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Lion Heart

Année : 1992
Système : Amiga
Développeur & Editeur : Thalion
Programme : Erwin Kleibhofer and Michael Bittner
Graphismes : Henk Nieborg
Pochette : Dieter Rottermund
Musique : Matthias Steinwac

 



Entrée

Une relique sacrée est dérobée par le méchant Norka, ennemi juré du roi. Ce dernier vous tenant en estime, c'est à vous d'aller récupérer le précieux trésor parce que bla bla bla.... On s'arrête là ! Encore un scénario insipide. On s'en fiche car le jeu en vaut la chandelle. Lion Heart est un des derniers gros titres sortis sur Amiga, un jeu conçu pour en mettre plein la vue en jouant la carte de la surenchère de scrollings, d'effets spéciaux etc... Rien que le ciel et les nuages du premier niveau vous feront penser à Beast et ses nombreux clones. Le jeu de Thalion brille de mille feu, c'est super beau et soigné, pas de doute là dessus.



Un petit mot sur Thalion, justement. Cet éditeur allemand s'est illustré avec brio sur Atari ST et Amiga avec des titres comme Chambers of Shaolin, Wings of Death ou encore Ambermoon. Avec Lion Heart, l'éditeur nous offre un énième titre d'arcade/plates-formes dont Turrican 2 est le maître absolu. Mais est-il encore besoin que je vous le rappelle ? Si je deviens lourd, prévenez moi !


Plat chaud

Le héros se prénomme Valdyn, un clone de Musclor dont la démarche féline n'a d'égal que la souplesse de son brushing. La gars va traverser une sorte d'enfer sur terre, se battre contre des créatures féroces, sauter avec panache sur de sympathiques plates-formes pivotantes et exhiber son torse velu et ruisselant de sueur à des monstres sanguinaires. Qu'est ce qu'on ne ferait pas pour le roi, je vous le demande ? Les niveaux sont glauques et assez grands dans l'ensemble. Pour mitonner des steak de streums, le Valdyn usera de son épée, et nous touchons là au seul petit défaut de Lion Heart. En effet, la portée de l'arme est vraiment trop courte et son maniement pas simple au début. Les pinailleurs rétorqueront qu'une épée plus efficace se trouve au cours du jeu. C'est vrai et ça arrange bien nos affaires. La jouabilité n'est donc pas des plus aisées au début puisqu'il faut maintenir le "fire button" (jargon de gamer, vous pouvez pas comprendre) et orienter le stick dans diverses directions pour porter les différents coups.

Bon, c'est tout de même jouable mais on a vu plus convivial. Leander, qui officie dans la même catégorie, fait beaucoup mieux en terme de gameplay. Mais il faut reconnaître que notre gaillard à un panel de mouvements variés. Il peut s'accrocher à une liane, grimper aux branches, doser la puissance de ses sauts. Polyvalent le garçon. Mais le charme du jeu vient avant tout de son ambiance. Je l'ai dit en début d'article, les graphismes sont très soignés, et ceux de l'intro confinent même au sublime. Les environnement sont variés et c'est toujours un plaisir de découvrir un nouveau niveau. Un grand bravo à ce cher Matthias Steinwac pour la bande son, remarquable. Le thème du premier niveau est assez déconcertant de beauté, il confère à vos exploits une atmosphère des plus singulière, à écouter absolument.


Dessert

Voici les plans complets du jeu. Cliquez sur les images pour les afficher en grand.



L'addition SVP !



Finalement, Lion Heart ne manque pas d'atouts et c'est ce qui le rend intéressant. Pas très facile, mais ça vous vous en doutiez, le soft offre tout de même une marge de progression satisfaisante. En s'accrochant, on y arrive, certains passages étant tout de même à retenir par coeur.

L'aventure ne s'avère pas si linéaire que ça car les niveaux regorgent de bonus et de bifurcations. Vous aurez même droit à des passages à dos de dragon, la classe, non ? Bien sur les Beast (Psygnosis) ou encore Unreal (Ubi Soft) sont bien plus marquants, mais Lion Heart est un très beau jeu qui n'est pas pour autant dénué d'intérêt, et ces ziques, quel régal... A essayer en tout cas, vous voulez une ordonnance ou ça va aller ? Avant de vous quitter les ami(e)s, je vous invitent chaudement à vous rendre sur ce site (http://thalion.amiga.tm/) qui traite des productions Thalion. De bons moment en perspective. Allez, à plus les loulous.


Bruno, pour rugir de... ok, je sors ^_^

Votre avis nous intéresse

03/02/2004 - Tam

J'ai découvert Lionheart sur Amiga il y a quelques mois de ça sur la compile CD32 200 (mais comment avais-je pu passer au travers à l'époque je me le demande encore ?) et je peux dire qu'encore maintenant ce jeu vaut son pesant de cacahuètes.

Graphiste : Henk Nieborg (http://www.henknieborg.nl - attention les yeux ce mec tue tout, c'est du gros et du beau pixel). Juste comme ça pour ceux qui me croiraient pas une image de Lomax (PSX) par sieur Nielborg :

Thallion y a du demomaker dedans (The Carebears, The Exceptions et The Lost Boys). Bon ça se sent dans les graphismes avec des effets de fou (dixit DMA : Rien que dans le premier niveau quand on voit qu'ils ont foutu un flickering pour afficher les vagues de la flotte sur le décor en gardant les palettes de couleurs des deux parties, on fait pas le malin moi j'vous l'dis !) et un changement de palette en fonction de l'altitude à laquelle vous évoluez il me semble aussi.

Le jeu est ultra classique. Trés bon point quand même, le bouton pour sauter (ce qui aurait fait de Ruff & Tumble un des meilleurs jeux du monde, je vous ai déjà parlé de Ruff & Tumble ?), la longueur du jeu, la présence de credits, l'intro, les passages secrets et globalement l'architecture trés libre des niveaux et les boss... un autre regret, les images qui viennent de thallion webshrine il me semble et qui sont malheureusement compressées à la truelle (jpeg aïe aïe) et qui rendent pas justice à la qualité graphique du jeu.

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