Aujourd'hui,
on attaque un gros hit, un de ces jeux qui ont forgé
la réputation d'une machine, l'Amiga, et qui
a même répandu le bonheur avec ses conversions :
The First Samurai, créé par Raffaele
Cecco (voir article sur Stormlord).
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L'écran
titre, qui met tout de suite dans l'ambiance. |
Une
bien belle présentation faite d'estampes japonaises. |
Pour
les plus jeunes, permettez-moi de résumer la trame de
l'oeuvre : un apprenti samouraï voit son maître
assassiné par un esprit malfaisant. Ce dernier, avant
de mourir, transfère son énergie vitale dans l'épée
de son jeune vassal, qui, ivre de vengeance, va parcourir le
temps et les dimensions afin de venger sa mort. Toute l'histoire
est relatée par une intro au design léché,
faite d'estampes japonaises, et scellant dès le début
un style graphique ; on est tout de suite dans l'ambiance,
ça sent la mission divine.
Pour mettre un terme aux exactions du démon, notre héros
part à l'assaut d'une dizaine de niveaux, seul, avec
ses petites mains. Une palette de coups très large est
disponible, en maintenant le bouton d'action. Chaque direction
pressée correspond à une attaque différente ;
coup de poing vers l'avant, coup de pied arrière, balayage...
le système permet de se défendre contre toutes
les agressions. À l'instar d'un Castlevania,
des sous-armes sont ramassables, tel des couteaux, boules de
pointe ou haches.
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Moua
aussi, je peux grimper comme Zool ! |
Un
ennemi bien surprenant... |
À
chaque ennemi pourfendu, une masse d'énergie s'en dégage
et incrémente le ki, représenté par une
lame de sabre qui apparaît de plus en plus. Dès
qu'elle est complète, le sabre se matérialise,
et ça va tout de suite mieux ! On a alors accès
à une deuxième palette de coups, avec une amplitude
de frappe plus conséquente, et une puissance accrue.
Attention, cependant, si le héros perd trop de son ki,
l'arme s'en ira.
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Des
décors somptueux. |
Comment
faire pour passer ? |
Cette
énergie a d'autres fonctions : il sert à
créer les points de sauvegardes. Lorsque l'on en dépose
dans les urnes sacrées, ces dernières s'activent,
et servent de point de réapparition en cas de mort (ou
de téléportation). Le ki sert aussi pour les autres
objets de l'inventaire, car chaque niveau de The First
Samurai propose un challenge cérébral
(enfin, pas trop quand même) ; à un niveau,
une barrière de feu bloque le passage ; à
un autre, un précipice barre le chemin. À vous
de trouver les éléments nécessaires au
franchissement de ces épreuves ! Des cloches remassées
ici et là appelleront l'esprit du maître lorsque
son aide sera nécessaire. Le jeu s'inscrit ainsi tout
à fait dans la lignée des titres d'action et de
plates-formes Amiga, tels que la trilogie Shadow
of the Beast, Gods
ou Harlequin, avec une progression libre du
joueur et des situations à débloquer. The
First Samurai repousse les limites de la liberté,
puisqu'il vous sera demandé de revenir dans les niveaux
précédents afin de compléter un certain
niveau. L'exploration est un des points forts du jeu.
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L'éclair
est un objet qui ne sera atteignable qu'au niveau suivant. |
La
traversée du temps... en métro. |
La
poursuite du démon va mener le jeune samouraï dans
un périple graphique impressionnant, puisque vous serez
amené à traverser le temps (par un niveau transitoire
des plus originaux !), passant du japon médiéval
à une espèce de neo-tokyo post-apocalyptique.
Les environnements contrastent ainsi énormément,
ajoutant à la singularité du soft. Les ennemis
sont en rapport (enfin, plus ou moins) avec le lieu, et là
encore, les développeurs ont su faire preuve d'imagination
et de création. Méduses géantes... le bestiaire
n'est pas commun. Les boss de fin de niveau sont dans la même
lignée, et certains sont impressionnants par leur taille.
Mention spéciale aux animations, tout le monde bénéficie
d'une grande fluidité et de mouvements bien détaillés.
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Ça
change de la campagne japonaise. |
Poursuivi
par des robots sur une voie sans issue... |
À
noter que les différentes adaptations ont bénéficié
du même soin, la version PC n'ayant d'ailleurs
pas grand-chose à envier à la version Amiga
(les dégradés de couleurs sont aussi présents !).
Ah si, le son peut-être, bien meilleur sur la version
d'origine. Les « alléluia » lorsque
l'on déniche un trésor sont devenus mythiques !
Seul gros bémol du jeu, la musique : celle de l'intro
n'est pas mal, mais celles du jeu brillent par leur absence
(on entend un fond musical uniquement lorsqu'on s'approche des
urnes). Dommage, la machine était plutôt adéquate
pour cela.
Si
vous ne connaissez pas The First Samurai, foncez,
il propose un challenge très jouissif, sans jamais rebuter ;
sa difficulté moyenne permettra à tout le monde
de le finir sans trop de frustrations !
Tonton
Ben