Les
J.O. d’Athènes sont terminés, et vous désespérez
de ne plus pouvoir assister aux matchs de Beach Volley féminin
? Vous êtes à deux doigts de craquer pour Dead
Or Alive Extrême Volley ? Non ! Ne cédez
pas ! Dans la catégorie "Sports de frime",
j’ai mieux à vous proposer : l’éminent
Windjammers sur NeoGeo !
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Il
fait beau, il fait chaud… |
…c’est
Windjammers ! |
Bon,
mettons les choses au point tout de suite : pour ceux qui espèrent
retrouver les sensations visuelles de ces sportives à
la tenue si légère, qui ont fait le bonheur des
téléspectateurs avides de sport de haut niveau,
vous pouvez retourner sur le soft de Tecmo : Windjammers
ne fait pas de concessions, il ne laisse aucune place à
la débauche. Ici, seuls les meilleurs sont couverts de
gloire, les autres iront pleurer leur honte ailleurs. Non mais
!
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Six
héros bien distincts pour six terrains bien tordus
: on ne va pas s’ennuyer. |
Windjammers
fait partie de ces titres exceptionnels sur NeoGeo
qui ont connu un destin peu commun pour des jeux sur la machine
arcade de SNK. Primo, il ne s’agit pas d’un jeu
de combat, ce qui le propulse dans une catégorie marginale,
la NeoGeo étant composée à 75%
de jeux de baston en tous genres. Deuzio, Windjammers
n’est pas estampillé SNK, mais Data East, ce qui
contribue à classer ce titre parmi les O.V.N.I. de ce
support.
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C’est
clair : au milieu, c’est 5 points, autour, c’est
3. |
Renvoi
éclair de l’espagnol ! |
Windjammers
retrace une compétition sportive de frisbee de haut niveau,
avec des règles précises. Deux compétiteurs
s’affrontent dans six arènes différentes
; le premier qui atteint le score de onze points remporte la
manche, le match se jouant sur deux manches gagnantes. Pour
scorer, rien de plus simple (en théorie) : il suffit
d’envoyer le frisbee dans le fond du terrain de l’adversaire.
Selon les configurations des arènes, différentes
zones de contact derrière les compétiteurs lâcheront
trois ou cinq points, ce qui ramène le gain d’une
manche entre trois et quatre lancers au fond du camp adverse.
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Et
ça part au fond ! |
La
furie de l’italien (à gauche) est contrée
par le coréen (à droite). |
Histoire
de rajouter un peu de piment à l’affaire, les arènes
varient sur les zones de points, mais également sur la
ligne de démarcation, qui peut comporter des obstacles,
qui vont modifier sensiblement la trajectoire du frisbee en
cas de contact. Car Windjammers est avant tout
une histoire d’interception de l’objet volant circulaire
! Il suffit de se placer sur la trajectoire du frisbee pour
le récupérer ; le problème vient du fait
que celui-ci se déplace beaucoup plus vite que les compétiteurs…
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L’italien
a pris le frisbee dans les dents ! |
L’américain
s’énerve et enflamme le frisbee. |
Le
panel d’action des participants se veut assez complet
: si le bouton A associé à une direction permet
de lancer l’objet susnommé dans la direction souhaitée,
un demi-cercle effectué dans le lancer ajoutera un effet
au frisbee, le rendant bien plus difficile à rattraper.
Le bouton A a une autre fonction lorsque l’on ne possède
pas le frisbee : il provoque la glisse du personnage, un effet
indispensable si l’on espère intercepter à
temps l’objet qui vient d’être renvoyé.
D’ailleurs, les directions appliquées, le temps
de réaction et la force de pression sur le bouton A lors
du renvoi peuvent provoquer des contre fulgurants. Enfin, le
bouton B permet d’envoyer le frisbee façon lob
de tennis : si l’adversaire se fait surprendre par cette
feinte, qu’il n’a pas le réflexe de foncer
dessus, et que le frisbee finit par mourir sur le sol, c’est
deux points d’engrangés pour faute.
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Trajectoire
elliptique improbable de la part de l‘américain
(à droite). |
La
japonaise tente le lobe, le coréen est à
la réception ! |
Il
convient également de présenter les protagonistes,
au nombre de six, de toutes nations et répartis par corpulence.
