

Dur, dur décrire quelque chose sur Trackmania, étant donné
que lintégralité de la presse vidéoludique l'a porté
au pinacle, et ce à juste titre, dès sa sortie. Rares sont les jeux
qui se révèlent aussi bons sur 2 semaines de pratique que sur le
long terme. Dans cette catégorie, Trackmania côtoie les plus grands,
non sans classe.
Un jeu grand public
Focus
Home Interactive (fondé en 1996) est un "petite" éditeur
parisienne qui, à la base, ne payait pas de mine. Cette maison sétait
dès le début mis en tête de toucher un large public avec des
produits que personne d'autre ne proposait mais que les joueurs désiraient
inconsciemment. Ce fut d'abord la série des softs musicaux Ejay, avec lesquels
nimporte qui pouvait se prendre pour un compositeur techno ou hip hop de
renom. Par la suite, dans le domaine des jeux vidéo, on leur doit les OVNIs
que sont Virtua Skipper et Cyclism Manager, idéales pour les (nombreux)
amateurs du Vendée Globe ou du tour de France à qui pas grand monde
ne sétait intéressé avant. Mais Focus s'est surtout
fait remarquer avec Runaway, hit inattendu de 2002 qui a remis le point'n'click
sur le devant de la scène, et dont les développeurs (Pendulo Studios,
Espagne) avaient été éconduits par tous les "gros"
éditeurs. Trackmania est, de ce point de vue, le digne héritier
de la famille Focus. A qui sadresse til ? A tous les grands gamins
qui jadis faisaient mumuse avec leurs petites voitures, construisant des circuits
invraisemblables pour y disputer des courses effrénées (tout en
faisant "vroum" avec la bouche). La "cible" identifiée aurait
donc pu être ce large panel de quadragénaires (NdL : non mais
ho, pourquoi pas grabataires aussi...) qui n'avaient jamais été
considérés comme tels. Il nen fallait pas plus à quelques
développeurs talentueux pour se lancer.
Larcade, le rêve


A
lheure des simulations pointilleuses à la GTR, Focus a fait le pari
de proposer un jeu résolument arcade. Comprenez par là quil
ny a quun seul modèle physique par environnement, c'est-à-dire
une seule voiture que lon prend en main très vite. Par chance, dans
la masse des jeux arcade, Trackmania se démarque en proposant une conduite
instinctive et peaufinée dans ses moindres détails. Un dixième
de seconde gagné ou perdu sur un circuit nest jamais dû au
hasard et sexpliquera toujours par des changements dans la conduite (le
système de ghost omniprésent est là pour le montrer). Chaque
épreuve consiste en 1 tour de circuit, avec des passages obligatoires sur
des check points. Vous recevrez une médaille selon votre classement :
rien (trop facile !), bronze, argent, or et Nadéo. Ce dernier rang
correspond aux records (des développeurs ?) sur chaque circuit. Ils
sont cachés : vous ne connaîtrez le temps à battre quune
fois que vous laurez battu ! Je préviens tout de suite ceux
qui auraient des doutes : il y a vraiment du challenge pour avoir le Nadéo
sur tous les circuits, de quoi satisfaire ceux qui ont déjà épuisé
Mario Kart ou Ridge Racer.
Trackmania
reste cependant un jeu de "petites" voitures. Les loopings et sauts démesurés
font partie intégrante du gameplay et doivent, à ce titre, être
parfaitement maîtrisés. Et sans vouloir non plus laisser supposer
que ce jeu sadresse uniquement aux techniciens, sachez que cest avec
enthousiasme que même les joueurs occasionnels sy frotteront, tant
le tout est fun et maniable. Ceci fait de Trackmania un jeu où le challenge
est constamment renouvelé, et qui se révèle, en fin de compte
comme tout bon jeu darcade, aussi agréable à jouer 5 minutes
que trois heures.
Les environnements


