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Star Parodia
Année : 1992
Système : PC Engine
Développeur : Kaneko & Interstate
Éditeur : Hudson Soft
Genre : Shooter
Par Gregoss (22 novembre 2004)
Shootez, shootez ferme moussaillons ! Il y a une armada entère en vue et elle n'attend que vos lasers pour être pulvérisée ! - Euh... Chef. - Quoi ? - Ben, on a pas de laser. - On a quoi alors ? - Ben, des CDs, des manettes Pc-Engine, des boules de feu rigolotes, une petite console toute blanche et, euh... un bomberman. - Ah. Bon ben...

Avant de commencer cette review je ne peux m'empêcher de lancer un cri d'amour quand je repense à chaque fois à la ludothèque magnifique qu'une petite console nous aura donnée et, surtout, que des équipes comme celle d'Hudson Soft nous auront donné. Et ce cri d'amour est... NEC!!

Mais c'est une parodie d'intro !!!

NEC vous dis-je ! Et je le répéterai encore longtemps : NEC, NEC, NEC, NEC ! Ne soyons pas avare de célébrer dans la joie le souvenir de la disparition, voilà bientôt dix ans, d'une des plus attachantes consoles du marché mondial du jeu vidéo : la console Pc-Engine ! Mes larmes coulant à gros bouillon tandis qu'un sourire fend mon visage, je vais vous parler aujourd'hui d'un des shoots les plus délirants et les plus débiles de la Pc-Engine, un de ces jeux complètement déjantés qui firent parler d'eux sur la console-reine du shoot... avec bien entendu Fantasy Zone de Sega/Nec Avenue, Toilet Kid de Media Ring, Super Long Nose Goblins/Hanata Kadaka!? de Taïto, Magical Chase de Quest/Pal Soft, Coryoon de Naxat Software et L-Dis de Masaya (j'ai retenu ceux-là, il y en a encore plein !).
Petit rappel : Super Long Nose Goblins fait partie des shoots respectés de la console, comme Fantasy Zone, jeu de très très grande qualité. Pour Toilet Kid c'est un peu moins sûr, on est d'accord. L-Dis, quant à lui, peut être vu comme un méchant et très accrocheur pillage de Fantasy Zone, allant jusqu'à lui reprendre quelques sprites... Vous voulez des images ? Les voici.

Fantasy Zone, bien adapté sur PC-Engine
.
L-Dis, un excellent shoot, hélas méconnu.

...et c'est une parodie de Reviews !

Tous ces shoots versent dans le loufoque et le délire total. Et si leurs propos ne sont pas des plus sérieux, il ne faut pas pour autant en conclure que leurs réalisations manquent de rigueur, bien au contraire !
En effet la majorité des titres de la petite liste de jeux Coregraphx que je viens de vous dresser tire brillament parti des capacités techniques de la petite console 8/16 Bit, et ceci, pour une raison toute simple : le délire, le fun, la parodie impliquant un rythme soutenu et rapide, des graphismes très colorés, plein d'effets sonores, des musiques variées, et des décors chatoyants, c'est avec ce type de jeux qu'une console peut montrer tout ce qu'elle sait faire... (pour plus de détail sur ce genre et d'autres titres comme Rabio Lepus Special ou Honey in the Sky, reportez-vous au dossier Les Shoots délirants de la Pc-Engine écrit par Michael).

Coryoon et son bébé dragon.
Toilet Kid, où des araignées malpolies défèquent sur un jeune garçon armé de... ses toilettes.

Si tous les jeux de tir nommés ci-dessus font du délire leur fond de commerce, la brèche dans laquelle s'engouffre un soft comme Star Parodia procède de la démarche : faire de l'aventure un délire, mais un délire cohérent puisqu'il s'agit de parodier un univers pré-existant. Celui de Star Parodia prend principalement comme références Bomberman et Super Star Soldier, des hits et des valeurs sûres de la ludothèque Nec.

Un écran devenu culte chez les afficionados.
Au sol, un robot qui me rappelle quelque chose...

