Une nuit orageuse... Le chien Colin Curly est tranquillement en train de jouer sur son ordinateur à son jeu favori,
Pushover (activité que je vous recommande aussi). Soudain, alors qu’il arrive enfin
au 100ème niveau et tandis qu’il ingurgite goulûment son dernier Quaver, le voilà aspiré à
travers l’écran. De l’autre côté, c’est le choc : des paquets de Quavers géants. Une chance inespérée
pour notre héro gourmand, qui se jette aveuglément à la recherche de ses friandises préférées
(et va accessoirement tenter de revenir dans la réalité)...

Cinématique d’introduction
One step beyond n’est donc rien de moins que la suite
de Pushover, qui nous venait déjà des développeurs de Red Rat. Pourtant ici, pas de domino ni
de fourmi. Les seuls points communs sont le personnage Colin Curly (qui joue cette fois un rôle bien plus important),
des paquets de biscuits apéritifs, et une fois de plus des puzzles à vous griller les neurones... Après
une intro sympathique et un menu très dépouillé (vous pouvez juste entrer un password), nous arrivons
à l’essentiel, le moment où l’on joue.

1. Les premiers niveaux sont simples
2. Les différentes plates-formes que vous rencontrerez
Une fois de plus, nous avons affaire à un principe simple,
avec des règles enfantines, et pourtant cela n’en fait pas un jeu facile, au contraire. Colin va devoir franchir les
niveaux en sautant de plate-forme en plate-forme jusqu’à atteindre la porte de sortie. Première difficulté,
à chaque fois qu’il sautera d’une plate-forme à une autre, celle sur laquelle il était disparaîtra.
Le but est de toute les faire disparaître avant de quitter le niveau. Autre problème, certaines plates-formes
réagissent de manières différentes des autres. Certaines disparaissent avec un temps de retard, d’autres
sont numérotées et doivent disparaître dans un ordre précis. Il y en a même qui font disparaître
ou réapparaître d’autres plates-formes situées au même niveau qu’elles. Certaines enfin vous éjecteront
corps et biens dans une autre direction. Pour vous achever dans la folie des plates-formes qui peuplent cette centaine de
niveaux, un temps limité vous mettra constamment la pression. Non plus aucun doute, même si le concept est un
peu différent, nous sommes tout de même en présence d’un Pushover 2.

La difficulté est croissante, et comme d’habitude dans
les jeux de puzzle, les premiers niveaux servent avant tout de didacticiel tandis que les suivants cherchent à vous
rendre dingue. Côté animation seul le personnage que vous contrôlez est animé, ainsi que les plates-formes
lorsqu’elles disparaissent. Ce n’est pas un mal, vu que nous sommes dans un jeu de réflexion, et non un shoot en 3D.
L’abus de sprites aurait été néfaste au gameplay. Par contre, si je pouvais me permettre un reproche,
ce serait dans le choix des décors. Certes, l’intrigue se passe dans un ordinateur, mais il aurait sûrement été
possible de faire quelque chose de moins répétitif. Non ? Ce choix serait anecdotique ci les couleurs avaient
été plus sobres… Je veux dire par là qu’elles nuisent parfois à la visibilité. Rien de
bien méchant, mais il fallait le souligner…
Si Colin saute d’un peu trop haut vers une plate-forme située
plus bas, il s’assommera quelques secondes. Pas d’inquiétude, il n’y a aucun point de vie, cela fait juste perdre un
peu de temps (ce sera parfois même la seule solution dans certains niveaux). En revanche, s’il tombe de vraiment trop
haut, c’est la mort qui attend ce pauvre chien. Là encore, inutile de paniquer, les vies sont illimitées, il
suffit de recommencer le niveau. A noter que l’on peut, tout comme dans Pushover, utiliser des jetons pour revenir au dernier
endroit où l’on se trouvait dans le niveau avant de perdre, afin de ne pas reprendre le niveau depuis le début.
On gagne un jeton par niveau réussi.

Colin peut se déplacer à droite, à gauche,
sur une plate-forme située juste sous lui. Il peut aussi sauter sur des plates-formes situées au dessus mais
seulement en diagonal. En maintenant la touche feu enfoncée, il peut sauter encore plus loin, toujours dans les mêmes
directions (droite, gauche, ou vers le haut mais en diagonal seulement). Le maniement est assez intuitif, même s’il
nécessite un joystick fiable (ça me rappelle quelques crises de nerf sur certains niveau de rapidité,
ça). Le maniement clavier est plus étrange de par la disposition des touches, mais reste finalement logique
: O et P pour se déplacer à gauche et à droite, Q pour descendre. La touche A permet de sauter vers une
plate-forme supérieure (avec O ou P pour la direction), et si en plus vous associez la barre d’espace, le saut sera
plus long.
Niveau 100 : les propriétés des plates-formes sont invisibles !
Malgré toutes ses qualités, One step beyond a eu
moins de succès que son grand frère. Beaucoup ont préféré le concept des dominos à
celui des plates-formes. Cela dit, One step beyond reste lui aussi un bon puzzle game, à côté duquel il
serait dommage de passer.
Jean-christian Verdez