En haut, le coréen Yoo et la japonaise Mita représentent
la catégorie poids-plume, conseillée aux débutants
; au milieu, Costa l’espagnol et Biaggi l’italien
composent les poids-moyen, plus lents mais plus musclés,
pour les confirmés ; et enfin, en bas, se trouvent Scott
l’américain et Wessel l’allemand, deux colosses
catégorie poids-lourd à réserver aux experts,
tant leurs déplacements sont lents.
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Bonus
stage sur la plage, c’est Toby le chien qui s’y
colle ! Gaffe aux plagistes !
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Mais
alors, me demanderez-vous, quel est l’intérêt
de prendre un poids-lourd face à un poids-plume, à
part pour la beauté du geste ? Tout simplement pour une
question de puissance, vous-répondrai-je. Non seulement
la vitesse des lancers augmentent proportionnellement avec la
musculature, ce qui les rend bien plus durs à maîtriser
pour l’adversaire, mais chacun de ces joyeux compétiteurs
possèdent une espèce de furie (il faut croire
que c’est une marque de fabrique de la NeoGeo),
qui, lorsqu’elle est activée en contre, en agitant
frénétiquement le joystick et en martelant le
bouton A, décuple la puissance du frisbee en lui apportant
une trajectoire complètement folle ! À l’instar
de Soccer Brawl, rattraper le frisbee ne signifiera
pas forcément le stopper, et avec l’effet de recul
engendré par le choc, il arrive régulièrement
que l’adversaire finisse dans les cages avec le disque
entre les mains, validant les points !
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L’espagnol
enflamme le tir, c’est chaud pour la japonaise. |
Le
coréen a laissé tomber le frisbee, c’est
la sanction. |
En
mode solo, l’objectif sera de se défaire des cinq
autres prétendants, ainsi que de son double, dans une
vague compétition qui mènera au stadium, et dont
la difficulté harassante en a terrassé plus d’un
en arcade. Mais tout l’intérêt de Windjammers
provient de son mode deux joueurs. Et là, le miracle
de la NeoGeo, déjà entré en action
pour le mythique Puzzle
Bobble se reproduit : rarement un jeu n’aura
suscité autant de compétition à plusieurs
! À l’instar du titre de Taito touché par
la grâce, Windjammers reprend les mêmes
ficelles pour atteindre le même résultat : principe
simple, prise en main rapide et efficace, parties rapides et
qui s’enchaînent très rapidement, tout ça
desservi par une réalisation soignée mais pas
tape-à-l’œil, et une bande sonore accrocheuse.
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Mieux
qu’au Bowling du coin, on fracasse les quilles avec
le frisbee !
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Comble
du raffinement, un stage bonus intervient régulièrement
pour varier les plaisirs. Un peu comme dans Astérix
de Konami, il va falloir dans un premier temps gérer
les obstacles d’un parcours semé de bûches,
euh, de plagistes afin d’attraper le frisbee par votre
maître. Oui, on joue le rôle d’un chien sur
ce coup-là. Si le principe n’est pas novateur,
le concept graphique, lui, est plutôt original et bien
trouvé ! Par la suite, il faudra jouer au bowling avec
son frisbee, et abattre des séries de quilles pour enchaîner
les strikes.
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L’italien
envoie le frisbee dans les cordes, le coréen avec
! |
Comme
toujours, c’est l’américain qui gagne
à la fin… |
Alors,
loin des combats de rue, des mondes ravagés par les conflits,
ou de ces petites bulles perfides de couleur qu’il faut
agglutiner en haut de l’écran, Windjammers
parvient non seulement à souffler un vent rafraîchissant
dans les salles d’arcade enfumées, avec son univers
coloré à l’esprit californien, mais se présente
comme le théâtre idéal des compétitions
enflammées et passionnées entres potes.
Pour
les plus curieux, sachez que ce sport existe réellement,
il est appelé tout simplement "TheSport"
(rien que ça), ou encore 4X4 ; inventé en 1979
par Bruce Keffer sous l’appellation "Saucer Tennis",
il changera plusieurs fois de nom. Lorsque Windjammers
est sorti, Data East n’a pas eu les droits d’exploitation
de ce sport (dénommé à ce moment-là
"10-S"), et n’en a donc fait aucune mention
officielle. Pour de plus amples détails sur l’histoire
particulièrement mouvementée de ce loisir de plage,
allez faire un tour ici : http://www.thesport.com/faq.html.
On y parle d'’ailleurs de Windjammers !
Tonton
Ben, un pote à Brice de Nice.