Dans le fond, et quasiment dans la forme, notre petit Star Parodia est exactement de la même trempe que Air Zonk (aka PC Denjin) : un peu d'observation et on se rendra compte que dans les deux réalisations démontrent un souci de parodier son propre univers, et on retrouve des qualités équivalentes (quasiment la même palette de couleur, des sprites presque aussi gros, une action tout aussi nerveuse...). Cette apparente similitude entre les deux softs n'est guère surprenante puisque Air Zonk est lui aussi un jeu de Hudson Soft (épaulé ici par l'équipe de Red) datant de la même année (1992)...

Air Zonk : la chant du cygne du shoot sur Pc-Engine

Un autre rappel pour expliquer d'où vient, et comment est née, une idée comme celle de Star Parodia : au petit jeu de parodier tout et n'importe quoi pour en tirer la substantifique moelle rigolote, Konami est vraiment le précurseur. Parodius, sorti en 1988 sur MSX puis en 1990 en arcade et sur Famicom, est le véritable instigateur de cet esprit décalé qui est né dans le shoot'em up : de la Playstation à la Saturn, de Gokujou Parodius à Sexy Parodius (voire Parowars), le concept s'est décliné à toute les sauces et sous toute les lattitudes. Je ne m'étendrai pas plus sur le sujet tant l'aura de Parodius est énorme.

Parodius en arcade, et sur NES.

Voilà, Star Parodia remis dans son contexte et étant, comme vous l'avez deviné, un jeu vraiment excellent, ceux qui aiment les tests simples et informatifs peuvent arrêter ici leur lecture, la suite ne va simplement qu'être une description un peu plus poussée (et enflammée, tel ce grand cri d'amour que je continue de pousser... NEEEEC!) des aspects techniques (niveaux, son, graphismes, gameplay, etc.) de cette merveilleuse aventure conçue par InterState Kaneko sous la férule d'Hudson Soft (notons que InterState Kaneko est aussi à l'origine, outre de Super Star Soldier, du sublime Aero Blaster en arcade, adapté sur la PC-Engine et sur Megadrive).

Ma Parodie de test...

Allons, à jeu idiot, test idiot n'est ce pas ? Et n'ayons pas peur de donner les cheat codes pour tous ces shoots alors que tout le monde sait que ça n'a rien a voir avec ce qui va suivre ! Pour avoir les vies infines dans Toilet Kids, pressez select quatre fois et run à l'écran titre...
Comment ça, ça n'a rien à voir ? Mais on est complètement dans le sujet ! Bon, vous en voulez un autre ? Voilà : si vous voulez avoir le choix du niveau dans Parodius, appuyez sur Haut, Droite, Bas, gauche, X, A, B, Y au menu des options. À vous de savoir sur quelle machine. Je suis toujours hors-sujet ? Bon d'accord, alors Star Parodia... Entrez dans les settings et, à la musique sélectionnez « 0A ». Un quatrième niveau de difficulté va apparaître... Pour accéder à un Bonus Level spécial, au niveau sept, détruisez les deux bras du dernier boss sans toucher le boss lui-même. Attrapez les mots « Bonus Stage » quand ils tombent du boss et détruisez-le avant d'accéder à ce niveau caché...
Bon ben sinon euh... graphismes 15/20. Ils sont beaux. Euh... Son, ben 17/20 c'est de la qualité hein, lu directement sur le CD... Jouabilité, 11/20 (ce qui est bien, mais pas top)... Et.. Hein ? Ah pardon, pas de notes. O.K Tant pis de toute façon moi j'y ai jamais joué à ce jeu, en fait. En plus, j'ai récupéré la notation sur un site et pour le texte j'ai fait un copier/coller... hein ? Non, les jeux vidéo j'aime pas ça non, c'est pour les gamins... Mais pourquoi cette question ?

Star Parodia c'est de la bombe !

Une plongée dans le jeu...

