 |
 |
1990,
Loriciel, la combinaison gagnante... |
...à
l'origine de Disc ! |
Il
y a des questions, sur un site de old-school gamers comme Grospixels,
à ne pas poser. Du genre : l’Amiga, mieux
ou moins bien que le ST ? Ou encore : la troidé
a-t-elle enterré les jeux deuxdé ? Je ne vais
donc pas demander si tout le monde connaît Tron,
ça sent l’affront. Et Loriciel, vous connaissez
? Argh, je savais bien que celle-là aussi, fallait pas
la poser.
 |
 |
Vais-je plutôt choisir Zappy ou Macdo ? |
Les adversaires ont des blazes encore plus ridicules. |
Un
simulateur de frisbee.
La
licence Tron a déjà pas mal été
exploitée dans le milieu des jeux vidéo, logique
vu la thématique du flim. Ici, Loriciel tente une adaptation
des célèbres duels de frisbees cybernétiques,
avec sa propre vision des choses. En effet, aucune référence
ou copyright de Tron n’est visible, Loriciel
ayant réussi à s’en inspirer sans avoir
à se fendre les droits d’auteur. Ce qui permet
par la même occasion de prendre certaines libertés,
ce qui est normalement impossible avec un cahier des charges
(connu pour être très strict chez Disney, exploitant
officiel de Tron). Disc met en scène
une compétition sans merci entre lanceurs de disques,
le tout orchestré dans une ligue. Votre personnage commence
novice, et doit finir master, en gravissant petit à petit
les échelons qui le mèneront à la gloire.
Seul moyen d’évoluer : battre tour à tour
les différents licenciés de la ligue, et s’approprier
leur grade.
Les compétences du personnage évolueront de cette
manière, notamment la vitesse de lancer et les trajectoires.
 |
 |
Attention à la réception ! |
Un blocage parfait. |
Roland-Garros,
mais avec des trous dans le terrain.
Chaque
affrontement se présente ainsi : tel un match de tennis,
les joueurs se font face à face en se tenant sur des
dalles de couleur, le tout en suspension au-dessus du vide (qui
fait d’ailleurs office de ligne de séparation).
Tout joueur qui possède un disque peut l’envoyer
soit en frontal, soit sur les murs qui le font ricocher. Le
joueur adverse peut soit le récupérer si le disque
ne file pas assez rapidement pour attaquer, soit le renvoyer
en se servant de son bouclier, ce qui amplifie sa vitesse et
donc son potentiel de dommages. Il peut bien sûr aussi
l’esquiver, mais ce n’est pas la technique qui permettra
de gagner.
 |
 |
Va y avoir de l'Urgo en l'air...
(je ne suis pas fier de celle-ci) |
La case mystère !!! |
Croix-croix
car-ré, rond-rond-rond et tri-an-gle…
Pour
battre son adversaire, différentes méthodes sont
applicables : la première consiste à bourriner
son adversaire pour que sa jauge de vie tombe à zéro.
Généralement, quelques rebonds de disques qui
lui tapent dans le dos, et c’est plié. La seconde
consiste à le faire tomber dans le vide. Chaque dalle
qui forme le sol est reliée à une plaque équivalente
sur le mur derrière le joueur. Ces dernières ont
des niveaux de résistance variables, et chaque impact
de disque dessus amenuise leur solidité. Au choc fatal
pour la plaque, la dalle correspondante disparaît. On
se retrouve alors rapidement avec des structures composées
de trous, et il est même possible d’isoler l’adversaire
sur une dalle, le truc idéal ! Des symboles représentent
la résistance des plaques : un cercle pour un coup, deux
barres horizontales pour deux coups, un triangle pour trois
coups, puis un carré, un pentagone, et un signe infini
pour les plaques indestructibles. La dernière technique
pour la victoire consiste à jouer la montre, les parties
étant chronométrées, car au timeout, celui
qui possède le plus de dalles gagne (cela se mesure avec
les logos apparaissant dessus).
 |
 |
Argh, il a bloqué mon disque ! |
Link, sans sa Tri-Force, il ne vaut plus rien.
Allez ouste, direction le Néant." |
Comment
on active le service à la cuillère ?
De
temps en temps, des points d’interrogation apparaissent
sur les plaques : si vous les touchez, une option supplémentaire
est disponible, du genre : vitesse accrue du disque, maîtrise
du disque, double dégât… Ces bonus changent
vraiment la donne, et au vu du niveau de jeu, ils deviennent
très vite indispensables pour latter le gars en face.
De même, régulièrement, un personnage apparaît
sur une plate-forme au milieu du vide pour renvoyer les disques,
ajoutant un peu de hasard dans les parties. Fait étrange,
il n’est absolument pas présent sur la version
Pécé. Disc n’est pas un
jeu facile, l’ordinateur se débrouille très
bien dans le haut du classement, et il faut vraiment s’arracher
les tripes dans les dernières confrontations pour remporter
la victoire. Mais tout dépend de ses aptitudes de jeu,
car question maniabilité, la bête répond
au poil (poil… bête… aïe non pas les
oreilles !). Seul un bouton est nécessaire pour tout
gérer en plus des déplacements, sachant que les
sauts par-dessus une dalle manquante se font automatiquement.
Les feintes sont légion, attention notamment à
bien différencier un tir haut d’un tir bas, et
de savoir distinguer un tir offensif d’un retour de disque.
 |
 |
Deux
disques à rattraper, ça va être chaud
! |
Et hop, le petit saut de cabri. |
Jeu,
Set et tombé de la plate-forme.
Graphiquement,
Disc est aisément reconnaissable par
son ambiance futuriste et spatiale se reposant sur les couleurs
orange et bleu (avec un peu de vert sur la fin), permettant
une lecture facile du jeu. Les animations sont fluides et très
agréables, aucun scrolling n’est présent,
un bonheur pour les petites configs. Les bruitages sont simplistes
mais donnent des indications précieuses sur le déroulement
de la partie. Quant à la musique, à part celle
de l’intro, ben y’en a pas, c’est super dommage.
À noter la présence de l’option qui tue
tout, j’ai nommé le mode deux joueurs. Là,
on atteint une autre dimension, comme seuls les jeux les plus
simples peuvent nous y amener : les parties sont rapides et
frénétiques, et s’enchaînent sans
délai, poussées par la rage du perdant qui tient
absolument à se refaire. Engueulades et crises de nerfs
garanties !
Tonton
Ben, le Jeff Bridges du frisbee (sur la plage
uniquement).