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Universal Soldier
Année : 1992
Système : Game Boy, Megadrive
Développeur : The Code Monkeys
Éditeur : Accolade
Genre : Action / Plate-forme
Par Erhynn Megid (17 février 2020)
Note : avant de lire cet article, il est important de consulter tous nos papiers sur la série Turrican (les liens sont disponibles par ici). Il est également recommandé d'en savoir un minimum sur le film Universal Soldier, de Roland Emmerich, avec Jean-Claude Vandamme et Dolph Lundgren, sorti en 1992, qui est généralement considéré comme un nanar aujourd'hui, mais avait reçu des critiques plutôt favorables à sa sortie.

Black JCVD Origins

Tout a commencé dans les années 1992. à cette époque, mon Amstrad CPC 6128 à lecteur disquettes commençait sérieusement à accuser son âge et je bavais toujours devant la version Amiga des deux premiers Turrican. Je n'avais pas pu me procurer Super Turrican sur Super NES (uniquement disponible à l'import US) et j'avais perdu tout espoir d'acheter Turrican sur Game Boy car la cartouche était extrêmement rare. Je voulais absolument jouer à n'importe quel opus de cette franchise sur console, me disant que "ça serait forcément mieux que sur Amstrad et même meilleur que sur Amiga !".

"Tous ces portages sont trop stupides". Wabuu pendant le développement de Turrican IX : The Rise of Mr. Walker.

Aussi fus-je surpris de voir ici et là, des captures d'écran pour un jeu Universal Soldier à venir sur Game Boy et non pas la Majestueuse Super Nintendo mais l'infâme Mega Drive, console du répugnant "Maître" SEGA (que je maudis aussitôt sur vingt générations, provoquant sans le savoir les futurs échecs du Mega CD, du 32x, de la Saturn, de Shenmue et de la Dreamcast... désolé !).

Je n'avais pas perdu espoir cela dit. Après bien du temps, j'ai enfin réussi à me procurer Universal Soldier sur Game Boy et vu que le jeu ressemblait beaucoup à l'original sur les copies d'écran, j'étais plutôt optimiste. évidemment ! Turrican 2 sur une console portable ! Il ne pouvait PAS être mauvais. C'était impossible. Allons !

Et en effet, c'était impossible. Porter un tel jeu sur une console pareille avec un écran en 160p monochrome qui bave, cela a sûrement été un défi de taille pour The Code Monkeys mais ils s'en sont sortis avec les honneurs. Toutefois, plusieurs éléments me tiraillaient : où était le logo Factor 5 que j'avais appris à reconnaître quand j'avais huit piges ? Où étaient les niveaux en vaisseau ? C'était qui, Jean-Claude Van Damme et ces robots et boss qui n'ont rien à voir avec Turrican 2 ? J'étais loin, tellement loin de savoir...

Ah ! Comme si un vulgaire plagiat pouvait effrayer Factor 5 ! Pas vrai, R-Ty... Katakis ? Bon en attendant les gars ça aurait été sympa de voir ce que vos petites mimines auraient donné si vous l'aviez fait vous-même, ce plagiat.

Contrairement à ce qu'annonce la minuscule page Wikipédia anglaise de la société, The Code Monkeys a été créée le 1er Février 1989 (et non 88) par Elliot Gay, Colin Hogg et Mark Kirkby, qui ont été publiés par de nombreux éditeurs plutôt réputés comme Ocean, Segasoft, SCI, SEGA et dans le cas qui nous intéresse, ACCOLADE.

Show Jumping (ZX Spectrum), publié par Alligata Software en 1986 et réalisé par Elliot Gay. Ce même Elliot Gay qui va donc bosser sur les trois versions d'Universal Soldier et travaillera plus tard sur CT Special Forces 3 sur Game Boy Advance, série initiée par Manfrez Trenz, auteur de Turrican. Le monde est petit.

TCM a adapté Turrican 1 en 1991 sur les consoles du moment : Game Boy, Mega Drive et PC Engine. Si la version Game Boy m'a pas mal impressionné car elle a conservé le gigantisme de celle sur Amiga, elle sacrifia néanmoins les deux niveaux en jetpack. Si c'était excusable étant donné le support (encore qu'ils étaient présents sur ZX Spectrum et CPC), ça l'était beaucoup moins pour les versions Mega Drive et PC-E, surtout que la version de Maître Sega était bourrée de bugs, notamment celui qui faisait se vider l'énergie trois fois plus vite, rendant le jeu extrêmement difficile.