Plus sérieusement, j'ai l'impression que ce jeu, je l'ai acheté hier ! Mais parlons plutôt maintenant d'une partie typique de Star Parodia...
Est-ce que je vous étonnerais si je vous disais que le dessin animé d'introduction est renversant ? De beauté et de drôlerie surtout. Non ? Alors je passerai rapidement sur cette séquence qui nous montre la planète de Bomberman attaquée par des Extra-terrestres aussi délirants les uns que les autres. Sont demeurés seuls dans l'espace une patrouille composée des vaisseaux les plus performants : un Bomberman géant, une Nec Pc-Engine première version, et le fabuleux vaisseau de Super Star Soldier... Vaillamment, ces dignes représentants du monde libre n'écoutent que leur courage et partent à l'assaut de la flotte ennemie.

Une fois cette intro passée, une mélodie de boîte à musique vous accueille, puis une musique un peu plus solennelle prend la relève : bienvenue dans le monde de Star Parodia !
D'emblée, vous avez les options coutumières : le choix de la difficulté (trois... euh non, quatre choix sont possibles !), le choix des Bonus Stage sous forme de Time Attack de 3 ou 5 minutes, et la possibilité de consulter le didacticiel du jeu... La présence de ce didacticiel, pour aussi étrange que cela puisse paraître dans un shoot'em up, s'explique du fait que le public ciblé est aussi un public jeune : avec un « how to play », personne n'est lésé.

Le traditionnel sous-menu consacré au « Time Attack »
Le didacticiel et ce bon vieux paddle PC-Engine.

Si vous pressez « Run », vous entamez une partie. Un autre écran s'ouvre alors et vous propose une nouvelle fois de régler quelques paramètres avant de plonger dans le feu de la bataille... Écouter toute les pistes musicales est sympa ; et régler la rapidité du jeu ou commencer par un level de votre choix font partie des fioritures sympathiques proposées. Ensuite, un second écran vous propose de choisir votre « vaisseau » : le Bomberman, qui tire de grosses bombes noires ; le « Paro Ceaser », la version parodique du Neo-Ceasar de Super Star Soldier, qui dispose quant à lui des armes du fabuleux shoot et peut tirer de grandes boules blanches (possédant deux yeux) ; et la Pc-Engine, mon vaisseau préféré, peut tirer des Compact-Disc. Une fois votre « véhicule » choisi, la partie commence...

L'écran des options, et les trois vaisseaux disponibles au choix. La PC-Engine est, avec ses missiles téléguidés, le plus puissant de tous.

Le premier level est une plongée sur la planète assiégée. Le principe de Star Parodia se révèle simple : chaque niveau est scindé en deux parties distinctes, chacune comportant son boss (le dernier étant le plus dur à tuer évidemment).
Le premier level se passe dans l'espace. Le décor est composé de charmants châteaux juchés sur des plates-formes, de navires volants aux canons à la taille éxagérée... L'action ne faiblit pas, et les vagues d'ennemis s'enchaînent tranquilou (faut dire aussi qu'on est au début...).

Le premier niveau, et le boss du mi-niveau, tout en rotation. La SuperFamicom - en plein boom - et sa multitude d'effets spéciaux novateurs inspira de nombreux programmeurs, qui tentèrent de reproduire les mêmes effets sur des machines bien moins puissantes - comme la PC-Engine.

