Skweek
Année
: 1989
Systèmes : Amiga / PC / ST
/ CPC
Développeur : Loriciel
Éditeur : Loriciel
Supports : Disquettes |
 |
 |
Attention,
Skweek, une citrouille verte te poursuit ! |
L'avantage
des jeux Loriciel, c'est qu'ils
sont tout en français. |
Ahhh,
un jeu Loriciel, cela faisait longtemps que Grospixels n'en
avait pas fait sa une. Au vu de la quantité, et surtout
de la qualité de leurs productions, il aurait été
dommage de s'en priver. Ah, mais non, il ne s'agit pas d'un
seul titre, mais bien d'une série de quatre ! Préparez-vous
à l'invasion des... Skweeks !
 |
 |
Le
tutorial explique les tenants et aboutissants du jeu :
une excellente initiative. |
Bon,
Loriciel, on ne va pas refaire leur parcours : un fleuron national !
Allez, quelques titres, comme ça, pour le plaisir ?
Disc,
L'aigle d'Or, Panza Kick Boxing,
Bob Winner, Sapiens,
A320, Coliseum, Billy
la banlieue... Loriciel (voir ce site : http://www.loriciel.org),
c'est surtout une maison d'édition qui a su accueillir
les meilleurs talents français du moment, et les plus
divers ; voilà pourquoi on trouve sous le label
de la panthère noire des jeux d'aventure, d'action...
et de réflexion. Il s'agit d'un long cheminement :
la série Skweek est un peu à cette image, de l'action
vers la plate-forme, en passant par la réflexion. Car
chez Loriciel, on mélange les genres.
 |
 |
Donc,
le gars, tu vois, il repeint tout en rose sur son passage... |
Alors,
en 1989, lorsque débarque sur nos chers écrans
(surtout sur nos chères, très chères machines),
Skweek. Kesskecest ? Un de ces jeux dont
on garde un souvenir agréable, plus de dix après,
croyez-moi ! Un de ces softs made in Loriciel, si simple,
et pourtant si abouti, sans fioritures, mais avec beaucoup de
passion.
Mais
commençons par le commencement : le scénar'.
Marque de fabrique de la série, celui de Skweek
brille par son développement, et ses rebondissements
que n'aurait pas dénigrés Steven Spielberg. Mais
jugez plutôt... Pitark, le méchant de service,
a conquis et colonisé la planète pacifique des
Skweez, grâce à ses hordes de Schnoreuls. En contaminant
la planète avec un Skweeticide, toutes les Skweezettes
ont fui leur monde. Mais avec, de nombreuses années après,
la mort de l'infâme Pitark, les Swkeez ont décidé
de se rebeller contre l'ordre établi. Skweek a été
désigné volontaire pour la mission (sic), où
il devra décontaminer les 99 continents de Skweez'Land.
 |
 |
|
Les
flèches imposent la direction de Skweek, gaffe
à l'arrivée ! |
Vite,
un nounours ! |
Alors,
Skweek, dans sa noble mission, est parti pour se faire quasiment
100 niveaux de taille respectable, couverts de dalles bleues,
qu'il devra repeindre d'un rose délicieux, en un temps
imparti. Cela parait facile, comme ça, à première
vue, mais il fallait s'en douter : des ennemis sont présents,
au look farfelu, et vont tout faire pour empêcher Skweek
d'atteindre son objectif. Mais notre héros sait se défendre,
il peut désintégrer les fourbes au moindre tir !
Skweek
va évoluer dans des environnements dangereux, entre les
ennemis, les précipices, les pièges... Dans ces
conditions extrêmes, il est obligatoire de tout faire
pour accumuler le maximum de vies ! Les bonus sont faits
pour ça : des nounours à collectionner aux
glaces à dévorer, les vies se gagnent aussi facilement
qu'elles se perdent. Les rencontres fatales arrivent plus vite
que l'on ne le pense, et il faut absolument tout faire pour
s'éloigner ou se débarrasser de tout ce qui représente
une menace, car les zones de contacts sont larges.
 |
 |
|
Pensons
aussi à éviter les ennemis... |
Argh,
certaines cases se détruisent sur leur passage ! |
Mais
ce n'est pas tout : même le terrain peut se liguer
contre le joueur : entre les zones explosives et les dalles
fissurées, il ne faut pas grand-chose pour que le sol
se dérobe sous les pieds du héros. Mais si le
joueur progresse avec sang-froid, patience et prudence, tout
en respectant le timing, alors le challenge paraîtra plutôt
accessible. Non content de proposer une difficulté dosée,
et une jouabilité plus qu'honnête, Skweek
se targue d'une réalisation exceptionnelle sur Amiga
et ST ! Les décors se composent de dégradés
de couleurs en mouvement, un effet classique sur ces machines,
mais tellement efficace qu'on ne s'en lasse pas. Sur Pécé,
les choses se gâtent un peu, avec une réalisation
en CGA qui ne fait honneur ni au titre, ni au support. Quant
au CPC... C'est à peu près la même
chose.
 |
 |
Alors,
il faut gérer le terrain ET les ennemis...
|
Skweek,
le militant de la couleur rose. |
Un
mode deux joueurs est également proposé, mais
il se contente d'alterner successivement deux parties distinctes,
sans aucun lien de coopération. En tout cas, une chose
est sûre : Skweek possède un pouvoir envoûtant,
ce quelque chose qui fait que l'on veut le finir, une vraie
drogue, mais sans les effets néfastes. Des qualités
qui en font un classique !
Page
suivante (2/3) >