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Namco X Capcom
Année : 2005
Système : Playstation 2
Développeur : Namco
Éditeur : Namco
Genre : Jeu de Combat (VS fighting)
Par LVD (08 août 2005)

Les cross-over entre séries de différents éditeurs sont rarissimes. Alors certes, on trouve des cross-over entre jeux du même éditeur (Fighters Megamix de Sega, X-Men VS Street Fighter de Capcom, King of Fighters de Snk, Mario Party de Nintendo...), ainsi que des jeux tirés de licences hors jeux vidéo (Super Robot Taisen de Banpresto, Sunrise Eiyutan de Sunrise Interactive...), mais entre deux (voire plus) éditeurs, on peut les compter sur ses doigts. Il y a bien sûr eu la série des Capcom VS Snk (et Snk VS Capcom), ainsi que World Fighters de Konami-Takara-Hudson, mais c'est à peu près tout. Et puis, début 2005, alors que personne ne s'y attendait vraiment, Namco annonce la sortie d'un certain Namco X Capcom (prononcer Namco Cross Capcom).
On aurait pu prévoir un jeu de baston (surtout avec Capcom dans le coup) ; eh bien non ! Certains seront déçus; d'autres, au contraire, ravis. L'un des buts de cet article est de convertir ceux de la 1ère catégorie à la seconde. Développé par Namco, nous nous retrouvons en face d'un Simulation-RPG (Tactical-RPG), très largement inspiré des derniers Super Robot Taisen sur PS2 (je vous renvoie au dossier du même nom). Il faut bien admettre que sur certains points, la ressemblance est frappante (graphismes, sons, système de jeu... Même les 2 héros ne peuvent s'empêcher de faire penser au couple Kyosuke-Exellen de SRW Impact !). Mais il ne s'agit pas d'une simple copie où on aurait remplacé les robots par les héros de Namco et Capcom ! Namco a dû longuement étudié leur modèle ; et il faut bien reconnaître qu'ils se sont montrés excellents élèves.
En quoi ce soft peut-il être considéré comme jeu pour rétro-gamers ? Eh bien par ses multiples références et personnages, tirés des univers de Namco et de Capcom, de Pac-Man à Xenosaga, en passant par Final Fight ou Strider. Le jeune joueur ne reconnaîtra probablement pas les trois-quarts des personnages ou les nombreux clins d'œil qui parsèment le jeu. Ça ne veut pas dire qu'il ne pourra pas apprécier le jeu, mais il en perdra une partie importante, les 2/3 des séries choisies datant de 1982 à 1994. D'ailleurs, le jeu est officiellement déconseillé aux moins de 12 ans (même si ce n'est vraisemblablement pas la raison de cette classification !) Le titre propose ainsi un merveilleux voyage dans le passé des jeux vidéo.

Allez, fais pas cette tête ! Je te dis qu'il est bien, ce jeu !
Dino Crisis et Bio Hazard en 2D !

IL ÉTAIT UNE FOIS...

Je vais commencer par vous présenter les diverses séries qu'on retrouve dans le jeu. Lorsque le titre est différent en Occident, il sera indiqué entre parenthèses. Je vous ai également fait la liste des personnages jouables dans Namco X Capcom (PNJ, ennemis classiques ou boss n'apparaîtront pas). Le tout est classé dans l'ordre chronologique.

DIG DUG (Namco, arcade, 1982)

Est-il encore utile de le présenter? Un des tous premiers hits de Namco (distribué par Atari en Occident), mélange de jeu d'action et de puzzle game où il faut creuser des galeries et se débarrasser des divers ennemis en les faisant gonfler puis exploser. Le héros, Taizo Hori, n'avait pas de nom à l'origine. Namco ne lui en donnera un que lors de la sortie des Mr. Driller à la fin des années 90, en créant le père du héros. À noter que les monstres de Dig Dug se retrouvent très souvent parmi les ennemis de base de Namco X Capcom. Quant à la musique, c'est l'une des meilleures du jeu !

