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International Karate +
Année : 1987
Système : Amiga, Amstrad CPC, Atari ST, C64, GBA, ZX Spectrum
Développeur : System 3
Éditeur : System 3
Genre : Jeu de Combat (VS fighting)
Par TITAN (14 avril 2003)

Présentation

2 ans après l'apparition de IK (International Karaté), IK+ (Internationnal Karaté Plus) vient hanter les écrans de nos micros... Pour le plus grand plaisir de tous ! Les grandes différences avec son aîné résident principalement dans l'apparition du mode 3 joueurs simultanés à l'écran : deux peuvent être contrôlés par des joueurs humains et le troisième par l'ordinateur (mais le mode 1 joueur est toujours présent avec 1 joueur humain et 2 joueurs contrôlés par l'ordinateur). De même, le gameplay a été revu et corrigé.

Le but du jeu est simple : combattre les 2 adversaires en leur infligeant des coups (plus ou moins forts) pour être le premier à obtenir les 5 points de la victoire. Ces points sont distribués à chaque fois qu'un adversaire est touché ou mis K.O. Et le but est d'atteindre ce score de 5 points avant les autres adversaires et avant que les 30 secondes alloués au match soit écoulés. Si aucun combattant n'a atteint les 5 points, ce sont les deux joueurs qui ont le plus de points qui restent en jeu et c'est celui qui en a obtenu le moins qui a perdu. Lorsqu'un joueur atteint les 5 points avant que les 30 secondes soit écoulé, le temps restant se transforme alors en points et s'ajoute à son score.

Des ceintures sont données à chaque fois que le joueur progresse dans le rang de Karatéka. Ainsi, je joueur (qui commence au début par une ceinture blanche), se verra attribuer au fil des combats des ceintures Jaune, Verte, Pourpre et Noire. À chaque niveau correspond une difficulté croissante et de bons réflexes seront nécessaire pour arriver à la ceinture Noire.

Pour évoluer dans le jeu, les personnages ont une palette de 14 déplacements (et coups) différents selon l'orientation de la manette et les pressions sur le boutons de tir. Certains sont assez spectaculaires, comme le coup de boule ou encore le pont en arrière (où l'animation est remarquablement fluide). D'autres sont plus classiques, comme les coups de poing ou les coups de pieds à différentes hauteurs du corps.

Lorsque le joueur remporte un match (2 Rounds gagnants), un stage « Bonus » se déclenche. Il y en a de deux genres :

- Le premier : Le joueur se retrouve alors seul, au milieu de l'écran, muni d'un bouclier et il doit alors renvoyer des balles qui rebondissent et qui viennent des deux cotés. Les balles rebondissent à une hauteur aléatoire et deviennent de plus en plus véloces au fil des secondes. À chaque fois que le joueur renvoie une balle, son score augmente. Lorsque le joueur se fait finalement toucher par l'une d'entre elle, le combat suivant se déclenche.

- Le deuxième : Le joueur se retrouve aussi seul, au milieu de l'écran. Il est attaqué des deux cotés par des bombes à retardements. Le but est de ne pas se faire toucher par les explosions, soit en évitant la bombe (mais c'est une tactique qui devient vite périlleuse car les bombes s'empilent assez rapidement), soit en les détruisant d'un coup de pied au sol. Plus le temps passe, plus les bombes deviennent nombreuses et rapides. Comme pour le stage Bonus précédent, lorsque le joueur élimine une bombe, son score augmente. Lorsque le joueur se fait finalement toucher par l'une d'entre elle, le combat suivant se déclenche.

IK+ est considéré depuis longtemps comme « LE » meilleur jeu de karaté de tous les temps. En effet, même si au niveau de « l'emballage » graphique et sonore le jeu reste très simple, les points forts de ce jeu reste indéniablement sa maniabilité, son gameplay et le fun qu'il dégage. Bref, des qualité qui font qu'un jeu reste et restera dans les mémoires dès la première partie ! ;-)

L'Intro

Amiga
GBA

Conclusion : l'intro est assez semblable au niveau de la présentation sur les deux versions : Un logo « IK+ » qui s'affiche en rouge et qui se désintègre et se fend de l'intérieur par tout un tas de petits pixels jaunes qui le traversent. Puis viennent alors les ombres animées et colorées de petits Karatékas qui exécutent des figures de karaté sur le logo.

Mais quelques différences montrent déjà le bout de leur nez entre les deux versions, héhé ! En effet, la version Amiga semble plus rapide au niveau des animations des karatékas qui s'agitent sur le logo « IK+ ». Paradoxalement, ces personnages sont plus nombreux sur la version Amiga qui ne souffre pourtant d'aucun ralentissement. De plus, la version Amiga opère un effet de transparence sur les personnages alors que cet effet est carrément absent de la version GBA !

Sur Amiga, au bout de quelques secondes d'attente, le jeu affiche un menu très coloré (les couleurs flashent et s'alternent pour donner un effet de « rasters ») à partir duquel il est possible de modifier tout un tas de paramètres (vitesse, son, scores, etc, etc.). Sur GBA, c'est un petit tutorial qui explique comment réaliser les différents coups avec le Pad de la GBA : Une TRÈS bonne idée !

