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Un
logo très design. |
Oui,
c'est meuoua la star ! |
Ce que j'aime bien, avec Epic MegaGames, c'est qu'ils s'attaquent
toujours aux parents pauvres du pécé. Prenons
les jeux de plates-formes, par exemple, le domaine réservé
de Messieurs Commodore, Atari, Nintendo et Sega : hop,
un coup de Jill
of the Jungle, on enchaîne avec JazzJack
Rabbit, et tout le monde s'éclate sous DOS.
Déjà fini Xenon
2, et plus de shoot'em up à se mettre sous
la dent ? Allez, Epic nous sort Zone 66.
Et pour la baston, M'sieur Epic, vous pouvez faire quelque chose ?
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Aïeu,
ça pique ! |
Décidément,
l'électricité... |
La
savate en VGA, c'est possible ?
Bah oui, les enfants c'est possible, il faut juste que ce ne
soit pas développé, euh pardon, converti par U.S.
Gold. Après un épisode test sous le nom de One
Must Fall, vite tombé dans les oubliettes du
shareware, Epic remet le couvert en sortant une nouvelle version,
carrément numérotée 2097. C'est pour dire.
Ceci dit, ce n'est pas plus ridicule que de rajouter des Super
Hyper Turbo II X Dash Zero Prime Alpha For Matching Service
Anniversary Edition.
Donc
en 2097, l'humanité continue de prendre plaisir à
se mettre sur la poire, mais au moyen de la technologie de pointe :
les mech-warriors. Des robots gigantesques de, houlà,
voyons...10, 15, 25, 2097 (non pas le dernier) mètres
de haut, et qui sont en plus très agiles. C'est bien
le futur. Des affrontements cybernétiques sont donc organisés
au moyen de tournois, par bien sûr des gouvernements composés
de groupuscules et de conglomérats aux finances douteuses
et aux ambitions obscures mais néanmoins néfastes.
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Le
menu de gestion de votre carrière... |
...et
celui du mode arcade. |
Bon,
le scénario, c'est plié, ensuite...
Deux modes de jeu sont accessibles : arcade à un
ou deux joueurs, et tournament. Le premier est plutôt
classique, avec le choix d'un personnage aux caractéristiques
variées (Force, Rapidité, Endurance), puis de
son robot, parmi les dix disponibles (sans le Nova, celui du
boss final). Intéressons-nous donc en détail au
second mode, qui fait la force et la richesse du soft. Il s'agit
ni plus ni moins d'un mode carrière comme on en a trop
peu souvent vu dans un soft de baston. Seul le World Tour de
Street Fighter
Zero 3 sur consoles peut prétendre à
la concurrence. Ici, une fois votre profil créé,
il vous est proposé de gérer votre ascension au
sommet à travers quatre tournois de dimensions et de
difficulté croissantes. Chaque inscription coûte
de l'argent et chaque victoire permet d'en récolter,
selon vos performances. De plus, des séances d'entraînement
de votre personnage peuvent être financées, et
les différents éléments de votre mech-warrior
améliorés, le tout influençant vraiment
sur les performances en combat. Vous commencez avec un Jaguar,
qui est paradoxalement le robot le moins original, mais l'un
des plus efficaces.
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Et
une destruction, une ! |
Le
Shadow à l'attaque. |
Quand
est-ce qu'on se latte ?
Un clic sur la case de validation du combat, et c'est parti.
Les affrontements se déroulent en un round en mode tournament,
et dans des décors fixes, qui interagissent avec les
personnages. Le décor principal (le seul qui était
accessible dans le shareware) consiste en une cage d'acier reliée
à des paratonnerres : lorsque l'un des deux robots
se retrouve projeté contre les parois, il est électrocuté
avant de retomber au sol, entraînant plus de dégâts
(un peu à la World Heroes). Ailleurs,
un désert sert d'arène où des avions de
chasse mitraillent par vague les combattants, créant
souvent des retournements de situation. Quasiment tous les stages
proposent des évènements sadiques de ce style.
Il
est à vous, ce zouli robot ?
