(suite de la première
partie)
Par Phyl
(Mars 2002)
The Guardian Saga a.k.a The age of Armageddon
Première étape
vers un Ultima plus riche et moins complexe:

Ultima
VII - The Black Gate


L'écran
de titre (avec l'add-on) La
boîte du jeu avec (add-ons)
Ultima VII sort en 1992 et sera le dernier jeu indépendamment produit
par Origin.
Electronic Arts rachète d'ailleurs Origin peu de temps après.
Résumé
: Ici, pas de quête majeure pour tout l'épisode, mais plutôt
un ensemble de quêtes annexes et d'enquêtes entremêlées.
Encore une fois votre Avatar devra user de force et de magie pour résoudre
les secrets de 'La Porte Noire'


L'Avatar
est de retour...
Arrête
ton char...
Soyons clairs, au premier
abord, ce volet n'a plus rien à voir avec les précédents
:
Un moteur
graphique révolutionnaire : même si la vue de dessus fait toujours
penser à celle d'ultima VI, les détails sont plus fins, plus colorés
et mieux animés. De plus les proportions correspondent mieux à la
réalité et renforcent l'impression d'un monde plus homogène.
En revanche cela impose quelques restrictions comme le fait de réduire
la surface des donjons à celle occupée réellement à
l'air libre. Pourtant la surface de Britannia a augmenté considérablement,
rendant l'emploi de bateau, de carriole à cheval ou de tapis volant indispensables
pour se déplacer
Une interface
simplifiée à l'extrême : tout est géré à
la souris, bien qu'on puisse toujours utiliser le clavier pour les raccourcis.
A l'instar de Baldur's Gate les dialogues ne sont plus tapotés sur le clavier
avec ses petits doigts boudinés mais sélectionnés à
la souris parmi ceux proposés. Des musiques aux thèmes de plus en
plus soignés qui contribuent à l'ambiance RPG du jeu.

L'importance
de la spiritualité dans Ultima
Une gestion des combats repensée mais ô combien déroutante
puisque les combats se déroulent maintenant en temps réel (comme
le reste de l'aventure par ailleurs), et non plus en tour par tour. Certes il
est quand même possible de prévoir des stratégies avant le
combat mais une fois que celui-ci est lancé, vous ne pouvez plus rien y
faire, ne contrôlant plus que votre Avatar parmi le fouillis qui est à
l'écran. Pour être honnête ce système n'est pas une
réussite.
Malgré tout l'aventure, bien que moins fouillée que dans les épisodes
précédents, est tout de même intéressante quoiqu'un
peu courte.


Enfin
un pub digne de ce nom ou boire tranquillement sa chope
/ Hé
y'a le feu là
Pour résumer, donc
un bilan mitigé puisqu'il apparaît clairement que l'effort a été
effectué au détriment de l'histoire et au profit des innovations
techniques et que celles-ci se révèlent plus ou moins bien accueillies
par la communauté de joueurs d'Ultima de l'époque.
Il existe
un utilitaire indispensable si vous voulez vous adonner à Ultima VII sans
vergogne aucune, mais aussi sans souci puisqu'il vous permettre de jouer sous
windows avec les musiques et tout!(sinon, gara à la chasse aux octets dans
la mémoire conventionnelle). Il s'appelle U7win et on peut le trouver ici:
http://members.iinet.net.au/~rsd/U7inWindows.php
Un autre
projet destiné à faire tourner Ultima VII sous windows se nomme
Exult. Il consiste à injecter le jeu dans un moteur graphique révolutionnaire
qui améliore grandement les graphismes d'origine. Le projet n'est pas encore
terminé mais Black Gate est complètement jouable et Serpent Isle
l'est quasiment. Plus d'infos ici: http://sourceforge.net/projects/exult/

Oh
le Dragon!
Ultima VII - The forge of Virtue
A noter que quelques mois plus tard, un Data-disk pour Ultima VII
sortira intitulé 'The Forge of Virtue', qui rajoutera au jeu une quête
suffisamment passionnante pour relever l'intérêt de cet opus et donc
sauver la face
L'a
une bonne tête sinon ce gardien