Les options qui sont à votre disposition sont très simples et de deux types : la défense, et l'attaque. En ce qui concerne la défense, des petits S ou P permettent d'être entouré soit d'un champ de force, soit de manettes Nec tournoyant autour de vous. C'est zoli :)
En ce qui concerne les armes, elles diffèrent selon le vaisseau choisi en début de partie. Prenons donc l'exemple du plus performant : la PC-Engine. Ses armes sont de trois types : quelques capsules rouges vous donnent la possibilité de tirer dans de nombreuses directions à la fois ; les capsules jaunes vous dotent de missiles à têtes chercheuses (et ils peuvent être nombreux !) ; enfin, les capsules bleues vous donnent des CD à lancer. Chaque capsule de même couleur récoltée plusieurs fois de suite permet bien sûr d'augmenter progressivement la puissance de tir - principe on ne peut plus classique, et déjà utilisé dans Super Star Soldier.
Il est à noter que d'autres types de capsules émaillent le jeu : les petits cœurs vous font regagner de la protection quand celle-ci s'amenuise et les « One Up » classiques vous donnent une vie. Si vous vous débrouillez bien, vous pouvez même finir le jeu avec une vingtaine de vies en poche ! D'autres capsules « surprise » existent mais leur contenu est parfois douteux et vous avez toutes les chances de vous voir retirer une partie de la puissance précédemment acquise...
Un niveau se finit évidemment avec l'éradication du boss de fin de stage. Dans l'ensemble, ces bosses sont faciles. Petit plus : chaque niveau se terminant, un joli écran mignon tout plein apparaît, vous montrant les trois vaisseaux jouant avec le boss qui vient d'être battu, le tout accompagné d'une voix à l'accent japonais qui lançe un strident « Star Parodiaaaaa! ». On se croirait vraiment dans une fête foraine : les couleurs gaies, le soleil resplendissant, et l'atmosphère enjouée ne sont pas sans rappeler non plus un certain Super Mario Sunshine.

La scène de transition entre le niveau un et deux. Influence de la Super Famicom, acte II. Plutôt que d'apparaître de façon traditionnelle - à l'aide d'un joli dégradé progressif de couleurs par exemple -, tous les écrans de transition de Star Parodia passent par l'effet « mosaïque », que beaucoup de joueurs découvrirent avec les premiers titres SFC. Effet de mode, ou réelle volonté d'Hudson de montrer que, malgré son âge, la PC-Engine en avait encore sous le capot?

Le second niveau, quant à lui, est un hommage à Tetris puisque votre sprite évolue dans un univers uniquement composé des célèbres formes du jeu d'Alexeï Pajidnov. Une armée de petit œufs ainsi que des tourelles aux formes rondes vous assaillent. Durant ce stage, dont on notera la beauté de la musique, vous serez aussi assailli par un clown, pour finir par vous confronter à un collier de diamants prenant des formes diverses (un boss d'anthologie - NdD). Un level mignon, sans plus.

Le Tetris World
Rétamer un clown, c'est pas banal...

Le niveau trois est, lui, totalement enchanteur et magnifique. Ambiance plage, des fontaines, des oiseaux-aquariums (??), des otaries... Des ninjas minuscules vous attaquent, les plages sont parsemées de parasol et les prairies, d'un vert éclatant. Après avoir combattu deux crabes jumeaux, le niveau se termine sous l'eau contre un poisson géant jouant de maracass. Ce dernier n'est pas dur à éliminer, mais son déplacement de la droite vers la gauche est l'un des tics les plus malencontreux des boss de ce jeu, puisque la moitié d'entre eux adoptent ce déplacement... Malgré ce manque d'originalité dans la technique d'attaque des boss de fin, le plus fort dans ce level trois reste la musique, belle et enchanteresse comme un conte de fée sonore. Tout simplement magnifique !

Le niveau trois, et son boss de fin. Amusant : lorsqu'il change de direction, ce poisson plat apparaît aussi plat qu'une feuille de papier!

Allez, je ne peux pas m'empêcher ici de vous montrer encore un écran de transition, c'est celui qui clot cet excellent niveau trois.

Un brin de détente avant le quatrième level...

