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Duck Tales
Année : 1989
Système : NES
Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Genre : Plate-forme
Par Benjamin Decavel (11 août 2002)

S'il n'est plus nécessaire de présenter Picsou, le célèbre canard de chez Disney, il n'est pas inutile de s'attarder sur Duck Tales, le formidable jeu de plates-formes sorti sur NES en 1989 qui lui est consacré.

Il s'agit en fait de l'adaptation par Capcom de la célèbre série animée du même nom, diffusée en France sous le titre La Bande à Picsou. Comme dans la plupart des jeux de plates-formes, le scénario n'est évidemment pas des plus complexes : Picsou, passionné d'aventure, se décide à partir à la recherche de 5 trésors perdus éparpillés à travers le monde. Pour cela, Picsou devra explorer 5 mondes hostiles : l'Amazonie, la Transylvanie, l'Himalaya, les Mines Africaines et... la Lune, chacun de ces niveaux permettant de récupérer un des trésors perdus.

Cette chasse aux trésors n'est pourtant pas totalement linéaire dans la mesure où la salle de contrôle offre la possibilité au joueur de choisir l'ordre dans lequel il souhaite explorer les niveaux de Duck Tales. De plus, Picsou n'évoluera pas seul, et c'est avec un certain plaisir que les fans de la série retrouveront les compagnons de Picsou (Riri, Fifi, Loulou, Flagada Jones... certains jouent un rôle indispensable pour la progression de Picsou dans les niveaux) mais aussi ses célèbres ennemis (les frères Rapetou ou encore Miss Tick) qui, pour leur part, feront tout pour s'opposer à l'achèvement de sa quête.

Dans la plus pure tradition des jeux de plates-formes, Picsou doit ensuite évoluer à travers chacun des mondes de Duck Tales en collectant un maximum de diamants dont la valeur en dollars varie suivant la taille et la couleur. En plus de ces diamants, qui se trouvent généralement dans des coffres, il est possible de ramasser de nombreux items bien utiles : des glaces et des gâteaux qui restaurent partiellement ou totalement la vie, des pièces magiques qui rendent temporairement invincible, ou des vies supplémentaires représentées par des poupées à l'effigie de Picsou. Les niveaux sont cependant gardés par toutes sortes de créatures hostiles (gorilles, momies, hockeyeurs...) et une limite de temps est bien sûr imposée. Finalement, l'exploration d'un niveau s'achève par un combat face à un boss.

Le jeu en lui même est doté d'une grande richesse graphique avec plus d'une vingtaine d'ennemis différents. Le style des décors varie suivant les niveaux (maison hantée en Transylvanie, ruines de l'ancien empire Inca en Amazonie...), et l'animation des personnages, souvent teintée d'humour, est conforme à ce que l'on est en droit d'attendre des capacités de la console 8-bits de Nintendo.

La prise en main de Picsou est, quant à elle, très simple et agréable une fois la méthode du Pogo-Jump acquise. Cette méthode, que Picsou exécute à l'aide de sa canne, lui permet de se débarrasser de ses ennemis, d'amplifier ses sauts, d'ouvrir des coffres, et de franchir des zones impraticables, tout en rebondissant sur le sol. Une autre fonctionnalité intéressante de la canne de Picsou, appelée le swing car il manie alors sa canne comme un club de golf, l'autorise à déplacer certains éléments du décor, ce qui se révèle être particulièrement utile pour accéder à certains passages secrets.

Enfin, l'environnement sonore est particulièrement réussi. Si les écrans de présentation et de fin reprennent le thème de la série animée, chacun des 5 mondes possède sa propre musique, ce qui nous donne l'occasion d'apprécier le soin apporté par Capcom à la composition de ces mélodies entraînantes (avec une mention spéciale pour celles des mondes de la Lune et de l'Himalaya) et qui même après des heures de jeu ne deviennent pas ennuyeuses.

Version PC

En fait, le seul défaut de Duck Tales concerne sa durée de vie un peu courte. En effet, malgré ses 5 vastes niveaux et bien que chercher l'emplacement des passages secrets de chaque monde soit très amusant, le jeu se termine rapidement. Cependant Duck Tales reste, au final, un excellent jeu basé sur l'univers Disney qui tient sa place de hit au sein du catalogue de la NES et c'est donc très logiquement qu'il sera adapté sur Game Boy en 1991, et connaîtra une suite sur la portable de Nintendo, ainsi que sur NES : Duck Tales 2. On note aussi des conversions micro, comme celle sur PC, en EGA. En revanche le jeu Duck Tales Adventure, sorti sur Amiga et ST et développé par les français de Titus, est totalement différent.

Benjamin Decavel
(11 août 2002)
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