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| Profitez
de l’intro, c’est le seul moment ‘propre’. |
On peut être druide et être
à la mode californienne. |
Dans
une mesure de prévention de l’innocence de votre
progéniture, éloignez les enfants de ce test.
Non, il ne s’agit pas de Fascination
ou de Virtual Valérie (ni même
de Bomb’X), les pervers peuvent sortir
de la salle. Oui, la petite porte, là-bas, au fond.
Ici,
c’est surtout dans le cas où vous avez déjà
surpris vos bambins à prendre du plaisir dans la torture
de petits rongeurs, insectes ou camarades de classe. Ce jeu
pourrait légitimer leurs actions, ou leur apprendre de
nouveaux jeux dans la cour de l’école. Perso, j’étais
au collège lorsque j’ai découvert Moonstone,
et j’avoue que j’aurais bien tenté d’instaurer
des parties live pendant les récrés. Juste comme
ça, pour voir.
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| Un
écran de titre sombre comme l’ambiance.
Brrrrr !!! |
La
carte du jeu, bien vaste. |
This
is a hard day (k)night…
C’est
littéralement le sous-titre du jeu, on ne manque pas
d’humour chez Mindscape. La trame de fond est assez simple
: quatre chevaliers sont mandatés par la guilde des druides
pour retrouver la moonstone, afin de calmer la lune, qui a tendance
à taper un peu trop sur le système des bestioles
de la région, devenues incontrôlables et particulièrement
agressives. Il s’agit en somme d’une véritable
compétition, chaque prétendant bossant pour lui.
Rajoutez les commentaires de feux Guy Lux et Léon Zitrone,
et on se croirait presque dans Intervilles. Quelle bande de
farceurs, ces druides.
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| Ahlala
la vachette s’amuse avec le concurrent bleu, Léon
! |
Décidément,
c’est pas son jour, à notre sympathique
participant ! |
Attention
à la vachette, Guy, elle monte dans les gradins !
Le
point fort du soft, c’est incontestablement son mode de
jeu à quatre. Tout le fonctionnement de Moonstone
repose là-dessus : quatre chevaliers de couleurs différentes,
qui explorent quatre contrées distinctes sur la carte,
quatre clés pour l’accès à la vallée
et quatre pierres de lune représentant les quatre périodes
de l’astre. Les phases de jeu sont ainsi découpées
en tours, ou chacun à droit de se déplacer sur
la carte et de tenter de découvrir, dans un premier temps,
les quatres clés nécessaires pour explorer la
terre du milieu (non, pas celle avec les hobbits et le gros
neunoeil, suivez quoi), chacune se trouvant dans un des coffres
de chaque région. Le problème, c’est que
chaque endroit à parcourir est habité par un autochtone
qui ne semble pas apprécier les tournois du style. Au
menu, Trolls nauséabonds, créatures des marais,
ogres lanciers, singes agressifs… Un bestiaire très
complet est proposé, et souvent en groupe, le nombre
d’adversaire étant généré
aléatoirement à chaque confrontation.
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| Faut
bien le secouer, sinon la pulpe elle reste en bas… |
Arf ! Tout cassé le joujou ? |
Déjà
cinq morts dans l’équipe de Trifouillis-les-trois-patates,
mon cher Léon…
Dès
lors, le jeu passe en mode combat, en vue de côté,
avec la possibilité de se déplacer en profondeur.
On se rapproche beaucoup plus d’un Golden
Axe en un contre un, écran fixe, que d’un
Street Fighter 2. Sauf que la palette de coups
est bien plus étoffée qu’avec le titre de
Sega : dans la pleine tradition de la jouabilité Amiga,
tous les mouvements se font en maintenant le bouton du joystick
et en activant une des huits directions (dans le même
esprit que First
Samurai ou Body Blows). Résultat
: attaque piquée, tranchage vertical ou horizontal, esquive,
contre… Toute la panoplie des mouvements du p’tit
boucher illustré est ici représentée, pour
le bonheur des poètes et des âmes légères.
Comble du bon goût, les coups fatals sont une explosion
de couleur (rouge), et proposent quelques spécialités
variées comme la décapitation, l’empalement,
voire même l’explosion, et ce valable aussi bien
pour l’adversaire que pour vous ; c’est le
petit aspect fun qui pimente les parties à plusieurs,
surtout lors des confrontations entre joueurs. On est en plein
dans le jeu gore, pas de doutes. A noter que Moonstone
est sorti un an avant Mortal
Kombat en arcade.