(Personnage : HOLY Taizo)

DRUAGA NO TO / THE TOWER OF DRUAGA (Namco, arcade, 1984)

Un des plus gros succès de Namco au Japon, jeu d'action-exploration de donjon connu pour sa difficulté excessive. À noter qu'on retrouve la tour de Druaga dans Baten Kaitos et dans l'un des Tales.

(Personnage : Gilgameth, Kai)

BARADUKE / ALIEN SECTOR (Namco, arcade, 1985)

Encore un mélange action-exploration. L'héroïne est vêtue d'un scaphandre spatial, à l'instar de Samus dans Metroid. Son nom contient un jeu de mots intraduisible en français (le prénom Masuyo peut prêter à de très nombreux calembours.)

(Personnage : TOBI Masuyo)

MAKAIMURA / GHOSTS'N GOBLINS (Capcom, arcade, 1985)

Un des plus célèbres jeux de plates-formes de tous les temps, adapté sur la plupart des micros et consoles existants. On se souvient tous du héros, Arthur, qui à la suite d'un choc avec un ennemi, se retrouve en caleçon (ce qui peut aussi arriver dans Namco X Capcom sous certaines conditions). Une incroyable difficulté, mais c'était le lot de la plupart des jeux à l'époque.

(Personnage : Arthur)

GENPEI TOMADEN / SAMURAI GHOST (Namco, arcade, 1986)

Un beat'em up plutôt joli et très bien animé (pour un jeu de 1986), mais à la maniabilité frustrante et la difficulté inhumaine. Adapté sur PC-Engine dans une version davantage jouable. Le héros, Kagekiyo, est un samurai mort-vivant.

(Personnage : Kagekiyo)

YOKAI DOCHUKI / SHADOW LAND (Namco, arcade, 1987)

Jeu de plates-formes plutôt moyen. On ne joue que sur une grosse moitié d'écran, ce qui n'arrange pas la visibilité. Le héros est un jeune garçon nommé Tarosuke et c'est un véritable obsédé!

(Personnage : Tarosuke)

WONDER MOMO (Namco, arcade, 1987)

Le premier beat'em up avec un héros féminin ? L'habillage est assez travaillé. Et puis, ben c'est tout, je ne connais quasiment pas ce jeu.

(Personnage : Momo)

LOST WORLDS / FORGOTTEN WORLDS (Capcom, arcade, 1988)

Célèbre shoot'em up de Capcom, où les deux héros ont la particularité de ne pas avoir de nom ! On retrouve également Sylphee, qui tenait un magasin dans le soft d'origine, dans lequel on pouvait acheter des options pour son personnage. Ici, elle est jouable mais d'une vénalité à toute épreuve!

(Personnages : Les Guerriers sans Nom 1&2, Sylphee)

CHOZETSU RAIJIN BERABOHMAN (Namco, arcade, 1988)

Parfois aussi traduit sous le titre Bravoman. Beat'em up où le personnage principal est un simple employé de bureau qui se transforme en super-héros aux membres extensibles.

(Personnages : Berabohman, Waya Hime)

STRIDER HIRYU / STRIDER (Capcom, arcade, 1989)

Hit de l'âge d'or de Capcom. Jeu de plates-formes au design particulièrement original.

(Personnage : Hiryu)

VALKYRIE NO DENSETSU / LEGEND OF VALKYRIE (Namco, arcade, 1989)

Encore un incontournable de Namco, beau et varié, mélangeant shoot, plates-formes, et même un zeste de RPG. Un remake est sorti sur Playstation. On compte aussi un épisode sur Famicom (lui aussi bénéficiant d'un remake sur Play) et un jeu de plates-formes insipide sur SFC.

