
Un écran d'accueil psychédélique...
Dans
notre grande saga "comment s'engueuler avec son grand frère le dimanche
après-midi sur le pécé", il sera de bon ton d'aborder un titre
sans prétention, mais au potentiel ludique indéniable : 7 Colors,
le jeu qui met en danger tout ce qui peut se casser ou s'envoyer à la figure
sous le coup de la défaite.


Une interface belle comme un distributeur automatique de billets des années
80.
C'est le boxon, n'est-ce pas ?
Un gros cube, un p'tit cube...
A
l'instar, et pour ne citer que le plus connu du genre, d'un Tetris, 7 Colors ne
s'embarrasse ni d'une introduction, ni d'une quelconque fin ; en fait, aucun
scénario ne vient justifier le fait de lancer une partie. Pour les plus
romanciers, un grand jeu-concours sera bientôt organisé sur le thème
"prends ta plus belle plume, et écris-nous le scénar' de 7 Colors
sur une copie double" ; envoyez vos proses à l'ami Laurent qui
se fera une joie de récompenser le gagnant avec un exemplaire dédicacé
du dossier Halo gravé dans le marbre (prévoir
200€ pour les frais de port).


Démonstration de stratégie gagnante : si le camp violet
passe au rouge...
...il englobe toute la zone nord, doublant ainsi sa superficie !
Chez
Infogrames, on se s'ennuie pas avec les détails, tout est fait pour la
confrontation : seul face à l'ordinateur, ou contre une future victime
des Objets Volants Tout à Fait Identifiés, il est même possible
de lancer des défis en réseau, ou de laisser l'ordinateur se mettre
une auto-trempe. La dernière option paraît stupide ? Je vous
rassure, c'est le cas. Mais c'est la seule.


Et là, on se dit que le camp turquoise a gagné...
...mais il a suffi d'un passage en violet pour annexer la zone du
bas !
Houlà,
y'a trop de cubes...
Les
deux joueurs s'affrontent sur un terrain composé de gemmes quadrilatérales,
de sept couleurs différentes : bleu, vert, turquoise, rouge, violet,
jaune, et blanc. Au début de la partie, les deux adversaires ne possèdent
qu'un seul diamant chacun, placés aux extrémités de l'échiquier.
A tour de rôle, chacun devra choisir une nouvelle couleur. Si des gemmes
de cette couleur sont adjacentes à celle-ci, elles sont annexées.
Le but du jeu consiste donc à s'approprier la moitié du territoire
par cette méthode de conquête, sous deux restrictions : non
seulement chaque joueur doit obligatoirement changer de couleur à son tour,
mais il ne pourra pas sélectionner celle qu'a choisi le concurrent.


Notez les barres noires verticales...
...qui freine la progression des deux camps.
Là
où 7 Colors fait très fort, c'est qu'au-delà de son principe
de jeu simple et appréhensible en moins d'une minute, l'interface proposée
est du même cru, très accessible. Les joueurs n'ayant à gérer
que le choix des couleurs, l'interaction se borne donc à déplacer
un curseur sur les icônes de couleurs situées dans le cadre de l'écran !
Ne vous fiez donc pas à l'apparente complexité du terrain, qui ne
constitue pas l'interface de contrôle.


Ici, on peut à peu près tout paramétrer...
...et accéder à l'éditeur de cartes !
Je
préfère l'apéro, c'est moins compliqué.
Et
comme souvent, l'intensité et la tactique se veulent proportionnelles à
la simplicité du concept ! Une partie de 7 Colors, c'est une espèce
de blitzkrieg où l'on alterne le blocage de l'adversaire en lui prenant
la couleur dont il a le plus besoin, avec la conquête frénétique
du territoire. Il devient alors absolument nécessaire d'analyser correctement
le terrain, puisqu'il est possible d'annexer des pans entiers de gemmes de couleurs
différentes, si elles se trouvent encerclées par des gemmes déjà
conquises. Enfin, afin de rajouter un peu de piment, les actions sont chronométrées.


La taille des gemmes est gérable...
...pour les débutants, histoire prendre en main la bête.
Histoire
de varier les plaisirs, la taille des gemmes est paramétrable afin d'adapter
le challenge aux joueurs, et il est possible de rajouter des obstacles sur le
terrain qui viendront freiner la progression des conquérants. Un éditeur
de niveaux est également inclus, rien de tel qu'un bon champ de bataille
perso pour mettre la raclée au voisin ou au p'tit cousin. Avec une réalisation
agréable et garanti de tourner sur toutes les configs, 7 Colors s'est assuré
un franc succès sur Amiga, Pécé ou ST. Il me semble même
avoir vu une adaptation récente sur Linux. 7 Colors, un jeu qui rend accro !
Tonton Ben, parti prendre l'apéro