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La
boîte du jeu. Merci au site Mobygames ! |
À
la grande époque de l'Amiga,
certains demo-makers se sont reconvertis dans le développement
de jeux vidéo. Beaucoup d'entre eux étaient allemands,
l'Amiga ayant connu un grand succès dans ce pays.
Parmi les sociétés ainsi formées on trouve Rainbow
Arts (fondé en 1984), qui a offert à l'Amiga
quelques-uns de ses chef-d'œuvres (Turrican
et ses suites en particulier), et reLINE software qui au départ
développait pour Rainbow Arts avant de devenir aussi éditeur.
Aussi lorsqu'un jeu de rôle pur sucre pour Amiga crée
par reLINE fut annoncé en 1987, l'attente fut fiévreuse
et le résultat, Legend of Fearghail, à
la hauteur des espoirs qu'il avait suscités.
Legend
of Faerghail s'inspire de l'incontournable interface de Dungeon
Master, et vous y dirigez une équipe de 6 personnages
appelée à changer à n'importe quel moment du
jeu. Du reste, vous n'êtes pas obligé de recruter 6 équipiers
dès le départ, dans la mesure où la majeure partie
des personnages rencontrés au cours de l'aventure peuvent l'être.
Legend of Faerghail ne dispose pas d'un contexte
clairement établi dès que le jeu commence, l'histoire
se révèle au fur et à mesure que vous avancez.
Il y a de vastes plaines et des donjons à explorer, dans lesquels
vous rencontrez toute la gamme des créatures habituelles :
orques, elfes, trolls, nains etc…
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L'écran
d'introduction sur Amiga. |
Les
combats se déroulent au tour par tour dans la grande tradition
rôliste, en indiquant l'attitude de chaque personnage et le
sort qu'il utilise. La quantité de paramètres gérés
est impressionnante et on n'est pas loin de la richesse d'un vrai jeu
de rôle, chaque personnage possèdant une dizaine de caractéristiques
que vous devrez exploiter au mieux en fonction des situations. Comme
dans tout jeu de rôle qui se respecte, le nombre d'objets rencontrés,
de sorts, de personnages et de lieux est énorme.
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Création
d'une équipe à la taverne. |
Détail
sur un des personnages. |
Le
jeu est d'autant plus attrayant que vous trouvez pratiquement dès
le début une sorte de boule de cristal qui trace la carte des
donjons pour vous, vous affranchissant de le faire sur papier comme
c'était la mode à l'époque de Dungeon
Master ou Eye of the Beholder.
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Vue
d'une ville et des bâtiments accessibles. |
Dans
la plaine entre les différentes cités. |
Legend
of Faerghail se distingue, comme toutes les productions allemandes
pour Amiga et Atari ST,
par des graphismes exemplaires, un semblant d'ambiance sonore (tandis
que ses concurrents se dispensaient en général de tout
bruitage), et aussi par quelques bugs. La version officielle du jeu
(du moins celle commercialisée à l'époque où
je l'ai acheté) était impossible à finir. À
un moment, un personnage vous posait une question dont la réponse
était censée se trouver dans le manuel (mesure de protection
contre le piratage, je suppose), mais la version française
du manuel ne contenait pas cette réponse !
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Un
combat ! |
Résultat
d'un affrontement. |
J'avais
dû me rabattre sur une version crackée pour continuer
le jeu, un comble alors que j'avais (pour une fois) acheté
l'original. Je ne crois pas être arrivé au bout de Legend
of Faerghail, car c'est un jeu très long (3 disquettes
avec une grosse majorité de texte), mais j'en garde un excellent
souvenir, ce jeu étant un des rares à m'avoir procuré
une réelle évasion. Je trouve injuste qu'on en ait pas
plus parlé à l'époque. La piètre qualité
de la version PC (en CGA !) y est peut-être pour quelque
chose.
Laurent