Ultima Underwolrd - The Stygian Abyss



Un
symbole bien présent dans tous les Ultima. Ici un 'shrine'
En 1992 également
sort à la surprise générale Ultima Underworld. Développé
par Blue Sky Studios (aujourd'hui Looking Glass Studios) pour Origin c'est un
des premiers jeux en 3 D à la première personne entièrement
graphique et avec des avancées technologiques énormes, même
par rapport à un certain Wolfenstein (qui est d'ailleurs sorti après...
je vous laisse méditer çà!).
A l'époque
d'Ultima VI, Origin avait demandé à Blue Sky de plancher sur un
moteur original pour l'exploration des donjons de Britannia. Ce dernier n'étant
pas prêt a temps pour une intégration dans Ultima VI, il a été
décidé de le sortir en 'Standalone' et c'est ainsi qu'Underworld
a vu le jour et a pu prendre place au sein de la saga. Le rendu graphique peut
aujourd'hui prêter à plaisanter mais pour l'époque c'est ce
qu'il se faisait de mieux. D'ailleurs, c'est à peu près à
ce moment que l'escalade des configs a commencé.
Néanmoins il est indéniable que ce jeu révolutionnait
le jeu de rôles de l'époque puisque ses principaux concurrents étaient
des jeux comme Dungeon Master, Faerghail
ou encore Eye of the Beholder. Autant dire qu'aucune comparaison n'était
alors plus possible. Même si on avait tourné une page au point de
vue technique, Underworld s'inscrit parfaitement dans la lignée des Ultima.
Toute la culture développée jusqu'ici est bien présente.
L'aventure complète prend place dans un donjon de Britannia et même
si le jeu est plus orienté vers l'action (combats en temps réel),
on peut toujours utiliser la magie et le système de progression est identique
aux épisodes précédents.


Ho
le vilain Une
station de métro? oui: 'Stygian Abyss'
L'intrigue bien qu'assez classique est
de bonne facture et n'a pas déçu les habitués.
A noter que
l'on peut entendre la voix de Richard Garriot dans l'introduction du jeu au travers
du Baron Almric. Il existe également une adaptation pour la Playstation
sortie uniquement au Japon, et donc en
Japonais. Bien que très rare,
Tonton Ben a pu mettre la main dessus et lui a consacré un article.

Buter
du skel, dans Ultima, c'est toujours récréatif

Ultima Underworld II - Labyrinth of Worlds


Tiens,
un symbole qui me rappelle quelque chose... Remarquez les deux fioles à
droite, c'est du déjà vu aussi non?
Nous sommes toujours
en 1992 (à la fin de l'année quand même) lorsqu'Ultima Underworld
II sort dans les bacs. Il ne s'agit pas d'un Data Disk, mais bel et bien d'un
jeu à part entière. Celui-ci n'a d'ailleurs pas grand chose à
voir avec sont prédécesseur puisque que l'action prend place directement
à la fin d'Ultima VII, et va confronter a nouveau notre Avatar au Gardien
de la porte noire (The Black Gate) un an après sa destruction.
On revient donc à un environnement bien familier mais néanmoins
hostile. Des musiques étranges
et comme toujours fort bien adaptées viendront encore rehausser le plaisir
du jeu.
Servi par
une histoire passionnante, une durée de vie énorme et des quêtes
entremêlées Underworld II est même par beaucoup de côtés
mieux réussi que le I, bien qu'il soit moins connu. On peu noter également
des petites améliorations techniques au niveau du moteur graphique (les
pixels sont moins gros
ohh quel dommage !).

Bouh
Un remake des Ultima Underworld
est en cours de réalisation. Il apportera son lot d'innovations techniques,
bien que l'on sache très peu de chose sur ce remake, sauf que le travail
avance régulièrement. Une démo du moteur est d'ores et déjà
'testable' ici: http://www.twistsoft.co.uk/


Bientôt,
bientôt Un
endroit étrange

Ultima VII - Serpent Isle



Salut,
on peut entrer?
1993 commence à peine que l'on
voit déjà apparaître une suite à Ultima VII. Comment
ça une suite ? Alors que tout le monde attendait le très annoncé
Ultima VIII, voilà qu'Origin semble nous servir du réchauffé
! Un moteur graphique n'ayant pas évolué par rapport au VII, même
système de combat, de progression etc.
Pourquoi alors une suite plutôt qu'un nouvel épisode ? Tout simplement
parce que Serpent Isle s'inscrit parfaitement à la fin de Black Gate, et
que les deux histoires devaient au début ne faire qu'une mais le jeu aurait
été trop gros. Cependant on peut quand même noter quelques
différences entre cette partie et la précédente. Ici, l'Avatar
a beaucoup moins de liberté d'action et doit absolument respecter un minimum
de chronologie dans la résolution des quêtes pour découvrir
les parties de l'île du Serpent qui lui sont au début inaccessibles
.