"Turrican sur Mega Drive, c'est le Dark Souls du Plateform-Action" - Un joueur qui n'a joué qu'à des jeux From Software dans sa vie.

Malgré cela, le portage resta très fidèle et fut plutôt agréable à manier grâce aux manettes à plusieurs boutons. Rapidement, l'idée de porter Turrican 2 sur Mega Drive, Game Boy mais aussi la soyeuse Super Nintendo se fit sentir chez The Code Monkeys. D'autant qu'ils avaient appris à dompter les bécanes, connaissaient bien les rouages de Turrican, le 2 étant sorti la même année que leur portage du 1.

Les Singes Codeurs commencèrent alors le développement de Turrican 2 sur ces supports, apparemment sans vraiment l'officialiser. Puis arriva le film Universal Soldier et une personne du service marketing d'ACCOLADE se pointa dans le studio :

- Bon les gens, on a les droits d'adaptation d'Universal Soldier, le film avec Jean-Claude Van Damme.
- Qui ça ?
- Exactement. Votre Turri-machin, vous l'appelez Universal Soldier et vous changez ça, ça, ça et ça.

Il a dit "Banco !" - Josiane Balasko pendant le tournage de Midnight Express.

C'est ainsi que naquit Universal Soldier, le jeu tiré d'un film pas tiré du jeu, lui-même pas tiré du film. Vous suivez ?

Univers sale en soldes hier ! (*rires*)

Ça fait plus de dix ans que je crève d'envie de parler de ce jeu et j'ai essayé de nombreuses fois, espérant me défouler avec véhémence sur ce que je considérais comme une trahison, une reproduction honteuse et ignoble du plus pur des jeux vidéo. Une de mes oeuvres préférées devant Saint Morgul s'était fait massacrer. Et en plus je n'avais jamais pu mettre la main sur cette satanée version Super Nintendo ! Et il ne fallait pas compter sur moi pour acheter une Mega Drive et jouer à la version de Satan car elle serait forcément pire...

"I was once a fool", disait le guilleret Pious Augustus dans Eternal Darkness. En effet, quel niais j'étais ! Fasciné par l'émergence de l'émulation des jeux 8 et 16-bits, je me suis mis à consommer d'innombrables jeux qui m'étaient jusqu'ici inaccessibles faute de moyen et de disponibilité en magasin (j'ai mis entre 6 et 8 ans à trouver Universal Soldier et Turrican sur Game Boy). J'ai donc découvert Universal Soldier sur Super NES en émulation, sans chercher à en savoir plus sur l'origine du jeu. J'ai joué. J'ai rigolé. J'ai pleuré.

J'avais rédigé il y a une éternité un article honteux sur la version Super NES d'Universal Soldier, un truc tellement mal écrit que j'en ai des nausées rien que d'y penser. Mais ce que j'ignorais, c'est que la ROM en ma possession était tirée d'une version en développement loin d'être finie donc puisque la version Super NES avait été annulée. Il y a d'ailleurs des doutes sur l'existence ou non de la version Mega Drive ! Ce qui est sûr, c'est que la petiote Game Boy y a eu droit (bonus cartouche en fin d'article).

J'ai donc joué à la version Mega Drive il y a quelques années, en émulation également. Voici son histoire.

Courage, Koren ! Ce n'est pas si mélodramatique que ça en a l'air. Notez que Jean-Claude Van Damme est en réalité Noir. Pas que ça me dérange mais non seulement le jeu n'a définitivement AUCUN rapport avec le film, mais en plus ils se vautrent sur la couleur de peau de l'acteur. ça commence bien !

Universal Soldier donc, c'est une version lourdement modifiée de Turrican 2 sur Amiga. Et par lourdement modifiée, je ne parle pas seulement du sprite du personnage : les ennemis ont pour la plupart subi un changement complet, les niveaux en vaisseau ont été purement et simplement remplacés par des niveaux à pied faits maison, qui viennent encore plus briser l'ordre dans lequel le jeu était traversé. Et cerise sur le caca : la splendide musique de Chris Huelsbeck a été passée à la moulinette sur Mega Drive (et à la scie sauteuse sur Super NES).

