
Entrée
Une relique sacrée est dérobée
par le méchant Norka, ennemi juré du roi. Ce dernier vous tenant en estime, c'est à vous d'aller récupérer
le précieux trésor parce que bla bla bla.... On s'arrête là ! Encore un scénario insipide.
On s'en fiche car le jeu en vaut la chandelle. Lion Heart est un des derniers gros titres sortis sur Amiga,
un jeu conçu pour en mettre plein la vue en jouant la carte de la surenchère de scrollings, d'effets spéciaux
etc... Rien que le ciel et les nuages du premier niveau vous feront penser à Beast et ses nombreux
clones. Le jeu de Thalion brille de mille feu, c'est super beau et soigné, pas de doute là dessus.
Un petit mot sur Thalion, justement. Cet éditeur allemand s'est illustré avec brio sur Atari
ST et Amiga avec des titres comme Chambers of Shaolin, Wings of Death ou encore Ambermoon. Avec Lion Heart, l'éditeur
nous offre un énième titre d'arcade/plates-formes dont Turrican 2 est le maître
absolu. Mais est-il encore besoin que je vous le rappelle ? Si je deviens lourd, prévenez moi !
Plat chaud
Le héros se prénomme Valdyn, un clone de Musclor dont la démarche féline n'a d'égal que
la souplesse de son brushing. La gars va traverser une sorte d'enfer sur terre, se battre contre des créatures féroces,
sauter avec panache sur de sympathiques plates-formes pivotantes et exhiber son torse velu et ruisselant de sueur à
des monstres sanguinaires. Qu'est ce qu'on ne ferait pas pour le roi, je vous le demande ? Les niveaux sont glauques
et assez grands dans l'ensemble. Pour mitonner des steak de streums, le Valdyn usera de son épée, et nous touchons
là au seul petit défaut de Lion Heart. En effet, la portée de l'arme est vraiment trop courte et son
maniement pas simple au début. Les pinailleurs rétorqueront qu'une épée plus efficace se trouve
au cours du jeu. C'est vrai et ça arrange bien nos affaires. La jouabilité n'est donc pas des plus aisées
au début puisqu'il faut maintenir le "fire button" (jargon de gamer, vous pouvez pas comprendre) et orienter
le stick dans diverses directions pour porter les différents coups.
Bon,
c'est tout de même jouable mais on a vu plus convivial. Leander, qui officie dans la même
catégorie, fait beaucoup mieux en terme de gameplay. Mais il faut reconnaître que notre gaillard à un
panel de mouvements variés. Il peut s'accrocher à une liane, grimper aux branches, doser la puissance de ses
sauts. Polyvalent le garçon. Mais le charme du jeu vient avant tout de son ambiance. Je l'ai dit en début d'article,
les graphismes sont très soignés, et ceux de l'intro confinent même au sublime. Les environnement sont
variés et c'est toujours un plaisir de découvrir un nouveau niveau. Un grand bravo à ce cher Matthias
Steinwac pour la bande son, remarquable. Le thème du premier niveau est assez déconcertant de beauté,
il confère à vos exploits une atmosphère des plus singulière, à écouter absolument.
Dessert
Voici les plans complets du jeu. Cliquez sur
les images pour les afficher en grand.


L'addition SVP !

Finalement, Lion Heart ne manque pas d'atouts et c'est ce qui le rend intéressant. Pas très facile, mais ça
vous vous en doutiez, le soft offre tout de même une marge de progression satisfaisante. En s'accrochant, on y arrive,
certains passages étant tout de même à retenir par coeur.
L'aventure ne s'avère pas si linéaire que ça car les niveaux regorgent de bonus et de bifurcations. Vous
aurez même droit à des passages à dos de dragon, la classe, non ? Bien sur les Beast (Psygnosis)
ou encore Unreal (Ubi Soft) sont bien plus marquants, mais Lion Heart est un très beau jeu
qui n'est pas pour autant dénué d'intérêt, et ces ziques, quel régal... A essayer en tout
cas, vous voulez une ordonnance ou ça va aller ? Avant de vous quitter les ami(e)s, je vous invitent chaudement
à vous rendre sur ce site (http://thalion.amiga.tm/) qui traite des productions
Thalion. De bons moment en perspective. Allez, à plus les loulous.
Bruno, pour rugir de... ok, je sors ^_^