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SHOOT’EM UP
Steam Hearts (Giga, 94) :
Un shoot’em classique à scrolling vertical, où vous dégommez des aliens dans votre vaisseau spatial
; ni mieux ni moins bon que nombre de softs du genre. Là où il se démarque des Raiden et autre R-Type,
c’est évidemment qu’il s’agit d’un eroge…
Les Boss sont pilotés par de jeunes et jolies jeunes femmes, et une fois que leur vaisseau est détruit, on peut
passer à une autre sorte de tir… (je l’avoue, elle était facile celle-là).
Le jeu est également sorti sur Saturn et PC-engine et coûte assez
cher aujourd’hui.
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Le jeu proposant des Continues infinis et l’on reprend là où on est mort,
il peut donc se finir à la 1ère partie.
Gunners Broom (B-room, 98) :
On se demande bien pourquoi l’éditeur a choisi d’en faire un eroge, au vu du design général
et de l’ambiance, on est plus proche de jeux mignons comme Cotton ou Magical Chase… Le soft propose aussi des
passages de type aventure entre deux séquences de shoot.
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Ambiance champêtre.
SURVIVAL HORROR/JEU DE TIR
Des Blood VR (Illusion, 2003) :
Comme Biohazard, avec du sang, de la violence… mais aussi du sexe. Il fait 3 gigas, c’est
lourd. A noter que le jeu est fait pour également tourner sur… PS2 !!
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Vaut mieux prévoir un PC assez puissant…
Requiem Hurts (Illusion, 2001) :
Originalité : on peut incarner 3 filles différentes (durant la même partie je veux dire). Le jeu alterne
phases d’exploration et d’action à la Virtual Cop.
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Les graphismes ont quand même vieilli.
PUZZLE, MAH-JONG, JEU DE CARTES, …
Marble Cooking (Negative, 94) :
Il faut détruire les ennemis à l’aide de carottes (bonjour la symbolique…). De temps en temps, on
a une image cochonne en récompense… Aucun intérêt, c’est juste pour illustrer cette rubrique.
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Bah, ça aurait pu être des bananes ou des concombres…
SIMULATIONS DIVERSES
Gestion de lycée, de manoir, de cafétéria, d’éducation de jeune fille… MinDead Blood
(vous incarnez un vampire ; le concept est très intéressant et l’ambiance « castleviannesque »),
Suzukuri Dragon (Actraiser-like ? C’est ce qui s’en rapproche le plus), Majo no shukuzai (une exorciste), …
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MinDead Blood et Suzukuri Dragon.
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2 images de Majo no shokuzai dans lequel vous devez exorciser divers villages « possédés
».
SIMULATION DE SEXE
Le terme de « jeu » me semble exagéré… Ici, on ne s’embarrasse pas d’un scénario
ou d’une quelconque mise en scène, juste une ou plusieurs fille(s), dont vous choisirez les « actions »
via un menu. Comme dirait le Mougeotte des Guignols « du cul du cul du cul ». Quand le jeu est en 3D, on peut
généralement changer l’angle de vue. Le seul intérêt de ce type de softs est d’ordre
purement onaniste. Qu’on puisse payer juste pour ça, même si les graphismes sont très beaux, ça
me dépasse…. Bien sûr, ce genre de scènes est parfois (souvent ?) intégré au sein
d’un eroge classique, mais SEULEMENT ça, ce serait un peu comme jouer uniquement les stages bonus de type casser
des briques dans un jeu de baston. Exemples : Sexy Beach 2 et 3 (Illusion, 2003 et 2006). Et encore, il y a autre chose que
des scènes de sexe dans cette série ! Imaginez un Dead or Alive Xtreme Beach Volley mais sans volley et avec
du X. Dans le même genre, mais avec encore moins d’à-côtés hors sexe, Artificial Girl 2 (Illusion,
2004), dont les graphismes ont toutefois vieilli.
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Quand je pense qu’il y en a qui se rincent l’œil sur DOA Xtreme Beach Volley,
ils n’ont pas acheté le bon jeu.
DÔJIN SOFT (jeux amateur)
Il y en a pléthore, bien que la plupart ne soient pas à proprement parler des jeux. Je citerai toutefois Succubus
Quest et son système de jeu unique : le Sex Battle RPG! Il s’agit à la base d’un RPG classique mais
lors des « combats », au lieu d’y aller aux coups d’épée et autres sortilèges,
hé bien il faudra jouer du côté des caresses plus ou moins poussées. Vous devrez ainsi amener votre
adversaire à l’orgasme, afin qu’il abandonne le combat. Durant ce dernier, il existe une barre en forme
de cœur qui augmente au fil des « actions » : plus elle se remplit, moins l’ennemie se montre farouche
et on peut utiliser des « techniques » de plus en plus puissantes. Vous possédez aussi un familier (c’est
quoi au féminin ? une familière ?) qui vous épaulera en cas de coup dur (si j’ose utiliser cette
expression…).