Toutefois, il y a quelques points positifs pour la bande son : tout d'abord certains instruments ont été ajoutés et sonnent assez bien. Le thème principal du jeu (différent de celui de T2) n'est pas trop mal ; même s'il ne sert que sur un écran titre dénué d'animation ou de cinématique pour présenter l'histoire du film dont il est tiré. Les bruitages quant à eux sont passables sans plus, si ce n'est que les voix ont été refaites et sont bien moins claires. La Game Boy s'en sort relativement bien côté audio compte tenu du format, je dirais même que cette dernière est plus agréable à l'oreille, avis purement personnel. Au moins sur MD, le thème "The Great Bath "est présent dans le bon niveau (car oui, JCVD est mi-homme mi-machine, mais il n'oublie pas de prendre son bain avec les monstres).

Oui parce que sur Game Boy on part complètement en vrille sur le choix des musiques : le thème de fin accompagne le niveau du motel, The Great Bath (2-1 bis) avec celui les roues à pointes (2-2) et l'ascension avec le vent, celui de The Final Challenge, pensé pour être un thème énergique car c'est l'ultime étape dans un niveau très court, est à la place du Labyrinthe... le niveau le plus long du jeu (si on loupe le raccourci). ça n'a aucun sens. Dave Rogers.

Rien de très dramatique ici donc, mais on sent déjà qu'on a raté une marche. Mais ça va encore. Il y a pire.

Les graphismes, comme évoqué plus haut, s'en sortent bien ; même sur Game Boy ça reste très lisible et même plus fluide que Turrican 1. L'animation est excellente et le jeu est globalement même un poil plus nerveux que sur Amiga (60 FPS oblige au lieu de 50), d'autant plus qu'il y a de nouveaux effets visuels ajoutés à quelques ennemis (les bonus flottants qui se séparent en deux quand on les touche ou les chauves-souris qui tombent en flammes par exemple). Les décors de fond sont même enrichis avec quelques détails supplémentaires (lianes, ruines etc). On sent donc qu'il y avait une volonté de bien faire.

Si Turrican trop, tu rotes (riez, s'il vous plait).

Le changement le plus mauvais d'Universal Soldier vient principalement de son gameplay et du level-design, et ce même pour les niveaux de Turrican 2 car pour une étrange raison, les devs ont visiblement pensé qu'il n'y avait pas assez d'éléments cachés et que les mondes n'étaient pas assez grands. Ils ont donc rajouté une petite tonne de secrets dans chaque niveau de Turrican 2 avec masse de diamants et boites à bonus, rendu des 1-Up inaccessibles autrement qu'en utilisant la super attaque (que l'on ne peut utiliser qu'une seule fois par vie).

Et ce n'est pas tout : les boss ont pratiquement tous été redesignés ! Alors attention ; pas seulement modifiés dans leur aspect, mais aussi dans la façon de les combattre, quand ils n'ont tout simplement pas mis le boss "Dolph Lundgren "à la place (comme le Dragon du 4-1 de Turrican 2).

Une de ces deux images contient un robot Dolph Lundgren constipé. Sauras-tu le retrouver ? à noter que le HUD est bien plus grand sur Universal Soldier. Vous vous doutez bien que cette fois-ci il est impossible de sauter sur l'arme du boss pour lui faire des mamours au plasma à bout portant.

Et puis comme les Européens aiment prouver dans leurs jeux que l'eau est mauvaise pour le corps, chaque grotte du jeu contient des "gouttes d'eau "qui blessent le héros. Et il y en a PARTOUT. Tu m'étonnes après qu'on se tape une réputation de gens qui ne se lavent pas si on passe notre temps à montrer aux gens que l'eau c'est le mal...

Enfin, la continuité des niveaux, si réussie d'ordinaire dans la série, n'a désormais plus aucun sens. On commence ainsi en pleine nuit et dans la jungle avant le premier niveau de Turrican 2, qui est désormais le second niveau d'Universal Soldier. Passé ce stage, que trouvons nous ? Le niveau des chutes d'eau avec les pièges et les ruines souterraines qui mènent au monde aquatique ? Nan ! Un stage inédit dans un motel avec la musique des niveaux en vaisseau, bien sûr !

Dites adieu à Joe la Pince dans Universal Soldier, à la place, trois petits n'hélicopitaires immobiles et parfaitement stupides vous attendent. à droite, le fameux niveau inédit du motel et son level design plat au possible.

