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| Shadow
of the Beast II
Année
: 1990
Systèmes
: Amiga, Atari ST, Megadrive, Mega-CD, FM-Towns
Programmation :
Phil
Betts
Graphismes : Jim
Bowers
Musique : Tim & Lee Wright
Illustrations : Roger Dean
Développeur : Reflections
Editeur : Psygnosis
Support : disquettes
- cartouche |
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La
boîte du jeu. Merci au site Hall of Light ! |
Il
n'aura pas fallu longtemps à l'équipe de Reflections
pour rebondir sur le succès phénoménal
de Shadow of the Beast !
À
peine un an plus tard, nous voilà replongés dans
les aventures d'Aarbron face au joug de Maletoth. Ce dernier
commande à son lieutenant, Zelek, l'enlèvement
de la petite sœur d'Aarbron, encore bébé.
Au moins, l'objectif est clair, et qui nous est présenté
par une séquence animée de toute beauté.
Cette introduction parvient à coller, en deux minutes,
une ambiance noire et pesante qui ne quittera plus l'aventure.
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La
horde de Zelek va tout mettre en oeuvre pour ruiner votre
quête. |
Entre
deux mauvaises rencontres, quelques mécanismes
à maîtriser. |
Comme
dans le premier épisode, Shadow of the Beast
II lâche le joueur en plein milieu d'un univers
vaste, qui s'étend aux quatre coins du point de départ,
et qu'il va falloir explorer dans le bon ordre. La malédiction
d'Aarbron ayant été brisée à la
fin de l'opus précédent, le joueur démarre
donc l'aventure sous forme humaine. Première déception :
finis les superbes scrollings parallaxes en extérieur,
la réalisation de Shadow of the Beast II
n'utilise que le plan simple classique proposé initialement
pour les explorations en intérieur, peut-être parce
que le terrain est vallonné. Au moins, la qualité
de l'animation du héros est toujours au rendez-vous.
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Surtout
ne pas réveiller le gars en dessous... |
Baston
rangée dans la forêt ! |
Fini
également le compteur de vies, une jauge sous la forme
d'une fiole servira d'indicateur, moins précis, mais
plus esthétique. Enfin, Aarbron possède désormais
une arme, une masse qui porte assez loin. Elle est considérée
comme un objet au sein de l'inventaire, et toute l'aventure
va tourner autour de la quête de deux artefacts, un parchemin
et une bague, qui serviront à fabriquer l'arme nécessaire
pour occire le vil Zelek. Le premier est détenu par un
seigneur dragon local, qui pourrait le céder contre un
service rendu ; quant à la bague, les gobelins des
cavernes la gardent jalousement, seule une visite de courtoisie
de leurs prisons permettrait de se l'approprier.
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Entre
deux pièges surprises, n’oubliez surtout
pas les coffres ! |
Voici peut-être le duo le plus pénible du
jeu, ils sont coriaces comme c’est pas permis. |
Ceci
n’est qu’un aperçu très succinct de
l’ensemble de la tâche à accomplir, chaque
action demandée supposera en avoir préalablement
déclenché une précédente, parfois
sans rapport direct. Et c’est bien là que réside
la première des frustrations de Shadow of the
Beast II : le parcours. Dans l’absolu, il
est possible de tout visiter dans n’importe quel ordre ;
mais puisque chaque embranchement découle sur une action
ou sur un objet à récupérer, et que tout
est relié, mieux vaut s’attaquer à l’affaire
par le bon bout. Ce qui va demander pas mal d’essais,
sachant qu’il est tout à fait possible de se retrouver
bloqué à la toute fin du jeu à cause, par
exemple, d’un simple coffre non ouvert au début
du jeu et renfermant quelques pièces d’or indispensables…
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Une
réminiscence d’Alice au pays des merveilles ? |
Surprise ! |
La
seconde frustration de Shadow of the Beast II,
et non des moindres, se trouve dans la difficulté éhontée
de la partie action. Vraiment. On vous aura prévenus.
Gourous du premier épisode, faites craquer vos doigts,
Shadow of the Beast II est bien le fils de
son père. Les ennemis pleuvent littéralement dans
la forêt interdite, dans le marais ou sur la plaine, mais
dans le reste du jeu, les problèmes surviennent dans
des confrontations en un-contre-un, où l’avantage
du terrain n’est généralement pas de votre
côté. Enfin, les parcours sont truffés de
pièges attrape-couillons, le genre de trucs où
l’on se fait obligatoirement avoir la première
fois. Néanmoins, les ch’tis gars de Reflections
ont prévu le coup, et il est possible d’activer
un cheat mode d’invincibilité dès la première
rencontre avec un autochtone. Car une autre des nouveautés
de Shadow of the Beast II est son mode dialogues.
Une pression sur la touche « A » devant le premier
péon venu qui ne cherche pas à vous trucider,
et l’on peut poser des questions sur n’importe quel
mot-clé. En général, il faut balancer la
dernière info que l’on a reçue, les dialogues
étant assez nombreux. Une pression sur la touche « O »,
et l’on peut offrir l’objet sélectionné.
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De
très belles transitions graphiques couvrent les
petits temps de chargement. |
Foutu ?
Non, il faut en passer par là. |
Finis
les charmants paysages au ciel bleu, Shadow of the Beast
II se déroule dans des environnements sombres
et arides, sur fond rouge. À l’instar de l’introduction,
les territoires traversés témoignent de l’atmosphère
pesante qui y règne, et confèrent au jeu une identité
visuelle très forte. Les habitants rencontrés,
amis comme ennemis, ne se démarquent pas du décor,
le tout formant un ensemble finalement très homogène.
Le travail des frères Tim et Lee Wright sur le fond sonore
achève superbement le tableau. Shadow of the
Beast II est une aventure onirique, un de ces voyages
entre rêve et cauchemar dans un univers improbable mais
fascinant… pour peu que l’on accepte sa difficulté
harassante, et son intransigeance dans le déroulement
des actions à effectuer.
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Zelek,
tout feu tout flamme ! |
Le
bel écran de Game Over. Etant donné qu’on
le voit assez souvent, autant qu’il soit réussi ! |
La
fin de Shadow of the Beast II annonce la couleur :
il va falloir s’occuper de Maletoth. Le troisième
épisode était inévitable !
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