Si lon était audacieux, on pourrait dire que Trackmania, à
linstar de quelques autres titres, est une sorte de multi-épreuves
en voiture. En effet, 3 environnements vous seront proposés, chacun avec
sa charte graphique, son type de terrain, de voiture (donc de conduite), mais
aussi ses difficultés et sa prise en main. Le premier est, de loin, le
plus arcade : il sagit de ce que lon appellera communément
la montagne. Les circuits sont des pistes en bois aux dénivelés
monstrueux proposant loopings, chicanes et virages serrés pour sapparenter
en fin de compte à des montagnes russes. Des passages hors-piste vous seront
proposés, que ce soit dans la neige ou la glace, avec une adhérence
différente à chaque fois. Votre véhicule est un gros 4x4.
Le pilotage est donc très axé arcade, comme le signale dailleurs
la notice du jeu. En gros, le travail se fera surtout en combinant accélérateur
et volant, par des tapotages sur le premier, et des trajectoires franches prises
sur le second. Ladhérence extrême sur les pistes en bois est
votre ennemie : freiner ou se prendre un mur, cest perdre un temps
fou, dautant quil ne faut pas compter sur la sacro-sainte méthode
du rebond pour gagner du temps. Ainsi, comme dit plus haut, il faudra laisser
appuyées les directions assez longtemps tout en anticipant bien ses trajectoires
et en relâchant un minimum laccélérateur. Sur la glace,
votre voiture nayant aucune adhérence, sa trajectoire dépend
de la manière dont vous abordez les zones de verglas : il faut la
prévoir 500m plus tôt sur une zone "à adhérence" (neige,
piste). Le détail marrant, cest que vous aurez des crevasses à
éviter dans ces zones où vous ne pourrez pas tourner. En gros, un
écart le plus minime soit-il dans votre angle dattaque au moment
de passer sur le verglas se répercutera fatalement par la suite. Vous vous
y reprendrez donc à plusieurs (=beaucoup de) fois avant de franchir ces
zones, rigolo non ? Malgré cela, on fait assez rapidement le tour
de ce type de conduite. Attention, ça ne veut pas dire que les épreuves
présentées soient faciles à finir au rang Nadéo, loin
de là, mais quune fois ces chronos atteints ils seront difficiles
à améliorer, étant donné quon a peu doccasion
de gagner/perdre du temps sur de tels circuits.
Le second environnement est le canyon. Vous êtes largués en plein
milieu des cactus et rochers de lArizona, sur des routes goudronnées
à bord dune voiture de stock-car. Ici, plus question de foncer pied
au plancher comme un bourrin, la finesse sera votre meilleure amie. Là
où le 4x4 était dramatiquement lourd à tourner, votre bolide
réagira de manière assez étrange à chacune de vos
sollicitations : ses suspensions sont très souples, et le moindre
virage serré met la voiture sur 2 roues. Il faut donc apprendre à
jouer de ces suspensions, savoir quand mettre la voiture sur 2 roues et quand
mettre un coup de volant sec pour la remettre sur 4. Les pistes sont plus étroites,
et les virages bien plus serrés que dans la montagne. Il nest pas
rare davoir affaire à une descente très rapide puis tout de
suite après un virage à 90°. La part belle est faite ici aux
tremplins qui devront être nécessairement abordés avec la
voiture bien stable, sous peine de partir dans le décor. Les sorties de
pistes seront monnaie courante, et, là encore, certains circuits nécessiteront
de sy reprendre maintes fois avant dêtre bouclés. Cest
dailleurs dans cet environnement que se trouvent, selon moi, les meilleurs
circuits du jeu, très longs et aux difficultés variées. Cest
aussi dans ces environnements tortueux que les game designers et les internautes
parviennent à des prouesses dinventivité, rarement vues auparavant
dans un jeu de course