(Personnages : Valkyrie, Xandra, Zabine)

FINAL FIGHT (Capcom, arcade, 1989)

« Houulyaa !! » Amateurs de débats philosophiques ou de poésie raffinée, passez votre chemin. Ici, le seul langage utilisé est celui des poings. Petite révolution en son temps, du fait de ses graphismes monstrueux, Final Fight n'en reste pas moins un des 2-3 meilleurs beat'em up créés à ce jour (avec Double Dragon et Bare Knuckle/Streets of Rage). On regrettera dans Namco X Capcom de ne pouvoir jouer qu'avec Guy et Haggar, Cody étant passé à la trappe. Mais ne boudons pas notre plaisir, ça faisait des années que je rêvais de pouvoir rejouer avec Monsieur le Maire de Metrocity !

(Personnages : Haggar, Guy)

BURNING FORCE (Namco, arcade, 1989)

Sega a Space Harrier, Namco a Burning Force. Shoot'em up à moto volante en 3D (le shoot, pas la moto), le jeu a été adapté sur Megadrive, dans une version évidemment nettement moins impressionnante qu'en arcade.

(Personnage : TENGENJI Hiromi)

STREET FIGHTER II (Capcom, arcade, 1991)

Je crois qu'il est inutile de s'attarder sur Street Fighter, vu qu'il existe déjà un beau dossier sur Grospixels :)
On notera toutefois que Street Fighter est clairement la série la plus représentée dans Namco X Capcom, avec pas moins de 11 personnages (jouables ou pas), et une écrasante majorité de personnages féminins ! En fait, à part R.Mika (ouf ! On a échappé au pire !), tous les personnages féminins des séries Street Fighter II et Zero sont présents. Dommage, j'aurais bien échangé Cammy ou Yuni contre Guile ou Zangief. Quant à Gouki, il n'apparaît qu'occasionnellement.

(Personnages : Ryu, Ken, Chun Li, Sakura, Karin, Rose, Cammy)

CAPTAIN COMMANDO (Capcom, arcade, 1991)

Du fait de son année de sortie, ce jeu fut un peu éclipsé par l'ouragan Street Fighter II. Il n'en reste pas moins un beat'em up à la Capcom, beau et défoulant, se déroulant dans un univers futuriste.

(Personnages : Captain Commado, Sho, Genity, Hoover)

VAMPIRE / DARKSTALKERS (Capcom, arcade, 1994)

Premier jeu de baston de Capcom avec un graphisme de type dessin animé, mettant en scène monstres, fantômes, et autres créatures fantastiques. Tout comme pour Street Fighter, il y a un net déséquilibre en faveur du nombre de personnages féminins.

(Personnages : Morrigan, Demitri, Lilith, Lei Lei, Felicia)

TEKKEN (Namco, arcade, 1994)

Un des jeux qui ont fait vendre la Playstation (n'oublions pas Final Fantasy VII.) Jeu de baston en 3D dont le seul vrai concurrent à l'époque était Virtua Fighter. Namco X Capcom propose de retrouver toute la famille Mishima, du grand-père au petit-fils ! (Le père, Kazuya, étant du côté des méchants sous sa forme Devil).

(Personnages : Jin, Heihachi, King, Armor King)

TALES OF DESTINY (Namco, Playstation, 1997)

Sympathique RPG sur Playstation, dont la réalisation n'égale toutefois pas nombre de softs sur Super Famicom.

(Personnages : Stan, Looty, Judas)

ROCKMAN DASH / MEGAMAN LEGENDS (Capcom, Playstation, 1997)

De la multitude de jeux Rockman / Megaman, j'aurais préféré voir comme héros le premier Rock, d'autant qu'il n'est pas très fort dans ce Namco X Capcom. Tant pis !

(Personnages : Rock, Roll, Tron, Kobun)

MOERO! JUSTICE GAKUEN / RIVAL SCHOOLS (Capcom, arcade, 1997)

Jeu de baston 3D de Capcom, original et très agréable à jouer.

