila comment je qualifierais le visuel d'Agony.
Les ennemis restent fidèles au look des jeux Psygnosis
de l'ère Amiga, soignés et joliment glauques.
N'oublions pas les sublimes écrans de chargement entre
chaque stage, le top dans le genre sur la machine de Commodore.
Ces illustrations sont signeés Franck Sauer, également
musicien sur le jeu (respect !). L'incontournable Roger Dean
est également mis à contribution, crédité
pour les illustrations de boîtier (notamment le logo Agony).
 |
 |
Le
premier niveau : admirez-moi le look du hibou, la grande
classe !
À droite, notre ami s'est servi de la potion d'invulnérabilité.
|
Une
bande son merveilleuse
Les
compositions d'Agony sont inoubliables, tout
simplement. Le thème de l'écran titre, tout au
piano et d'une longueur incroyable, émeut le joueur d'entrée.
Idem pour celles accompagnant les écrans de loading,
très recherchées. Les musiques des stages ne sont
pas en reste, sublimes en tout point, elles sont chacune teintées
d'un ambiance particulière et magistrale. Les mots ne
sont pas trop forts. On croirait entendre un véritable
orchestre symphonique !
 |
 |
Le
design général est tout simplement fabuleux
! |
Vu
le staff musical, Agony ne pouvait que nous
en mettre plein les oreilles. Tim Wright (Shadow
of the Beast 2 et 3)
et Franck Sauer signent le fabuleux morceau de l'écran
titre. Martin Wall et Robert Ling le thème de fin et
des loading-screens. Toujours pour les loading, Matthew Simmonds,
Martin Iveson et Alister Brimble apportent leur contribution.
Enfin, Jeroen Tel (Wave de Maniac of Noise, la team
qui se chargea de la BO d'Unreal)
crée les ziques des niveaux. Une équipe prestigieuse
pour un jeu qui ne l'est pas moins.
Le testament de Psygnosis
Agony
est sorti en 1992, alors que l'Amiga commençait
un long déclin. Psygnosis ne cessera jamais, pendant
cette période, de développer des jeux pour l'ordinateur
copine, d'une qualité toujours croissante. Avec ses graphismes
qui évoquent parfois lourdement Shadow
of the Beast (les ennemis, et les arbres au second
plan dans le premier niveau), son hibou représentant
la firme, et son équipe de musiciens composée
de quelques-uns de meilleurs artisans de l'époque, Agony
semble avoir été créé pour faire
office de "best of" de Psygnosis. On y retrouve pèle-mêle
toutes les composantes du style original si particulier que
le studio avait établi sur Amiga, et qu'il a
hélas totalement abandonné par la suite. Il est
donc assez étonnant de retrouver derrière un tel
titre les futurs auteurs d'Outcast, alors qu'en
dehors des loading-screens, le jeu évoque plutôt
l'oeuvre des auteurs de Beast
ou Leander.
Il serait intéressant de savoir dans quelles conditions
un tel jeu fut développé, mais hélas tout
cela est bien loin de ce que font aujourd'hui les personnes
concernées.
Agony
fait partie des jeux qui ont marqué l'Amiga,
c'est un titre culte et indispensable. Le finir n'est pas chose
aisée, ho que non ! Mais avec de la persévérance,
on y arrive, la jouabilité ne présentant aucun
défaut. À vous de jouer !
Un
grand merci à Laurent pour les screenshots et à
Phyl pour sa motivation. Grospixels est une grande famille !
Bruno,
l'ami des bêtes.