Enfin, le dernier environnement proposé est la campagne britannique pour
la partie la plus délicate du jeu. Non pas pour le joueur (qui sera
aux anges, comme dhabitude), mais bien pour les développeurs. Le
marché de la course très arcade à lancienne nest
pas vraiment surchargé sur PC, et le mode canyon est très original,
certes, mais pour ce qui est du rallye, il faut dire que les simulations se bousculent
sur tous les supports. Dès lors, comment se démarquer de la concurrence,
même quand on sappelle Focus ? Cela semble mission impossible,
et il faut dire que le contrat nest peut-être pas rempli à
100%. En gros, le pilotage rappelle, pour les connaisseurs, celui de V-rally 2,
à savoir des freins peu utiles et des virages selon 3 niveaux de pression
sur la croix directionnelle, avec pour principal travail la gestion des accélérations/décélérations.
Lhabitué des jeux de rallye pourra être déçu,
donc, par ce quil pourra considérer comme un ersatz de jeu. Il faut
pourtant avouer que prise indépendamment de ce que qui se fait à
côté, la partie rallye du soft est excellente. Sur bitume comme sur
terre, on fonce à une vitesse incroyable dans la campagne anglaise, et
les multiples virages senchaînent au millimètre. Limmersion
est totale et la simplicité des commandes rend la conduite totalement instinctive,
naturelle. Même si on est certes un peu déçu (car blasé)
par le mode rallye, Trackmania reste très efficace grâce à
la complémentarité de ses environnements qui permettent dexpérimenter
dans ses moindre détails le gameplay. Mais en plus dêtre un
excellent jeu, le titre de Nadéo dispose de petits plus qui le font rentrer
sans problème dans la légende : les références
(on y reviendra plus loin).
Gran Turismo et Trackmania
A la lecture de ces éléments, il saute aux yeux que Trackmania est
la parfaite antithèse de GT, les deux jeux étant
pourtant de qualité. Autant vous dire que décrire ce qui les oppose
releve du casse-tête, mais je suis par hasard tombé sur une citation
de Edgar Allan Poe. Le célèbre écrivain était un fanatique
du jeu de dames, qui vit dans lombre de lautre jeu avec un damier
et des pions blancs et noirs que sont les échecs. Armé de sa bonne
mauvaise foi, il déclara que les échecs, en proposant plusieurs
types de déplacements et des pions différents, ne proposent quun
artifice de profondeur de jeu. Ainsi, cette apparente complexité fait que,
dans bien des cas, ce nest pas le joueur le plus habile qui gagnera, mais
bien le plus attentif, la moindre inattention pouvant se révéler
fatale. A linverse, le jeu de dames, très simple dans la conception
de son système, est bien meilleur puisque le joueur le plus habile gagne
systématiquement.


Je
laisse à son auteur la responsabilité de ses dires, ne connaissant
pas grand-chose aux échecs. Mais dans le fond, ses propos résument
assez bien la différence entre GT et Trackmania. Alors que Polyphony Digital
nous propose une pléthore de véhicules et de réglages, et
par là même de gameplay potentiellement différents, Nadéo
avance comme argument 1 véhicule, et donc 1 seul gameplay possible. Dans
le fond, on saperçoit que la complexité apparente de GT tombe
à leau, dans le deuxième épisode surtout. Elle serait
donc un artifice. Ce qui permet de gagner (contre lordinateur) nest
pas ce que lon cherche à valoriser, lhabileté ou encore
le "skill", mais bien lanti-jeu, exactement comme le fait quun
joueur médiocre mais attentif gagne contre un joueur habile. Dans les 2
cas, ce nest pas en "jouant le jeu" quon lemporte, mais au contraire
en cherchant les failles du système : le joueur attentif chez Poe
"grugera", puisquil ne jouera pas le même jeu que le joueur habile.
A GT2, celui qui prendra la Escudo Pikes Peak et/ou utilisera la technique du
rebond gagnera presque à tous les coups contre lordinateur, voire
même contre un adversaire humain. Certes, à haut niveau, on peut
penser que la gruge nest plus viable, et qu'on a alors droit à des
confrontations de skill
mais cest précisément ce que
propose à tous Trackmania dès le début !
Lorsque lon vous place sur un circuit fermé et relativement court,
avec un véhicule imposé, on restreint au maximum les possibilités
de contournement, exactement comme au dames. Cest de la simplicité
extrême que naît la richesse du jeu, car il semble plus intéressant
de repousser ses limites à lintérieur dun système
donné et accessible plutôt que de tenter de contourner, ou de ne
se contenter que de lexploitation dune partie minimale dun système
trop vaste pour être envisagé dans son intégralité.
Mine de rien, dans sa petite explication très partisane, Poe pose bien
des questions à des uvres modernes, quelles soient musicales,
vidéoludiques ou cinématographiques. Qui de la mélodie ou
de larrangement est le plus efficace ? Est-ce la succession de notes
choisies parmi un panel assez restreint ? Ou bien linclusion de nouveaux
instruments, comme un renoncement face à la difficulté, voire limpossibilité
de créer et de renouveler cette mélodie (moyens détournés).
Pourquoi a-t-on limpression dans Matrix que Néo a plus daisance
lorsquil est soumis à la dure matrice en tant quhumain presque
lambda que quand il prend conscience quil est lElu ? Cette question
en apparence bête est soulevée par cette constation : il ne
lui faut quun épisode pour arriver à la conclusion de sa quête
dans le premier cas, alors quil lui en faudra 2 (Matrix Reloaded et Révolutions)
lorsquil sera clairement lElu. De même, pourquoi les jeux 2D
sortis sur dantiques supports avec des actions basiques sont-ils plus intéressants
que de nombreux jeux 3D ? Là encore, parce que sous lapparence
simple de son gameplay (sauter / se mettre en boule / courir), Sonic est, par
exemple, plus efficace et riche que certains jeux dans lesquels les trois quarts
des touches ne serviront jamais.