(Personnages : Hideo, Kyoko)

DINO CRISIS (Capcom, Playstation, 1999)

Survival Horror, mais avec des dinosaures.

(Personnage : Regina)

GUN SURVIVOR 2 BIOHAZARD / RESIDENT EVIL SURVIVOR 2 (Capcom, Playstation 2, 2001)

Un des épisodes de la série Biohazard (Resident Evil). Je ne pensais pas voir un jour ces personnages en 2D ! (Oui, je sais, il y a une version Game Boy Color.)

(Personnages : Bruce, Fon Lin)

KLONOA HEROES (Namco, Gameboy Advance, 2002)

Série de jeux d'action ayant commencé en 1997 sur Playstation, bien que l'épisode choisi pour Namco X Capcom soit un A-RPG. Le héros, un genre de rongeur-peluche à casquette, est vraiment craquant.

(Personnages : Klonoa, Gantz)

SOULCALIBUR 2 (Namco, arcade, 2002)

Avec Tekken, l'autre série de jeux de combat de Namco. Un jeu très beau, au gameplay très complet. À noter que Heihachi de Tekken y fait une apparition.

(Personnages : Mitsurugi, Taki)

XENOSAGA (Namco, Playstation 2, 2002)

RPG futuriste extrêmement complexe, et à l'ambiance plutôt sombre. J'avoue que de toutes les licences utilisées dans Namco X Capcom, c'est celle qui me semble le moins y avoir sa place.

(Personnages : KOS-MOS, Shion, M.O.M.O)

C'EST QUAND MÊME UN PEU N'IMPORTE QUOI, NON ?

Dix ans auparavant. Le quartier de Shibuya, à Tokyo. Une terrible bataille entre deux organisations : Shinra (les bons) et Ohma (les méchants). Le but d'Ohma était d'ouvrir une porte dimensionnelle permettant d'accéder à différents mondes. Heureusement, Shinra a pu les en empêcher, mais Shibuya s'est retrouvé interdit d'accès aux civils. Depuis, sous les ordres du gouvernement, des membres de Shinra (en l'occurrence ici, Reiji et Shaomu, les deux héros du jeu) veillent à ce que cette porte ne s'ouvre pas. Reiji est un humain, et Shaomu une « youkai » âgée de 700 ans. « Youkai » peut se traduire par « monstre », mais ce serait dur pour la pauvre Shaomu ; parlons donc plutôt ici de femme-animal. Le jeu débute à Shibuya, où surgissent subitement des Gnorsis, monstres d'un autre monde.
Comme vous pouvez vous en douter, le jeu vous fera traverser plusieurs univers. Cinq, pour être précis : la Terre (actuelle, passée, future ; donc trois), l'Au-delà (le plus intéressant à mon avis, qui contient entre autres les univers de Vampire et de Makaimura), et le Monde Imaginaire (Tales of Destiny, Klonoa Heroes...). La possibilité de voyager à travers les époques permet, en outre, d'introduire des séries comme Soul Calibur ou Captain Commando.
Alors certes, on peut penser avoir affaire ici à un gros cross-over délirant. Ça l'est. Mais à l'instar de Super Robot Taisen qui réussit l'exploit de rendre relativement crédible la cohabitation de séries radicalement différentes, les scénaristes de Namco X Capcom s'en tirent avec tous les honneurs. Honnêtement, j'avais au début un a priori négatif à ce sujet, et pourtant on entre vite dans l'histoire sans vraiment y faire attention - histoire qui, même si elle propose quelques bonnes idées, n'a rien de particulièrement original non plus. C'est la mise en scène, et la présence de personnages connus qui passionnent avant tout le joueur. Contrairement à d'autres S-RPG aux scénarios à choix multiples, ici tout est franchement linéaire. On a parfois des choix à faire, mais qui se contentent de modifier l'ordre des missions, sans influence sur l'histoire. Il est également impossible d'enrôler des ennemis, dommage (enfin si, ça arrive 6 fois en tout, mais c'est automatique).

