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LES DIFFERENTS TYPES DE JEUX
Dans un très fort pourcentage, il s’agit de jeux
avec un graphisme « manga » (ce qui ne veut pas dire grand-chose j’en conviens), on compte très très
peu de jeux graphiquement « réalistes ». On trouve évidemment de plus en plus de jeux en 3D (l’éditeur
Illusion devant être le maître en la matière) mais même en 2006, la plupart demeurent en 2D dans
une grosse majorité de cas. Idem pour les cinématiques qui 9 fois sur 10 sont des dessins animés.
Si de nombreux types de jeux sont représentés
(RPG, puzzle, S-RPG, et même jeux de baston, shoot’em up ou de course automobile !), un grand nombre sont toutefois
des digital comics, qu’il s’agisse de jeux d’aventure ou de renai game. Il convient d’ailleurs de
bien faire la différence entre les softs « ordinaires » où les scènes érotiques sont
un simple ajout au jeu (vous vous doutez bien que dans le cas d’un shoot’em up…) et ceux où le sexe
occupe une place centrale.
A chaque fois, je vous ai mis des exemples qui me semblaient représentatifs, si possible parmi les meilleurs du genre
(quand j’ai eu l’occasion de les tester…)
DIGITAL COMICS
Le héros pense (beaucoup), discute (énormément), se déplace dans divers lieux, doit faire certains
choix lors d’évènements ou de conversations et c’est à peu près tout. Parfois le déplacement
est automatique, la seule action du joueur consistant à valider un choix après 10 ou 20 minutes de texte…
Le rythme est toujours très lent, afin de s’imprégner au maximum de l’ambiance.
C’est un peu l’équivalent des jeux d’aventure textuels occidentaux des années 80, mais avec
une place prépondérante du visuel et un rythme particulièrement peu rapide.
- Renai game :
Dôkyûsei 2 (Elf, 94) :
J’en ai déjà parlé plus haut, le concept étant rigoureusement le même que dans le
1er épisode. Le jeu se déroule au jour le jour sur 2 bonnes semaines (dans mes souvenirs… C’est
peut-être un poil plus long), il faudra beaucoup se déplacer ici et là, parfois vous y serez même
obligé : si vous voulez emmener l’heureuse élue (il y a une dizaine de personnages possibles) au cinéma
ou à la piscine, il va bien falloir payer, et donc avoir un petit boulot qui vous permettra d’économiser.
Chaque fille possède son caractère, son histoire personnelle (qui peut se télescoper avec celles d’autres
persos), son style de vie, …
Le jeu est très bien conçu, l’univers très vivant, et le character design est superbe.
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Dôkyûsei 2 (images tirées de la version Saturn).
Lovers (Jellyfish, 2003 ; 1ère version sortie en 98
sous le titre Love Escalator ) :
C’est un peu la même chose, sauf que vous avez une petite amie officielle presque dès le début du
jeu plus deux autres candidates potentielles. Votre meilleur ami étant amoureux de votre copine, cela va grandement
compliquer les choses ! Quand il apprendra la vérité que vous lui aurez cachée, dans un des scénarios
possibles, il s’ensuivra une scène très dure. Tout cela n’a beau être qu’un jeu, ça
met vraiment mal à l’aise.
Celui-ci se déroule sur quelques mois (rassurez-vous, chaque jour est bien moins long que dans Dôkyûsei
2 !), mais rien ne dit qu’il se finira en happy ending… Pour ce qui est du coté érotique, au fur
et à mesure que votre relation avance, Mademoiselle acceptera des choses de plus en plus « osées ».
Contrairement à Dôkyûsei 2 où les scènes X se limitent à 4-5 images et ne sont pas
jouables, celles de Lovers sont entièrement animées, nombreuses et jouables. Les relations entre les personnages
sont incroyablement développées, le jeu est très joli, et les scènes de sexe sont très
bien conçues. Un jeu que je conseille vraiment, si devoir parfois vous taper 20 ou 30 minutes de parlotte ne vous dérange
pas.
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L’héroïne est vraiment craquante.
- Aventure :
Eve (C’s, 2003 ; 1ère version sortie en 95) :
Système à 2 héros (un détective privé et une agent gouvernementale) où tous deux
vont enquêter sur ce qui semble d’abord être une affaire de meurtre mais vont vite découvrir qu’il
se trame quelque chose de beaucoup plus important… Plus de 200 000 exemplaires vendus pour la 1ère version sur
PC, 100 000 pour la seconde en 97 et 130 000 pour la version Saturn. Le scénario
est reconnu comme étant un des meilleurs parmi les jeux d’aventure (eroge ou pas). La version de 2003 a eu droit
à un relookage complet, et de nombreuses scènes (toutes ?) sont désormais animées.