Chaque
mech-warrior possède son propre style de combat, en rapport
avec ses capacités physiques : le Shadow projette
des répliques de lui même (façon Chizuru
Kagura dans KOF) ;
le Pyros fonde toutes ses attaques sur le feu ; le Chronos
maîtrise le temps et la téléportation...
De trois à quatre attaques spéciales sont proposées
dans la palette de coups de chaque robot, les manipulations
s'effectuant à partir de quarts de tour, demi-tours et
de quelques double-taps, avec le bouton de poing ou de pied.
Des super sauts sont disponibles, l'adversaire est choppable,
et une barre d'étourdissement est présente. On
est dans l'ultra-classique, Epic ayant fait en sorte de prendre
le meilleur des références de l'époque,
pour l'adapter sur Pécé. Cerise sur le
gâteau, des fatalities à deux degrés (scarp
et destruction) sont présentes. Elles ne sont pas sanglantes
comme dans Mortal
Kombat ou Moonstone,
mais conduisent, si elles sont réalisées complètement,
au démantèlement du robot adverse. En mode tournament,
cela permet de gagner encore plus de brouzoufs, quelque fois
des pièces détachées pour améliorer
son mech (triple tir pour le Jaguar, boule de feu pour le Katana),
et de rencontrer des persos secrets.
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Happening !
Un challenger secret... |
...qui
me massacre dans les coins. |
Tu
veux ma photo, banane ?
Le
charme de One Must Fall 2097 réside
aussi par le nombre de personnages présents dans le jeu,
qui n'hésitent pas à vous briser verbalement lors
du chargement très rapide des combats, et l'on finit
par identifier ses adversaires, puisqu'on les retrouve tous
au World Championship, le dernier des quatre tournois. Tous
les portraits sont très bien réalisés,
avec un certain style manga pour la présentatrice télé
qui résume la rencontre à la fin d'un match. Certains
adversaires sont d'ailleurs connus (et cachés), je pense
par exemple au lapin vert trèèèèèès
rapide... Certains ne sont pas évidents à battre,
surtout si le mech-warrior n'est pas boosté correctement.
Les victoires et les défaites sont comptabilisées,
les acharnés du sans-faute apprécieront.
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Une
rafale de Rafales (lol). |
Lui,
je l'ai déjà vu quelque part... |
Raaah,
qui a rayé la carrosserie de mon mech-warrior !?
Techniquement,
c'est du très bon boulot. Même si l'on assiste
pas à des débauches de couleurs dégradés
dans tous les sens (quoique), ni à des scrollings parallaxes
multi-directionnels-de-la-mort-qui-tue(TM), c'est
graphiquement très fin, merci le VGA. Quant à
l'absence de scrolling, au moins ça tourne au poil sur
un 386. Les robots ont dû être modélisés
à partir de petits jouets articulés, car le résultat
est convaincant. La maniabilité est très plaisante,
les coups réagissent au quart de tour, et l'ordinateur
propose un vrai challenge. Quelques sons de boites de conserves
écrasées viennent illustrer les fracassages, le
tout sur des thèmes techno entraînants et jamais
trop prise de tête. En résumé, One
Must Fall 2097 parvient presque à faire oublier
un Street Fighter
II, par la richesse de ses bonnes idées,
de son gameplay, de sa réalisation graphique et de sa
durée de vie. Une suite en troidé et en réseau,
répondant au doux nom de OMF : Battlegrounds
est sortie fin 2003, et elle n'est pas aussi heureuse que son
ancêtre. Pour la résumer, c'est assez simple :
prenez la phrase précédente, et tournez-là
au négatif. En plus, elle est ultra buggée.
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Allez,
une capture avec le Nova, pour le plaisir. |
Je
me la raconte, et j'adore ça. |
Avis
aux amateurs, One Must Fall 2097 fait aujourd'hui
le bonheur des amoureux de l'abandonware, puisque non seulement
les créateurs de chez Epic l'ont déclaré
freeware, mais en plus, une version avec jeu en réseau
est disponible. Bravo, les gars, c'est grâce à
des initiatives de ce genre que la communauté old-school
continue, aujourd'hui encore, à adorer vos anciennes
productions (NdL : Copie de l'article transmise chez LucasArts).
Tonton
Ben, la boîte de conserves du futur.