On a
encore raté la messe! 'tain,
ça latte ici!
Le scénario quand à lui
n'est pas linéaire pour autant. Encore une fois servi par une histoire
passionnante ce jeu a comme ses prédécesseurs scotché un
grand nombre d'entre nous devant notre écran pendant des centaines d'heures,
et
qu'est ce que c'était bon !
Encore une fois, on peut entendre la voix de Richard Garriot dans l'introduction
du jeu puisque cette fois ci il incarne : Lord British bien sûr !
On peut également noter qu'un soin particulier est apporté aux musiques
qui sont plus claires et mieux rendues. Les mélodies sont de plus en plus
nombreuses à chaque épisode, et on ne peut que s'en réjouir.
On peut entendre également nombre de passage avec des voix digitalisées.

Quelqu'un
a coupe le chauffage?
Pour faire une conclusion en forme de
bilan de la période qui va d'Ultima VII jusqu'à Serpent's Isle,
on peut dire qu'il s'agit vraiment de l'âge d'or de la trilogie. On n'en
est encore qu'au premier épisode, mais on sent déjà toute
l'avance technologique qui confère à Origin un atout majeur pour
ses prochains jeux et devrait lui assurer un avenir radieux. Malheureusement,
c'est justement cette perpétuelle fuite en avant qui sera à la base
des problèmes rencontrés ensuite par Pagan et Ascension, qui deviennent
alors des jeux totalement élitistes, réservés à une
public de fanatiques et fortunés, mais qui n'a jamais lâché
Garriot depuis la première heure.
Les liens
disponibles pour Ultima VII sont également disponibles pour cet add-on.
(U7win)
Mystère...
Ultima VII - The Silver
Seed

Tout comme 'Black Gate', Serpent
Isle a lui aussi bénéficié de la sortie d'un data-disk nommé
'The Silver Seed' qui rajoutait quelques lieux et quêtes à l'histoire
et renforçait encore un peu le folklore de la saga.

Ultima VIII - Pagan


Bienvenue...
en enfer!
Enfin dans la continuité des épisodes
précédents, Ultima VIII sort en 1994. Beaucoup plus orienté
action, il surprendra beaucoup de joueurs qui avaient consacré une (trop
?) grande partie de leur existence à Ultima VII. Beaucoup plus beau visuellement
il sera bien mal accueilli par les fans qui pensaient enfin retourner à
Britannia, alors qu'ici l'histoire se situe dans un monde qui lui est totalement
étranger, celui de Pagan.


Le gardien
Utilisation
de la magie
Ce volet est un peu moins orienté
'aventure' qu' Ultima VII car on y trouve beaucoup moins de PNJ's. EN revanche,
on passera beaucoup plus de temps à explorer une carte très riche
et détaillée et des donjons fascinants. Encore une fois on écoutera
des musiques fouillées et très nombreuses (plusieurs dizaines de
thèmes et déclinaisons) qui ne sont pas sans rappeler un certain
violoniste du nom de... Paganini (pour ceux qui ne connaissent pas, ce musicien
était tellement prodigieux qu'on pensait qu'il avait vendu son âme
au Diable...). Un speech pack est aussi disponible, qui ajoute aux jeu tous les
dialogues en voix digitalisées. A noter que la pratique du speech-pack
a été couramment utilisée à l'époque par Origin
pour des jeux tels que Wing Commander II, Privateer ou encore Strike Commander.
Cette pratique à souvent été décriée à
l'époque pour son côté honteusement commercial (c'est vrai
que payer encore 179 F pour ajouter les voix digitalisées à un jeu
qu'on avait déjà payé plus de 300 F donnait un arrière
goût d'entubage en règle). Aujourd'hui, ce système a complètement
disparu: bien essayé...

Qui
a dit Diablo? qui?
Je me souviens avoir pensé
beaucoup de mal d'Origin à cette époque puisqu'ayant acquit à
grands frais Ultima VIII, celui-ci se révélait être totalement
injouable sur mon 486 DX2-66 flambant neuf. A l'époque c'était le
processeur le plus puissant du marché, le Pentium étant en préparation.
Cependant le jeu était tellement saccadé que 'ai abandonné
après quelques minutes. Il ne devait pas tourner à plus de 7 ou
8 FPS. Ce n'est que des années plus tard que j'ai pu exploiter ces disquettes
sur un
K6-2 350 avec 128 Mo de RAM et surtout un patch salvateur sans lequel
je crois bien que le jeu ne serait toujours pas jouable aujourd'hui, même
sur le Fuji de Météo France
Ils ont toujours été
très en avance chez Origin
à tous les points de vue
ce patch était accompagné d'un petit mot de Richard Garriot lui-même
qui s'adressait aux joueurs déçus d'Ultima VIII et leur promettait
d'en tirer les enseignements pour Ultima IX.
Enfin,
j'ai trouvé la réserve de bière!
A ce propos, on peut
noter qu'un data disk était prévu pour Ultima VIII mais n'est jamais
sorti pour des raisons obscures. Il aurait du préparer le terrain pour
Ultima IX et on aurait du y apprendre la véritable nature du gardien...
tant pis. Restent quelques screenshots.
Jouer à
Ultima VIII sous windows? c'est ici: http://members.iinet.net.au/~rsd/U8inWindows.php


