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Liquid Kids
Année : 1990
Système : Arcade
Développeur : Taito
Éditeur : Taito
Genre : Plate-forme
Par Bruno (06 mars 2003)

J'ai une grande affection pour les cute-games ("jeu mignon", un genre typiquement japonais) et Taito peut se féliciter d'être le leader du genre. L'éditeur japonais a enchanté (et continue de le faire) les joueurs des années 8/16-bits, que ce soit sur micros, consoles ou en salle d'arcade. Je reste admiratif envers ces jeux qui invitent au rêve éveillé, qui vous transportent dans un monde féerique et drôle à la fois tout en se payant le luxe de vous proposer un fun immense. Pourvus d'un concept original et d'une prise en main immédiate, d'une adorable (et inoubliable) bande-son, ces titres sont intemporels. Il est d'ailleurs fort regrettable qu'aujourd'hui, les cutes-games de Taito ne se limitent qu'aux puzzle-games (Puzzle Bobble, mon "puzzle" favori, est un des derniers succès de la firme) alors qu'il y avait encore tant à explorer. Liquid Kids est considéré comme la suite du génial The New Zealand Story et je peux vous assurer qu'il est tout aussi bon. Allez, c'est parti !

Woody Lake est un monde merveilleux peuplé d'adorables créatures. Mais comme tout lieu paisible, il faut toujours qu'une âme vile et menaçante y mette son nez. Fire Devil, voilà le nom du gros méchant du l'histoire. Ce cher monsieur s'est mis à kidnapper tous les animaux de Woody Lake, tous sauf un, un volatile ayant réussi à échapper au démon de feu. Eh oui, ce héros porte le doux nom de Hipopo (lui et ses congénères sembleraient être de la race des platypus, en français les ornithorynques, une sorte de canard, extrêmement rare, vivant en Australie. Eh oui, ça c'est de l'investigation !).

Mais ce n'est pas tout. Vous vous doutez bien qu'un winner comme Hipopo est épris d'une gente dame. Eh bien la miss fait bien évidemment partie des kidnappés. Pas facile d'être la petite amie d'un héros de jeu vidéo mais on ne m'ôtera pas de l'idée que ces gourdasses se font toujours enlever bêtement comme des grosses naïves qu'elles sont. Pas futée la copine d'un héros pixelisé... Hipopo doit faire le sale boulot bien évidemment. Une sacrée chance qu'il soit capable d'utiliser la légendaire magie de l'eau qui trouve sa source dans l'esprit de Woody Lake. Pour l'aider à travers son périple (sept stages décomposés en plusieurs rounds), l'ami pélican lui permettra d'accéder à toutes les zones du jeu. Avoir un pélican comme meilleur pote, voilà de quoi se la jouer dans les soirées mondaines ! Bref, tout comme The New-Zealand Story, après chaque bestiole délivrée, le joueur passe au round suivant.

Hipopo, aidé de sa fidèle monture, va parcourir toute la carte afin de sauver ses ami(e)s.

À quoi peut donc bien servir la "magie de l'eau" ? Et bien grâce à celle-ci, Hipopo peut lancer des bulles remplies d'eau (les "Water Bomb" ou "mizubakus" en version originale ^_^) dont le pouvoir est dévastateur. Les ennemis deviennent immobiles au contact de l'eau et à la simple collision avec notre zozio, ils disparaissent à jamais. Balancées sur une plateforme, les bulles se transforment en courant de flotte destructeur (tout comme les bulles d'eau de Bubble Bobble). Les possibilités sont donc nombreuses, et un ennemi lancé sur d'autres créatures vous fera faire une sorte de combo ou de "chain", par exemple, une tuerie en série quoi ! Plus la "chain" est importante, plus les bonus le seront. À vous de vous améliorer pour gagner des récompenses dignes de ce nom. Plus la bulle lancée est grosse, plus ses effets seront gigantesques. Notez que sans options particulières, vous pouvez déjà augmenter la taille de votre bulle en laissant le doigt appuyé sur le bouton de shoot. N'oubliez pas que seules quatre d'entre-elles peuvent être lancées simultanément.

Les décors du premier niveau restent mes préférés, super "cute" !

Les bonus apportent un soutien de tous les instants : Le pistolet qui vous permettra de lancer des bulles en rafale et sans aucune limite, le sceau qui grossira allégrement la taille de celles-ci (combiné avec le pistolet, c'est un bonheur !), et la pompe qui les chargera rapidement. Un bonus magique peut aussi vous donner ces trois options directement ! N'oublions pas le petit train pour marcher rapidement, les éclairs qui paralysent tous les ennemis à l'écran, l'option d'invincibilité et tellement d'autres ! Je vous laisse le soin de découvrir tous les bonus restants. Les "Water Bomb" servent aussi à faire fonctionner le mécanisme de certaines machines délirantes ou de faire pousser des plantes à la taille démesurée. Il y a de quoi faire.

Les joies de "l'aqua-splash".

Le jeu est finalement plus court que The New-Zealand Story mais les niveaux n'en restent pas moins diversifiés et bien conçus dans leur architecture. Car, en plus des bestioles (tordantes comme à l'accoutumée) à degommer, les pièges et autre mécanismes farfelus sont légions. Comment rester insensible devant les décors enchanteurs du jeu, la poésie est présente à chaque coin de pixel. Vous verrez aussi que l'éditeur n'a pas lésiné sur les détails qui font les grand jeux.

Contrairement à Tiki (héros de The New-Zealand Story), Hipopo ne sait pas nager. Mais rassurez-vous, il ne sort jamais sans sa petite bouée.

Les warp zones abondent dans Liquid Kids et il va falloir tirer dans le vide, dans les endroits les plus incongrus, pour les dénicher (encore un point commun avec The New Zealand Story). Mais ce n'est pas tout : à chaque fin de niveau, Hipopo devra faire le choix entre deux sorties différentes. Chacune d'entre-elles l'emmène à un endroit différent du niveau suivant. Pour connaître le jeu dans son intégralité, le joueur est obligé de le refaire maintes et maintes fois. De toutes manières, même en connaissant le titre par coeur, on y revient toujours avec bonheur tant il est amusant. Le principe même des bons jeux d'arcade.

Les boss et les ennemis sont tous bien délirants.

Liquid Kid's connut les joies de la conversion sur consoles. Nous retiendront une excellente version Saturnet une sympathique sur PC-Engine. Une version Amiga, quasiment finalisée, devait se retrouver dans les bacs mais le projet resta en stand-by. Dommage. Bien évidemment, je vous conseille d'y jouer sous Mame. L'émulation procure des sensations pures.

Une version PC-Engine qui perd un peu au niveau du visuel.

Que dire de plus sur ce bon cru de Taito ? Ah oui, je n'ai pas encore parlé du niveau de difficulté. Rien d'insurmontable mais certains passages restent coriaces, même pour les habitués ! Le tout est assez progressif finalement, ils ont pensé à tout, les bougres. Je vous invite vivement à vous laisser bercer pas ce conte vidéoludique. Rejoignez Hipopo sans hésiter.

Bruno
(06 mars 2003)
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