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Images de la version Saturn et du remake sur PS2.
Les derniers Viper, à savoir V6-R, CTR, RSR, et V8-R
(Sonia) :
Viper est une célèbre série de jeux d’aventure presque intégralement animés. Des
DA interactifs quoi. Donc pas beaucoup de jeu, on se contente souvent de regarder… Si les premiers épisodes paraissent
bien moches aujourd’hui, les derniers en date sont franchement bien fichus. Il doit en exister une bonne trentaine,
bien que tous ne soient pas des jeux d’aventure. Le scénario met généralement en scène des
démon(e)s.
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Le design est identique dans le jeu mais animé.
- RPG :
Words Worth (Elf, 2004; 1ère version en 92, puis en 99)
De tous les eroge que je connaisse, Words Worth est sans doute le meilleur. Au premier abord, on pourrait penser qu’on
a affaire à un RPG au scénario typique d’heroic fantasy (les Forces de Lumière et des Ténèbres,
bla bla bla…), mais pas du tout. Déjà, bien que Elf considère son rejeton comme un RPG, on est
plutôt à mi-chemin entre A-RPG (on ne dirige qu’un seul personnage et les combats sont en temps réel)
et Dungeon-RPG (presque tout le soft se passe dans le même donjon). La vue est en 3D de type FPS comme dans Doom.
Les personnages sont très nombreux et variés, l’ambiance et le scénario (parfois franchement comique
mais dramatique à d’autres moments) sont profondément travaillés, et ce dernier n’est mais
alors vraiment pas manichéen. Il existe même une série de romans, c’est pour dire ! En fait, il
n’existe pratiquement pas de personnage vraiment « méchant », même si on trouve 1 ou 2 ordures
dans chaque camp. Les graphismes 2D sont superbes ainsi que le character design. Ce dernier est l’œuvre de Rinshin,
l’autre grand(e) chara-design avec Takei. J’ai écrit grand(e) parce qu’on ne connaît pas son
sexe, sur certains forums japonais, il y en a qui prétendent que c’est une femme mais il n’existe aucun
document officiel qui puisse confirmer ou infirmer ces propos… On peut comprendre que si c’est le cas, elle préfère
peut-être garder l’anonymat, d’autant plus qu’on lui doit le design de plusieurs DA pour adultes assez
hards… La 3D quant à elle est correcte sans plus. Si jamais vous ne deviez vous essayer qu’à un
seul eroge, ce serait celui-là. Par contre, il est plutôt gentillet… De plus, on peut passer plusieurs
heures sans la moindre scène érotique. En fait, quand on est pris par le jeu, on perd souvent de vue que c’est
un eroge, je parle d’après expérience personnelle. Je ne lui trouve qu’un seul défaut (mineur)
: les combats sont un peu faciles, il suffit souvent de bourriner pour que ça passe, même contre les Boss.
Enfin, c’est l’un des rares jeux qui m’a pris à la gorge quand j’ai vu l’écran
The End. Vous savez, ce genre de softs où on s’immerge tellement dans l’univers qu’il devient dur
d’en sortir et qui vous empêche de jouer à un autre titre durant quelques jours… Words Worth mériterait
un article à lui tout seul, je le ferai sans doute un jour… (NdT : On attend ça avec impatience !).
PS : il existe un anime pour adultes (bien plus salé que le jeu) en 7 épisodes. S’il reprend la même
trame scénaristique, il ne fait pas honneur à l’œuvre d’origine (de nombreux persos sont passés
à la trappe, ceux qui restent sont peu développés, et l’histoire est ultra résumée).
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Passage dans un magasin ; les premiers monstres du jeu.
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La mort dans l’âme, j’ai dû prendre 2 écrans au hasard, mais ils
sont tous très beaux.
Danger Angel (Mink, 2003) :
Sous certains aspects, à commencer par le héros, Danger Angel fait furieusement penser au manga Bastard !! Nous
nous retrouvons là encore face à de l’heroic fantasy (comme une majorité de RPG au demeurant) mais
cette fois avec des Anges et des Démons, dans une ambiance assez dark. Les cinématiques, que ce soit en 2D ou
en 3D, sont absolument magnifiques ! Les graphismes des phases de jeu par contre, font limite PS One
: ce n’est pas moche, c’est juste qu’ils ont une décennie de retard…
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Si les graphismes in-game sont honnêtes, les écrans fixes sont vraiment somptueux.
