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| Une
très belle intro qui met en place l’intrigue. |
Mais
oui, c’est bien Donald le héros ! |
Disney
et les jeux vidéo ont quasiment toujours fait bon ménage.
Du moins à l’époque des consoles 8
et 16 bits. En effet, deux éditeurs particulièrement
doués pour leur génération, Capcom et Sega,
ont transformé plusieurs fois l’essai dans le domaine
: entre Duck Tales,
Chip ‘N Dale: Rescue Rangers, Darkwing
Duck, Mickey’s
Magical Quest pour le premier, et Castle
of Illusion, World of
Illusion, Quackshot
pour le second, les fans se régalent.
Et
voilà que débarquent l’ami Donald et son
mauvais caractère sur Master System ! Considéré
comme le pendant de Quackshot,
le grand jeu du canard marin sur Megadrive, The
Lucky Dime Caper ne partage en réalité
que le héros avec son grand frère. Mais n’anticipons
pas.
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| Par
où commencer ? |
Le
maillet, très efficace de près. |
La
trame de l’intrigue sera familière aux connaisseurs
de la mythologie Donald : en visite chez leur oncle Picsou,
les neveux de Donald se voient chacun offrir un centime porte-bonheur
(a lucky dime), source de la fortune de l’oncle. À
ce moment survient Miss Tick et ses acolytes corbeaux, qui enlèvent
les neveux, les pièces porte-bonheur des neveux, et surtout
le sou fétiche de l’oncle Picsou ! Non, parce qu’il
faut bien l’avouer, l’importance de la famille,
à côté de la thune… Enfin, passons.
Il revient alors à Donald de récupérer
tout ce petit monde et les effets qui vont avec, dispersés
aux quatre coins (coins) du monde.
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| Gaffe
aux piranhas ! |
On
se gèle les plumes ! |
Le
jeu est donc découpé en sept niveaux, répartis
en trois temps forts : primo, délivrer la progéniture.
Riri se trouve dans la Cordillère des Andes, Fifi au
Mexique, et Loulou dans la forêt Canadienne. Chacun d’entre
eux est gardé par un boss féroce. Deuzio, aller
botter les fesses des corbeaux afin de reprendre les pièces
porte-bonheur des neveux : le premier se cache sur une île
Maui, le second au Pôle Sud, et le dernier en Égypte.
Tertio, flanquer une correction à Miss Tick, qui s’est
retranchée avec le sou fétiche de l’oncle
Picsou dans son château en Italie. Ouf ! Il n’est
êt de s’ennuyer, le canard.
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| Changement
de climat… |
Tout
doux, le pépère. |
The
Lucky Dime Caper,
c’est avant tout un jeu de plates-formes comme la Master
System sait si bien les faire. Donald parcourt les niveaux
avec une aisance fort appréciable, il saute, s’accroche
aux lianes, se laisse mener par les tortues d’eau et n’hésite
pas à se mouiller les plumes en plongeant sous l’eau.
Pour surmonter les problèmes, il peut mettre K.O ses
adversaires en leur sautant à pattes palmées jointes
sur le citron. Mais il peut également les envoyer sur
orbite avec un maillet de gros calibre, ou, s’il en trouve
un, les assommer avec un frisbee qu’il peut même
lancer verticalement ! Il est trop fort, ce Donald. Attention,
toutefois, en cas de contact avec l’ennemi, il perd son
arme ; au deuxième coup, c’est une vie de perdue,
et on reprend le niveau un peu plus haut.
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| Canard
rôti au menu ? |
Ou
canard en bandelettes ? |
Question
difficulté, The Lucky Dime Caper est
un jeu, comme d’habitude chez Sega, très bien dosé
: il n’est pas impossible à finir, mais il présente
un challenge qui demande de bons réflexes. La progression
se fait croissante à travers les trois missions générales,
au sein desquelles, et c’est une excellente idée,
il est possible de choisir l’ordre des niveaux à
parcourir. De plus, les adversaires lâchent régulièrement
des bonus, dont des vies supplémentaires, et des étoiles
: cinq accumulées dans un niveau, et Donald se retrouve
invincible pour une très courte durée. Mais c’est
toujours ça de pris. Il faut préciser que le disque
est l’arme absolue du jeu, grâce à laquelle
les boss sont très aisément battables. Pour finir,
un temps limite est présent, et il est conseillé
de ne pas traîner. Car si les premiers niveaux sont linéaires,
au fur et à mesure, leur parcours s’allonge, avec
des sorties multiples et des passages en boucle. Il est possible
de se perdre dans le château de Miss Tick.
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| Baloo,
au moins, il était gentil ! |
Canard
en brochette, alors ? |
Quel
plaisir de voir s’animer Donald ! Non seulement les p’tits
gars de chez Sega démontrent une fois encore leur talent
de graphistes, avec un travail excellent des sprites et des
décors, mais ils se sont surpassés dans le domaine
de l’animation. Le canard grognon ne cesse de dévoiler
des animations hilarantes : il "caille" (à
cause du froid de canard) sur la banquise, crève de chaud
sur l’île volcanique, s’impatiente lorsque
l’on n’avance plus… Le personnage déborde
de vie ! Le tout est enrobé de scènes cinématiques
qui font progresser l’aventure, et servi par des thèmes
entraînants.
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| Ah,
on fait moins les malins ! |
Houlàlà,
ça va trop vite ! |
À
ma connaissance, The Lucky Dime Caper a connu
un grand succès de la part des possesseurs de Master
System, il est devenu un titre référence
sur la petite machine de Sega. Il a été adapté,
comme beaucoup d’autres jeux de cette console, sur sa
petite sœur, la Game Gear. Dans le jeu des sept
différences, notons des sprites un peu plus gros dû
à l’écran de jeu plus petit, et surtout
des scènes cinématiques qui ont été
refaites, dans un style plus bande dessinées. Bref, c’est
un soft simple, mais bougrement efficace et qui plaît
à tous, aux petits comme aux grands.
Tonton
Ben, le vilain petit canard.