En cela Trackmania est un vrai jeu à lancienne, rétro dès
sa sortie parce que reposant sur des valeurs qui nont en 2003 plus vraiment
cours. Pour ma part, ce fut une rencontre inoubliable, parce quil représente
le jeu que javais attendu presque toute ma (courte) vie : la mise à
lépreuve du skill pur et dur, sans avoir à se prendre la tête
avec des réglages, des achats
Du vrai jeu à létat
le plus pur qui soit, sans moyens détournés darriver au but.
Mais attention
cependant aux interprétations hâtives : ces qualités
sont pour certains des défauts et, au même titre que mélodies
et arrangements sont nécessairement complémentaires, GT et Trackmania
ne sauraient être placés dans un rapport de supériorité,
comme aurait pu le faire Poe. En effet, GT, et je lai précisé
dans la chronique que je lui ai consacré (promo !), sil est
bien moins riche que ce que les chiffres pourraient le laisser penser, reste un
jeu dont la complexité nest pas feinte, pour peu que lon sy
plonge sérieusement.
Trackmania
nest cependant pas quun gameplay, cest aussi un habillage fort
agréable, et bourré de petites références dont le
résumé nous permettra de nous aérer le cerveau
Clins dil en série
Dans larticle sur Pod (passage obligé !),
vous pourrez apprendre que les développeurs, dans le but de créer
le jeu de course ultime, en ont essayé, analysé des dizaines, même
si, au final, le jeu en lui-même saffranchit totalement de ses racines,
ne mettant rien en évidence qui pourrait trahir ses influences. Ici, la
même démarche a été suivie, avec cependant une réelle
volonté de la part de Nadéo de rendre hommage à toutes les
sources dinspirations
et elles sont nombreuses ! Analysons-les
par couches


