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Les
flyers. Cliquez sur une image pour une version plus grande
(merci au site Arcade Flyer Archive !) |
Galaga
est la suite de Galaxian,
et date d’un an et demi plus tard. Ce jeu surpasse son prédécesseur
en tous points. C’est un autre monde, et cette fois, il convient
de saluer un authentique pilier du shoot-em-up. Au premier abord
le jeu est similaire, puisque les graphismes ne sont pas vraiment
plus modernes, mais dès le début d’une partie
on sent que Namco a revu sa copie, tenant compte des critiques
de GrosPixels vingt ans avant qu’elles ne soient formulées.
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Il s’agit toujours d’un
jeu de tir d’obédience Space
Invaderienne, où vous êtes aux commandes d’un petit
vaisseau vissé sur un axe horizontal mais capable de se déplacer
très vite de gauche à droite, et surtout, surtout, de
tirer deux projectiles ! À savoir qu’il n’y a plus besoin d’attendre
que le précédent ait disparu en haut de l’écran
ou atteint un ennemi pour tirer le second. C’est un énorme
progrès et cela confère au jeu, en plus d’un rythme
plus élevé, une jouabilité bien meilleure. Le
son est un peu différent de celui de Galaxian,
moins stressant et plus doux à l'oreille, avec de jolies mélodies
électroniques auxquelles un léger écho confère
une couleur cosmique très rétro, façon Planète
Interdite.
Côté
gameplay, on est loin de Galaxian.
Les ennemis n’apparaissent plus d’emblée en formation
complète, mais arrivent l’un après l’autre, seuls
pour les plus petits, ou par groupes de trois (un vaisseau amiral
et une escorte de deux frelons), formant peu à peu le
peloton. Inutile de dire que si vous les laissez établir
le groupe complet, les choses deviennent très compliquées,
donc votre mission (si vous l’acceptez) consistera à
les éliminer dès leur apparition sur les côtés
de l’écran. Une fois atteinte leur position fixe en haut
de l’écran, les ennemis se relaient pour vous attaquer
en percée tout comme dans Galaxian,
mais cette fois la lutte est plus équilibrée.
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Comme dans Galaxian,
les vaisseaux amiraux jouent un rôle déterminant,
mais ici plus élaboré puisqu'ils descendent pour
vous capturer. Leurs attaques sont en effet de deux sortes :
soit ils se jettent sur vous, soit ils s’arrêtent à
mi-distance et déploient un champ magnétique du
genre de ceux couramment utilisés lors des enlèvements
d’humains par des extra-terrestres. Libre à vous de ne
pas vous laisser tenter par l’expérience, mais l’audace
paie. En effet, si votre vaisseau est capturé et qu’il
vous reste au moins une vie en réserve, tout espoir n’est
pas perdu : tel un serpent repu, le vaisseau amiral alourdi
regagne doucement ses positions arrières, avec sa proie
apparente au dessus de lui. Si vous le tuez une fois qu'il est
arrivé à destination, le vaisseau capturé
est libéré, et vient se coller au vôtre.
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Capture
du vaisseau, et double tir après libération.
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C’est alors que
vous réalisez que Galaga, c’est vraiment
autre chose que Galaxian.
Vous voilà avec un double tir, et c’est l’hallali ! Attention
à ne pas s’emballer, il faut raison garder car si votre
vaisseau est deux fois plus puissant, il est aussi deux fois
plus exposé aux tirs ennemis qui couvrent très
bien la zone. Un impact latéral, et c’est un des deux
vaisseaux qui explose, un tir au centre et les deux disparaissent
en même temps (deux vies perdues, donc !).
Galaga passionne,
donc, grâce à cette sorte de quête. Laisser capturer
un vaisseau, le libérer, et sus à l’ennemi. La réussite
de l’opération est affaire de patience et de précision.
Les vaisseaux amiraux doivent être touchés deux fois
pour exploser, ne pas l’oublier. Si vous les détruisez lorsqu’ils
campent en haut de l’écran, votre vaisseau capturé sera
perdu (en fait, il devient alors un ennemi). Il faut les atteindre
pendant une de leurs attaques en piqué. Parfois, ils se repositionnent
en haut entre l'instant où vous tirez et celui où le
projectile arrive sur eux, ce qui ne met en furie le joueur peu maître
de ses nerfs. D’autre part, il ne faut pas se déconcentrer
des autres ennemis pendant l’opération, sous peine de perdre
inutilement des vies. Enfin, ne pas laisser capturer son dernier vaisseau,
sinon le game over survient, fatal, irréversible, sans appel.
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La capture de
vaisseaux n’est pas la seule innovation de Galaga
: en effet, tous les trois niveaux, un bonus stage est au menu.
Il s’agit alors de détruire des vagues d’ennemis qui
ne tirent pas, et ne font que passer à l’écran.
100% de réussite à l’issue du bonus stage et c’est
un bon paquet de points à la clé, qui peuvent
vous rapprocher de la prochaine vie offerte. Galaga
compte parmi les pionniers de ce genre de niveaux, que l’on
va retrouver par la suite dans de nombreux jeux d’arcade (comme
Exerion, par exemple, ou encore Shinobi).
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Version
US chez Midway. |
Galaga a été
adapté sur de nombreux micros et consoles, mais une fois de
plus, il faut évoquer le cas particulier de la version MSX.
Tout d’abord, c’est la seule qui soient sortie directement de chez
Namco (sous le label Namcot), et ensuite, c’est une conversion extraordinaire,
à 90% identique au jeu d’arcade, chose rarissime sur un système
8-bits (il faut dire aussi que la conversion est plus jeune que l’original
de 5 ans et que le hardware du jeu d’arcade est fondé sur un
Z80, comme le MSX).
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Fabuleuse
conversion MSX de Galaga par Namcot.
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Voilà.
On peut aussi signaler une ou deux petite curiosités
: le high-score est affiché en haut de l’écran,
au milieu. Les joueurs chevronnés s’en servaient pour
repérer la position latérale à adopter
lors des bonus stages pour détruire tous les aliens sans
bouger, juste en mitraillant le bouton de tir. Le projectile
doit arriver entre le deuxième et le troisième
chiffre du high-score pour que la position soit bonne. Les joueurs
les plus expérimentés avaient aussi remarqué
que le score du joueur 1 était composé de 6 chiffres,
et celui du joueur 2 de 7 chiffres. Fatigués de voir
leur score remis à zéro une fois atteint le millions
de points, certains en étaient arrivés à
lancer une partie deux joueurs et jouer avec le deuxième.
Enfin, la borne originale plante après le 255e et dernier
niveau, chose assez fréquente dans les jeux d’arcade
de cette époque.
Refrain connu,
Galaga a eu à sa sortie moins de succès
que Galaxian.
Peut-être a-t-il subi la concurrence d'Asteroids
(Atari) ou Scramble
(Konami) qui s'écartaient déjà de la formule
Space Invaders.
Toujours est-il que de tous les jeux sortis avant 1982, c'est
l'un de ceux qu'on prendra le plus de plaisir à pratiquer
aujourd'hui. Galaga bouge comme un jeu moderne,
ce qui fait oublier ses graphismes simplistes.
Namco a sorti plusieurs
suites, toujours fondées sur le concept Galaga, malgré
l'aspect méconnu du jeu :
Gaplus
(1984) |
Galaga
'88 (1988) |
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Puis ce furent
deux jeux massifs en 3d, avec des cabines de jeux et un écran
16/9, Namco étant entre temps devenu le concurrent de
Sega pour les jeux et salles d’arcade grand public :
Laurent