Le
monde va mal. En ces temps incertains, là où la
diplomatie a totalement échoué, il ne reste plus
qu’une solution… Tirer, et oublier !
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| Le
véhicule de Fire & Forget, vedette du jeu…
aussi bien lors du titre que dans le menu principal. |
Un
an après le premier hit de Titus, Crazy
Cars, la boîte frenchie remet le couvert
dans le domaine motorisé, mais en y apportant une touche
sombre : Fire & Forget est né. Alors
qu’Atari tape le carton en arcade avec Roadblasters,
Titus décide à son tour de proposer leur version
sur micro. Ainsi, le joueur, au volant d’une bête
de course à quatre roues flanquée d’un canon
sur le toit, part faire le ménage afin de restaurer la
paix aux quatre coins du monde. Les points de conflit étant
légion, la carte du monde affiche l’ensemble des
zones d’actions, à charge du joueur de décider
par où commencer. Certains endroits se débloqueront
par la suite, une fois les premiers terminés.
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| La
carte du monde, où les conflits sont localisés. |
Gaffe
aux colonnes de chars ! |
Il
faut donc bien saisir le concept : prenez Crazy
Cars, ajoutez des hélicoptères, des
mines, des chars, des pierres et des tourelles sur les bas-côtés,
modifiez le véhicule principal de façon à
pouvoir riposter à la menace, et vous obtenez ce condensé
périlleux entre l’action et le pilotage. Car dans
Fire & Forget, on explose souvent, mais
on repart aussi sec ; le vrai danger vient de la jauge d’essence,
à la base trop courte, mais qui en prend un coup à
chaque explosion ! Le seul salut vient de ces gemmes de couleurs
bleues ou vertes, qui remettent la jauge à fond.
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Les hélicos parcourent les steppes… |
Et
sur les plaines, les rochers sont à éviter. |
Selon
la région du monde, l’environnement visuel change
: ambiance désert pour les régions du Moyen-Orient,
décors polaires pour l’Alaska, vertes prairies
en Europe de l’Est… Mais ne comptez pas sur Fire
& Forget pour les admirer : l’action se veut
soutenue, dans un rythme frénétique où
une concentration extrême est requise pour arriver au
bout en un morceau. Alors, on pourrait vite en conclure que
la difficulté est harassante, rebutant les joueurs de
niveau moyen : que nenni, là où Titus fait très
fort, c’est dans le dosage de l’action. Au moment
où l’on a l’impression que l’aventure
va s’arrêter brutalement, une gemme de carburant
arrive à point nommé. Si vous êtes suffisamment
habile pour la saisir, tout repart.
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Comble
de la réussite, Titus a pensé à celles
et ceux qui ne conçoivent le jeu vidéo qu’en
duo, puisque Fire & Forget propose une
option deux joueurs SI-MUL-TA-NÉ-MENT, dépassant
ainsi Roadblasters,
voire même Crazy
Cars. En l’occurrence, le deuxième
joueur contrôle un module volant, histoire de débarrasser
la voiture des ennemis volants, afin qu’il se concentre
un peu plus sur la conduite. L’idée est géniale.
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| L’hélico
aura eu raison de moi… |
Le
mode deux joueurs, avec le module volant en plus. |
Techniquement,
on retrouve le moteur de Crazy
Cars, et sa patte graphique caractéristique
du premier épisode. Si les versions Amiga et
ST sont équivalentes, les versions Pécé
(en CGA), CPC et C64 sont un poil en dessous
; mais qu’importe, le plaisir est au rendez-vous. Un classique,
Messieurs-Dames !
Une
pitite info made in JPB (merci encore !) pour finir : il se
trouve que le véhicule présenté dans Fire
& Forget présente d’énormes
similitudes avec un modèle réalisé en 1987
par Sbarro, plus précisément le Monster. De là
à penser que Titus s’en est inspiré un an
plus tard lors de la conception du jeu… Il n’y a
qu’un pas ; jugez par vous-même, la ressemblance
est frappante !
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| La
Monster dans toute sa plendeur… |
Avec
un moteur Mercedes 6.4 L pour une puissance de 350ch, une carrosserie
en kevlar, le tout monté sur quatre roues motrices de
Boeing 747 de 20’’, il ne lui manque que le canon
sur le toit pour devenir le sauveur de la planète.
Vous
pouvez retrouver toutes les infos, et les images qui en sont
tirées, sur le site officiel de Sbarro : http://www.esperasbarro-montbeliard.com.
La
Monster vous attend ici : http://sbarro.perso.neuf.fr/voitures/Monster/monsterG.html.
Tonton Ben,
qui va tout péter ! Ouech !
»
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