On poursuit après sur le monde aquatique que l'on parcourt intégralement. Puisque les niveaux en vaisseau ont été supprimés, on se retrouve ensuite dans une sorte de décharge (que Turrican 3 sur Amiga pourrait ridiculiser, même en noir et blanc) au level design infâme et sans la moindre flèche EXIT (inexistantes sur les niveaux "fait maison"). Passé la décharge, on atterrit... aux chutes d'eau de Turrican 2. Clôturer ce stage vous emmène au labyrinthe et à partir de là, le jeu reprend le cheminement de T2 et lâche complètement les plombs en remplaçant Morgul par un Dolph Lundgren (encore lui !) gigantesque en guise de boss final, dont la mort provoque sa décapitation (on est plus à ça près, hein). Les crédits du jeu prennent bien soin de ne mentionner personne de chez Factor 5 ni Rainbow Arts ou encore Manfred Trenz, faut pas exagérer non plus, le tout en s'affichant sur un décor de ferme (tiré de la scène finale du film) alors qu'on vient de traverser un labyrinthe et un monde alien gigantesque (allez, laisse passer, Koren... c'est fini).

A noter que la majorité des niveaux sont remplis de clones qui veulent la mort de Luc Deveraux (le héros du film incarné par JCVD), qui sont d'ailleurs tous noirs, eux aussi. Ce n'est pas une idée idiote selon moi, d'avoir des "Turrican "ennemis, à ceci près qu'en dehors du fait qu'ils peuvent sauter et poursuivre le joueur, ils n'enlèvent pratiquement pas de vie et ne tirent presque jamais, sans parler du fait que les tuer les fait juste sortir de l'écran, comme les ennemis de Total Recall sur NES.

Au milieu de tout ça, il y a pourtant de bonnes idées, comme le fait d'avoir très légèrement réduit la zone de collision de certains décors pour faire en sorte que le Laser à la puissance max ne soit pas gêné dans les zones étroites, même si du coup on se retrouve parfois à tomber dans de minuscules trous là où c'était impossible dans T2. La caméra est aussi mieux centrée bien que le HUD soit deux fois plus grand. Le temps limite est plus généreux et évite de perdre trop de vies en voulant explorer. Dernier point positif et je pense le plus important : le jeu garde plus longtemps en mémoire de nombreux éléments même quand on s'en éloigne un peu ; qu'il s'agisse de bonus, de décors destructibles et ennemis, là où sur Amiga ils étaient vite supprimés de la mémoire du jeu, ce qui permet de retenter sa chance pour attraper bonus et secrets.

Rien ne va plus dans le gigantesque et insupportable niveau de la décharge, entre les barils bonus qu'il faut massacrer pour faire sortir une seule arme, les trois mille clones qui vous suivent, l'absence totale de direction ou le décor et ses tuiles démoniaques invisibles qui vous tombent dessus (joie !). à droite, c'est le niveau alien (si si) et le truc en fauteuil roulant possédé, c'est... le monstre alien à quatre pattes (soupir).

Ces améliorations sont d'ailleurs absentes du portage (officiel, celui-là) sur MS-DOS de Turrican 2, sorti quatre ans après la version Amiga.

Je disais un peu plus haut que le jeu était bel et bien prévu pour être un portage direct (et officiel) de T2 : la totalité de la bande son du jeu Amiga a été convertie sur Mega Drive et peut même s'écouter directement dans le sound test du jeu.

Et concernant la version Super NES d'Universal Soldier ? La ROM disponible sur le net peut certes être jouée du début à la fin mais accuse clairement son développement incomplet, notamment au plan du sound design et de l'encodage audio, absolument ignoble. C'est bien simple, jamais on aussi strident et suraigu n'a été entendu sur cette console. Oui, même Fantasia sur Mega Drive se moque d'Universal Soldier (0.5) .sur SNES. Et pourtant, certains trucs sont mieux faits que dans la version finale ; comme les clones qui explosent au lieu de tomber bêtement du décor.

C'est dans les plagiats qu'on fait les meilleurs... euh...

Qu'est devenu The Code Monkeys après tout ça ? Avant de revenir puis de disparaître pour de bon en 2011, ils ont sorti pour Phenix Games et Midas Interactive quelques-uns des somptueux (?) plagiats de dessins animés made in Dingo Pictures (on ne se refait pas), qui font actuellement le bonheur de nombre de vidéocasteurs sur le net tant ils sont délicieusement mauvais (et certains ont été officiellement doublés en français).

Elliot Gay a fondé GamerHolix Limited et a sorti deux jeux en 2007, dont Little Britain : The Video Game, un titre à la réputation épouvantable. La moyenne du jeu est de 16%, ce qui lui a valu d'être aux côtés de Big Rigs : Over the Road Racing, un jeu en alpha à l'époque où Steam Early Access n'existait pas et à plein tarif, réalisé par le même génie qui a fait The WarZ... plagiat de DayZ. La famille du plagiat est grande !

