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La
boîte du jeu (merci au site Hall of Light !) |
Après
Menace, un shoot remarqué pour ses nombreuses
qualités, DMA Design remit le couvert avec ce fabuleux Blood
Money, un shoot vraiment bien fait et bourré de qualités.
L'argent n'a pas d'odeur ? Si, celle du sang !
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Menace,
l'ancêtre de Blood Money. |
Un shoot nonchalant
Après
une intro fabuleuse comportant une musique chantée supra entraînante
(quelle claque à l'époque, cela reste un de mes grands moments
vidéoludiques), le joueur se voit donner le choix de nettoyer
quatre planètes de leurs monstres et dans l'ordre désiré.
Et
oui, c'est un safari interplanétaire auquel vous êtes conviés.
Blood Money faisait preuve d'une certaine originalité
à l'époque et ce, pour maintes raisons. Tout d'abord, selon
la planète sélectionnée, le sprite est différent. En effet,
les organisateurs du safari mettent à la disposition des participants
(on peut y jouer à deux simultanément) plusieurs véhicules de
combat, chacun d'entre eux ayant été choisi pour s'adapter à
un environnement spécifique. Ensuite, chaque niveau a donc son
véhicule ; et enfin, ce qui fait de Blood Money
un shoot résolument à part vient de la lenteur du scrolling
: l'écran défile doucement mais pas question de faire une croisière
pour autant, car des tonnes d'ennemis vous assaillent sans relâche.
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Les
quatre planètes du jeu et les véhicules correspondants. |
Blood Airlines vous remercie de votre confiance
Quatre
planètes sont donc à nettoyer et le joueur peut choisir l'itinéraire
du safari. Sélectionnez un stage et une fois le niveau terminé,
choisissez un de ceux restants, et c'est reparti. Il faudra
payer le droit d'aller tout blaster et chaque planète proposée
a un prix.
Pour
s'amuser sur Gibba, un monde high-tech, il vous en coûtera
100 crédits. À bord de votre hélico, déjouez les pièges
de ce premier stage assez délicat à terminer... et pourtant
il est le moins dur du jeu ! Ça promet, hein ?
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La
planète Gibba, havre de paix... |
Pour
200 crédits, la planète aquatique Grone dans laquelle
vous userez de votre sous-marin dernier cri. Pause ! Ce niveau-là
symbolise l'esprit même de Blood Money à mes
yeux. C'est drôle car quand je pense à ce jeu, je reste sur
l'image du monde sous-marin.
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Grone,
nous sommes loin du monde du silence... |
"Pourquoi
? " me dites-vous, avec votre regard belliqueux, la bave
aux lèvres. Tout simplement parce que ce niveau est tellement
magique, tellement enivrant qu'il marque son joueur, croyez-moi.
Rarement un stage de shoot'em up fut si travaillé dans son atmosphère.
Les ennemis de ce monde font partie des plus beaux jamais vu
dans un jeu. À l'image des poulpes, sublimes et animés
comme rarement un sprite 2D le fut. C'est magique tout simplement,
il faut y jouer. Un dernier conseil, méfiez-vous des pinces
de crabes géantes.
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Grone,
encore et toujours... |
Pour
300 crédits, rendez-vous sur la planète Shreek. Un environnement
hostile tout de glace vêtu, pas de véhicule cette fois-ci mais
une combinaison spatiale et des propulseurs (jet-pack) dans le
dos.
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Un
petit pas pour l'homme, une grosse bouchée pour l'alien. |
Enfin,
amateurs de lave en fusion et de Tabasco, Snuff est pour vous
! Moyennant la modique somme de 400 crédits, vous goûterez aux
joies du niveau le plus dur du jeu ! Certains passages paraissent
vraiment impossibles !
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Regardez-moi
ces serpents de feu, c'est pas du Psygnosis tout craché
ça ?! |
Un
beau parcours, n'est-ce pas ? Pour peu que l'odeur de monstres
fraîchement grillés ne vous dérange pas. Un seul petit défaut
toutefois, les pièges se ressemblent un peu d'une planète à
l'autre, même si leurs apparences restent différentes : la seule
faiblesse de ce grand jeu. Je tiens à signaler que contrairement
à ce que les photos pourraient laisser croire, les décors du
fond des deux premiers niveaux ne sont pas noirs mais assez
sombres ; malheureusement le format .JPG ne permet pas de les
voir.
Une
réalisation au top
Blood
Money
est un jeu qui a marqué les possesseurs d'Amiga. En
1989 il était magnifique, et aujourd'hui il reste assez fun
et beau à voir pour les joueurs appréciant la bonne vieille
2D. Bien sûr, et vous l'aurez compris en lisant la description
des planètes ci-dessus, le monde aquatique sort vraiment du
lot et sans ce niveau d'anthologie, je ne crois pas que Blood
Money m'aurait autant marqué. En général les graphismes
sont très fins et les animations fourmillent sur tout l'écran.
Certains sprites sont carrément gigantesques, les méchants -
qu'ils soient petits ou grands - ont été soignés au maximum
dans leurs mouvements ou leur apparence. Des artistes de DMA
en grande forme donc !
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Chez
Jone's, tout se trouve ! |
La musique adoucit les meurtres...
La
musique de l'intro est formidable et met la patate au joueur
le plus affaibli, mais le morceau des niveaux (un seul thème
pour tout le jeu) reste un classique du jeu vidéo ! Les deux
morceaux devrais-je dire, car les versions Amiga et
Atari ST ne possèdent pas la même musique. Tout en
étant dans un style totalement différent, elles sont aussi formidables
l'un que l'autre. DMA Design se permet là un luxe rarement vu
ici-bas. La version ST comporte une zique "space"
(dont je ne connais pas l'auteur, snif...) d'une originalité
impressionnante et complètement planante. Elle transcende le
passage sous-marin qui se marie parfaitement avec ce thème qui
semble avoir été conçu juste pour ce niveau. On ne s'en remet
pas.
Sur
Amiga, le style est totalement opposé. Ray Norrish
(Ballistix, The Killing Game Show)
nous gratifie d'une ambiance plus noire, plus sombre. Sons technos
sur fond de batterie surpuissante, ce thème marque autant que
celui de la version Atari mais dans un registre différent.
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La
version Commodore 64. |
DMA Design
Une
des formations les plus reconnues sur Amiga ou Atari
ST ! On leur doit des hits comme Menace,
Walker, Blood Money (c'est
quoi ?) et le célèbre Lemmings
qui révolutionna le jeu de réflexion. Après quelques "bavures"
comme les deux premier GTA,
les artistes de DMA se sont rattrapé avec l'excellent GTA
3. Pour Blood Money, Dave Jones
s'occupa du design et de la programmation. Il rempilera au même
poste sur Lemmings 1
et 2 et la version New Year.
Un brave gars quoi...
Une
conclusion et l'addition SVP !
Un
très bon titre que ce Blood Money, je le conseille
à tous. Un grand merci à Kaede pour ses sreenshots ! Vous savez
ce qu'il vous reste à faire.
Bruno,
bien content (NDL : Il y a de quoi).