Après la plage, le niveau quatre est celui des glaces. Les pingouins, bonhommes de neige et petits extra-terrestres se pressent pour venir exploser sous vos rayons. À la moitié du niveau, une otarie tueuse vous agresse. Après ce combat, la neige tombe et recouvre tout le paysage... Des igloos sortent les petits bonhommes en forme d'œufs et viennent à votre rencontre... Un niveau vraiment dynamique et fort bien dosé en ce qui concerne les vagues ennemies. Un exemple typique de la maîtrise des game designers de la Pc-Engine. On ne peut pas en dire la même chose des autres niveaux hélas, car Star Parodia se révèle aussi être un jeu bien inégal.
Le boss n'est autre qu'un gros bonhomme de neige qui se déplace lui aussi de la droite vers la gauche. D'une main il frappe contre les arbres qui sont à ses côtés pour en faire tomber de la neige et vous envoyer une boule géante à tête chercheuse en pleine face... facile à éviter. De rage, le bonhomme vous envoie sa propre tête pour en finir. Là aussi, si vous êtes assez aguerri aux shoots, vous n'avez rien à craindre.

Le niveau quatre.
Bonne bouille, mais faut pas s'y fier !

Le niveau cinq de Star Parodia est celui du désert et de l'Égypte ancienne : vous allez donc logiquement croiser des pharaons assassins et des pistes d'envol d'ovnis millénaires (ah bon? -NdD)... Gare aux canons postés à flanc de pyramide ! Une fois un charmeur de serpent défait, vous entrez dans une énorme pyramide et le boss de fin est un masque mortuaire de pharaon muni d'un lance-flammes et de lasers... Là, tout se passe dans une pièce close et le monstre rebondit sur les quatre murs. Là encore, le duel n'est que d'une difficulté relative. Le stage cinq est, pour moi, l'un des plus médiocres du jeu : il est trop répétitif et trop facile...

Le level cinq et ses clins d'oeils aux pistes d'atterrissage ovni.
L'intérieur de la grande pyramide.
Le boss. Notez l'effet de zoom sur le masque (merci la Super Famicom)
L'écran de transition vers le niveau six.

Après le niveau du désert, nous avons affaire à un niveau de facture presque aussi classique puisque vous y survolez une sorte d'usine pourvue de tapis roulants et de passerelles. Comme d'habitude, les couleurs sont assez criardes et l'ambiance est survoltée puisque ce sont les boss de Super Star Soldier que vous allez devoir affronter en quatrième vitesse avant de vous retrouver confronté à un canon énorme en guise de hors d'oeuvre. La seconde partie du level est un hommage à Bomberman, puisque vous allez vous revisiter les décors de ce jeu fabuleux... Et en guise de boss, vous allez affronter devinez qui ?

Encore lui !
Le boss du premier niveau de Super Star Soldier fait une double apparition...
Attention à ne pas rester en face des monstres Bomberman au sol...
Le bomberman noir : devinez quelles sont ses armes?

Niveau sept. Les choses changent. L'écran s'ouvre sur un type d'ennemi un peu particulier puisqu'il s'agit de bactéries qu'il faudra blaster à tout va. Ensuite, vous entrez dans une aire à la déco gothique (à la Devil's Crush) et vous devez affronter un petit diable pas bien costaud... heureusement que le mode hard existe !

Des souches résistantes...
Litlle devil.

Ensuite, vous repartez de plus belle dans une sorte de cosmos coloré aux formes intangibles dans lequel vous croisez même des petits ennemis complètement bourrés, une bière à la main... Parfois je me dis qu'il n'y a que dans ce type de jeux japonais débiles qu'on peut sentir autant d'affinités avec de simples sprites !

Aaahh... aaaaaa... la tienne !

Le niveau se termine par un monstre rigolo et lui aussi bien mignon : un robot en jupe ! Il possède deux bras indépendants qui, une fois détruits, vous laissent le champ libre pour détruire le robot lui-même (moi j'aurai bien aimé que sa jupe prenne feu, ç'eut été encore plus rigolo!)

Le boss de fin, énième clin d'oeil à Super Star Soldier.