Tony Hawk, Hello Kitty Roller Rescue, Aggressive Inline : enfoncés. Little Britain est adapté du show du même nom et vous propose d'incarner chaque personnage de la série dans une épreuve dédiée rigolote. Ici, Vicky fait du roller (gag !).

Hélas depuis 2011, Elliot Gay n'est plus présent sur les réseaux sociaux ni sur Internet de manière générale. J'ai bien essayé de trouver un moyen d'entrer en contact avec lui ou ses collègues du temps de The Code Monkeys mais ce fut en vain. J'aurai bien aimé échanger avec eux, savoir à quel moment précisément Accolade a souhaité que le jeu soit modifié pour coller avec l'achat de la licence à Carolco Pictures.

En ce qui concerne Factor 5, ils ont connu pas mal de déboires dès qu'ils ont commencé le développement de Lair sur PS3, véritable naufrage dont Julian Eggebrecht assume la responsabilité. Ils ont ensuite enchaîné problème sur problème jusqu'à la disparition du studio. Plusieurs anciens de Factor 5 se sont retrouvés chez HULU, le service de streaming vidéo américain et ont sorti l'application du service de streaming pour la Nintendo Switch.

Puis, en 2017, l'équipe est revenue à la vie pour reprendre Factor 5 à Cologne et récupérer les droits de Turrican avant d'être rachetés en 2019 par Epic Games pour devenir Epic Games Cologne, avec à la tête Julian Eggrebrecht et ses potes Thomas Engel, Holger Schmidt et Matthias Worsch (qui a notamment bossé sur Mafia 3). Ces joyeux drilles sont d'ailleurs crédités au développement de la version iOS de Fortnite ; un jeu pas très connu inspiré par Kenta Fukasaku. Ça parle de royauté en pleine bataille, de cent personnes réparties sur une île et qui doivent s'entretuer jusqu'au dernier... pas sûr que ça intéresse les jeunes.

Allez les gars, vous faites un skin de Turrican et j'y joue à ce satané jeu.

- Verdict :
David Goodenough / 10.

Tout ce temps perdu à se plaindre de jeux dont une partie des portages n'est jamais sortie dans le commerce ! Quelle andouille ! Universal Soldier fait malgré tout partie intégrante de l'histoire de Turrican et du jeu vidéo en lui-même, véritable Doki Doki Panic inversé. Peut-être que la team TCM a fait de son mieux et que j'en attendais trop. Finalement, pour quelqu'un qui ne connait pas vraiment Turrican 2 mais qui aime le genre, il passerait peut-être un bon moment. Le truc c'est qu'il ne manquait pas grand-chose pour en fait un excellent portage, même officieux, de Turrican 2. Si peu de choses, même.

Il ne me reste pas beaucoup de jeux sur Game Boy mais en voici quelques-uns qui comptent beaucoup ^^

Bonus level :

J'ai mis l'image de Wabuu, la mascotte de Dingo Pictures mais j'ai connu cet univers fini à l'huile de foie de plagiat grâce à Phelan Porteous (ou Phelous), videocasteur Canadien qui, entre deux critiques de films d'horreur et de lamentables contenus cross-médias liés à Mortal Kombat, a fait des vidéos sur les nombreux copiés collés de films Disney (dont certains réalisés par GoodTimes Entertainement ; qui est en fait... GT Interactive, eh ouais !) et donc évidemment, du Dingo Pictures. D'ailleurs je vous conseille sa vidéo sur Aladdin de Dingo Pictures, un film ahurissant avec un père et son fils, tous les deux Allemands, qui doublent en anglais ET en français la totalité des personnages, avec notamment de la lecture hors sujet "Exit scene" ou encore le fils qui s'énerve parce qu'il n'arrive pas à comprendre une phrase, et c'est laissé tel quel dans le dessin... "animé". Paracétamol et acide acétylsalicylique conseillés. Ses vidéos sont en anglais sous titrées anglais (quelques-unes sont traduites en français).

Erhynn Megid
(17 février 2020)
Sources, remerciements, liens supplémentaires :
Captures d’écrans :
- MobyGames.
- Hardcore Gaming 101
- Forum CanardPC (« Il a dit banco ! »)
- Phelous & The Movies : The Country Side Bears (Wabuu)
- Wabuu / Meeko © Dingo Pictures / © Disney