Stage du Namco Museum : on voit Pac-Man dans le décor!
Des ennemis parfois bizarres...
Arthur en caleçon !
Un Double Lariat de Monsieur le Maire, ça fait mal !

Il faut par ailleurs noter un net déséquilibre en ce qui concerne l'importance accordée d'une série à l'autre. Si dans l'ensemble, le quota Namco/Capcom est respecté, certaines licences proposent bien plus de personnages ou de missions consacrées que d'autres. Les séries « phares » sont clairement Druaga no To, Street Fighter, Genpei Tomaden, Valkyrie no Densetsu, Berabohman, et Captain Commando. Inversement, Final Fight, Tales of Destiny, ou Justice Gakuen font presque uniquement de la figuration. Ce n'est pas un drame, il était fatal que certaines séries passent un peu à la trappe, mais certains fans risquent d'être déçus. Par ailleurs, j'en parlais plus haut, mais la parité hommes/femmes n'est pas toujours respectée. Street Fighter compte ainsi 7 personnages féminins sur 11 ! D'autant plus que euh... leur volume mammaire est parfois bien exagéré (Morrigan, Taki [la pire de toutes], Rose, Lei Lei, Regina...). Enfin, ce n'est qu'un détail !
Le bon côté, c'est que la plupart des personnages semblent bien plus « vivants » que dans les jeux dont ils sont issus. Sans même aller jusqu'à des softs aux héros « anonymes » comme Dig Dug ou Burning Force, et à l'exception des RPG Tales of Destiny et Xenosaga, il faut bien reconnaître que les personnages de Captain Commando ou de Tekken, s'ils sont développés dans des mangas ou des DA, le sont beaucoup moins au sein même des jeux dont ils sont issus. Dans Namco X Capcom, on peut beaucoup plus s'attarder sur eux par le biais des scènes de dialogue, fort nombreuses. En contre-partie, les histoires personnelles d'un tel ou un tel ne sont pas toujours cohérentes ; nous sommes clairement dans un univers parallèle. Par exemple, dans le soft qui nous intéresse ici, Ryu est censé avoir vaincu Vega il y a quelques années (donc après Street Fighter II, sachant qu'officiellement d'après Capcom, c'est Chun Li qui a remporté le tournoi), mais il n'est pas encore devenu Evil Ryu, et Sakura et Karin sont toujours lycéennes, ce qui est chronologiquement une aberration. Mais à moins d'être un fan intégriste hardcore, on fait facilement abstraction de ce genre de « décalages ». Les personnages les plus travaillés sont évidemment les originaux de Namco (Reiji, Shaomu, et leur ennemie jurée Saya).
Tous les personnages sont doublés, ce qui aide grandement à les apprécier davantage. Dans l'ensemble, les voix sont bien choisies, malgré deux-trois choix étranges (Morrigan n'a pas une voix assez sensuelle, ce qui est d'autant plus gênant que la moitié de ses répliques ont un double sens à caractère sexuel plus qu'évident ; Demitri a une voix manquant de graves ; Wonder Momo est insupportable ; quant à King et Armor King, ils n'ont même pas de doubleurs alors qu'ils parlent comme les autres !!) On sent aussi que certains s'en sont donnés à cœur joie, comme pour Captain Commando lorsqu'il s'écrie « I am Captain Commando!!!!!! ». Mention spéciale au doubleur de Reiji, Kazuhiko Inoue, vraiment excellent.
Pour en revenir au principe de ce cross-over, c'est vrai qu'il fallait oser. Mais je vous rassure, une fois dans le jeu, on ne s'en rend vraiment plus compte.

Le héros de Dig Dug, c'est lui !
Une des rares apparitions de Gouki.
Jin Kazama est un des deux ou trois meilleurs personnages du jeu.
Guy vient de gagner un niveau.
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