Le
speech pack Lost
Vale

Ultima Online - The Shattered Legacy
L'aube du XXIeme
siècle




Shattered
Legacy
Second
Age Renaissance Third
Dawn
1997, en plein boom du jeu en réseau sur internet verra l'arrivée
du très attendu Ultima Online. Ce jeu très prometteur est le premier
MMPORG (Massive Multi Player Online Role Playing Game = Jeu de rôle en ligne
massivement multijoueurs). Il a demandé deux ans de développement
à ses créateurs. Ici il est possible d'évoluer dans le monde
d'Ultima comme on le ferait dans la vie. L'action prend place dans une réalité
alternative d'Ultima puisqu'on se retrouve ici sur Britannia un peu avant Ultima
IV dans la perspective ou vous n'êtes pas revenu après avoir éliminé
Mondain (vous suivez?). On voit qu'on se rapproche très près du
jeu auquel avait pensé Garriott 20 ans auparavant. Ce jeu sera à
l'origine d'une polémique : certains diront qu'il s'agit du jeu Ultime
(et hop !) alors que des joueurs plus jeunes qui n'ont pas connu la saga depuis
le début ne s'arrêteront que sur les problèmes techniques
que peuvent rencontrer toutes idées innovantes.
Lord
Blackthorne's Revenge
Ultima Online paiera cher les problèmes réseau rencontrés
la première année de sa mise en ligne. Trop buggé, trop cher,
trop spécifique, trop de pk (player killer), mais je crois surtout trop
tôt. Et c'est pourtant paradoxal qu'une majorité de joueurs accros
à Ultima qui attendaient une version online depuis plus de 20 ans l'ait
finalement boudée à sa sortie
Aujourd'hui, beaucoup de choses se sont arrangées, (notamment
les progrès énormes en matière de jeu en réseau) et
UO compte désormais 230.000 abonnés (fin 2001). On peut donc en
conclure encore une fois que l'idée avait plusieurs années d'avance.


Ça
latte! Du
large moussaillon!
Alors que chez Origin tout le monde planche sur une suite baptisée
Ultima Online 2, une dépêche tombe en janvier 2001 sur les téléscripteurs
annonçant qu'il est tout bonnement annulé, alors que le développement
est déjà très avancé (on ne traîne pas chez
Origin z'avez remarqué ?). Après bien des questions restée
à l'époque en suspens, on sait aujourd'hui qu'il s'agit encore une
fois d'une histoire de gros sous, Origin ayant été racheté
entre-temps par Electronic Arts lui même en difficulté financière
au passage, tout l'équipe de développement s'est retrouvée
à la porte... Cela dit la pérennité d'Ultima Online, renommé
pour l'occasion Ultima Worlds Online n'est pas remise en question. Arrivant aujourd'hui
à sa cinquième version Ultima Online : 'Lord Blackthorne's Revenge'
après 'Second Age', 'Renaissance' et 'Third Dawn', il y a fort à
parier que ce ne sera pas la dernière. Il est à noter que le célèbre
Todd Mac Farlane, génial créateur de Spawn a été mis
à contribution pour ce dernier opus en effectuant le design d'une trentaine
de nouveaux personnages et monstres. On peut également subodorer qu'il
exploite également une partie du développement effectué pour
feu Ultima Online 2
Envie d'Ultima Online? Ça se passe ici: http://uo.com

Home
Sweet Home

Ultima IX- Ascension



Adieu
Gardien... Je t'aimais bien moi
Ce sera de fait le dernier opus
de la série (officiellement). Il vient clore le chef d'uvre d'une
vie consacrée à créer un monde (virtuel) meilleur.
Après l'erreur d'Ultima 8, l'idée est de revenir à
un jeu dans lequel les fans de la première heure se reconnaîtront,
et ce à bien des égards : En effet l'aventure se recentre bien dans
le monde de Britannia. Lord British a une fois de plus besoin de vous (l'Avatar)
pour contrecarrer les plans du gardien. On revient donc en terrain connu.
D'autre part, l'interface encore une fois changée déroutera
même les plus retors des amateurs de RPG ; en termes de gameplay, encore
une fois on a droit à des innovations à tous les étages (retour
des donjons, son et musiques 3D,magies, interface, combats, caractéristiques...).
Seuls les vrais fans trouveront la motivation nécessaire pour se plonger
dans cette nouvelle quête pourtant passionnante une fois la prise en main
effectuée.