A la surface, lidée de faire un jeu de course à léchelle
miniature (sur des environnements certes réalistes mais volontairement
et évidemment factices) trouve ses origines dans les jouets des enfants.
On peut voir dans la possibilité de créer ses propres circuits et
les tracés surréalistes une volonté de faire retrouver aux
joueurs leurs anciennes "sensations". Mais on peut penser à coup sûr
que la principale inspiration des développeurs fut POD, ce jeu français
qui proposait de créer ses propres véhicules, ses circuits, se montrait
customisable jusquà los et rassembla une importante communauté
sur un web encore balbutiant. Pensant, à juste titre, que le flambeau était
à reprendre, Focus a axé sa communication presque uniquement sur
cet aspect. Cest bien simple, les 30 circuits livrés avec le jeu
ne sont quun apéritif et ce sera aux joueurs de faire vivre le jeu.
Cette stratégie sest révélée payante, au vu
de la multitude de circuits qui fleurissent sur le net grâce à leur
taille minuscule (10 Ko), mis sur les réseaux P2P par packs de 500. On
peut aussi mentionner les skins pour les véhicules, les changements de
textures, les championnats organisés entre internautes
Et pour rendre
son jeu vraiment parfait, léditeur la livré en priorité
en France et à prix réduit, histoire davoir un maximum de
retours, puis a livré ladd-on correspondant à la version internationale
(pesant quand même 120 Mo) gratuitement. En tant que clin dil
aux non joueurs amateurs de sports automobiles, on peut noter que la voiture du
mode rallye est la Renault 5 (que les différents skins se chargeront de
jackyser).
Mais cest en jouant que lon découvre peu à peu les diverses
sources dinspirations qui ont présidé à la création
de Trackmania. Premier contact avec le jeu : un écran titre à
la musique savoureusement "8 bits" façon Rob Hubbard,
bien entraînante, avec des synthétiseurs distordus et saturés,
sachevant par un scratch réalisé sous Hip Hop Ejay, un des
premiers soft de Focus. Cette musique se trouve dailleurs au format MP3
dans le répertoire du jeu, et son titre est "menu mod" (le mod étant
le format sonore de l'Amiga, pour ceux qui nont
pas lu le dossier sur les musiques de jeux vidéo). On arrive ainsi en terrain
connu
Puis on débute les épreuves neige, où lon
est accueilli par une grosse musique de rock, avec de bonnes guitares, et lon
revient 10 ans en arrière, à lépoque des Unirally et
Rockn Roll racing sur SNES. De plus, avous trouverez
au sol des flèches qui vous donneront un bref boost, ce que proposait entre
autres le premier Mario Kart (les autres aussi, mais là
la forme des flèches et leur emplacement fait surtout penser à cet
épisode).


Lors des épreuves
Canyon, on change complètement datmosphère, et aussi de génération
de console puisquon est mis au volant dune voiture de stock-car similaire
dans son design à celles de Destruction Derby.
La filiation est assez poussée puisquil sera possible de déformer
l'engin (même si cela naffecte pas la conduite) et des sauts gigantesques
seront au menu. A noter que, comme dans DD 2, il faudra savoir les maîtriser
à la perfection (aussi bien lenvol que la réception) sous
peine de perdre un temps fou. Les cinéphiles reconnaîtront aussi
dans les bruitages de cet environnement un cri de coyote : surprise, cest
le même que celui que lon entend au tout début de "Le bon,
la brute et le truand" ! Pour ce qui est du rallye, comme je lai signalé,
le pilotage s'inspire en particulier de V Rally 2, lenvironnement en lui-même
étant un classique des jeux de rallye, à savoir la campagne anglaise
et ses chemins de boue.
On
ne peut donc pas reprocher aux développeurs leur inculture tant ils ont
brassé large pour développer et habiller leur bébé,
et cest avec plaisir que lon navigue dans leur petit microcosme.
Conclusion


Au
final, que peut-on retenir de Trackmania ? Dabord quelques regrets,
notamment le fait que les courses en multi ne proposent en fin de compte que du
tour par tour : on imagine à peine ce que des parties à 4 joueurs
auraient pu donner en terme de fun et de sensations sur certains circuits. Ensuite,
1 ou 2 environnements supplémentaires nauraient pas été
de trop. Au hasard, cela aurait pu être une ville avec des voitures de sport
(ce que la suite Trackmania Sunrise proposera) et, pourquoi pas, des courses de
hors-bord (à la Rapid Racer sur PS). Mais ces remarques sont de lordre
de lanecdotique. Trackmania est, aussi bien seul quà plusieurs,
une référence comme Pod le fut en son temps, avec des modèles
de conduite soignés, des tracés bien trouvés et des possibilités
créatives farfelues mais jouables. A ranger donc sur votre étagère
avec Ridge Racer, Mario Kart et MSR
Thomas V.