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Le
flyer (cliquez sur l'image pour une version plus grande
(merci au site Arcade Flyer Archive !)
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Yiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Ahhhhhhhhhhhhhh !
Être
un sheriff a été le rêve de tous les enfants
(enfin p'tètre pas dans les années 80-90 où
ces morveux ont envie de devenir footballeur, les valeurs se
perdent). C'est presque chose faite avec cette petite borne
vous mettant dans la peau d'un justicier prêt à
tout pour défendre une banque menacée par de dangereux
bandits. Simple prétexte, cette trame permet néanmoins
de créer un contexte crédible justifiant le gameplay
ravageur de Bank Panic, faisant de lui le jeu
d'arcade par excellence, celui auquel on rejoue en retrouvant
les sensations qu'on a laissées dans la machine 10 ans
auparavant. N'ayant pu essayer que quelques bribes de la version
arcade, c'est surtout la version Master System que j'évoquerai.
Ces deux versions sont équivalentes, si on exclut le
fait que les graphismes soient plus détaillés
et colorés en arcade (ce qui est normal). Les screenshots
sont donc tirés de la version console, sauf lorsque la
version arcade est mentionnée dans la légende.
On
démarre le jeu sur son émulateur. Et là,
paf ! déception !
Après
5 secondes de téléchargement de la rom (ou 20
minutes de queue dans un Carrouf et 115 francs en moins), on
aurait pu s'attendre à de la plate-forme, ou tout du
moins à un jeu qui bouge, las ! Voici ce que l'on
verra à l'écran tout le long du jeu :
Admettez
que ça énerve un peu. Prenez votre courage à
deux mains, parce qu'il va falloir capter comment fonctionne
l'engin (c'est rebutant à expliquer et à lire
surtout, mais après, quel pied !)
En
haut de l'écran sont alignés les guichets, c'est
une sorte de « carte » de la banque. Les
3 guichets devant lesquels vous vous trouvez ont leur nombre
en bleu, les 9 restants sont écrits en rouge. Pour sélectionner
judicieusement le guichet où vous rendre, c'est à
dire celui où il y a quelqu'un (à moins que vous
préfériez faire défiler l'écran
indéfiniment, mais on perd un peu du plaisir du jeu),
un indicateur est situé au dessus de chaque numéro
de guichet, matérialisé sous la forme d'une petite
barre rouge. Cette petite barre descend progressivement, jusqu'à
atteindre le numéro du guichet. Lorsqu'elle y arrive,
une personne se trouve à ce guichet, et elle vous y attendra
jusqu'à ce que vous décidiez de vous y rendre.
Derrière
cette porte, il y a soit :
-
un ou une honnête contribuable qui attend que vous ouvriez
pour déposer un sac de flouze ;
- un malhonnête non contribuable (à savoir un bandit),
qui attend que vous ouvriez pour vous déposer des pruneaux
dans le melon ;
- un malhonnête non contribuable caché derrière
un honnête contribuable qui, faisant mine de déposer
du flouze, veut en fait déposer des pruneaux ;
- un honnête contribuable qui attend que vous ouvriez
pour défaire les liens qu'un malhonnête non contribuable
lui a passé et qui, si vous ne le détachez pas
de suite, aura la haine contre le système capitaliste
et dont l'envie le prendra de déposer du pruneau à
tout va, logique car il sera devenu un malhonnête non
contribuable (vous me suivez ?) ;
- un honnête jeune homme qui réclamera que vous
shootiez ses chapeaux (jusqu'à 5, c'est bizarre car il
n'a qu'une tête) pour lui permettre de déposer
son argent.
Il
faut savoir qu'au moment où la porte s'ouvrira, rien
ne vous indiquera si s'y (impératrice, excusez, je devais
la placer) trouve un honnête contribuable ou un mécréant
désirant vous faire la peau. Il faut aussi savoir que
s'il s'agit de la deuxième option, vous aurez un laps
de temps plus que réduit pour dégainer avant votre
vis à vis. Et comme cette option se présentera
souvent, il semble plus que nécessaire de savoir comment
se servir de sa pétoire... [onomatopées de pistolet]
(imaginez, parce que c'est dur à restituer sur du
papier).
Vous
aurez toujours 3 portes face à vous. Pour dégommer
la porte de gauche (et accessoirement celui qui l'ouvrira si
besoin est), la touche à presser est BAS. Pour celle
du centre, c'est 1, pour celle de droite, c'est 2.
PJPVCQS
(Petit Jeu Pour Voir Ceux Qui Suivent)
Prêtez attention à l'image image ci-dessus vous
font face les portes 3, 4 et 5. Sur quelles touches faut il
appuyer ?
1.
1
2. 2
3. BAS
4. aucune, trop risqué
Je
pourrais vous marquer les réponses en tout petit et à
l'envers et au bas de la page, mais puisque vous insisteriez...
1.
Bien joué, vous avez dégommé un gentille
dame qui s'appréter à déposer des brouzoufs
dans la banque, et vous avez d'ailleurs perdu une vie.