On
voit rien dans ce donjon!
Enfin ,et encore une fois malheureusement,
la machine capable de faire tourner ce jeu correctement n'est pas encore née,
ce qui est encore une fois une marque de fabrique de chez Origin. Si l'on ajoute
à cela de nombreux bugs lors de la sortie rapidement corrigés à
grands coups de patches (sauf sur la version française où il en
subsiste), on comprend mieux l'expression 'jeu pour les fans de la première
heure'. Quand on sait que l'écriture du scénario d'Ultima IX a été
recommencée deux fois (deux autres projets ont été délaissés),
puis interrompue par le développement d'UO, on comprend mieux certaines
choses....
Le succès est donc mitigé mais non négligeable.
Ultima IX est bien l'épisode le plus 'élitiste' de la série
et cela paraît logique


Britain Quoi?
mais c'est de l'eau! pouah
Les projets en cours:
Ultima IX - Redemption
Encore un projet de réécriture totale utilisant le moteur de Dungeon
Siege. Toutes les infos sont ici: http://icdweb.cc.purdue.edu/~fountain/
Ultima IX - Eriadain
Une alternative à Ultima IX qui se destine à utiliser un moteur
de jeu abandonné pendant le développement pour construire une nouvelle
histoire. Ambitieux mais réaliste. C'est ici: http://eriadain.multimania.com/


Eriadain
Redemption

La fin d'un Mythe ?
A l'heure
actuelle, les rescapés de l'équipe de développement Ultima
de chez Origin ne travaillent plus sur aucun nouveau projet. Tout le staff planche
sur l'amélioration et le développement de nouvelles caractéristiques
pour Ultima Worlds Online. Richard Garriot aura toutefois réussi ce pari
fou de créer sa 'trilogie de trilogies' annoncée quasiment dès
le début.
C'est ce que l'on peut appeler avoir de la suite dans les idées.
Si on veut faire le bilan de cette aventure, on ne peut s'empêcher
de penser qu'il s'agit d'une réussite totale, et annoncée en plus
! un peu comme un grand chelem. Une réussite qui a porté Garriot
sur les chemins de la fortune sans jamais le détourner de ses passions
premières : l'informatique et les jeux de rôle. Un itinéraire
qui fait un peu penser à celui d'un certain Bill G. mais cette fois avec
du panache et de la gloire. Garriot au moins était et reste toujours un
'véritable' visionnaire
Chapeau bas Monsieur Garriot et merci pour toutes ces heures de bonheur
My
Lord
Parallèlement Garriot a toujours éprouvé une passion non
dissimulée pour le folklore médiéval. Aujourd'hui il habite
son deuxième château construit sur mesures quelque part au Texas.
Un château paraît-il gigantesque et reproduisant nos plus beaux édifices
médiévaux européens. Ceux qui ont eu la chance d'être
invités à une de ses parties de jeu de rôles 'en réel'
dans ce fameux château (armure ou robe de mage de rigueur !) en ont gardé
un souvenir impérissable, notamment grâce aux multiples passages
secret dont on sait qu'il est très friand (il y en a dans tous les donjons
et châteaux d'Ultima)
Lunakod
21
Pour l'anecdote, Il
est aussi la seule personne morale a posséder un objet sur la Lune ! Il
s'agit de Lunakod 21, un robot servant à prélever des échantillons
de sol lunaire envoyé en 1970 en lieu et place d'astronautes. Vendu à
Garriot pour la modique somme de 60,000 $ par l'agence spatiale russe, cet objet
lui permet de réclamer La Lune au nom de 'Lord British'. Lorsqu'on lui
rappelle qu'il existe un traité international qui stipule qu'aucun gouvernement
ne peut réclamer des territoires en dehors de la planète, Garriot
se plaîtà répondre : 'Je ne suis pas un gouvernement, je réclame
la Lune au nom de Lord British'
Ultima a donc largement
contribuéà établir et à consolider la place d'Origin
dans le monde du jeu Vidéo.
Un règne de 25 ans pour Lord British ! aye sir !

Au cours de ce dossier,
j'ai volontairement éludé la partie 'musiques' d'Ultima. Toutes
les informations sont synthétisées ici et vous pourrez également
vous délecter de celles-ci pendant des heures, puisqu'elles sont disponibles
en téléchargement au format midi.