Le jeu

Amiga
GBA

Conclusion : c'est lors d'une partie proprement dite que l'on s'aperçoit vraiment des différence entre ces deux versions. Et je ne vous ferai pas languir plus longtemps en déclarant haut et fort que la version Amiga surpasse la version GBA ! En effet, même si les screenshots ne trahissent pas vraiment ces différences, elles sont pourtant flagrantes lorsqu'on joue aux deux versions à la suite...

Pour commencer, c'est la résolution et le nombre de couleurs utilisées sur la version GBA qui surprend immédiatement. En effet, la version Amiga affiche plus de couleurs et offre une résolution bien supérieure qui permet des graphismes plus fins et (même si ce n'est pas très gênant) une aire de jeu un poil plus grande. Les graphismes ont été compressés pour tenir dans la résolution de la GBA ce qui donne un tassement des objets du décors (le banc à gauche et les nuages sont un bon exemple). Au final, ce n'est certes pas vraiment gênant car les personnages de la version GBA ont, du coup, été repositionnés (et remontés) pour une meilleure visibilité (c'est pour cette raison que l'ombre des karatékas est plus longue sur la version GBA) mais il fallait le souligner car graphiquement on y perd tout de même un peu.

Ensuite, coté animation, on dénote un petit manque de rapidité dans la version GBA par rapport à la version Amiga pour une même vitesse sélectionnée sur les deux versions (car dans IK+, il est effectivement possible de sélectionner la vitesse du jeu quelle que soit la version !). Il faut donc en général choisir une vitesse un peu supérieure pour retrouver la même que sur Amiga. Ceci n'entache donc en rien le jeu puisque la version GBA reste très jouable et très fun lorsqu'on choisie une vitesse plus rapide. Par contre, et c'est bien dommage, pas mal de petites animations humoristiques du décor qui étaient omniprésentes dans la version Amiga (le Pac-Man qui traverse l'écran, l'araignée qui descend de l'arbre, etc.) ont disparu sur GBA ! Il en reste cependant quelques-unes : l'animation du reflet du soleil dans l'eau, l'asticot qui traverse les dalles, le poisson qui surgit de l'eau, le mouvement des vagues et, parfois, on aperçoit le périscope d'un sous-marin qui sort de l'eau (mais franchement, si je n'avais pas vu le périscope de la version Amiga, je n'aurais jamais compris qu'il s'agissait d'un périscope sur GBA : le manque de couleur se fait cruellement sentir à ce niveau, hélas...).

Heureusement, l'humour est quand même resté intact lorsque le joueur perd son pantalon en cours de partie. (À noter que sur Amiga, il est possible de forcer l'animation en appuyant sur la touche « T » du clavier, héhé !)

Amiga
GBA

Coté son, le point va aussi vers l'Amiga sur lequel le son est bien plus net.

Le stage "bonus"

Amiga
GBA

Le tableau des scores

Amiga
GBA

Conclusion : sur GBA ou Amiga, la présentation des scores est identique : un Top 50 qui affiche la position, le nom (3 lettres), la couleur de la ceintures et le score. La version Amiga bénéficie en plus d'une animation de de petits logos « IK+ » de couleurs qui tourne autour des scores et d'une animation d'un combat entre deux karatékas (sur la droite).

Conclusion

Après avoir lu ce comparatif, il est évident que la version Amiga a une petite longueur d'avance au niveau de la performance technique et de la programmation (pourtant elle est plus ancienne car sortie en 1988) que la version GBA (qui est de 2002 !). Mais, réellement, le fun est tout aussi présent que ce soit dans l'une ou l'autre version et c'est bien le principal (NdL : Doit-on parler du prix de la version GBA ?). Et si l'on fait abstraction des différences cités plus haut (et qui sont pour la plupart dues aux limitations de la GBA par rapport à l'Amiga), la version GBA reste TRÈS honorable. ;-)

Pour finir, je dirais que ce soit sur Amiga ou GBA, IK+ est un classique à ne manquer SOUS AUCUN PRÉTEXTE ! ;o)

Les autres versions

Commodore 64 : la version d'origine ! C'est de là que toutes les conversions sont parties...
ZX Spectrum : Des graphismes très soignés pour les faibles capacités de cette machine : impressionnant !
Amstrad CPC : très jouable et bien colorée, cette version CPC est une très bonne surprise !
Atari ST : très semblable à la version Amiga
Atari 8-Bits : Attention, cette version Atari 8-Bits n'a jamais existé commercialement ! C'est un projet (assez abouti, d'ailleurs) d'un passionné qui a décidé d'adapté la version Commodore 64 pour Atari 8-Bits. Et à en juger par le screenshot, c'est plutôt réussi !

Voilà, ainsi s'achève le test comparatif d'IK+... Mais il faut savoir qu'il existe des « clones » d'IK+ dont voici les noms : IK (International Karaté, premier du nom... Qui a d'ailleurs lui aussi été adapté sur GBA), The Way of the Exploding Fist et Fist +.

TITAN
(14 avril 2003)
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