Voilà enfin le level 8. Huit niveaux, ce n'est pas trop mal mais c'est vrai que le jeu aurait gagné à en avoir deux ou trois de plus. Toutefois, on sent que la formule s'essouffle rapidement. La faute à qui ? Aux game designers qui, pendant tout le long du parcours, nous ont offert un shoot possédant nombre d'aspects originaux mais dans l'ensemble classiques, trop classiques (surtout, le jeu s'avère d'une facilité déconcertante -NdD). Le début de ce niveau huit essaye de changer un peu les choses et de varier le gameplay, puisqu'il commence sur les chapeaux de roue avec un parcours d'obstacle et de vitesse : lancé à pleine allure dans un tunnel à virages, vous devez récolter des bonus et faire attention aux panneaux de signalisation qui apparaissent en haut de l'écran et qui vous indiquent la direction à suivre.

Un parcours de vitesse (merci Parodius).
L'un des boss les plus difficiles du jeu...

Le niveau se poursuit au-dessus de vertes prairies et de temples classiques. Le nombre d'ennemis qui vous foncent dessus est devenu assez conséquent. À la moitité de ce huitième niveau, vous avez affaire à un bomberman rouge aux commandes d'un robot entouré de torches projettant des flammes minuscules. Pas facile à vaincre, lui !

Le boss final dans l'une de ses formes.
Voilà le cerveau de l'affaire !

Après encore un demi-niveau, et vous arrivez enfin au boss final. Celui-ci possède en revanche la difficulté que l'on est en droit d'attendre de la part d'un bon shoot'em up. Il prend diverses formes mais une fois la première détruite, on se rend compte qu'il s'agit d'un énorme cerveau qui va encore user de deux ou trois trucs bien retords pour vous annihiler. Mais la fin est proche... Une fois détruit, personnellement, je pousse mon cri de joie et de victoire: NNNNEEEEEEEEEEECCCCCCC !

Le verdict : mais c'est une parodie de justice !!!!

Graphiquement irréprochable, renversant d'un point de vue sonore, et possédant un gameplay accrocheur, Star Parodia se calque exactement sur son illustre modèle Super Star Soldier. Au risque peut-être d'un faire une sorte de jeu bis... On pourra aussi lui reprocher sa trop grande facilité : une fois bardé d'options, votre vaisseau n'est pas loin d'être indestructible et les différents malus cachés ne seront pas de trop pour relancer l'intérêt.

Le dessin animé de fin : la flotte amie est libérée.
Le vaisseau-mère : une supergraphx !

Mais le principal reproche qu'on lui fera, c'est que sur la forme, c'est inégal : après un début qui laisse le joueur plus que rêveur (et une intro, pour la petite console Nec [et son super cd-rom!], à tomber par terre), la suite de l'aventure oscille entre trouvailles excellentes et clin d'œils géniaux, et un train-train shoot'em up-esque : des boss qui se comportent toujours de la même façon d'un niveau à l'autre, et qui ont parfois du mal à se renouveler (à part l'épreuve de vitesse au niveau huit, tout n'est que question d'adresse limitée et de tir sauvage). Star Parodia ne peut se targuer d'être aussi riche que son homologue de Konami, Parodius.

La liesse est générale...
Le CD du jeu... magnifique !

Pourtant, la sauce prend... D'une part parce que tout fan de l'univers CoreGraphx (et de Bomberman) ne peut que se régaler de trouver çà et là des références, quand bien même ces références ne sont pas assez nombreuses et qu'on aurait aimé un cross-over un peu plus garni. D'autre part parce que le jeu bénéficie d'un solide savoir-faire de shoot'em up de la part des développeurs sur cette machine, et ça se sent. Si ce savoir-faire ne s'exerce pas dans le renouvellement, il se retrouve avant tout dans un gameplay tellement efficace qu'on est encore accroché des années plus tard.
Enfin, s'il est un peu trop facile, n'oublions pas non plus que Star Parodia est un produit qui cible aussi les très jeunes gamers... Mais étant donné que ceux qui y jouent encore sont restés de grands mômes, on ne va pas s'en plaindre. Faire de nous des grands enfants, c'est l'une des qualités du jeu vidéo. Star Parodia y participe, lui qui aura toujours une place privilégiée dans la logithèque idéale de tout fan de NEC !

The end.

Gregoss
(22 novembre 2004)
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