- S-RPG (ou T-RPG) :
Dragon Knight 4 (Elf, 94) :
Là encore, preuve de la vraie profondeur du jeu, on a eu droit à des adaptations en romans… Alors que
les 3 premiers Dragon Knight étaient des RPG purs et durs, le 4ème (et dernier) épisode est un Simulation/Tactical-RPG.
A l’instar des Fire Emblem, un perso mort sur le champ de bataille est définitivement mort. L’histoire
est vraiment prenante et réserve son lot de surprises, ce qui oblige également à faire le jeu deux fois
d’affilée, un moyen artificiel de prolonger la durée de vie : y a un peu de l’abus à ce niveau-là,
et la fin est très triste. Le jeu datant de 1994, les graphismes sont évidemment un peu datés (on lui
préférera les versions PS et PC-FX de ce point de vue), mais
le character design est toujours excellent (de Takei of course).
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Le jeu n’est pas sans faire penser à Shining Force 2.
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Les images viennent de la version PC, celle de la SFC est grosso modo du même niveau.
Princess Knights (Mink, 2002) :
Le jeu mélange S-RPG et renai game. Le héros, dans lequel coule le sang du Dragon Sacré, devra recruter
plusieurs femmes chevaliers (8 sur un total de 28). On notera un intéressant système basé sur les 4 éléments
plus la Lumière et les Ténèbres, soit 6 au total. On peut également dompter des monstres et en
faire des familiers pour les personnages. Les graphismes sont très jolis et les DA superbes.
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Une des femmes chevaliers et une séquence de combat.
Castle Fantasia Elensya senki (E-go, 2003 ; 1ère version
en 2000) :
Le jeu se joue en temps réel et non au tour par tour. Malgré des passages parfois assez violents, le soft est
souvent comique. Il bénéficie d’une très bonne critique, et a même été adapté
sur DC.
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Y a parfois pas mal de monde sur la carte…
BASTON
Battle Raper 2 (Illusion, 2005) :
Ils l’ont fait ! Un vrai jeu de baston, mais porno. La 1ère chose qui frappe, ce sont les graphismes. Il n’y
a guère que Soulcalibur, DOA 3 et Tekken 5 qui soient plus beaux… Le jeu propose les modes de base d’un
jeu de combat classique (Story, VS et options ainsi que de nombreux costumes à débloquer dans l’Extra
Mode), le mode Story étant évidemment le plus intéressant. Vous choisissez votre stage, un peu d’aventure,
un peu de bla-bla, combat et enfin « repos du guerrier ». Lors du combat, les vêtements se déchirent
au fur et à mesure. Une fois le match remporté, on retrouve la demoiselle en tenue légère ; il
faudra commencer par soigner ses blessures, puis des caresses avant de pouvoir passer à l’acte sexuel proprement
dit.
D’un pur point de vue baston, le jeu est correct, c’est pas Soulcalibur non plus hein
! Ce que je veux dire, c’est que Illusion a quand même fait des efforts de ce coté-là. Il se joue
à 3 boutons (coups d’épée faible et fort, coup de pied) et les manipulations se font à base
de combinaisons de touches au lieu des quarts de cercle ou des demis-cercles. Le soft compte un seul perso masculin pour 5
féminins, c’est le gros point noir du jeu : 6 persos pour un fighting game, qui plus est de 2005, ça va
faire rigoler les puristes. Heureusement que le soft propose ce qu’on ne verra jamais chez SNK ou Tecmo :).
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Yûki le héros, fortement inspiré de Kyo de KOF… A droite : L’avantage
de la 3D c’est qu’on peut voir sous les jupes :).
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Franchement c’est joli non ?
Les séries des Variable Geo et des Metal and Lace doivent
être les 2 autres seuls eroge de baston (2D cette fois). Mais en tant que jeux de combat, ils ne valent rien, je les
cite simplement pour votre culture.
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Variable Geo et Metal and Lace 2, du même acabit que nombre d’obscurs jeux du genre sortis sur SFC et retombés
dans l’oubli.
A-RPG
Hitogata Ruins (E-go, 2004) :
Un vrai jeu d’action, même plus proche de la plate-forme/action que du A-RPG. On peut sauter, se baisser, attaquer
(encore heureux !), faire des combos (on peut monter à 99) et changer d’arme. On bénéficie aussi
d’une partenaire variable selon l’histoire, ce qui permet de bénéficier d’attaques combinées.
Je n’aime pas le chara-design, mais les CG sont soignés.
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Si si, c’est bien un eroge…
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