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Bien entendu, tous les ennemis du jeu sont de sexe féminin.
LES EROGE HORS JAPON
La plupart des eroge n’ont jamais franchi les frontières
nippones. On en trouve quand même un certain nombre aux Etats-Unis (donc traduits en anglais) et même quelques
rarissimes sortis en France, ceux-ci étant le plus souvent en anglais. Vous vous souvenez peut-être de Cobra
Mission à la fin des années 80, les magazines micro de l’époque en avaient pas mal parlé.
Par ailleurs, pour ceux qui voudraient s’essayer à l’import, deux problèmes de taille se posent
:
1/ la plupart sont des digital comics ou des RPG, donc s’adressent aux nippophones ;
2/ certains jeux ne peuvent être installés ou tourner convenablement qu’avec un OS japonais.
Pourquoi n’y a t-il quasiment pas de eroge en Occident,
et particulièrement en France ? J’ai déjà entendu « c’est culturel ». Allons,
soyons sérieux ! Qu’un jeu de mah-jong ou de sumo puisse ne pas intéresser l’Occidental moyen c’est
normal, mais il n’y a rien de plus universel que le sexe !! Et puis tapez « hentai » dans Google pour voir…
Si ça n’intéressait pas grand-monde, cette recherche ne donnerait pas 29 millions de pages comme résultat
(je viens de vérifier).
Non, il faut chercher les raisons ailleurs :
- d’abord d’ordre juridique, certains jeux seraient dès le départ inimportables, à cause
d’un contenu trop hard (particulièrement ceux avec du lolicon et du shotacon) ;
- ensuite un problème de distribution du produit : où voulez-vous faire de la pub et vendre les softs? S’il
n’y a pas (ou trop peu) de eroge, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de demande mais il faudrait déjà
savoir que ça existe, ce qui n’est généralement pas le cas du grand public ! Dans un pays comme
le Japon où les produits pornographiques s’affichent sans vergogne jusque dans les supermarchés, où
les magazines spécialisés côtoient le Famitsu parfois sur le même présentoir et où
les eroge sont trouvables dans de nombreux magasins qui font du jeu vidéo PC (je ne parle même pas des innombrables
boutiques exclusivement spécialisées en eroge), n’importe qui peut tomber dessus. Mais vous imaginez un
rayon eroge à la FNAC ou chez Micromania ? Et quid de la presse spécialisée ?
- le prix. Les jeux vidéo sont déjà plus chers en France qu’au Japon. Mais les produits X sont
encore davantage taxés. Pour un jeu qui sort dans l’Archipel à 9000 yen (60 euros), combien pourrait-il
monter pour une version officiellement importée et traduite ? 80 ? 90 ? 100 euros ? Ca fait cher le jeu PC, d’autant
plus qu’une majorité préférera sans doute le télécharger illégalement sur
le Net…
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Mamatoto (ne riez pas ! Le jeu s’appelle vraiment comme ça !) et Sayasumire.
- plus de deux millénaires d’influence judéo-chrétienne,
ça laisse des traces. Que certains prétendent le contraire ne change rien au fait qu’en Occident le sexe
est un tabou, parfois entaché d’une image assez négative. Il y a un rejet net du porno sous toutes ses
formes, alors qu’un très grand nombre de gens en consomment, belle hypocrisie ;
- on pourrait ajouter, même si cela ne concerne pas que les eroge, que les digital comics, qui composent une majorité
du genre, sont totalement inconnus. « Ca ne se vendrait pas » diront certains. Attendez… Comment peut-on
le savoir si on n’en propose même pas au public et qu’il ne sait même pas que cela existe !! Pendant
des années, Nintendo a refusé de sortir des RPG sur NES, puis
sur SNES sous ce prétexte (ok, il y a eu Secret of Mana mais c’est
un A-RPG). Sony n’a pas fait la même erreur et on a eu droit à Final
Fantasy VII. La suite vous la connaissez… Il faudrait qu’un éditeur ait le courage de sortir un très
bon digico et on en reparle après ;
- contrairement au Japon où le jeu vidéo touche tous les âges et les deux sexes, il est encore en France
associé à l’image de l’enfance/adolescence, à une écrasante majorité masculine.