2. Vous avez fait des trous dans la porte 5. C'est bien, mais
pendant que vous vous amusiez, le bandit situé à
gauche a eu le temps de vous faire des p'tits trous dans le
bide.
3. La terre a été débarassée d'un
dangereux malfrat, c'est bien, mais il vous en reste plusieurs
centaines avant d'arriver au bout du jeu, courage !
4. Ben vous avez eu raison de ne pas vous mouiller, ça
vous a évité de tuer une innocente, de faire
des trous dans une porte et aussi d'entraver l'action d'un
honnête bandit. Manque de bol, en cas de réponse
a, b, d voilà ce qui va vous arriver :
Génial
non ?
Alors,
déception sur toute la ligne ?
Loin
de là, c'est pourquoi je vous fais découvrir ce
jeu génial. Parce que si appuyer sur le bon bouton est
simple lorsqu'on se retrouve dans le cas de figure du petit
jeu que je vous ai proposé, cela devient plus dur lorsque
vous avez les trois portes ouvertes avec un bandit à
gauche, 5 chapeaux à dégommer au milieu, et un
homme dont vous devinez à son attitude qu'il est en fait
un bandit et qu'il s'apprête à changer d'apparence
soudainement. Ou alors lorsque vous vous retrouverez face à
des bandits plus rapides et exigeant de se faire tirer 2 fois
dessus pour débarasser le plancher. Au fur et à
mesure que vous avancerez dans le jeu (passer 5 niveaux est
facile), vous serez de plus en plus sous tension, pour diverses
raisons.
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Là vous avez réagi trop tard ! |
D'abord parce que vous êtes vulnérable, étant
donné que dans bien des cas vous n'aurez pas une mais
2 voire 3 portes qui s'ouvriront, avec des bandits de plus en
plus rapides. Et si cela ne suffisait pas, les portes ne sont
pas synchronisées, autrement dit elles ne s'ouvriront
pas toutes en même temps, c'est à dire qu'il est
possible que vous ayez simultanément un bandit, un garçon
ayant 5 chapeaux à dégommer face à vous,
et que pendant que vous fassiez vos petites affaires vous ayez
oublié qu'un autre bandit plus costaud ouvre une porte.
Autre raison de stress, votre temps qui est limité. De
plus, par moment des petits farceurs s'amusent à déposer
de la dynamite devant la porte. Vous devez alors dans un temps
imparti (de plus en plus court sinon ça serait pas drôle !)
aller de toute urgence devant la porte où se trouve la
charge et la dégommer.
Sans
oublier de citer la musique. Géniale, s'inspirant des
musiques gentillettes traditionnelles de anciens westerns (en
même temps, ça fait partie de l'ambiance), elle
vous rendra enjoué dans les premiers niveaux (ou plutôt
les premières parties), mais elle finira fatalement par
vous taper sur le système (le délai dépendra
de votre patience). Mais le problème, c'est que le jeu
a une unité sonore si attachante que vous ne pourrez
pas jouer aussi bien sans la musique.
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Version
arcade. |
Et
puis enfin un climat de suspicion s'abat sur le jeu. Avec la
multiplication des honnêtes contribuables pris en otages
ou avec tous ces malhonnêtes déguisés en
contribuables, on en viendrait à ne plus savoir où
donner du gun... Quand soudain crac ! on se retrouve à
descendre une gentille petite dame qui était louche (mais
qui n'était pas encore transformée en bandit),
ou alors un gentil Monsieur, parce qu'on a cru voir quelque
chose de louche, et voilà comment on perd connement (désolé
mais c'est le terme le plus approprié à la situation)
des quantités de vies astronomiques. N'espérez
pas des dizaines de 1-up, on vous en délivre en fonction
de votre score, c'est à dire beaucoup dans les premiers
niveaux (et encore tout est relatif) et de moins en moins par
la suite.
Bon
gameplay, et la robe ?
À
des années-lumière d'un Outlaws
s'inspirant des westerns spaghetti de Sergio Leone, aux gentils
parfois plus méchants que les vrais méchants (mais
qui eux sont rarement gentils et encore moins plus gentils que
les gentils), Bank Panic semble se dérouler
dans un univers manichéen digne des films de John Wayne
et des productions des années 50. Les personnages semblent
issus de l'univers Fisher Price. Même si on tue plein
de monde, cela n'est pas violent : il n'y a pas de sang,
et on ne tue que des méchants, des pas gentils pas beaux.
Comme petit lorsque l'on joue au gendarme et au voleur, ou aux
cowboys et aux Indiens (la connotation raciste en moins). Les
décors sont jolis, vraiment, encore une fois comme dans
un univers de jeu d'enfant. Et au final on peut dire que c'est
ce qui fait le petit plus du jeu : en plus d'un gameplay efficace
(c'est un euphémisme), il fait revivre aux joueurs une
petite partie de leur enfance.
Trêve
de bla bla, vous savez ce qu'il vous reste à faire pour
découvrir LE jeu d'arcade qui vous scotchera un bon bout
de temps. Mais on se pose une question lorsqu'on y joue :
pourquoi elle a pas marché la MS ?
Thomas
V.