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| Je
détestais qu’on me fasse ça à
la piscine. |
Aïe
! Ca pique. |
Alors,
qui va décrocher la queue du Mickey ?
À
chaque victoire, un coffre avec des goodies qui peut renfermer
potions, bagues magiques, parchemins de protection, et bien
sûr de l’or (des villes sont accessibles pour dépenser
son argent). L’expérience monte aussi, et à
chaque victoire, les statistiques de force, de constitution
ou d’endurance peuvent être augmentées. Et
puis, au bout d’un moment, si vous êtes chanceux
et encore en vie, vous trouverez quatre clés ouvrant
l’accès à la vallée. Attention, la
difficulté s’accroît encore un peu plus,
puisqu’il faudra affronter une bestiole plus coriace encore.
De même, de temps en temps, un dragon survole les contrées
de Moonstone, et peut s’abattre sur l’un des participants.
Et là, bien bonne chance pour s’en débarrasser.
Seuls des artefacts permettent de l’éviter, ou
de l’invoquer sur un adversaire.
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| Ah,
enfin un écran sans violence. |
J’me
ferais bien de belles moustaches comme ça, moua. |
C’est
beau, un clair de lune qui se reflète dans une mare de
sang.
En
cas de victoire, l’une des quatre pierres est à
vous. Mais ce n’est pas encore fini. Il va falloir rapporter
l’objet tant convoité aux druides, et ça
ne va pas être facile. D’une part, parce que la
pié-pierre, on ne la donne pas n’importe quand
(non mais c’est quoi ces manières !) : il faut
respecter le phase de la lune qui correspond à celle
de la pierre possédée, ce qui signifie, à
moins d’avoir une chance de c…, de patienter jusqu’au
bon créneau. Evidemment, on ne vous laissera pas tranquille,
puisque non seulement vos adversaires humains peuvent toujours
venir vous chercher des noises, histoire de vous éliminer
de la partie ou tout du moins de récupérer votre
bien, mais en plus, surviennent dans cette phase des chevaliers
noirs, pas très contents de voir se dérouler ce
genre d’épreuve (des rabat-joie, quoi). Et ils
sont vraiment coriaces.
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| Viande
de singe au menu ce midi. |
Il
va pas rester calme longtemps celui-là… |
On
avait dit : pas dans les yeux !!
Graphiquement,
Moonstone, ça chatouille la rétine,
même si le rendu est un peu étrange : pas de dégradés
caractéristiques des capacités graphiques de l’Amiga,
mais un dessin qui remplit tout à fait son rôle,
avec des décors fixes réussis et variés
qui donnent vraiment l’impression d’être peints
à la main. Il faut néanmoins se faire visuellement
à la carte au début, ce n’est pas un modèle
de clarté. Ses possibilités sonores sont tout
de même réduites au minimum syndical, les bruitages
étant très bien réalisés mais le
tout manquant de musique, présente lors des chargements
et des séquences cinématiques. Non, l’atout
technique du soft, c’est l’animation. Ahhhhh…
alors là, c’est superbe, les p’tits gars
de chez Mindscape ont mis tout ce qu’ils avaient dans
les mouvements des sprites. Les mouvements sont très
bien décomposés, et on sent qu’ils ont pris
du plaisir à créer toute cette boucherie visuelle,
étape par étape, histoire qu’on ne loupe
rien de la scène.
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| La
page d’inventaire, avec le contenu d’un
coffre à droite. |
Raaah
comment on fait pour le latter, lui ??? |
Un
peu comme Virtua Tennis, mais avec du sang.
Le
résumé est un peu facile, mais tout de même,
Moonstone, c’est le jeu qu’il fallait
avoir à l’époque lorsque les cousins squattaient
le dimanche après-midi après le repas de famille.
Avec deux manettes, voici un jeu de baston conçu pour
de l’éclate à quatre sans trop de temps
mort, mâtiné d’un brin de recherche. De prime
abord, le niveau de jeu est relevé, certes. Mais on finit
rapidement par découvrir les techniques spécifiques
à chaque type d’adversaire afin d’en venir
à bout. Et là où la plupart des jeux ne
proposent que le mode deux joueurs sur Amiga, Moonstone
s’impose comme le loisir incontournable pour ceux qui
pratiquent le jeu vidéo en groupe, et qui n’aiment
pas trop attendre. Enfin, pas autant que sur un
Pinball Fantasies, surtout lorsque le p’tit
neveu vient de gauler sa troisième extra ball.
Tonton
Ben, ex-boucher des Carpates.