Toi, le trentenaire qui me lis, oseras-tu me dire en face que tout le monde dans ton entourage respecte ta passion sans te
considérer comme plus ou moins attardé ? Même si les mentalités changent peu à peu, tout
comme de nombreuses personnes considèrent encore qu’un dessin animé est FORCEMENT pour des enfants et
ne peut aborder des thèmes adultes (ça ne veut pas forcément dire érotique ici), on en pense de
même pour les jeux vidéo. Imaginez le tollé de Familles de France si elles tombaient sur un eroge…
Cela pourrait porter un sale coup aux jeux vidéo dans l’Hexagone, qui n’ont pas besoin de ça en
plus ;
- enfin, une image déplorable (souvent due à une méconnaissance du sujet) au sein même de la communauté
des joueurs. Image qui concerne non seulement les jeux en eux-mêmes, mais également ceux qui y jouent ! Les images
d’Epinal ont la vie dure. Pourtant, non, tous les joueurs de eroge ne sont pas des mecs de 28 ans frustrés et
asociaux qui n’ont jamais touché une fille de leur vie, même si évidemment il y en a aussi. Il y
a aussi de beaux mecs extravertis qui font craquer les filles (j’en ai connu, NdT : quel manque de modestie LVD
!), des filles elles-mêmes (idem), sûrement des couples de gamers qui doivent jouer ensemble, des hommes/femmes
marié(e)s et pères/mères de famille, etc. … Jouer à Princess Knights n’est ni plus
ni moins « honteux » que de jouer à Zelda ou à Tetris.
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Des romans de Dragon Knight 4 et Words Worth.
CONCLUSION
Depuis que le monde est monde le sexe (et donc par extension
la pornographie) est une composante inaliénable de l’être humain. On a par ailleurs fait des progrès
puisque jusqu’à une époque récente, le porno pour femmes n’existait pas. Les eroge pour filles
(dont les Boys Love game) sont là pour nous prouver qu’une joueuse peut autant apprécier ce type de softs
qu’un homme, et je ne parle même pas des femmes jouant aux eroge destinés à un public masculin !
Ensuite, on a le droit d’aimer ou pas, mais c’est un autre problème… J’en avais discuté
un jour avec un joueur japonais, et on en était arrivé à la même conclusion, la seule chose qui
compte vraiment c’est : est-ce un bon jeu ou pas ? Qu’il y ait du sexe ou non ne change rien à l’affaire.
Un bon jeu à la base, même avec du X, sera toujours bon ; un mauvais jeu, même avec de splendides scènes
cochonnes, restera mauvais.
Alors ensuite peut certes se poser le problème du contenu. Jusqu’où peut-on aller ? A t-on le droit de
tout montrer ? Peut-on autoriser la mise sur le marché d’un jeu où on incarne un violeur ou un pédophile
sadique ? Il en existe déjà pas mal mais personnellement je serais plutôt contre. Pas par crainte que
cela influence des joueurs, on sait tous que seul les personnes avec un problème à la base peuvent être
susceptibles d’être influencées par des images virtuelles, mais juste parce que je trouve cela à
vomir. Toutefois, si cela peut servir de catharsis et empêcher certains de passer à l’acte pourquoi pas…
Le Japon abonde de mangas et de jeux qui ont un contenu absolument immonde et/ou ultra-violent, ça n’en reste
pas moins le pays le plus sûr du monde. Ce ne sont que des images virtuelles, on ne peut les comparer à des scènes
réelles avec de vrais êtres humains. Autrement dit, si problème il y a, il est lié au marché
du X à la base, et non spécifiquement à celui du jeu vidéo.
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La boite absolument magnifique de Danger Angel.
Je ne suis pas spécialement fan de eroge, j’aime
bien en faire un bon de temps en temps, c’est tout. Mais au fur et à mesure que je rédigeais cet article,
je me suis mis à découvrir un univers vraiment riche, et je suis même allé jusqu'à m’en
acheter un (Majo no shokuzai, que j’ai très brièvement évoqué) ! Bon d’accord en occase…
Mais pas parce que c’est un eroge, juste parce que je suis radin :).
Même si EVIDEMMENT le marché des eroge ne constitue qu’une petite frange du marché général
vidéoludique (console et micros réunis), on ne peut pas l’occulter car il représente néanmoins
quelque chose d’important. C’est justement, même si mon objectif n’a jamais été de le
faire aimer, parce que ce domaine est injustement par trop méconnu que, j’espère, j’ai réussi
à vous faire découvrir, bien superficiellement j’en conviens, un aspect supplémentaire de la si
grande richesse du jeu vidéo.
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LVD
Pour les personnes intéressées, un lien
(en japonais) qui mène vers la plupart des sites d’éditeurs de eroge, y compris de Boys Love et Onna-muke
game.
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